Monde kanak: L'émancipation féminine doit venir des hommes.

Quand c’est la femme qui guerroie, ça crée quoi?
Des tranchées, des attitudes militaires, l’accaparement des ressources, le recrutement d’alliés… Pauvre entourage.
Pour terminer la guerre, il faut un vaincu.
Peu de mâles postulent.
Mieux vaut que les hommes parlent aux autres.

Le kanak impose à sa femme, par tradition, une muselière et un carcan de règles.Tout en espérant qu’elle vive heureuse. Parfois c’est le cas… surtout si elle a approuvé le choix de son mari. Le plus souvent, elle drape un épais édredon de fatalisme sur sa vie quotidienne, qui lui évite d’en percevoir les aspérités.
Parfois elle est malheureuse. Pas grave. « Un mariage malheureux, peut donner naissance à des enfants heureux, qui perpétueront le bonheur » (proverbe de Lifou).

Rendre sa femme heureuse est un défi. Pour le kanak comme pour l’occidental.
Comment faire en sorte que ma femme ait le désir de me plaire, autrement qu’en montrant mes gros bras?
Nullement nécessaire d’avoir de l’intelligence (un peu quand même), de l’argent (c’est mieux quand même), du muscle, ou l’appui de traditions séculaires.
Montrons notre souci de l’autre: Prévenances quotidiennes, compliments, petits cadeaux, attachement au plaisir de l’autre dans la vie sexuelle, accompagnement des projets de l’autre. Pompeux résumé: L’amour. Ce n’est pas le geste occasionnel qui compte. C’est l’atmosphère de sincérité dans laquelle baigne mon couple. La femme est cet être exceptionnel parce qu’elle partage ma vie (c’est mieux quand elle a choisi). Que je m’en persuade, que ma conduite le montre, la fera encore plus exceptionnelle.
Secret simple pour un couple heureux. Même sans diplôme, sans argent, et quand le physique devient moins séduisant.
Si j’échoue, c’est que les disparités entre nous sont trop importantes. J’ai mal choisi. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

Crainte ou amour. Messieurs, quelle arme choisirez-vous?

21 réflexions au sujet de « Monde kanak: L'émancipation féminine doit venir des hommes. »

  1. vraiment c’est pas cet extrait qui peut résumer ce qu’une femme kanak est dans la société car chaque femme à sa propre expérience de sa vie sinon moi je pense que dans un couple il est mieux que l’homme et la femme s’entendent et je ne crois pas que l’homme fait tout pour que sa femme soit soumise. Ce sont les européens qui poussent les gens à avoir une mauvaise image de l’homme kanak avec alcools, chômage, disputes…

  2. Bonjour Marguerite,
    je ne prétend pas t’apprendre comment on vit chez les kanaks.
    Mais si tu le souhaites, je peux t’inonder de témoignages, de femmes aux mariages arrangés, d’enfants attribués, de viols, de violences gratuites,
    avec, pour y faire face, la seule résignation.
    La résignation de celle qui ne contrôle pas grand-chose de sa vie.
    Pas au courant? Es-tu très jeune? Ou vis-tu dans un milieu particulièrement privilégié?

    Si tu as bien tout lu (« pour le kanak comme pour l’occidental »), tu vois que je n’en fais pas un problème spécifique à une ethnie.

    Enfin, l’esprit du post est l’inverse de ce que tu sembles croire: Il n’incite pas les femmes à chercher la bagarre mais au contraire les hommes à prendre l’initiative d’améliorer ce respect élémentaire de l’autre.

  3. Bonjour, je suis vraiment touchée par ce texte très recherché et pas facile à comprendre au premier abord. c’est vrai qu’aujourd’hui la société méla et occidentale a beaucoup évolué mais il y a encore des cas où l’homme ne prends pas la peine d’écouter la femme et ainsi naissent les divorces les mariages malheureux etc c’est très interressant et je suppose qu’il ne doit pas être connu de tous c’est dommage que peu d’homme se penche sur cette problèmatique car un couple se construit à deux et la coutume évolue donc jpense que c’est en cours de traitement lol faudrait ptéte proposer ton texte au sénat coutumier lol

  4. BONJOUR MOI ET THERESE NOUS SOMMES DES FILLES DE NENGONE NOUS SOMMES TOUCHER PAR VOTRE HISTOIRE SINON NOUS VOUS ENCOURAGEONS POUR VOTRE VIE PROFESIONNELLE ET PERSONELLE.NOUS SOMMES DES ETUDIANTES EN PREMIERE ANNEE AU LYCEE WILLIAMA HAUDRA SUR LIFOU.

  5. Bonjour, je pense que vous tirez trop de conclusions hatives de ce que vou voyez aux premiers abords.
    Il est trop facile de juger la condition féminine d’un autre culture que la sienne.
    La révolution sexuelle qui a eu lieu en france et de mon avis et dans certain cas tout aussi négatif que le votre point de vue en kanaky. Cependant je m’avancerai pas juger avec mes cadres de références la femme européenne.
    Toujours est il que des articles comme ça certes discriminatoires peuvent nous amener en tant qu’autochtones de notre pays à réfléchir sur ce qu’est une femme kanak moderne.

    NAYO

    wwww.kanakystyle.com

  6. Très content que vous ayez répondu à ce post.
    Pas de surprise: Les femmes sont intéressées, les hommes réticents.
    Jamais facile de lâcher du pouvoir.
    Les couples peuvent très bien fonctionner sur une relation de pouvoir.
    La société kanak est très conservatrice sur les positions sociales.
    Les échanges sont très fluides entre personnes de même statut,
    très encadrés entre statuts différents.

    Mais si ce conservatisme doit évoluer,
    inévitablement sous la pression des jeunes qui,
    comme toi, Nayo, veulent leur chance,
    il faudra aussi que la position de la femme évolue.

    Les occidentaux sont passés par là.
    Les hommes ont sévèrement freiné le processus,
    d’où les mouvements féministes, souvent extrémistes,
    que vous aborrhez tant.

    Si vous ne voulez pas d’un MLF mélanésien,
    les hommes doivent prendre l’initiative.

    1. Dans la socièté ou nous vivons, la femme a toutes ces chances de s’en sortir. mais tous dépend du lieu ou elle vit, du cadre sociale et surtout de sa motivation a s’en sortir. je ne dis pas qu’elle n’est pa motivé et que les femmes ne veulent pas s’en sortir! Mais je pense qu’une femme sur lifou (exemple) a moin de chance de s’en sortir qu’une femme de la ville!! je veux dire par la qu’il ya une barrière social. il ya un proverbe qui  » qu’ Une femme s’inquiète de l’avenir jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un mari, tandis qu’un homme ne s’inquiète de l’avenir que lorsqu’il a trouvé une femme. [George Bernard Shaw] « Ce que je veut direr par là, qu’ une femme aux iles a plus de chance de s’en sortir par le biais d’un mariage que par les études! enfin c’est mon avis! aprés j’aimerais bien avoir votre avis!!Je le dis en toute connaissance de cause!

      1. Bien vu, Lita. L’environnement est étroitement corrélé au désir d’émancipation. La vitrine occidentale nouméenne est à la fois source d’un tel désir, et aussi la meilleure garantie d’y parvenir. Attention cependant aux promesses de cette société occidentale : Est-elle sûre de pouvoir les tenir ? N’y croyons pas aveuglément pour éviter les grandes déceptions.
        Les femmes sont le moteur des transformations de la société mélanésienne… parce qu’elles évitent habilement les méthodes masculines.

  7. Il serait temps que nos hommes prennent de l’initiative, il n’y a pas à dire =)
    Bien sûr, se retrouver avec le pendant cinématographique de Will Smith dans « Hitch » serait affaire de rêve, mais est-ce trop demander de nos hommes d’être plus ouvert? De ne pas avoir l’air de s’ennuyer dès qu’on leur demande quelque chose! enfin bon, ils font des efforts au moins, enfin surtout les jeunes, parce qu’au dessus de la vingtaine, on trouvera peu d’hommes assez courageux pour ne serait-ce que tenir la main de sa femme ou avoir un geste attentioné à son égard en public. Mais bon, c’est ainsi qu’on est élevés, désolée, il y a une pudeur profondément ancrée dans nos manières qui donnent aux gestes affectifs publics un semblant, peut-être pas d’interdit, mais d’objet à une honte parfois tenace.
    Enfin, tant de mots trop longs (qui me donnent la migraine, vraiment) pour dire que nos hommes sont pas des dégourdis mais que la plupart se débrouillent…
    Ah et oui, on connait mariages arrangés, enfants attribués, viols, violences gratuites, et ce en vertu de la « coutume » d’après certains… Je ne serait jamais en accord avec ces pratiques, mais j’ose espérer qu’elles tendent à disparaître. Espérons le en tout cas!

  8. « Le kanak impose à sa femme, par tradition, une muselière et un carcan de règles. » : Cette phrase m’horripile au plus haut point, car ce n’est pas ce je retient de cet ensemble de règles millénaires qui régit mes relations sociales, que d’aucun appelle « Coutume kanak ». Bien que ce sujet suggère une énorme part de subjectivité, il me semble que la femme kanak, du moins sur la grande terre (c’est ce que je connais le mieux) est au coeur de la structure coutumière avec les oncles utérins; familiale en étant le socle de la mémoire collective…
    Les traditions, comme vous le dîtes, ne commandent pas à un homme de soumettre sa femme. Il ne faut pas oublier que la religion y est sûrement pour quelque chose, que l’influence occidentale a bon dos de critiquer, mais surtout que la société kanak traditionnelle n’est pas à plaindre au regard de certaines autres cultures, notamment vis à vis des femmes.
    Pour le reste, force est de constater que l’on peut faire mieux pour ce qui est de la condition féminine en Kanaky,il y a de nombreux abus qui tendent à devenir la règle.
    A ce niveau là, il me semble surtout qu’il s’agit d’une histoire de personne…
    Je suis une femme kanak, et j’occupe toute la place qui est la mienne au sein de mon couple, et ceci, son pour autant être une femme soumise…

  9. Quand je précise « par tradition », Yéri, rien d’autre n’empêche le couple kanak de fonctionner autrement, et c’est ce qu’il va inéluctablement faire. Ta génération vit déjà sous d’autres normes… mais rien que ta façon de t’exprimer indique que tu n’es pas tout à fait la norme dans ton propre milieu ;-))
    En fait je ne mets rien de péjoratif dans la phrase que tu cites, car toutes les règles sociales ont leurs raisons.
    Mais la société kanak évolue plus vite que ses règles. C’est l’objet du post.

  10. Voilà une vision tout à fait etnhocentrique du monde kanak. C’est bien là une description stéréotypée de la femme kanak à qui « L’homme kanak impose à sa femme, par tradition, une muselière et un carcan de règles. »
    En sociologie comparative, combien de femmes kanak occupent t-elles des postes électives en NC ? et combien de femmes européennes ?
    N’est-ce pas plutôt dans ces milieux dits « civilisés » que l’on retrouve plus d’exploitation de la gente feminine ?
    Dans mes interventions de travailleur social d’abord au sud de la France puis à Nouméa, la condition de la femme kanak est nettement meilleure que celle des femmes européennes accueillent en CCAS. Mais là c’est bien plus de l’exclavagisme sous jaccent muselé par le secret sous condition monnayée.

    1. Comme Yéri dans le précédent commentaire, Eni, tu ne fais plus partie du monde traditionnel,
      parce que tu vois un côté péjoratif dans la phrase « le kanak impose à sa femme une muselière et un carcan de règles »,
      alors que la plupart des hommes au pays la comprendrait comme normale.
      Tu es déjà formaté par ces milieux « civilisés » que tu côtoies en France
      et qui te font te rebeller également contre la situation de certaines françaises,
      effectivement pas meilleure que celle des mélanésiennes.

      Mais où as-tu lu que j’érigeais la France en modèle?

      Tu n’as pas bien saisi l’idée du post, qui est:
      « Les femmes ne devraient pas avoir à se battre contre les violences et les abus qu’elles subissent.
      Ce respect élémentaire devrait être imposé par les hommes eux-mêmes à leurs congénères,
      sans nécessité de développer un militantisme féminin à l’occidentale,
      qui a brouillé les cartes dans les pays concernés
      jusqu’à prôner la dédifférentiation des sexes,
      dont je suis un ardent adversaire,
      comme tu pourras le constater dans les autres posts sur le sujet:

      Emancipation féminine (2): Parallèle pour ex-colonisés
      Sexe et comportement: Le génome gène-t-il?
      La Chineuse de godemichets et le Métreur de pénis

  11. Bonjour,

    Je travaille actuellement au Japon mais j’ai grandi en Nouvelle Caledonie. En lisant votre article je me suis rappelais de la maman d’une amie de Lifou qui etait tres douce mais tres severe envere ses filles et qui traitait son fils comme un roi. Au Japon, au temps de mon arriere grand mere c’etait la meme chose. Mon arriere grand mere, mettait toujours mon frere sur un pied d’estale et si je l’embetais, elle me punissait severement. C’est fou, dans n’importe quel pays on retrouve cette tendance.

  12. Bonjour actuelllement étudiante dans la formation carrière sociale, je travail sur mon mémoire qui porte sur la Femme Kanak-Calédonienne victimes de violences et je voulais savoir si il n’y auras pas des bouquins auquel vous me conseilleriez? Merci

    1. Bonjour Marie-Claude, je ne connais pas de livre spécialement dédié à la femme kanak mais voici 2 liens intéressants :
      Les femmes kanak sont fatiguées de la violence des hommes
      La violence est toujours liée à l’ignorance (lien cassé sur les Nouvelles Calédoniennes)
      Les livres plus généraux sur la violence conjugale sont nombreux.
      Tu as ici la bibliographie d’une femme qui a fait un mémoire sur le sujet.
      Pour en finir avec les violences conjugales donne un état des lieux détaillé,
      tandis que La guerre secrète : Vaincre la violence conjugale traite davantage sous l’angle psychologique.
      Tu devrais probablement trouver certains de ces bouquins à Tjibaou ou à la bibliothèque Bernheim

  13. Bonjour Admin,
    C’est dommage, car votre article met en valeur certains éléments sur lesquels nous, coutumiers kanak travaillons pour préserver notre société.

    « Il faut savoir se taire et entendre. » Ce n’est pas de la soumission mais bien l’enrichissement. Cela vaut pour l’homme, la femme, l’enfant. Pour tout individu à partir du moment où l’on souhaite faire une analyse pertinente sur un sujet sociologique.
    Votre propos doit s’enrichir de ces paroles de nos femmes qui ne confirment pas vos analyses. Les abus ne doivent pas faire de l’ombre à tous ces clans et hommes kanak qui n’asservissent pas leur épouse, mère, sœur et fille.

    De quel droit pouvez-vous juger quelle femme appartient à la tradition kanak ou pas? Ce n’est pas parce que nos femmes kanak sont cultivées qu’elles sont en rupture avec notre Coutume, voir exclues.

    La femme kanak est le fondement de notre philosophie coutumière, de sa naissance à sa mort, qu’elle ait fait des études ou pas….Ce n’est pas un critère. Et Dieu merci….

    Vous torpillez vous même le caractère scientifique de votre article.

    A

    1. Qu’est-ce qu’une tradition sinon un repère qui nous raccroche à notre passé et préserve notre identité face aux défis d’aujourd’hui ?
      Une définition qui pointe son ambivalence : valeur à la fois importante et inappropriée par rapport à un contexte qui a changé.
      L’importance de la tradition fait que l’on n’accepte pas de la voir critiquer par un étranger. Cependant l’intuition simultanée que la tradition n’est plus soutenable, telle quelle, oblige à réagir. Si la coutume, en effet, était toujours le meilleur guide, l’on se contenterait d’ignorer les critiques. C’est d’ailleurs l’attitude que professaient les générations kanaks précédentes, qui vivaient dans un monde plus indépendant de l’occidental.

      Réactions épidermiques inévitables au simple fait d’aborder le sujet. Serait-il honnête d’ignorer les contextes où la coutume n’est pas à son avantage ? Je pense que les intervenants ne sont pas dans le déni. La femme kanak a encore un contrôle restreint sur sa vie parce que si elle n’est pas d’accord, c’est pareil. La nouvelle génération change ses repères… en ordre dispersé. Un lecteur attentif notera que l’article date de 8 ans…

      Ce dernier message n’apporte pas grand chose à notre discussion, Amaury. Il veut dire en gros « c’est nos affaires, petit blanc, occupe-toi des tiennes ». Bon. Négativisme franchouillard dans cette réponse se terminant par le vengeur et incompréhensible reproche de « non scientificité » d’un article où ce critère n’a rien à faire. Colonisation des têtes ?

      La femme kanak a bien sûr une place fondamentale dans la société kanak actuelle. Une place assignée. C’est-à-dire qu’il n’est pas aisée pour elle d’en changer. Un handicap pour la Calédonie multicolore, à l’heure où elle est au coeur de son avenir.

  14. La condition de la femme kanak ?
    Je dirai la condition de la femme tout court.. ds chaque pays du monde il y a de la violence faite aux femme ou problème de alcool.. bref
    je n ai pas trouver beaucoup de européenne avec des homme kanak ?!! Je suis française et depuis plus de 10 ans avec un kanak nous avons des enfants !!!! J aime mon mari mais g vécu et vie encore des violence beaucoup moins qu avant mais aussi psychologique..
    Quand je parlai avec lui je lui demander pkq tu fais ça pkq me frappe tu..
    la réponse était naturel : c dans mon sang , c ds ma culture……

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