Prix des médicaments

Il y a trente ans, les pharmaciens vendaient leurs médicaments avec une marge fixe. L’arrivée de médicaments très coûteux, nouveaux antibiotiques, anti-cancéreux, anti-viraux, a créé une situation tendancieuse: il rapportait plus au pharmacien de vendre une boîte de certains médicaments qu’une caisse de certains autres! Basiquement le service est le même et le patient ne passe pas plus de temps au comptoir. Pourquoi les caisses et les mutuelles devraient-elles débourser jusqu’à deux mille fois plus cher pour la distribution d’un médicament que pour un autre? Les pharmaciens insistent sur le fait que leur rôle ne se réduit pas à un simple passage de boîte. Certes, ils ont un rôle de conseil et de vérification. La gestion d’un stock de médicaments coûteux et peu courants est moins simple que celle des boîtes de paracétamol. Mais cela ne justifie pas des écarts pareils.
Une marge glissée a été mise en place pour répondre à ce problème: la marge diminue si le prix du médicament s’élève. Il y a des incitations supplémentaires pour les génériques.
Mais les écarts de prix n’ont fait que se majorer et la marge ne « glisse » pas assez pour les atténuer. Cette marge est nettement supérieure en Nouvelle-Calédonie. Elle est de 50% pour une boîte de paracétamol à 500 FCFP, mais encore de 30% pour les nouveaux traitements des polyarthrites, coût mensuel 180.000 FCFP, prolongé sur des années. Merci CAFAT! Les polyarthritiques n’en ont pas conscience, mais s’ils demandaient du champagne quand ils vont chercher leur boîte, on se précipiterait pour le leur offrir!

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