Et la CAFAT?

Avez-vous lu sur Rhumatologie en Pratique
D’où provient le déficit de la sécu?

L’analyse du système métropolitain est-elle transposable en Calédonie?

La CAFAT subit les mêmes tendances.
Elle flirte au bord du déficit sans y tomber,
grâce à la rambarde d’une bonne conjoncture économique.
Plusieurs particularités locales l’avantagent sur la Sécu:
 

-La population est plus jeune.
-Les vieux sont correctement pris en charge par les familles.
-La CAFAT n’a jamais eu la prodigalité de la sécu:
elle n’a pas à faire un difficile retour en arrière…
-Une bonne partie de la population utilise encore sommairement le système de santé,
est peu demandeuse de soins de confort,
et finalement a le meilleur rapport coût/efficacité de la santé.
-Les aides médicales gratuites (AMG) payent 10% de ticket modérateur: rien n’est totalement gratuit. Les excès de la CMU française sont anecdotiques ici.
-Le bon sens calédonien résiste encore à la sécuritite aiguë de certains médecins.

Quelques handicaps calédoniens néanmoins:
-La CAFAT n’a pas le poids d’une sécu pour infléchir une politique industrielle mondialisée.
Elle ne peut qu’espérer une action des autres grands organismes de santé.
-Les soins hyperspécialisés sont effectués en Australie ou en France
-> évacuations sanitaires coûteuses.
-Quelques praticiens partis de France couverts de goudron et de plumes…
continuent leur piètre médecine en Calédonie.
Mais c’est une génération qui s’éteint.
-Des problèmes d’hygiène spécifiques: tout le monde n’a pas accès à une salle de bains.
-L’inquiétude et la méfiance des métropolitains tend à déteindre sur les locaux. Heureusement les 2 populations se mélangent peu.

Pas de raison de se réjouir: La CAFAT tombe, moins vite, dans le même abysse que la Sécu.
Saura-t-elle regagner plus vite la Grande Terre ferme?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *