Mise au point sur la Blablatite aiguë
Moment fort du congrès :
Mise au point sur la Blablatite aiguë.
On se souvient de la description princeps du docteur Helmut SCHMUT en 2005.
Schmut et son équipe ont recueilli une centaine de nouveaux cas
et confirmé ce que l’on subodorait déjà : la Blablatite aigue peut évoluer
vers une forme chronique assez sévère avec déshydratation, prostration
pouvant aller jusqu’au coma.
Il faut donc insister sur l’importance du dépistage précoce
et du traitement par neuroleptiques à fortes doses.
Les premiers symptômes sont un besoin irrépressible
de se réunir en petits groupes de travail pour parler de sujets
tels qu’éthique (73 % des cas), revalorisation (66%), convention (59%),
prenant rapidement la forme d’un abîme de délire abstrait,
le sujet ne pouvant franchir sa barrière schizoïde et concrétiser son discours,
aborder ce qui le préoccupe réellement, c’est-à-dire : encore des sous.
Cette affection grave touche des sujets d’intelligence supérieure et
d’éducation bourgeoise où le caca et l’argent étaient des préoccupations
quotidiennes mais occultées.
C’est autour de ce non-dit que se construit un discours de plus en plus alambiqué,
perdant peu à peu tout contact avec la réalité et amenant au délire.
Le docteur Schmut et son équipe ont découvert
que l’utilisation fréquente du mot : éthique était le symptôme majeur
faisant craindre le passage à la Blablatite chronique.
Ils ont même établi une table permettant d’ajuster les doses de neuroleptiques
par rapport à la fréquence d’utilisation de ce mot.
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