sept 242010
 

Aucune frontière n’existe entre réel et virtuel,
le réel est représenté par la virtualité particulière de chaque conscience.
Un mélanésien vit dans un monde où la terre est une entité recélant les esprits de ses aïeux.
C’est un univers virtuel difficile à comprendre pour un occidental,
mais cela n’empêche pas le mélanésien d’être parfaitement adapté à la réalité de son territoire.

Requalifions donc ce qui inquiète les adultes quand les jeunes s’évadent dans une « seconde vie » :
Plus qu’une dépendance, il faut craindre que cette virtualité les rendent inadaptés à leur future « première vie ».

Très difficile de dire ce qu’elle sera, à la vitesse où le numérique évolue.
Les modes de consommation eux-mêmes sont en voie de bouleversement.
L’argent durement gagné par un métier péniblement appris
sera-t-il encore le standard de la prochaine génération ?
La sophistication de l’image et d’autres sensations simulées
anéantira-t-elle l’imagination autrefois stimulée par les limitations de l’écrit ?
Le vécu sera-t-il le tourisme, bien encadré, d’internautes autrement immergés dans leur virtualité ?

Devant ces questions incertaines, formons les jeunes, plutôt qu’à notre vie, à l’adaptabilité.