Allocations familiales ou extension des missions de l'école?

Les allocations familiales, nées du souhait d’égalité des chances,
sont dérivées vers le revenu et le confort parental.
La voiture plus luxueuse sert à tous, certes,
mais des parents plus à l’aise font-ils une meilleure éducation?
Réponse aléatoire.
Le bénéfice des allocations entame une chute libre
quand elles servent à payer les bières du père ou les robes de la mère.

Imaginez-vous coller une assistante sociale derrière chaque foyer?
Délire communiste. Dans ces conditions,
la rentabilité pour l’égalité des chances, de ces allocations, est suspecte.
L’alternative est l’extension des missions scolaires:
L’école, pourvoyeuse de morale, de savoir,
s’est mise à distribuer aussi nourriture et fournitures.
Rien de révolutionnaire à lui confier habillement, matériel sportif, loisirs électroniques et artistiques, voyages initiatiques.

En matière d’argent,
l’éthique des enseignants ne semble-t-elle pas plus fiable
que d’éventuelles frustrations parentales irrésolues?

Une crainte va naître chez les parents:
Si l’on favorise ainsi la prééminence de l’école,
ne va-t-on pas détacher l’enfant du milieu familial?
Ne va-t-on pas faire de l’éducateur un puissant personnage
effaçant père et mère?

A chacun de faire son examen de conscience.
Le rôle du parent est-il de faire des cadeaux, de donner l’argent?
Ou surtout d’apporter empathie, chaleur, soutien,
que l’enfant ne peut trouver dans l’agressif et compétitif milieu scolaire?

Un avantage à égaliser davantage par l’école:
Les enfants de milieu modeste reprocheront moins à leurs parents
de ne pas fournir autant de richesses que ceux des copains nantis.

Quel défi pour le père
de ne plus pouvoir acheter la considération du fils
avec de l’argent gratuit.