Nouvelles techniques placebos

L’agression thérapeutique rend le placebo plus efficace.
Un faux injecté est meilleur qu’un faux ingéré.
Ainsi, pour concevoir de nouveaux placebos atteignant
voire dépassant l’efficacité de la pharmacopée traditionnelle,
il faut en passer par de nouvelles formes gode-et-niques…

Tu vas l’bouffer ton cachou, têtard !…

La Cabale au bout du chemin

L’essentiel:
-Péroraison futile.
(Quand le chemin d’une personne la fait passer par la déchéance, faut-il l’en détourner? Où mène finalement la quête de l’idéal?)

Ne devrait-on pas laisser chacun aller au bout de son chemin,
même quand il passe par la déchéance,
car on a besoin de voir par soi-même où ça mène,
vieille habitude héritée d’une enfance jamais éteinte,
où l’on doit expérimenter soi-même
plutôt qu’absorber le savoir des adultes?

Certains ne refusent-ils pas de sortir de la déchéance
en évitant soigneusement les mains tendues
qui ressemblent trop aux mains parentales
incapables de nous laisser choisir notre destin?

L’influence du conseiller est moins efficace
que l’appropriation de sa solution personnelle.
L’aide est de faciliter à chacun d’aller au bout de ses pensées,
même si c’est dangereux pour lui-même (libre-arbitre),
tant qu’il n’a pas réalisé un danger pour les autres (Cf enceinte et élastique).

C’est la ligne blanche:
Si les pensées se transforment en actes délictueux,
le châtiment tombe, sévère… dissuasif plutôt.
Devant une envie de meurtre,
(peut-être possible à voir sur un graphique dans un proche avenir),
faut-il mettre en prison le propriétaire de cette pensée agressive,
ou lui permettre de la développer longuement en tous sens
jusqu’à s’effrayer de ses propres excès intérieurs,
mécanisme libérateur?

Beaucoup de gens sont violents physiquement ou verbalement
parce qu’ils ne temporisent pas,
ne prennent pas le temps de fantasmer leur agressivité.

Ceux qui passent à l’acte sont les moins imaginatifs,
excepté une faible minorité de réels psychopathes,
faciles à dépister si l’on se penche sur l’enfance
qui a pu conduire à une telle absence de construction morale.

La police n’a pas besoin de s’attaquer aux pensées,
elle doit simplement faire respecter les règles sociales
là où elles ne sont pas appliquées.

La Cabale:
Plus un homme se rapproche de Dieu, moins il a de libre arbitre.
Le vrai dévôt connaît l’esprit de Dieu.
Pour faire la volonté de Dieu, l’homme doit renoncer à la sienne.
Les anges, étant les plus proches de Dieu,
sont virtuellement des esclaves.
C’est pourquoi Lucifer s’est révolté:
Plutôt régner en Enfer que servir au Ciel.

Pas besoin d’être croyant pour saisir le message:
Dieu est l’idéal,
le dénominateur commun le plus largement répandu dans la société,
que chercherait à épouser chaque individu
soucieux de la considération des autres
(combien prétendent à tort s’en moquer?).

Au bout de cette quête,
vous devinez le risque de capture et d’uniformisation des pensées:
Votre volonté épouse l’idéal-Dieu,
comme celle de tous les autres.
Quelle perte de richesse pour la diversité humaine,
et en même temps,
que sont rares les individus qui s’approchent de cet idéal…

Parité lointaine

La parité des sexes reste hypothétique.
Supposons que les féministes réclament des hommes
qu’ils affichent leurs attributs sexuels les plus voyants
aussi naturellement qu’elles le font,
déclenchant généralement des bruitages masculins
assez différents d’une protestation.

Stimulation du désir,
pas de tromperie sur la marchandise
(il y aurait bien sûr des trompe-l’oeil
mais ils existent déjà chez la femme
sans causer grand mal…),

Les moins membrés seraient contraints
de répondre aux SPERMS
(Spams de Penis EnlaRgeMentS)
ou de compenser par l’inventivité
selon leur philosophie.
Rien de différent non plus chez la femme
qui balance entre travaux de réfection
et fougue érotique.

Lointaine, cependant,
est la génération masculine
qui portera fièrement des moule-bites.

sodomie

Fondu au Crabe: la suite de Boudu

Après l’échec commercial de Boudu Fondu (1),
la production s’est retrouvée les poches vides.
Nous avons décidé d’engager les dépouilles de coquillages,
ayant fait don de leur vivant de leurs restes
à la cause du cinéma calédonien.
Nous espérons ainsi couper court
aux réclamations d’indemnisations de prétendus bénévoles
en cas de succès planétaire de Fondu au Crabe.

(1) ainsi que l’échec populaire de la religion que ce film tentait d’imposer aux esprits:
le Bouddhufondisme.

Fondu au Crabe

Manipulons l'être moyen

Prenons un individu d’échelon social plutôt bas.

Bidochon

1) L’élitiste
lui dit que son univers est moche, vu d’en haut.
Potentiel: il tendra à l’améliorer.
Travers: il tire moins de satisfaction de sa situation actuelle, particulièrement s’il a vu miroiter l’inaccessible.

2) Le positif
lui dit que son univers est beau.
Potentiel: satisfaction et bonheur.
Travers: conservatisme, rancune si l’assertation est découverte insincère.

3) Le prudent cachottier
lui tait que son univers est moche.
Potentiel: ni insatisfaction ni mensonge.
Travers: rancune à la découverte du non-dit.

4) Le commercial:
Ton univers n’est pas si beau,
mais j’ai les moyens de l’améliorer
(par mon produit).
Que du potentiel si le vendeur est sincère,
d’où l’axiome d’or du commerce: Importe moins l’intelligence du vendeur
que sa congruence au produit.

5) Le média people:
Ton monde est banal,
voici un univers rutilant!
Mais la dorure cache de vilaines turpitudes,
soit donc heureux de retrouver ton morne quotidien.

Potentiel: de l’audimat
Travers: pas assez de place pour écrire.

7) Le média démago:
Ton univers semble banal,
en fait tu ne vois pas sa beauté cachée.
Parle-moi. Laisse-moi te montrer sa valeur.

Potentiel: de l’audimat
Travers: pénible que ce brave type se soit fait chiper son texte juste avant par le perroquet-journaliste!

8- Le média objectif:
Sans doute le plus destructeur:
C’est quand on ne manipule pas l’info
que les différences sociales apparaissent les plus insupportables.

Finalement,
souhaite-t-on être manipulé et heureux, ou réaliste et amer?
La réponse n’est pas simple.
La connaissance apporte liberté et satisfaction.
Cela reste le choix de l’individu
et de l’instant:
Quoi de commun en réalité
entre ce bébé rondouillard, ce boutonneux timide,
le diplômé prétentieux, le vieux con plein de sentences,
qui prétendent être la même personne?

Cerveau masculin…

…peinant à tenir les rènes de ses couilles emballées
Cerveau masculin

Différence entre les Témoins de Jéhovah et les couilles?
Aucune. Ils se présentent toujours par deux,
et on ne les laisse jamais entrer…

Dans ma tour céleste

L’essentiel:
-Une métaphore sur l’homme construit.

Je suis un immeuble.

Des rouages bruts mais indispensables sont logés au sous-sol:
Respiration, pompe cardiaque, réglages physiologiques.

Mon rez-de-chaussée et mon premier étage sont remplis de besoins instinctifs: Satisfaction de la faim, de la reproduction, des sphincters.
Toute cette activité est fort bruyante.
On entend des beuglements, des halètements, des flatulences.
Mes étages supérieurs s’en offusquent volontiers.

Du 2ème au 13ème vivent mes Frustrés.
Les Frustrés sont de petits lutins incontrôlables qui,
à leur emménagement, faisaient toutes les bêtises possibles,
à tel point qu’il a fallu sécuriser leur environnement,
drastiquement.
Les fenêtres sont fixes, pour qu’ils ne tentent plus de sauter à travers.
Les robinets ne fonctionnent que quelques secondes d’affilée, pour éviter les inondations.
Les TV marchent en permanence, emplies d’aventures passionnantes,
ce qui fixe l’attention des Frustrés et les dissuade d’entreprises trop risquées.
Du coup, d’étoiles filantes, ils se sont transformés en personnages repliés sur eux-mêmes, dans de petits appartements clos et emplis de toiles d’araignée.

Du 14ème au 20ème vivent mes Pervers.
Enfin, c’est ainsi que les désignent certains habitants des étages supérieurs,
car tout le monde ne s’entend pas très bien.
C’est vrai que les Pervers attachent une grande importance au sexe.
Des canalisations spéciales arrivent directement de la machinerie d’en bas,
et chauffent à l’excès leurs appartements tapissés de vedettes en poster
et éclairés de boules à facette.
Mes Pervers rêvent d’orgies débridées, fixent le corsage des voisines, et possèdent des pièces spéciales dont le mobilier n’est évoqué qu’à mots couverts.
Dans certains immeubles les Pervers ouvrent leur porte à tout le monde et font des fêtes terribles.
Dans d’autres, ils ont essuyé des échecs décourageants et font plutôt leurs orgies au secret.

Du 21ème au 40ème étage vivent mes Voyeurs.
Il faut dire qu’ils sont bien placés:
De cette altitude on observe parfaitement les Immeubles voisins.
Les Voyeurs travaillent beaucoup. Leurs étages sont la fourmilière de mon Immeuble.
La vie des Voisins occupent l’essentiel de leurs conversations.
Beaucoup se moquent des immeubles plus modestes qui les entourent,
où la construction s’est arrêtée au 10è étage.
Les trous de cette conversation sont remplis par l’Actualité,
qui permet de voir plus loin que les immeubles voisins,
et de juger et s’inquiéter même de ce qu’ils ne peuvent pas dépister avec leurs propres jumelles.
Du coup mes Voyeurs ont des journées très chargées.
Pas beaucoup de temps pour réfléchir.

Du 40ème au 50ème étage vivent mes Penseurs.
Ils ont un privilège incroyable:
Ils bénéficient d’un ascenceur direct pour leur étage.
Plus obligés de traverser quotidiennement la foule grondante et houleuse des étages inférieurs.
Le travail est devenu une routine.
Ils ont assez d’aisance pour s’offrir un tour en hélicoptère,
et contempler la Ville entière.
Ils voient vivre les Frustrés, les Pervers, les Voyeurs,
mais ne sont pas obligés d’en supporter les récriminations quotidiennes,
du coup gagnent énormément en tolérance.

Du dernier étage de ma tour céleste,
partent des montgolfières, des planeurs, des fusées interplanétaires,
sont installés des peintres, des sculpteurs, des musiciens,
des créateurs d’univers.

Chaque immeuble est différent.
Mais ce qui les sépare
n’est pas tant la hauteur de chacun,
que la reconnaissance de l’existence de tous les étages,
et leur acceptation plutôt que leur isolement.
Un immeuble fonctionne bien
quand chacun vote à la réunion de copropriété,
qu’un consensus est nécessaire pour toute décision.
Dans certains, Penseurs et Artistes ont beau être brillants,
ils ne prennent plus jamais l’ascenceur,
s’isolent soigneusement des étages inférieurs,
leur témoignent mépris, aucun respect.
La machinerie en fonctionne moins bien,
les travaux ne sont pas entrepris d’une belle unanimité.

Tolérance?
Je n’en aurais pas pour les autres
si je n’en avais pas pour tous mes locataires.

On habite tous un immeuble…
Immeuble

Congrès International de médecine Nouméa 2009: Le syndrome PIPO en vedette

Syndrome PIPO
Le syndrome Position Incomprise Pendant l’Orgasme: Pénétrez avec nos conférenciers dans la grande lessive fiziopalogique de cette terrible affection amollissante. Découvrez un médicament novateur, le Glavio, et sa raide efficacité dans l’étude Pénélopoly.

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