Pédophilie: La ligne blanche.

L’essentiel:
-Contraste entre activisme de la justice sur la pédophilie et démission sur les carences éducatives.
-Actes pédophiles: pénalisation lourde, dissuasive.
-Détention d’images, reflet de fantasmes cachés: pénalisation forte, goulag médiatique… malgré l’absence d’acte.
-La ligne blanche: rien à voir avec la virginité. C’est la censure de la pensée.
-Réfléchissons aux conséquences potentielles de ce franchissement.

Censure intelligente

Cet article n’est évidemment pas un soutien à la pédophilie.
Précisons les limites de l’agression…
…et de la censure du bien-pensant.

Il existe des violences quotidiennes envers l’enfant,
parfois purement verbales, sans aucun contact physique et encore moins sexuel.
La justice n’y met pas son nez.
Son activisme sur la pédophilie contraste avec sa grande démission devant les carences d’éducation et son corollaire, la délinquance juvénile.

Le rapport sexuel est lourdement pénalisé,
jetant l’opprobe sur le simple contact physique.
Les enseignants n’osent plus aider les petits à s’habiller,
les parents iront-ils bientôt au tribunal parce qu’ils font des câlins?

Il faut protéger les enfants des agressions avérées.

Rappelons les peines légales pour le pédophilie passé aux actes:
15 ans de prison pour viol, 20 ans si l’auteur a abusé d’une autorité qu’il a sur l’enfant,
5 ans et 76.000€ d’amende pour attouchements sous contrainte sans pénétration, le double en cas d’abus d’autorité.
Plutôt dissuasif, non?

Cela va plus loin: Les relations sexuelles sont tout simplement prohibées avec des mineurs de moins de 15 ans.
Aucun consentement n’entre en ligne de compte.
Le vécu psychologique de cette relation? Aucune importance.
Le moment où l’on devient responsable est légalement à 15 ans.
Ce qui fera rire tout parent d’une fratrie, chacun ayant vécu les différences entre enfants précoces, étonnamment responsables bien avant cet âge, et d’autres qui, très avancés dans l’âge adulte, ne le sont toujours pas.

D’ailleurs la plupart des pédophiles sont de grands enfants.

La détention d’images pédo-pornographiques est passible de 2 ans de prison et de 30.000€ d’amende, leur diffusion c’est 5 ans et 75.000€.
Mesures à but dissuasif bien sûr, censées dissuader le quidam moyen et faire repérer les personnages vraiment dangereux. Les tribunaux n’ont prononcé jusqu’à présent que des peines avec sursis.
Mais un procès de ce type, avec le battage médiatique fait autour, est un véritable goulag de la pensée pour ceux qui le subissent.
Un grand pas en avant pour vérifier ce qui se passe dans votre tête…
Vers la normalisation…

« Le plus pressé d’aller débusquer la boue dans la tête des autres
est le plus effrayé par ce qu’il refoule soigneusement dans la sienne. »

Notons que l’abus sexuel sur les enfants est pratique courante dans la plupart des pays,
et était d’une extrême banalité en France il n’y a pas si longtemps.
La boue est encore présente dans beaucoup de têtes.

Diabolisation d’internet alors que les réseaux pédophiles et la revente de cassettes vidéo sous le manteau existaient déjà depuis longtemps. L’accès aux images étant très facile sur le web, ce ne sont sûrement pas les consommateurs les plus motivés et les plus susceptibles de passer à l’acte que l’on accroche ainsi.

Mais, c’est le point essentiel de cet article,
la justice a franchi sans le dire une large, large, ligne blanche:

Elle juge le fantasme comme le passage à l’acte.

C’est parmi les voyeurs pédophiles qu’elle a le plus de chances de trouver ceux qui agiront, c’est vrai.
Mais elle condamne des gens qui n’agiront jamais.
Qui resteront au fantasme.
Porte ouverte au dépistage de pensées « hors norme ».
Fantasmes d’un homme de 40 ans sur une fille de 20… est-ce bien honnête?
Ce mari fait l’amour en pensant à une autre… motif de divorce?
Un type humilié dans une discussion casse la figure en rêve à son adversaire… détention préventive?

Dans une société qui crée l’envie, provoque les comparaisons, juge les uns sur les valeurs des autres,
le fantasme est peut-être une soupape essentielle.

Le traquer dans les têtes…
…franchir une telle frontière a des relents inquiétants de totalitarisme mental.

Dernier conseil aux artistes de Photoshop: Ne faites pas une blague à un copain en collant sa tête sur une scène pédophile: Trouver l’image peut vous coûter 2 ans de prison et 30.000€ quand même…

5 réflexions au sujet de « Pédophilie: La ligne blanche. »

  1. Un commentaire de « chasseur de pédophiles », retiré à sa demande.
    La discussion complète est visible ici
    Je maintiens ci-dessous la réponse.

    Précisons qu’aucun d’entre nous n’est pédophile (ouf!)
    et que les buts de l’association est de faire réfléchir sur les dérapages
    qui sous de nobles prétextes créent d’inutiles fosses d’incompréhension.

  2. Fautes d’orthographe en harmonie avec des idées simplistes chez « Chasseur »

    Vous mélangez 3 sujets:
    1) Les agressions pédophiles
    2) L’exploitation des mineurs pour le marché de la pédophilie
    3) Le voyeurisme, qui a différents degrés:
    -actif (regard par la fenêtre, prise de photos)
    -passif (collection d’images sans aucun contact avec les sujets)
    -caché (névrose pure, idées n’ayant jamais débouché sur un comportement)

    Actuellement seul le caché échappe à de lourdes sanctions.
    C’est bien grâce à son invisibilité,
    parce que les responsables d’agressions pédophiles, surtout dans les familles,
    n’ont certainement pas tous téléchargé des images sur le net.
    Mais dans la philosophie actuelle de la justice,
    qui pénalise le risque et non l’acte,
    il faudrait enfermer tous les cachés,
    même si 1 sur 100.000 présente un risque pour les enfants.

    Puisqu’on parle de mauvaises pensées…
    qui n’en a jamais eu d’agressive?
    Par exemple celui qui rêve de liquider des pédophiles pour venger une victime…
    Allez, transformons les villes en prisons!

    Délire? Bien sûr.
    D’où la nécessité de tracer une ligne blanche.
    Cette ligne, c’est l’acte avéré d’un côté, les idées de l’autre.
    Agression ou voyeurisme actif: Peines lourdes.
    Rien de choquant même, à la peine de mort pour un violeur récidiviste.
    Excellent encouragement à prendre régulièrement ses psychotropes.

    L’exploitation des mineurs pour internet est un sujet différent.
    Elle ne relève pas que de la justice mais aussi d’une action concertée des pays
    pour rendre le modèle commercial sans intérêt.
    Voeu pieux pour encore un moment…

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