Monde kanak: L'émancipation féminine doit venir des hommes.

Quand c’est la femme qui guerroie, ça crée quoi?
Des tranchées, des attitudes militaires, l’accaparement des ressources, le recrutement d’alliés… Pauvre entourage.
Pour terminer la guerre, il faut un vaincu.
Peu de mâles postulent.
Mieux vaut que les hommes parlent aux autres.

Le kanak impose à sa femme, par tradition, une muselière et un carcan de règles.Tout en espérant qu’elle vive heureuse. Parfois c’est le cas… surtout si elle a approuvé le choix de son mari. Le plus souvent, elle drape un épais édredon de fatalisme sur sa vie quotidienne, qui lui évite d’en percevoir les aspérités.
Parfois elle est malheureuse. Pas grave. « Un mariage malheureux, peut donner naissance à des enfants heureux, qui perpétueront le bonheur » (proverbe de Lifou).

Rendre sa femme heureuse est un défi. Pour le kanak comme pour l’occidental.
Comment faire en sorte que ma femme ait le désir de me plaire, autrement qu’en montrant mes gros bras?
Nullement nécessaire d’avoir de l’intelligence (un peu quand même), de l’argent (c’est mieux quand même), du muscle, ou l’appui de traditions séculaires.
Montrons notre souci de l’autre: Prévenances quotidiennes, compliments, petits cadeaux, attachement au plaisir de l’autre dans la vie sexuelle, accompagnement des projets de l’autre. Pompeux résumé: L’amour. Ce n’est pas le geste occasionnel qui compte. C’est l’atmosphère de sincérité dans laquelle baigne mon couple. La femme est cet être exceptionnel parce qu’elle partage ma vie (c’est mieux quand elle a choisi). Que je m’en persuade, que ma conduite le montre, la fera encore plus exceptionnelle.
Secret simple pour un couple heureux. Même sans diplôme, sans argent, et quand le physique devient moins séduisant.
Si j’échoue, c’est que les disparités entre nous sont trop importantes. J’ai mal choisi. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

Crainte ou amour. Messieurs, quelle arme choisirez-vous?