Des fruits à la cantine?

L’essentiel:
-L’alimentation traditionnelle n’est plus adaptée et fabrique une génération d’obèses.
-C’est à l’école qu’il faut agir.

L’obésité fait de plus en plus de victimes, par Goubelle

coupable

Les habitudes alimentaires changent en Calédonie.
Alimentation traditionnelle riche en graisses et en sucres lents,
adaptée à une époque de nourriture disponible mais pas surabondante,
et d’activités physiques régulières, ne serait-ce que pour produire cette nourriture.

Les prix très élevés de l’alimentation « libre » occidentale ont maintenu longtemps une grande partie de la population à l’abri de la suralimentation.
Mais les salaires augmentent. Confiseries plus abordables et plus réclamées par les jeunes. MacDo kiosque à ados.

La cuisine calédonienne classique prépare une génération d’obèses, comme dans la majorité des pays dont le niveau de vie s’améliore.
Solution diététique élémentaire: Moins de graisses, de sucres lents, plus de légumes verts et de fruits.
Fruits et légumes sont coûteux au marché, mais faciles à cultiver.
Leur prix est artificiellement propulsé par les salaires élevés, autant ceux des ouvriers agricoles que ceux des consommateurs expatriés. Une politique volontariste peut facilement y remédier.

Plus que les prix, ce sont les habitudes et les goûts qui sont difficiles à changer.

Cible prioritaire: L’école.
Qu’un jeune s’habitue à la saveur sucrée, aux plats riches, à s’en resservir,et démarre une vie à essayer de maigrir, à avaler des pilules, et à se faire rembarrer par le médecin.

Sensibilisons les cantines scolaires.

Une initiative intelligente d’un ministre en France, qui fait d’une pierre deux coups:
Michel Barnier à l’agriculture propose la distribution gratuite de fruits dans les écoles.
Changement d’habitudes et débouché pour la filière fruits et légumes.
Facile à transposer en Calédonie.

2 réflexions au sujet de « Des fruits à la cantine? »

  1. En temps qu’enseignante, une chose très choquante à l’arrivée en Nouvelle Caledonie:
    L’ssociation des parents d’élève vend confiseries, boissons sucrées et autres cochonneries dans l’enceinte du lycée.
    Les élèves sont très étonnés d’apprendre qu’en métropole tous les distributeurs de sucreries ont été retirés des établissements scolaires.
    Il est ici impossible de s’opposer à la toute puissante APE….

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