Tribune contre Edwy Plenel et autres planificateurs du musée colonial

Magnifique intervention de 4 intellectuels calédoniens, kanaks et européens unis dans une même voix, contre le discours daté typique de certains métropolitains. Comme tant d’autres, Edwy Plenel parle d’une distance d’une demi-planète et d’un demi-siècle de ce qu’il ne connaît pas. Il symbolise cette névrose coloniale encore bien active en métropole et qui s’est transformée depuis longtemps en lutte de classes dans les colonies. La névrose est métropolitaine et non calédonienne, et la thérapeutique de Plenel est exactement le contraire de celle qui est nécessaire. Lisez donc « L’erreur de la France », mon précédent article sur le référendum, monsieur Plenel.

Edwy Plenel : « la France doit saisir l’occasion du référendum du 4 octobre sur l’avenir du Caillou pour se libérer elle-même de la question coloniale, en accompagnant l’indépendance en relation voulue par les indépendantistes de Kanaky. »

Ceci n’est pas une thérapeutique de la névrose coloniale, c’est la reconnaissance de sa validité. C’est dire à quelqu’un qui a peur du vide : « Tu as raison d’avoir peur du vide, mais je vais t’accompagner au bord ». Non, monsieur Plenel, les calédoniens n’ont plus aucune raison d’avoir peur du vide. Kanaks ou européens, ils sont adultes.

Les liens:
La 1ère France TV
Tribune sur Le Monde

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