Le temps influence-t-il les douleurs rhumatismales?
La chair de nombreux rhumatisants crie oui
quand la science est incapable de trancher, voire,
quand l’incrédulité médicale devient elle aussi une croyance,
l’absence de preuves se transforme en « c’est peu probable »
ou « c’est très exagéré ».
Il va faire mauvais temps…

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Les psychiatres s’étonnent d’une étude (1) sur la réalisation par internet
d’une thérapie cognitivo-comportementale dans la dépression (10 séances d’1 heure de chat),
la montrant plus efficace qu’une prise en charge classique.
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Sondage Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail:
27% des français considèrent que le travail nuit « beaucoup » à leur santé,
47% « dans une certaine mesure », 15% « pas vraiment », 6% « pas du tout »
Malgré ces 74% de sondés qui pensent que le travail nuit à la santé,
57% des mêmes pensent que les conditions de travail se sont améliorées…
Incohérence? Plutôt perte du plaisir à travailler…
Est-ce une si bonne idée de réduire le temps de travail (RTT…)
pour caser dans ces heures tant de stress et de répétitivité
qu’elles en deviennent les plus haïes de la journée,
au point de pénaliser l’enthousiasme de ses heures libres?
Et si l’on concevait le milieu professionnel comme une extension
de la vie familiale et des loisirs:
La table de ping-pong à la pause…
La garderie à portée de plusieurs visites quotidiennes…
Les courses sur internet…
Les salariés rémunérés à la tâche et non plus aux heures de présence,
retrouveraient le plaisir du travail
s’il n’était plus l’adversaire des loisirs.
L’arthroscopie a révolutionné la prise en charge des lésions méniscales.
Pratiquée dans l’arthrose, ses effets sont bien plus incertains:
Le chirurgien tente un nettoyage des lésions cartilagineuses les plus sévères et instables, mais tant qu’il ne dispose pas d’une « colle » pour rechapper la surface, ses résultats apparaissent médiocres aux opérés.
Une étude contrôlée (1) décevante vient enterrer un peu plus cette procédure,
et les orthopédistes qui s’y livrent encore font figure de vilains commerçants cherchant à combler les heures creuses de leur bloc opératoire…
Qu’en est-il? › Lire la suite…
« Vous mettez en garde sur les dangers de se préoccuper, au-delà d’un certain point, de sa santé.
En même temps vous faites un site qui permet de s’examiner sous toutes les coutures.
N’est-ce pas contradictoire? »
2 raisons motivent la préoccupation excessive pour sa propre santé:
1) La rareté et la brièveté des explications par le médecin,
qui n’a pas le temps ou a l’air de nous prendre pour un neu-neu,
mais à qui il arrive parfois de se tromper et souvent d’être incertain.
On aimerait en savoir plus et comprendre les motifs de cette incertitude.
2) La croyance fortement implantée par quelques miracles médicaux, les médias,
une médecine parfois commerciale et une industrie très puissante,
que la bonne santé est définie par ce que le médecin dit et non par ce que l’on ressent,
avec l’inconvénient qu’à l’heure du risque et du principe de précaution
la bonne santé n’est plus dite qu’apparente…
Le site Rhumatologie en Pratique est une réponse (partielle) à la première raison.
La seconde demande une plus difficile élévation de la conscience.
Le blog tente d’en être l’engrais.
2 ans après sa « République », Platon était prêt à lancer la phase suivante…

Message sur le prix de l’adhésion permettant d’accéder à l’intégralité du site… jugé élevé.
Très rare. Je ne réponds pas.
Faudrait-il mettre son auteur en face de ses incohérences,
(vouloir lire le reste, c’est que le début a intéressé)
et lui indiquer quelques références financières (1)?
Non. Vous devinez le résultat… rien de positif.
Déjà, dans les années 70, Ivan Illich (2) faisait la différence entre la prise en charge autonome (on se soigne seul) et hétéronome (on confie son corps à la profession médicale), et fustigeait les excès de cette dernière, qui déresponsabilise et fabrique en série des malades potentiels.
Hésiter devant l’adhésion indique que l’on n’est pas encore prêt pour la prise en charge autonome,
pourtant facilitée 30 ans plus tard par la déprofessionnalisation de la santé que permet le web mondial.
Il vaut mieux rester alors dans le circuit hétéronome.
Il est justifié, au moins au plan économique, de profiter de ses investissements dans les cotisations sociales
en soins remboursés…
Meilleurs voeux à tous.
(1) Coût de quelques procédures médicales sans effet démontré:
consultation spécialisée (!): 30€
glucosamine: 30€ par mois
examens complémentaires systématiques: des milliers d’euro
effets adverses des interventions médicales: non chiffrable…
(2) Nemesis médicale, de Ivan Illich, un brûlot que tout étudiant en médecine devrait avoir lu.
Question posée fréquemment sur le site.
Les sociétés savantes émettent ces recommandations suite à des réunions de comités « d’experts ».
Leur intérêt, pour le profane ou le médecin?
Strictement aucun.
Car le principal objectif de ces recommandations est de ne fâcher personne plutôt que donner des consignes utiles.
Car le comité est loin d’avoir une vision éclectique du sujet traité justement parce que ses membres ont le même profil.
Car, pour la plupart des experts, une partie non négligeable de leur revenu provient de l’industrie, et que, sans tomber dans le mensonge, ils font preuve de mansuétude envers les traitements d’efficacité mitigée.
En résumé ces recommandations sont une bonne lecture pour le petit coin:
Vous ne risquez pas de tomber de votre siège…
Le facteur d’entretien essentiel d’une douleur vertébrale est moins souvent la gravité des lésions que la façon dont on se comporte avec la douleur.
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S’il est un thérapeute au carrefour de toutes les médecines manuelles, c’est bien Jean-Marie Soulier: ancien kiné-ostéo au cabinet rempli par ses mains d’or, pratiquant des arts martiaux au plus haut niveau, qui s’est patiemment attelé à la conquête de légitimité en reprenant des études de médecine, pour retourner à son activité avec le savoir de l’ingénieur.
Il est à présent le chef d’orchestre d’une école confidentielle mais reconnue aux plus hauts échelons de la médecine: l’amphothérapie et ses techniques non forcées.
Confidentielle, cette approche de la médecine vertébrale ne le serait guère si le personnage était doté de quelque prétention. Mais les grandes qualités humaines de Jean-Marie Soulier n’ont guère laissé de place à l’ambition. C’est un petit miracle que ce livre sorte enfin son enseignement du cercle des connaisseurs.
A posséder d’urgence pour tout thérapeute sachant bien que le rachis ne se plie jamais à une seule technique. Celle-ci est à ranger en tête des meilleurs rapports bénéfice/risque, et n’a pas d’âge limite.
Le livre chez l’éditeur, Sauramps Medical…
Jusqu’à il y a une dizaine d’années, la spondylarthrite ankylosante (SPA) n’était pas jugée maladie assez dangereuse pour utiliser systématiquement des traitements de fond:
-parce que dans la majorité des cas elle est source d’inconfort quotidien davantage que de handicap sévère. Le pronostic vital n’est pas engagé.
-parce que les traitements de fond ont des effets secondaires potentiellement graves, et améliorent la maladie mais sans en supprimer tout l’inconfort.
L’arrivée des anti-TNFalpha (Remicade®, Enbrel®, Humira®…) a modifié cette équation:
-parce que beaucoup de personnes traitées ne ressentent plus aucun symptôme,
-parce que les inconvénients apparaissent, avec le recul, rares.

Des freins cependant:
-coût très élevé du traitement: x 100 par rapport à du paracétamol ou un banal anti-inflammatoire. Ce ne serait pas si important si toute la médecine n’était pas en train de faire exploser ses dépenses, obligeant forcément à définir des priorités. Regrettons l’absence de débat de société sur le sujet… qui fait continuer d’emprunter sur le compte des générations futures.
-ce n’est pas encore le traitement qui guérit la maladie: il la suspend et il faut le poursuivre des années
-les effets secondaires ne sont pas inexistants: ce sont des dépresseurs du système immunitaire, exposant principalement à des infections plus sévères.
Paradoxalement, les personnes les plus transformées par ce traitement et faisant le moins d’ennuis sont les formes les moins sévères de la maladie, alors qu’on aurait envie (et c’est la règle de bonne pratique actuelle) de le réserver aux cas sévères.
Le débat reste ouvert.