<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>V.I.N.C.R.E à Nouméa</title>
	<atom:link href="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre</link>
	<description>Vie en Nouvelle-Calédonie, Recherche et Enseignement</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Jan 2012 05:03:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>La grève des pharmaciens</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/15/la-greve-des-pharmaciens/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/15/la-greve-des-pharmaciens/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 04:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité calédonienne]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1575</guid>
		<description><![CDATA[L’univers de l’entreprise a mis au point un procédé extraordinairement efficace contre les protestations : il s’agit d’intercaler toute une hiérarchie entre le protestataire et le responsable de l’objet de la protestation. Le protestataire réfrène ainsi l’ardeur de sa protestation, puisque qu’il n’a pas affaire au responsable mais à une fraction déléguée de responsabilité, qui contient <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/15/la-greve-des-pharmaciens/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’univers de l’entreprise a mis au point un procédé extraordinairement efficace contre les protestations : il s’agit d’intercaler toute une hiérarchie entre le protestataire et le responsable de l’objet de la protestation.<br />
Le protestataire réfrène ainsi l’ardeur de sa protestation, puisque qu’il n’a pas affaire au responsable mais à une fraction déléguée de responsabilité, qui contient également de la sympathie et même souvent un peu d’adhésion à la protestation. Il en résulte une dilution remarquable de la protestation concentrée par le protestataire, qui perd toute salinité.</p>
<p>Dans le monde de la santé, ce procédé est par exemple utilisé dans l’interaction médecins-laboratoires. Les laboratoires communiquent avec les médecins par de charmantes déléguées, emphatiques et capables d’aller jusqu’à épouser les protestations des médecins à qui l’on vend des médicaments moins parfaits qu’annoncé. Les déléguées font ainsi « remonter l’information », c’est-à-dire que la protestation, un torrent fougueux, s’écoule dans la hiérarchie comme au milieu d’un désert baigné par le rude soleil de l’intérêt industriel, et finit par s’assécher misérablement, avant d’avoir atteint la moindre oasis de responsabilité.</p>
<p>Les pharmaciens calédoniens viennent d’adopter une proche version de ce procédé : Face aux mesures gouvernementales iniques — baisse de 9% de leur marge bénéficiaire — ils intercalent leurs salariés. Ceux-ci descendent dans la rue pour défendre les emplois, tandis que les pharmaciens s’affichent victimes impuissantes : ils n’auront d’autre choix que les supprimer.<br />
Par rapport aux exemples précédents, les positions des petits et du gros semblent inversées. L’on peut cependant considérer le gouvernement comme le représentant du peuple, protestataire parce que les dépenses de santé sont trop fortes. Les pharmaciens présentent alors leurs employés en première ligne, avec les pancartes des « jobs menacés », et éviter ainsi de montrer, en toute sincérité, leur propre déclaration de revenus.</p>
<p>Le meilleur argument des pharmaciens est la défense des petites pharmacies, en particulier broussardes, dont la disparition serait malheureuse pour les communautés locales. L’habitude est de songer à leur accorder des subventions spécifiques. Mais si cela commence à coûter très cher, il existe des alternatives :</p>
<p>-La propharmacien : le médecin du dispensaire ou le privé, s’il existe, distribue lui-même ses médicaments. Cela a l’avantage de cumuler deux bénéfices financiers quand l’activité est faible et d’inciter à des installations. Le village peut perdre une pharmacie mais gagner un médecin permanent, sans nécessité d’aller chercher les médicaments plus loin qu’auparavant.</p>
<p>-L’extension des compétences du pharmacien : il est parfaitement envisageable, en sens inverse, à une époque où l&#8217;espèce médicale est menacée, d’attribuer au pharmacien de village des rôles supplémentaires, rémunérés. Ne fait-il pas déjà officieusement de la consultation au comptoir ? On pourrait l’imaginer se déplaçant chez les patients — pour un peu d’intimité — et effectuant des consultations de débrouillage, des vaccinations, les traitements des petites pathologies, la surveillance des traitements au long cours, comme on songe également à le proposer à l’infirmière et la sage-femme.</p>
<p>Là encore, c’est le cumul des compétences qui permet de préserver les implantations, et non leur mise sous perfusion par une subvention, psychologiquement dévalorisante et à l’avenir incertain.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/15/la-greve-des-pharmaciens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du droit de la Justice à l&#8217;indépendance</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/12/du-droit-de-la-justice-a-lindependance/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/12/du-droit-de-la-justice-a-lindependance/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 04:29:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1565</guid>
		<description><![CDATA[La réclamation d’indépendance de la part des juges pêche sur un point : Toute profession a la « chance » de se voir évaluer par une opinion neutre, qui est celle des juges. Mais quelle instance indépendante évalue l’action des juges ? Aucune, puisque la seule régulation existante se fait en interne. A titre de comparaison, l’opinion accepterait-elle aujourd’hui <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/12/du-droit-de-la-justice-a-lindependance/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La réclamation d’indépendance de la part des juges pêche sur un point :<br />
Toute profession a la « chance » de se voir évaluer par une opinion neutre, qui est celle des juges. Mais quelle instance indépendante évalue l’action des juges ? Aucune, puisque la seule régulation existante se fait en interne. A titre de comparaison, l’opinion accepterait-elle aujourd’hui que le jugement des erreurs médicales potentielles se fasse uniquement au sein de l’Ordre des médecins ? Certainement pas, et elle n’a pas tort.<br />
Le seul contrôle réel sur la Justice est l’avis global des citoyens, qui se manifeste par leurs choix politiques.<br />
Ainsi, comment pourrait-il être choquant que les politiciens en place cherchent à exercer un pouvoir sur la Justice ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/12/du-droit-de-la-justice-a-lindependance/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Justice sur Philosophie TV</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/24/justice-sur-philosophie-tv/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/24/justice-sur-philosophie-tv/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 23:05:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1548</guid>
		<description><![CDATA[Débats intéressants sur la justice téléchargeables en vidéo sur Philosophie TV Les passages les plus intéressants : Monique Castillo (De la Justice au sentiment du juste#1) En démocratie toute souffrance devient assimilée à une injustice. La Justice est engorgée par une hypertrophie du Droit. 2 tendances en Justice : -progressiste : le juste doit être pragmatique, <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/24/justice-sur-philosophie-tv/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Débats intéressants sur la justice <a href="http://philosophies.tv/spip.php?page=recherche&amp;recherche=justice">téléchargeables en vidéo sur Philosophie TV<br />
</a>Les passages les plus intéressants :</p>
<p><em>Monique Castillo (De la Justice au sentiment du juste#1)<br />
</em>En démocratie toute souffrance devient assimilée à une injustice.<br />
La Justice est engorgée par une hypertrophie du Droit.<br />
<span id="more-1548"></span><br />
2 tendances en Justice :<br />
-progressiste : le juste doit être pragmatique, relativiste, utilitariste; le droit doit évoluer en fonction des changements culturels<br />
-conservatrice : le droit doit résister aux changements, indiquer la voie de la position juste, au service d’un idéal auquel devrait se conformer la culture.</p>
<p>On ne voit plus dans la Justice qu’une technique, sans réfléchir à quoi elle sert. Comme l’on voit dans l’éducation seulement un moyen d’obtenir un gagne-pain, et dans la mort d’un soldat un accident de travail.</p>
<p>Les peurs sont alimentées par une sensation d’insécurité culturelle. Ne plus savoir à quoi sert la Justice provient d’un manque de cohésion sociale culturelle. C’est la peur d’être condamné avant d’être compris.</p>
<p>___</p>
<p>La responsabilité sans faute génère de l’insatisfaction chez les victimes, comme si la simple identification d’un coupable, indépendamment de la reconnaissance du préjudice et son indemnisation, avait une valeur rédemptrice.</p>
<p>___</p>
<p>On rencontre plus souvent l’injustice à l’intérieur d’une société policée, et les injustices sont commises par ceux-là même chargés de faire respecter la Justice.<br />
L’activité de justice est considérée comme un travail de faire respecter l’idéal de Justice, sorte de monument menaçant. En réalité la tâche essentielle est de réfléchir sur les injustices qui proviennent de ce travail.<br />
Le point de départ ne doit pas être le sentiment d’injustice, forcément subjectif. Il faut s’attacher à définir ce qu’est l’injustice dans l’absolu.<br />
-Un premier type d’injustice est l’injustice <em>fondée</em> : un droit de la personne, qu’elle réclame, n’est pas respecté. Elle repose sur une justice préalable, qui a attribué ce droit.<br />
-L’autre type d’injustice est l’absence d’un droit qui nous semble juste : injustice sans fondement. Ici l’injustice est première, et conduit généralement à une évolution de la justice</p>
<p>La Justice a un rôle essentiel dans la construction de nos anticipations pour l’avenir.</p>
<p>Séparons 2 types d’évènements à gérer pour la Justice :<br />
-les aléas, dont il faut s’accommoder une fois qu’ils sont survenus ; exemple : une catastrophe naturelle<br />
-les facteurs humains, qui, s’ils doivent être corrigés, demandent un changement d’organisation sociale évitant qu’ils se reproduisent<br />
Dans le premier cas, l’adaptation repose sur une mesure statique, permanente en elle-même. Dans l’autre, il faut une activité sociale permanente pour la conserver, sinon elle peut s’éteindre ou dévier.</p>
<p>___</p>
<p><em>Jean-Louis Lascoux (La justice et ses « milieux »#2)</em> fait l’intervention la plus originale, à écouter entièrement, avec une critique de la Justice institutionnelle comme créatrice de conflits. En 2ème partie, histoire très démonstrative d’un conflit conjugal aggravé par la Justice et résolu par une médiation. Convaincant.</p>
<p>___</p>
<p><em>Pierre Manent<br />
</em>La notion de Justice est confondue avec la notion de Loi.<br />
La règle, matérialisée par la Loi, doit être plus haute que l’Homme.<br />
La Loi divine n’est pas modifiable. Elle est encore en vigueur dans une bonne partie de l’humanité.<br />
Après la loi divine, puis la loi républicaine (qui autorisait la peine de mort et la conscription), et enfin la loi libérale, qui ne cesse de changer. La règle est devenue un instrument. Elle n’est plus supérieure à l’homme. Elle en est issue. Le postulat de la loi libérale est que l’homme vit naturellement sans loi, et que c’est un choix qu’il fait pour améliorer son sort.</p>
<p>L’opposition entre bienveillance envers son semblable et concurrence envers lui ne permet pas d’établir une notion de justice.<br />
Les partisans de la concurrence oublient que participent à la victoire du gagnant les « supporters » que sont les services de la société qui l’a formé.<br />
La justice sociale tend à devenir une transaction entre les vainqueurs et les vaincus. Elle se fait au détriment de la classe moyenne.<br />
La justice n’est pas fondée par les succès des heureux ou les échecs des malheureux. Elle ne se réduit pas à la compassion. L’existence sociale implique une contribution sociale.</p>
<p>La Justice est ce qui limite l’illimité.<br />
Les 3 démesures de l’occident : démesure de la compassion, de la concurrence, de la mondialisation.<br />
L’origine de la règle devient très dispersée. Du coup il devient difficile de se rebeller contre elle car sa source devient difficile à préciser.</p>
<p>___</p>
<p>La peine repose depuis le Moyen-Age sur le postulat du libre-arbitre, c’est-à-dire que quelque soit la situation de misère personnelle, la raison peut s’affranchir de ces conditions et décider de ce qui est bien ou mal.<br />
La peine n’est pas dissuasive. On lui demande pourtant de régler le problème de la délinquance. Quand on pendait les voleurs, la foule assemblée pour l’exécution était le terrain de prédilection des pickpockets.<br />
Pour fonder une sanction, il faut déjà assurer les conditions évitant la nécessité des délits, par exemple que tout le monde mange à sa faim.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/24/justice-sur-philosophie-tv/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ordre et la Morale</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/l-ordre-et-la-morale/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/l-ordre-et-la-morale/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 03:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité calédonienne]]></category>
		<category><![CDATA[Kanakie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1543</guid>
		<description><![CDATA[Le vrai titre à retenir du film de Kassovitz est « l’Ordre et les morales ». Pourquoi ? Deux morales tout aussi « légitimes » sont dépeintes : celle de la guerre et celle de la vie civile. Si la prise d’otages d’Ouvéa s’était déroulée dans le cadre d’une insurrection kanak pour l’indépendance, elle aurait été considérée comme un épisode de <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/l-ordre-et-la-morale/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=131422.html"><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/12/ordre-et-morale.jpg" alt="" title="ordre-et-morale" width="160" height="213" class="alignright size-full wp-image-1545" /></a>Le vrai titre à retenir du <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=131422.html" target="_blank">film de Kassovitz</a> est « l’Ordre et les morales ». Pourquoi ?<br />
Deux morales tout aussi « légitimes » sont dépeintes : celle de la guerre et celle de la vie civile. Si la prise d’otages d’Ouvéa s’était déroulée dans le cadre d’une insurrection kanak pour l’indépendance, elle aurait été considérée comme un épisode de guerre et de l’éthique particulière à celle-ci : le droit de tuer est acquis, la vengeance va de soi, tout est bon pour prendre l’avantage tant que l’on respecte les conventions internationales.<br />
Le drame d’Ouvéa est que le hasard de communications incertaines a fait de cette affaire un débordement isolé dans une action du FLNKS qui se voulait symbolique. Tjibaou ne désirait pas une guerre ouverte avec toutes les souffrances qu’elle impliquait. La prise d’otage devenait, dans ce contexte, un acte terroriste, et justifiait une réponse musclée plutôt qu’une négociation.<br />
Malheureusement le groupe de kanaks concerné n’avait rien de fanatiques religieux. C’étaient des têtes faciles à enflammer menées par un intellectuel kanak, Alphonse, loin d’être un jusqu’au-boutiste et vite catastrophé par la conscience du guêpier où il s’était fourré. Dès lors une issue négociée était certainement possible, et le film montre bien l’abrutissement des décideurs par des codes de conduite, des nécessités politiques, et surtout la méconnaissance de la mentalité kanak, qui a mené à la décision d’un assaut inutile.<br />
Peut-être le film insiste-t-il trop sur cet aspect de l’affaire pour certains, mais il n’a pas passé sous silence les violences initiales, qui ont conduit au décès lui aussi inutile de 4 gendarmes. Quiconque connaît les îles sait bien comment le plus placide des locaux peut se transformer en brute stupide sous l’effet de l’alcool, de l’herbe et de l’excitation, ce qui n’en fait pas un barbare en permanence.</p>
<p>Les assassinats de Tjibaou et de Yeiwene, directement liés au refus de tout soutien du FLNKS aux preneurs d’otages, étaient-ils justifiés ?<br />
Tjibaou a certainement hésité à torpiller ses chances de trouver une solution négociée pour l’ensemble de la kanakie en apportant son soutien à ce qui était à l’évidence une bavure kanak. D’ailleurs les accords de Matignon signés immédiatement après après semblent lui avoir donné raison. Mais pouvait-il se décharger de toute responsabilité ? L’idée d’une occupation « pacifique » des gendarmeries de la côte Est pouvait-il vraiment se faire sans incident ? Sans doute est-ce pour cette raison que toute l’opération a été annulée… sauf à Ouvéa, pas prévenue à temps. Dès lors, ne fallait-il pas être présent dans la médiation, aux côtés des vieux d’Ouvéa, plutôt que jouer les abonnés absents ? L’hésitation lui aura été fatale.</p>
<p>Ouvéa est à classer dans ces évènements de l’Histoire, fort nombreux, qui ne sont qu’une accumulation d’erreurs bien humaines dont il est impossible d’extraire un ordre ou une morale quelconque. Aurait-on pris deux chapeaux, l’un avec les noms des protagonistes, l’autre avec les épithètes — « héros », « pourri », « manipulateur », « sincère », etc… — et aurait-on fait tirer au hasard les petits papiers pour les associer avec le plus abyssal vide d’intentions, on aurait dans chaque tirage abouti à une configuration acceptable pour les uns et grossièrement erronée pour les autres…</p>
<p>L’absence de grand méchant et de super gentil fait de ce film une réussite pour les calédoniens, qu’il soudera plutôt qu’il ne radicalisera.<br />
Par contre je ne suis pas certain qu’il intéresse beaucoup le reste du monde, car très descriptif, et donnant peu d’ouverture sur des réflexions philosophiques comme nous le faisons ici. La réalisation pêche au niveau de la progression de l’histoire : elle devient lassante alors que la tension devrait monter progressivement jusqu’à l’assaut final. Si j’avais été aux commandes, j’aurais traité simultanément à la fin, en flash-back, l’attaque initiale de la gendarmerie et l’assaut de la grotte. Un bon moyen de mettre en parallèle la brutalité inutile des deux actes… ou leur justification respective, selon le point de vue.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/l-ordre-et-la-morale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Florilège de blagues tirées de &#171;&#160;Platon et son ornithorynque entrent dans un bar&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/florilege-de-blagues-tirees-de-platon-et-son-ornithorynque-entrent-dans-un-bar/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/florilege-de-blagues-tirees-de-platon-et-son-ornithorynque-entrent-dans-un-bar/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 20:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1541</guid>
		<description><![CDATA[Ce sont mes principes. Si tu ne les aimes pas&#8230; j&#8217;en ai d&#8217;autres. Groucho Marx * 3 élèves d&#8217;une grande école d&#8217;ingénieurs discutent du pedigree exact de ce Dieu qui a conçu le corps humain: Le premier: &#171;&#160;Dieu doit être ingénieur en mécanique. Regardez toutes ces articulations !&#160;&#187; Le second: &#171;&#160;Je pense que Dieu est <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/florilege-de-blagues-tirees-de-platon-et-son-ornithorynque-entrent-dans-un-bar/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce sont mes principes. Si tu ne les aimes pas&#8230;<br />
j&#8217;en ai d&#8217;autres.<br />
<em>Groucho Marx</em><br />
*<br />
3 élèves d&#8217;une grande école d&#8217;ingénieurs discutent du pedigree exact de ce Dieu qui a conçu le corps humain:<br />
Le premier: &laquo;&nbsp;Dieu doit être ingénieur en mécanique. Regardez toutes ces articulations !&nbsp;&raquo;<br />
Le second: &laquo;&nbsp;Je pense que Dieu est ingénieur en électricité. Le système nerveux a des milliards de connexions électriques.&nbsp;&raquo;<br />
Le troisième: &laquo;&nbsp;En fait Dieu est ingénieur civil. Qui d&#8217;autre aurait fait passer un tuyau d&#8217;évacuation des matières toxiques à travers une aire de loisirs?&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
La secrétaire: Docteur! Il y a un patient invisible dans la salle d&#8217;attente!<br />
Le docteur: Dites-lui que je ne peux pas le voir.<br />
*<span id="more-1541"></span><br />
Un anthropologue occidental écoute un voohooni australien lui dire que 2+2=5. Il lui demande comment il le sait. L&#8217;indigène répond:<br />
&laquo;&nbsp;En comptant bien sûr: D&#8217;abord je fais 2 noeuds à une corde. Puis je fais 2 noeuds à une autre corde. Quand j&#8217;assemble les 2 cordes, ça fait 5 noeuds.&nbsp;&raquo;<br />
<em>Peut-être l&#8217;anthropologue est-il tombé sur le crétin de la tribu?</em><br />
*<br />
<em>Célèbre lapsus en rapport avec les désirs inconscients rapporté par Freud: ce conseiller municipal qui présente la superbe première adjointe au maire comme une &laquo;&nbsp;éminente spécialiste des affaires pubiques&nbsp;&raquo;<br />
</em>Un thérapeute demande à son patient comment s&#8217;est passée sa visite chez sa mère. Le patient répond:<br />
&laquo;&nbsp;Pas bien du tout. J&#8217;ai fait un terrible lapsus freudien.&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Vraiment?&nbsp;&raquo;, dit le thérapeute, &laquo;&nbsp;Qu&#8217;avez-vous dit?&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;J&#8217;ai voulu dire &laquo;&nbsp;Passe-moi le sel&nbsp;&raquo;, mais j&#8217;ai dit &laquo;&nbsp;Salope! Tu as ruiné ma vie!&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Un homme se rase avec un rasoir très tranchant. Il lui glisse soudain des mains et lui tranche le pénis. Il ramasse ce dernier, le met dans sa poche, se précipite dans la rue, hèle un taxi, et le supplie de le conduire aux urgences au plus vite.<br />
Arrivé, il explique au chirurgien ce qui s&#8217;est passé. Le chirurgien lui dit:<br />
&laquo;&nbsp;Nous devons faire vite. Donnez le moi.&nbsp;&raquo;<br />
L&#8217;homme plonge la main dans sa poche et en dépose le contenu dans la main du chirurgien.<br />
&laquo;&nbsp;Mais c&#8217;est un cigare&nbsp;&raquo;, dit le chirurgien, &laquo;&nbsp;pas un pénis!&nbsp;&raquo;<br />
L&#8217;homme s&#8217;exclame: &laquo;&nbsp;Oh mon Dieu! J&#8217;ai dû le fumer dans le taxi!&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Il y a un inconvénient à être athée:<br />
Vous n&#8217;avez personne à invoquer dans les affres de l&#8217;orgasme.<br />
*<br />
Il était une fois un prince très gentil, il n&#8217;avait jamais arraché la moindre patte au moindre mille-pattes, mais il était pourtant sous le charme d&#8217;une méchante sorcière.<br />
La malédiction était que le prince n&#8217;avait le droit de prononcer qu&#8217;un seul mot par an. Il pouvait, cependant, accumuler des crédits, c&#8217;est-à-dire que s&#8217;il ne disait rien de tout un an, il avait droit à 2 mots l&#8217;année d&#8217;après.<br />
Un jour, il rencontre une belle princesse dont il tombe éperdument amoureux. Il décide de se retenir de parler pendant 2 ans pour pouvoir lui dire passionnément dans le blanc de ses beaux yeux bleus: &laquo;&nbsp;Ma chérie&nbsp;&raquo;.<br />
Au bout des 2 ans pourtant, il se dit qu&#8217;il voulait également lui déclarer qu&#8217;il l&#8217;aimait, si bien qu&#8217;il décida d&#8217;attendre encore 3 ans de plus, pour dire &laquo;&nbsp;Ma chérie je t&#8217;aime&nbsp;&raquo;, après un total de 5 ans de silence.<br />
Mais au bout des 5 ans, il était arrivé à la certitude qu&#8217;il devait la demander en mariage, et donc qu&#8217;il lui fallait attendre encore 4 ans de plus.<br />
Enfin, quand ses 9 années de silence furent écoulées, il était légitimement fou de joie. Il conduisit la princesse dans les allées les plus romantiques de son château, s&#8217;agenouilla devant elle et lui dit:<br />
&laquo;&nbsp;Ma chérie, je t&#8217;aime. Veux-tu m&#8217;épouser?&nbsp;&raquo;<br />
La princesse répondit: &laquo;&nbsp;Pardon?&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Gérard part à l&#8217;hôpital rendre visite à son ami Roger, qui est à l&#8217;article de la mort. Il se trouve à son chevet, quand soudain la condition fragile du malade empire. Et Roger fait des gestes affolés pour obtenir de quoi écrire. Gérard lui tend un stylo et une feuille de papier, et Roger puise dans ses dernières réserves pour griffonner quelques mots. A peine a-t-il fini de les tracer qu&#8217;il meurt. Gérard met le papier dans sa poche, incapable, dans son chagrin, de le lire séance tenante.<br />
Quelques jours plus tard, Gérard est en train d&#8217;évoquer quelques souvenirs avec la famille de Roger lors de la veillée mortuaire, quand il s&#8217;aperçoit que le papier est dans la poche de la veste qu&#8217;il a sur le dos. Il annonce à la famille:<br />
&laquo;&nbsp;Roger m&#8217;a tendu un billet juste avant de mourir. Je ne l&#8217;ai pas lu encore, mais le connaissant, je suis sûr qu&#8217;il y a une pensée forte pour chacun d&#8217;entre nous.&nbsp;&raquo;<br />
Et il lit tout haut:<br />
&laquo;&nbsp;Tu as les pieds sur mon tube d&#8217;oxygène&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Des touristes visitent le Muséum d&#8217;Histoire Naturelle. Ils s&#8217;émerveillent devant les squelettes de dinosaures. L&#8217;un d&#8217;entre eux demande au gardien:<br />
&laquo;&nbsp;Pouvez-vous me dire l&#8217;âge de ces os?&nbsp;&raquo;<br />
Le gardien répond: &laquo;&nbsp;Ils ont trois millions quatre ans et six mois&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;C&#8217;est un chiffre incroyablement précis&nbsp;&raquo;, dit le touriste. &laquo;&nbsp;Comment pouvez-vous savoir si exactement leur âge?&nbsp;&raquo;<br />
Le gardien réplique: &laquo;&nbsp;Eh bien, les squelettes avaient trois millions d&#8217;années quand j&#8217;ai commencé à travailler ici, et c&#8217;était il y a quatre ans et demi.&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Une standardiste des urgences reçoit un appel d&#8217;un chasseur:<br />
&laquo;&nbsp;Je viens juste de tomber sur un corps ensanglanté dans les bois! C&#8217;est un homme, et je pense qu&#8217;il est mort! Que dois-je faire?&nbsp;&raquo;<br />
La standardiste lui répond calmement: &laquo;&nbsp;Tout ira bien, monsieur. Contentez-vous de suivre mes instructions. La première chose à faire est de poser votre téléphone et de vous assurer qu&#8217;il est bien mort.&nbsp;&raquo;<br />
Un silence se fait au bout du fil, suivi d&#8217;une détonation. L&#8217;homme reprend l&#8217;appareil:<br />
&laquo;&nbsp;Voilà. Que dois-je faire maintenant?&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Par le passé, c&#8217;était le plus fort, en tapant sur le crâne du plus faible avec un fémur, qui réglait les divergences sociales.<br />
Mais, après des siècles de progrès philosophique et politique, la société a fini par comprendre que les missiles sont bien plus efficaces.<br />
*<br />
Barbara et Laurence font une excursion en brousse.<br />
Elles plantent la tente dans un coin désert.<br />
En pleine nuit, un kanak entre, saisit Barbara, et l&#8217;emmène en pleine forêt.<br />
Il assouvit tous ses désirs sur elle.<br />
Barbara est retrouvée au matin, seule, et est emmenée à l&#8217;hôpital.<br />
Le lendemain, Laurence vient la voir et la trouve très abattue.<br />
Laurence: &laquo;&nbsp;Tu dois te sentir dans un état terrible, hein?&nbsp;&raquo;<br />
Barbara: &laquo;&nbsp;Ben évidemment, ça fait 24 heures, et pas un mot, pas un bouquet de fleurs&#8230; il n&#8217;a même pas téléphoné!&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Madame Bongrain intente un procès à un homme pour diffamation de sa personne, au motif qu&#8217;il l&#8217;a traitée de truie. L&#8217;homme est jugé coupable et condamné à payer des dommages et intérêts. A l&#8217;issue du procès, il demande au juge:<br />
&laquo;&nbsp;Cela veut-il dire que je ne peux plus traiter Madame Bongrain de truie?&nbsp;&raquo;<br />
Le juge: &laquo;&nbsp;Vous avez parfaitement compris.&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Et cela signifie-t-il que je ne peux pas surnommer une truie madame Bongrain?&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Non&nbsp;&raquo;, dit le juge, &laquo;&nbsp;vous êtes libre de surnommer une truie madame Bongrain. Il n&#8217;y a aucun délit à cela.&nbsp;&raquo;<br />
L&#8217;homme regarde madame Bongrain droit dans les yeux et lui dit:<br />
&laquo;&nbsp;Bonne journée, madame Bongrain.&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Un homme gagne 100.000 € au casino. Pour éviter que cela ne se sache, il emporte l&#8217;argent chez lui et l&#8217;enterre dans son jardin. Mais le lendemain matin, il n&#8217;y a plus qu&#8217;un trou vide. Il voit des empreintes de pas, qui le conduisent tout droit à la maison d&#8217;à côté, qui appartient à un sourd-muet.<br />
Par chance il connaît, à l&#8217;autre bout de la rue, un professeur qui connaît le langage des signes et qui accepte de l&#8217;aider à confondre son voisin. Il prend un pistolet et, accompagné du professeur, entre chez le voisin. Quand il le trouve, il le vise à bout portant et demande au professeur:<br />
&laquo;&nbsp;Dites à ce type que s&#8217;il ne me rend pas mes 100.000 euro, je le tue sur place!&nbsp;&raquo;<br />
Le professeur traduit au voisin, qui répond par le langage des signes qu&#8217;il a enterré l&#8217;argent dans son propre jardin, au pied du cerisier.<br />
Le professeur se tourne vers l&#8217;homme et dit:<br />
&laquo;&nbsp;Il refuse de vous le dire. Il dit qu&#8217;il préférerait mourir plutôt que de parler.&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
2 croupiers s&#8217;ennuient à une table de dés. Une belle blonde très séduisante survient, et parie 20.000 € sur un seul coup de dés. Elle dit:<br />
&laquo;&nbsp;J&#8217;espère que cela ne vous gêne pas, mais je me sens plus en veine quand je suis complètement nue.&nbsp;&raquo;<br />
Sur ces mots, elle se déshabille, lance le dé et crie:<br />
&laquo;&nbsp;Allons, vas-y mon bébé, maman a besoin de nouveaux habits&nbsp;&raquo;<br />
Quand le dé se stabilise, elle hurle en sautant dans tous les sens:<br />
&laquo;&nbsp;OUI! OUI! J&#8217;AI GAGNÉ! J&#8217;AI GAGNÉ!&nbsp;&raquo;<br />
Elle embrasse chacun des 2 croupiers, ramasse ses habits et ses gains, et s&#8217;en va rapidement. Les donneurs se regardent, sidérés. Enfin l&#8217;un demande:<br />
&laquo;&nbsp;Combien de points a-t-elle obtenu?&nbsp;&raquo;<br />
L&#8217;autre: &laquo;&nbsp;Je ne sais pas. Je pensais que tu regardais&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Un homme attend toute la journée dans la salle des pas perdus d&#8217;un tribunal correctionnel qui doit examiner son cas d&#8217;infraction au code de la route. C&#8217;est finalement à son tour de passer devant le juge, mais le juge lui dit qu&#8217;il faudra revenir le lendemain, car le tribunal doit lever la séance. Exaspéré, l&#8217;homme s&#8217;exclame:<br />
&laquo;&nbsp;Bordel de merde, mais pourquoi?&nbsp;&raquo;<br />
Le juge répond d&#8217;une voix glaciale: &laquo;&nbsp;Vingt euros pour outrage à la Cour&nbsp;&raquo;<br />
L&#8217;homme sort son portefeuille. Le juge secoue la tête:<br />
&laquo;&nbsp;Vous n&#8217;êtes pas obligé de payer aujourd&#8217;hui.&nbsp;&raquo;<br />
L&#8217;homme réplique: &laquo;&nbsp;Je vérifie juste que j&#8217;ai assez d&#8217;argent pour m&#8217;offrir deux mots de plus.&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Un américain entre dans un bar. Il a un perroquet en smoking perché sur son épaule. Le barman dit: &laquo;&nbsp;Ouah, il est chouette! Où l&#8217;avez-vous eu?&nbsp;&raquo;<br />
Le perroquet répond: &laquo;&nbsp;En Amérique. Ils ont des millions de types comme celui-là&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Un escargot est agressé par 2 tortues. Quand la police lui demande ce qui s&#8217;est passé, il répond: &laquo;&nbsp;Je ne sais pas. Tout s&#8217;est passé si vite.&nbsp;&raquo;<br />
*<br />
Un couple part en vacances dans un gîte rural. Comme son mari fait la sieste, la femme décide de prendre le bateau, où il a déposé son matériel de pêche, et d&#8217;aller lire sur le lac. Elle est en train de prendre un bain de soleil quand le garde-pêche local s&#8217;approche d&#8217;elle en bateau et lui dit:<br />
&laquo;&nbsp;Il est interdit de pêcher ici, madame, j&#8217;ai le regret de devoir vous mettre une amende.&nbsp;&raquo;<br />
La femme répond: &laquo;&nbsp;Mais monsieur, je ne suis pas en train de pêcher!&nbsp;&raquo;<br />
Le garde-pêche lui rétorque: &laquo;&nbsp;Madame, vous avez tout l&#8217;équipement nécessaire. Je vais devoir rédiger cette amende.&nbsp;&raquo;<br />
Alors la femme: &laquo;&nbsp;Si vous faites cela, monsieur, je vais devoir vous accuser de viol!&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Mais je ne vous ai même pas touchée&nbsp;&raquo;, dit le garde-pêche.<br />
&laquo;&nbsp;Je sais&nbsp;&raquo;, dit-elle, &laquo;&nbsp;mais vous avez tout l&#8217;équipement nécessaire.&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/21/florilege-de-blagues-tirees-de-platon-et-son-ornithorynque-entrent-dans-un-bar/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faut-il agrandir le Camp Est ?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/14/faut-il-agrandir-le-camp-est/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/14/faut-il-agrandir-le-camp-est/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 03:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité calédonienne]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1538</guid>
		<description><![CDATA[Réflexion sur l’extension des prisons appliquée à la Nouvelle-Calédonie. Les calédoniens souhaitent-ils l’augmentation du nombre des prisonniers sans changement des règles judiciaires jusqu’à atteindre, comme aux USA, 10% de la population derrière des barreaux ? Les progrès d’une civilisation ne se mesurent-ils pas au fait que les prisons se vident plutôt qu’elles ne se remplissent ? Le <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/14/faut-il-agrandir-le-camp-est/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réflexion sur l’extension des prisons appliquée à la Nouvelle-Calédonie.</p>
<p>Les calédoniens souhaitent-ils l’augmentation du nombre des prisonniers sans changement des règles judiciaires jusqu’à atteindre, comme aux USA, 10% de la population derrière des barreaux ? Les progrès d’une civilisation ne se mesurent-ils pas au fait que les prisons se vident plutôt qu’elles ne se remplissent ?<br />
Le Camp Est n’a pas besoin d’être agrandi pour deux raisons :<br />
-Une bonne proportion de ses pensionnaires devrait être soumis à un suivi psychiatrique plutôt qu’à un enfermement classique.<br />
-Le reste est formé d’irresponsables plutôt que de responsables. Quand on saisit un responsable à Nouméa, il est rare qu’il finisse au Camp Est. C’était même inconcevable il y a une dizaine d’années.</p>
<p>Vider la prison alors que la Justice a un nombre croissant d’affaires à traiter ne laisse qu’une solution : graduer les peines et développer les alternatives à l’emprisonnement. Une prison bondée indique accessoirement qu’elle n’a pas l’effet dissuasif espéré. Un comble pour cette ultime étape du Châtiment.<br />
Les pistes sont connues mais timidement utilisées en Nouvelle-Calédonie : travaux d’intérêt généraux, structures associatives en externat ou internat, périodes probatoires avec entretiens rapprochés, entreprises de resocialisation fournissant du travail aux ex-condamnés.</p>
<p>Le Camp Est devrait avoir un rôle d’isolement et non d’entassement au milieu de ses semblables, qui le transforme en un HLM d’un genre particulier d’où on ne peut sortir et dont les loisirs sont un peu limités.<br />
La véritable punition est de ne plus pouvoir communiquer avec ses semblables, plutôt que renforcer une sensation d’être dans son bon droit en se mélangeant avec des congénères ayant le même déficit de morale. L’isolement provoque une dissolution inquiétante de la personnalité, inquiétante pour l’isolé en premier lieu : S’il n’est pas atteint de trouble psychiatrique, cette perte du soi rend l’endroit bien plus dissuasif que le « salon où l’on cause » entre délinquants.</p>
<p>La prison ainsi mélange sans discernement des personnalités désagrégées qui nécessitent une reconstruction dans un encadrement quasi-militaire, et des rebelles cohérents dans leurs motivations, qui ne peuvent les abandonner que si elles font le vide autour d’eux.</p>
<p>La Camp Est n’est pas en manque de cellules, mais d’une plateforme de tri.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/12/14/faut-il-agrandir-le-camp-est/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Kant et son kangourou franchissent les portes du Paradis &#8211; Cathcart Thomas &amp; Klein Daniel</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/11/06/kant-et-son-kangourou-franchissent-les-portes-du-paradis-cathcart-thomas-klein-daniel/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/11/06/kant-et-son-kangourou-franchissent-les-portes-du-paradis-cathcart-thomas-klein-daniel/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 00:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres disséqués]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1528</guid>
		<description><![CDATA[4/10 Livre azur Le 1er opus de la philosophie par les blagues avait une grande fraîcheur et était un véritable attracteur vers cette discipline pour les novices. Les auteurs ont récidivé de façon nettement moins brillante, voire surfent sur le succès du précédent livre. Leur débat entre dualistes et physicalistes sur l&#8217;âme, en particulier, est <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/11/06/kant-et-son-kangourou-franchissent-les-portes-du-paradis-cathcart-thomas-klein-daniel/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2021016218/rhumatologiep-21"><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/11/Kant-et-son-kangourou.jpg" alt="" title="Kant-et-son-kangourou" width="184" height="262" class="alignleft size-full wp-image-1529" /></a> <strong>4/10</strong> <em><a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/2011/03/26/livres-azur-et-livres-tempete/">Livre azur </a></em><br />
Le <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2009/04/09/cathcart-thomas-klein-daniel-platon-et-son-ornithorynque-entrent-dans-un-bar/">1er opus</a> de la philosophie par les blagues avait une grande fraîcheur et était un véritable attracteur vers cette discipline pour les novices. Les auteurs ont récidivé de façon  nettement moins brillante, voire surfent sur le succès du précédent livre.<br />
Leur débat entre dualistes et physicalistes sur l&#8217;âme, en particulier, est assez risible, reprenant pour les dualistes des concepts vieux de plus de deux millénaires, comme si la connaissance du corps humain n&#8217;avait pas fait le moindre progrès depuis. Se donnant un air léger et sans parti pris, le texte confronte sans sourciller arguments sophistiques et réalités un peu plus solides.<br />
Les auteurs cherchent ainsi avant tout à ne pas heurter leur lectorat populaire, aux surprenantes croyances, dont ils rendent compte dans le livre : Un sondage sur les américains &#8211; référence non citée &#8211; révèle que 81% d&#8217;entre eux croient en une vie après la mort, 79% que nous avons une âme qui vivra éternellement, et le Ciel existe pour 71%. En Europe de l&#8217;ouest, 49% croient à la vie éternelle, 19% à la réincarnation.<br />
Le décalage des croyances dans les pays occidentaux semble un gouffre du même ordre que celui des revenus.<br />
Quand, enfin, sont passées en revue les expériences de mort imminente et le spiritisme, nous savons que nous avons quitté la philosophie. Les auteurs, certes, ne prétendent aucunement être de grands inventeurs, mais ils n&#8217;ont dans cette suite pas grande nouveauté à dire.</p>
<p>Reste de ce livre une excellente collection de blagues, à intercaler, pour s&#8217;aérer l&#8217;esprit, entre un Hegel et un Musil.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/11/06/kant-et-son-kangourou-franchissent-les-portes-du-paradis-cathcart-thomas-klein-daniel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Société biblique américaine</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/28/societe-biblique-americaine/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/28/societe-biblique-americaine/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 20:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1519</guid>
		<description><![CDATA[Aux États-Unis, une célèbre animatrice radio US fit remarquer que L&#8217;homosexualité est une perversion. C&#8217;est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chap 18, verset 22 : Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination. La Bible le dit. Un point c&#8217;est <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/28/societe-biblique-americaine/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Aux États-Unis, une célèbre animatrice radio US fit remarquer que L&#8217;homosexualité est une perversion. <span id="more-1519"></span> C&#8217;est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chap 18, verset 22 : Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination. La Bible le dit. Un point c&#8217;est tout, affirma-t-elle.<br />
Quelques jours plus tard, un auditeur lui adresse une lettre ouverte :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J&#8217;apprends beaucoup à l&#8217;écoute de votre programme et j&#8217;essaie d&#8217;en faire profiter tout le monde. Mais j&#8217;aurais besoin de conseils quant à d&#8217;autres lois bibliques.<br />
Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c&#8217;est indiqué dans le livre de l&#8217;Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?<br />
Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu&#8217;ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m&#8217;éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?</p>
<p>J&#8217;ai un voisin qui tient à travailler le dimanche.<br />
L&#8217;Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu&#8217;il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d&#8217;une quelconque manière ?<br />
Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu&#8217;on ne peut pas s&#8217;approcher de l&#8217;autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J&#8217;ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?</p>
<p>Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d&#8217;aller jusqu&#8217;au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d&#8217;une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu&#8217;il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?</p>
<p>J&#8217;ai totalement confiance dans votre réponse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>J&#8217;adore.<br />
C&#8217;est un des symptômes de la démocratie américaine appliquée à la lettre : Tout le monde a de l&#8217;importance, chacun peut clamer ses illusions, fondées ou non, et réclamer n&#8217;importe quoi. L&#8217;avantage de cette politique — que chacun se sente valorisé — surpasse-t-il son inconvénient : que des stupidités soient propagées et favorisent l&#8217;ostracisme ? Difficile à dire.<br />
Le positivisme a cet inconvénient : Quand tout le monde se persuade d&#8217;être le meilleur, il devient difficile de graduer du bon au moins bon, voire reconnaître son ignorance.<br />
La société américaine souffre ainsi d&#8217;une névrose profonde : Sous une apparence d&#8217;ultralibéralisme elle est ultraconservatrice. Le libéralisme est un principe inamovible parmi d&#8217;autres. On peut dire tout ce qu&#8217;on veut… tant qu&#8217;on ne touche pas à la société utilitariste.</p>
<p>Ma propre réponse à cette animatrice aurait été de lui dire qu&#8217;elle a raison en disant que l&#8217;homosexualité est une perversion naturelle…<br />
Mais il se trouve que l&#8217;homme n&#8217;a fait que cela en se civilisant : pervertir les instincts que la Nature lui a donnés.<br />
Par exemple pervertir son instinct de prédateur en ne tuant plus son prochain…</p>
<p>On peut dire par rapport aux autres versets cités que depuis la Bible<br />
il a heureusement continué à faire de grands progrès dans la perversion !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/28/societe-biblique-americaine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Primeurs militantes</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/25/primeurs-militantes/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/25/primeurs-militantes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 22:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1515</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/09/ananus.jpg" alt="" title="ananus" width="600" height="375" class="alignnone size-full wp-image-1516" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/25/primeurs-militantes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Robert Musil &#8211; L&#8217;homme sans qualités (tome 1)</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/23/robert-musil-lhomme-sans-qualites-tome-1/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/23/robert-musil-lhomme-sans-qualites-tome-1/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 20:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres disséqués]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1512</guid>
		<description><![CDATA[9/10 Livre tempête Vienne juste avant la première guerre mondiale. L’élite intellectuelle se réunit pour mettre au point l’ « Action parallèle », un écrin de belle pensée pour l’anniversaire du vieux souverain. Le livre de Musil est un monument incontournable et, comme tous les grands monuments, son exploration peut devenir fastidieuse. C’est un pavé de philosophie <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/23/robert-musil-lhomme-sans-qualites-tome-1/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2757803689/rhumatologiep-21"><img class="alignleft size-full wp-image-1513" title="homme-sans-qualites-1" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/09/homme-sans-qualites-1.jpg" alt="" width="400" height="663" /></a> <strong>9/10</strong> <em><a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/2011/03/26/livres-azur-et-livres-tempete/">Livre tempête </a></em><br />
 Vienne juste avant la première guerre mondiale. L’élite intellectuelle se réunit pour mettre au point l’ « Action parallèle », un écrin de belle pensée pour l’anniversaire du vieux souverain.</p>
<p>Le livre de Musil est un monument incontournable et, comme tous les grands monuments, son exploration peut devenir fastidieuse. C’est un pavé de philosophie déguisé en ouvrage de littérature. Ce gros mensonge peut dérouter plus d’un lecteur. Si l’ouvrage s’était voulu vraiment populaire, il aurait sans doute accordé davantage d’importance à l’histoire et étalé les incessantes parenthèses de l’auteur. Car chaque geste du héros, Ulrich, est lourd de signification dissimulée… à tous sauf aux yeux de Robert Musil. L’intrigue avance ainsi à pas aussi lents que les majestés de l’époque. Elle pourrait être résumée en deux pages et vous n’auriez rien raté… sinon que les développements pointilleux de Musil sont une peinture de toute l’essence d’une société — et l’on pourrait parler de <em>pointillisme littéraire</em> —. « L’homme sans qualités » est à lire comme un Gai Savoir de Nietzsche ou des Syllogismes de Cioran : Venez-y par touches brèves, au milieu d’autres livres. Il n’y a pas tant de personnages et d’évènements que vous risquiez de vous perdre. Au moins finirez-vous probablement le livre, qui a découragé plus d’un acheteur attiré par sa renommée.</p>
<p>Le seul reproche important que je ferais à Musil est l’incohérence entre l’acuité du jugement de son héros, Ulrich, qui désillusionne au fil du livre chaque instant du quotidien, et son implication de premier plan dans une entreprise aussi bornée qu’une grande manifestation nationaliste. L’esprit d’Ulrich semble recéler un mur blindé : D’un côté les certitudes sont dissoutes dans un bain d’acide, de l’autre trônent confortablement des valeurs de droit divin. Est-ce ainsi volontairement ou non qu’il nous fait comprendre la tournure d’esprit de l’aristocratie, ce curieux mélange de libéralisme intellectuel et de portes soigneusement fermées à clef ? On le sent évoluer incertain entre la vanité des qualités et l’élitisme des situations et des personnages qu’il décrit. Le titre évoque faussement une oeuvre nihiliste.</p>
<p>Refermons vite cette critique : Ce livre est celui d’un génie. Sa lecture sera suffisamment décourageante par la densité des idées qu’il renferme, et je ne veux pas vous proposer des échappatoires faciles pour en finir avec cette merveilleuse épreuve.<br />
<span id="more-1512"></span><br />
<strong>Notes de lecture :</strong><br />
<em>En italique : extraits du livre</em>.</p>
<p>p42- Un peu embêtant : La définition de l’homme sans qualités, qui donne son titre au livre, est ici un sophisme.<br />
Un homme pour lequel la chose réelle et la chose pensée ont la même importance peut avoir beaucoup de qualités, sauf une : La capacité de décision, qui se fonde sur une évaluation.<br />
En fait, choses réelles et pensées ont toutes une importance <em>potentielle</em>, qu’elles doivent transmuter en importance <em>gagnée</em>, par les critères totalement égocentriques que fabriquent nos intentions. Celles-ci ne surgissent pas du néant. La plupart proviennent du besoin d’adapter le monde à nos souhaits. Ainsi la valeur de la chose réelle ou pensée provient de son succès à concilier nos univers intérieur et extérieur. L’homme pratique a un système de valeurs très différent du méditatif, mais ils possèdent tous deux un système cohérent : Même quand l’un se rebelle contre la chose réelle, il se réfère au réel par cette répulsion… et agit en conséquence. S’il ne pouvait juger d’une importance, il serait incapable de décision.</p>
<p>p74- <em>Elle n’avait qu’un défaut, c’était que la seule vue d’un homme l’excitât dans des proportions extraordinaires. […] La chose, apparemment, était chez elle congénitale et  jamais elle n’y pouvait résister.</em><br />
Chez un auteur qui s’efforce d’aller systématiquement au fond des choses, ce raccourci montre quelques limites…</p>
<p>p93- <em>Le besoin de luire soi-même chez les jeunes gens, est plus fort que voir dans la lumière</em>.<br />
Ce n’est pas limité aux déclarations d’origine personnelle, ni aux jeunes gens. Quand on cite un auteur en réponse aux arguments personnels d’un interlocuteur, sans forcément réfléchir dessus comme l’aurait fait cet auteur, l’on s’approprie un discours connu et on le brandit comme une extension personnelle, pour faire taire ce contradicteur plus prétentieux que soi, qui serait bien audacieux de remettre en question un savoir si célèbre.</p>
<p>p94- Cette description de Musil pourrait être celle du glissement des hommes de la monoconscience vers la polyconscience, avec des positions qui cessent d’être radicales, une communication qui s’améliore. Sauf que Musil en fait une affaire désolante et nuisible au génie… on ne peut pas dire que l’humanité ait manqué de génies au XXème siècle, et il en existe tant au XXIème qu’on ne peut plus les désigner ainsi. Ce que Musil a perçu sans l’identifier, c’est la montée des digéreurs au détriment des inventeurs.</p>
<p>p142- <em>Ulrich se déroba derrière une plaisanterie</em>.<br />
Musil devait être homme bien sévère si, quand il évoque une plaisanterie, il ne la formule pas.</p>
<p>p153- <em>Qu’est-ce qu’une âme ? Il est facile de la définir négativement : c’est très exactement cela en nous qui se rétracte quand nous entendons parler de séries algébriques. Mais positivement ? Il semble que cela réussisse à échapper à tous les efforts faits pour le saisir.</em></p>
<p>p177- <em>L’humanité aura beau tuer Moosbrugger [un psychopathe], elle n’en a pas moins la faiblesse de vénérer les hommes [le Christ ] qui l’auraient, qui sait ? acquitté</em>. Sommaire… confusion du symbole et de la réalité.</p>
<p>p215- <em>… un certain goût à refuser les obligations avec une mauvaise volonté qui procède de la volonté de se créer ses propres obligations.</em><br />
La description de l’homme sans qualités est surtout attentive… à ne pas lui trouver de défauts. Le livre mériterait plus justement, d’après cette page, le titre « L’homme équivoque »</p>
<p>p288- … <em>il souffrît, fatigué de son travail, d’un sens très marqué de la famille, alors que son épouse dont la seule tâche était de former nuit et jour le centre de cette famille, ne pouvait plus être leurré par aucune image romantique de son destin</em>.</p>
<p>p302- <em>Quand on parle avec un homme avec lequel on peut s’entendre, une force mystérieuse tire les paroles de la poitrine et aucune ne manque son but. Au contraire, quand on parle avec aversion, elles montent comme des brouillards au-dessus d’une surface glacée. […] plus cette conversation avançait, plus elle défigurait ses opinions intimes, mais il en rejetait la faute sur l’autre. Toutes nos pensées sont sympathie ou antipathie</em>.</p>
<p>p312- Tentative piteuse pour défendre la bureaucratie, royaume de la mise en instance, tandis que le concernement réside à l’extérieur, ce qui n’est pas l’avis de Musil.</p>
<p>p331- <em>Les psychiatres lui [Moosbrugger] demandaient très vite : « Combien font quatorze plus quatorze ? » Et il leur répondait, circonspect : « Eh bien ! Entre vingt-huit et quarante… ». Cet « entre » leur créaient des difficultés qui faisaient sourire Moosbrugger. C’est tout simple en effet ; il sait bien, lui aussi, qu’on arrive à vingt-huit quand on va de quatorze en quatorze, mais qui dit qu’on doive s’y arrêter ?</em></p>
<p>p361- <em>Sans doute serait-il plus important d’exterminer un ou deux responsables que de protéger un irresponsable de l’extermination</em>.<br />
A mettre au dossier de la peine de mort.</p>
<p>p407- Concept de la frontière entre la sensation de gloire personnelle aussi éphémère que sa vie, et la participation à la gloire collective, qui peut s’étendre sur une grande partie de l’histoire de l’humanité.<br />
Musil reste à la surface du problème. Je trouve une explication plus précise dans la polyconscience et la survivance à travers les personae implantées dans les esprits de nos proches.</p>
<p>p409- <em>Toutes les idéologies de profession sont évidemment nobles ; les chasseurs, bien loin de s’intituler « bouchers des forêts », se proclament très haut « amis officiels des animaux et de la nature », de même que les commerçants défendent le principe du profit honorable…</em><br />
Les chefs d’entreprise ne sont pas « exploiteurs du petit peuple » mais « gestionnaires de l’outil de travail collectif », les médecins ne sont pas « caution scientifique de l’industrie du médicament » mais « seul rempart contre la maladie et le handicap », les profs ne sont pas « pions d’une éducation normative », mais « guides de l’épanouissement personnel ».</p>
<p>p506- <em>Le meilleur tour que Dieu eût joué à la science consiste en ce qu’il ne se soit montré qu’une seule fois, et encore le jour de la Création, avant qu’on ne disposât d’observateurs entraînés</em>.</p>
<p>p515- L’amour d’Arnheim pour Diotime est tellement sublimé qu’on n’en voit plus, de cette altitude, les connexions physiques. Dénué de toute sexualité, on se demande bien pourquoi il faudrait qu’il soit hétérosexuel.<br />
L’amour demande à chacun de présenter des espaces à combler. Arnheim n’en a guère, Diotime pas beaucoup plus. Ils sont autant rivaux que nécessaires l’un à l’autre, avec l’interdiction de décevoir s’ils signent un contrat plus contraignant.</p>
<p>Qu’est devenue l’hypothèse intéressante racontée par Musil sur l’origine du mythe du déluge ? Un satellite ou astéroïde capturé serait descendu par des orbites rapides jusqu’à s’écraser sur Terre, attirant le long de cette orbite une montagne phénoménale d’eau, qui se serait effondrée lors de l’impact, déclenchant un monstrueux tsunami.<br />
L’autre origine du mythe pourrait être la fin d’une glaciation, mais la montée des eaux aurait été beaucoup plus progressive.</p>
<p>p579- Musil défend l’attitude de Goethe qui n’a pas défendu Fichte et ses théories peu en accord avec les préceptes de l’Eglise, alors qu’il sympathisait avec elles. Goethe critique la défense passionnée de Fichte en disant qu’il aurait du « s’en tirer par la douceur », attitude coulée dans l’époque qui semble emporter l’adhésion de Musil, particulièrement ambivalent dans sa défense des Grandes Choses, dont il semble voir la nécessité comme certaine et en même temps cherche à les égratigner. Déception de ne pas en avoir, de son temps, fait partie ?</p>
<p>p606- <em>Il y avait quelque chose que l’on appelait l’expressionnisme ; on ne pouvait pas expliquer avec précision ce que c’était, mais, le mot lui-même le disait, c’était une manière de faire sortir quelque chose au dehors ; peut-être des visions constructives, si celles-ci, comparées avec la tradition artistique, n’avaient pas été aussi bien destructives, de sorte qu’on pouvait les appeler simplement « structives », cela n’engageait à rien : « une conception du monde structive », la formule ne sonne pas mal</em>.</p>
<p>p631- <em>Le mot séraphique n’est sans doute pas trop gros pour expliquer le fait que l’on supporte son prochain non seulement physiquement, mais encore que l’on puisse, si j’ose ainsi parler, le tâter à travers son pagne psychologique sans frémir !</em></p>
<p>p671- <em>Les grands esprits aboutissent toujours à des principes simples et même, ayons le courage de le dire, à des lieux communs de la morale</em>.</p>
<p>p678- Musil se laisse aller à un vilain sophisme sur l’argent, ce qui n’est pas dans ses habitudes : <em>Cette qualité d’être réitérable, propre à la morale et à la raison, est bien moins séparable encore de l’argent […] C’est pourquoi l’argent est moral et raisonnable</em>.<br />
Evidemment il est possible de se retrancher derrière le fait qu’il le mette dans la tête d’un de ses personnages, Arnheim. C’est pourquoi en fait je trouve la formule du roman philosophique bien moins honnête qu’un livre d’aphorismes où le « je » est le franc sujet, comme dans le Gai Savoir de Nietzsche.</p>
<p>p684- Tentative douteuse de Musil de justifier des comportements de l’Allemagne parce qu’elle aurait été une « tête de turc » de l’Europe, et d’une façon provocatrice en prenant l’exemple des juifs rendus responsables eux aussi de tous les maux. C’est le problème plus général des idées reçues, certes beaucoup trop radicales dans leurs effets, mais dont il serait simpliste de dire qu’elles n’ont jamais aucun support. Ce n’est pas parce que les panconsciences n’ont pas de corps physique qu’on ne peut pas les juger.</p>
<p>p725- Passage erroné : la critique que fait RM de la pureté intellectuelle est celle de l&#8217;intellectualisme et non de la logique de l&#8217;esprit, tandis que la &laquo;&nbsp;grossièreté&nbsp;&raquo; qu&#8217;il vante comme véritable origine de la pureté est en fait le sens du réel qui permet d&#8217;échapper à l&#8217;intellectualisme.</p>
<p>p752- RM, sans montrer qu&#8217;il s&#8217;examine de cette façon, dissipe ses illusions pour en rebâtir de plus merveilleuses, tout cela simultanément, ce qui rend difficile de percevoir la frontière entre déconstruction et construction. J&#8217;ai procédé plus séquentiellement.<br />
Notons le trait d&#8217;esprit peu mal placé ici (en parlant de Diotime) : <em>Les choses en sont au point que cette volaille géante parle exactement comme moi</em>.</p>
<p>p756- <em>Les grandes idées ne sont plus bonnes qu&#8217;à se protéger les unes les autres des abus qu&#8217;on voudrait en faire</em>.</p>
<p>p761- <em>L&#8217;art est une récréation qui doit nous reposer de la réalité et nous permettre d&#8217;y revenir rafraîchi</em>.<br />
La réalité fatigue beaucoup plus certains que d&#8217;autres. Quelle est donc cette vie qu&#8217;il faudrait perforer de loin en loin de récréations ? L&#8217;art ne serait-il qu&#8217;un pansement ?</p>
<p>p785- RM trouve ici dans l&#8217;amour un sens à l&#8217;existence qui est de n&#8217;être satisfait d&#8217;aucun sens de l&#8217;existence, sans oser prétendre qu&#8217;il n&#8217;en existe pas.</p>
<p>p787- <em>On a parfois l’impression très forte que les notions et les règles morales ne sont que des métaphores recuites autour desquelles flottent les intolérables relents de cuisine de l’humanitarisme</em>.</p>
<p>p788- <em>L’accouplement de la philosophie avec des activités qui n’en tolèrent que de faibles doses, comme la politique ; la tendance générale à transformer aussitôt un point de vue en prise de position et à considérer chaque prise de position comme un point de vue ; le besoin qu’éprouvent les fanatiques de toute nuance de reproduire autour d’eux, comme dans un jeu de miroirs, la découverte dont ils ont bénéficié : tous ces phénomènes, si parfaitement banals, ne représentent pas, comme ils le voudraient, un effort, mais un défaut d’humanité.</em></p>
<p>p810- <em>Mais pourquoi donc tuait-il les poissons ? Cela lui procurait une jouissance inexprimable, sacrée ! Il ne voulait pas en savoir la raison : il était l’énigmatique Walter !</em></p>
<p>p843- <em>notre ami Tuzzi donnerait avec la plus grande sérénité de conscience le signal d’un guerre, même s’il est incapable, personnellement, d’abattre un vieux chien […] Le bouton sur lequel on presse est toujours d’une blancheur immaculée et ce qui se passe au bout du fil concerne d’autres gens</em></p>
<p>p844- <em>Je préfère m’imaginer que c’est le diable qui a édifié le monde européen, et que Dieu a voulu permettre à son concurrent de montrer ce qu’il pouvait faire !</em></p>
<p>p857- <em>La condition préalable du bonheur n’est certes pas de résoudre les contradictions, mais de les faire disparaître comme se referment les trouées d’une longue avenue</em>.</p>
<p><strong>Au final </strong>: L’Action Parallèle est-elle là pour montrer que Musil se décrit lui-même dans l’Homme sans qualités ? Aucune grande idée ne vient réellement soutenir la mise en place de cette grand action patriotique, alors que sa description est minutieuse. La célébrité d’Ulrich, de Diotime est mise en avant, mais on ne sait pas du tout pourquoi, puisque l’Action elle-même reste organisées autour d’idées extrêmement vagues et banales. Tout a un parfum d’exceptionnel, mais où est sa source ?</p>
<p>Titre méchant du livre, suggéré par un ami découragé : « La digression sans conclusion ». La tournure d’esprit de Musil, qui se garde des jugements finaux, évoque effectivement un lac du désert, que mille ruisseaux tentent de remplir et qui reste asséché : les digressions ne font pas découvrir de vérités.</p>
<p>Le véritable titre du livre aurait du être « L’homme sans illusions », et c’est en ceci que je me suis senti très proche de Musil, bien que nos méthodes aient été différentes : il déconstruit et reconstruit simultanément les illusions, tandis que je l’ai fait plus séquentiellement, sur de plus longues périodes, ce qui permet peut-être de descendre plus profondément dans le décapage, puis se rhabiller avec suffisamment d’illusions pour paraître… quasi « normal » ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/23/robert-musil-lhomme-sans-qualites-tome-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Peter Woit &#8211; Même pas fausse ! (La physique renvoyée dans ses cordes)</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/21/peter-woit-meme-pas-fausse%c2%a0-la-physique-renvoyee-dans-ses-cordes/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/21/peter-woit-meme-pas-fausse%c2%a0-la-physique-renvoyee-dans-ses-cordes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 10:07:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres disséqués]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1505</guid>
		<description><![CDATA[3/10 Livre azur Ouvrage postérieur à « L’Univers élégant » de Brian Greene et qui en prend le contrepied radical. Greene fait un ouvrage de vulgarisation pro-théorie des cordes, Woit produit un pamphlet visant à démontrer qu’elle n’est d’aucun intérêt. PW prévient que de nombreux passages de son livre sont très techniques. Le lecteur peut manipuler les <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/21/peter-woit-meme-pas-fausse%c2%a0-la-physique-renvoyee-dans-ses-cordes/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2100503936/rhumatologiep-21"><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/09/meme-pas-fausse.jpg" alt="" title="meme-pas-fausse" width="346" height="550" class="alignright size-full wp-image-1506" /></a> <strong>3/10</strong> <em><a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/2011/03/26/livres-azur-et-livres-tempete/">Livre azur </a></em><br />
Ouvrage postérieur à <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2010/08/05/greene-brian-lunivers-elegant/">« L’Univers élégant » de Brian Greene</a> et qui en prend le contrepied radical. Greene fait un ouvrage de vulgarisation pro-théorie des cordes, Woit produit un pamphlet visant à démontrer qu’elle n’est d’aucun intérêt.</p>
<p>PW prévient que de nombreux passages de son livre sont très techniques. Le lecteur peut manipuler les objets mathématiques dont il parle sans les connaître en détail, mais le problème est moins de ne pas les comprendre que d’être obligé de faire une confiance intégrale à l’auteur pour ce qu’il en dit, car l’ouvrage n’est pas contradictoire.<br />
Autant le livre de Greene enthousiasmera le néophyte et le fera s’intéresser à la physique fondamentale, autant PW fait avec le sien l’effet d’un coupe-jarret. Il est excusable si, comme il le dit, il existe un impéralisme des théoriciens des cordes au sein de la physique : il lui faut secouer méchamment le cocotier. Lui-même semble s’être trouvé excessif avant publication, puis les réactions peu amènes des « cordistes » l’ont plutôt radicalisé. <span id="more-1505"></span><br />
On reconnaît ainsi dans son ouvrage une certaine dose de frustration et d’auto-conviction :<br />
« La théorie des supercordes n’ayant rien produit, devrait être abandonnée » ignore que, de son propre aveu, la physique piétine, et que la « mode des supercordes » n’aurait pu s’enraciner dans une atmosphère plus dynamique.<br />
Des questions de rivalité et de mépris rampant entre physiciens et mathématiciens sont très présentes dans le livre. Est-ce une exigence de sincérité ou l’exutoire de frustrations personnelles ? La psychobiographie de PW serait nécessaire pour en juger. Les considérations de pouvoir semblent en tout cas bien trop présentes au coeur des recherches fondamentales.<br />
Quand PW critique l’argument que la théorie des cordes soit « belle », au lieu de hausser les épaules il s’engage dans un chapitre pour indiquer que lui-même la trouve laide. Nous sommes dans la cour de récré…</p>
<p>L’épisode Bogdanov rapporté par PW n’est guère convaincant non plus : il indique que les Bogdanov ont publié 3 versions quasi identiques de leur article puis que le contenu n’est que fadaises comme si c’était de même importance. Sa phrase récupérée et déformée par les Bogdanov était « il est possible qu’ils aient trouvé quelque chose ». PW est mécontent de s’être fait avoir. Les Bogdanov sont des rêveurs bien filous, les Bernard-Henri Lévy de la physique, mais pourquoi l’affaire lui semble-t-elle révéler un grave problème au sein des comités de lecture puisque l’esbroufe fut rapidement découverte ?</p>
<p>« Un ouvrage courageux et nécessaire » (Lee Smolin) est finalement la description la plus juste. Il intéressera les professionnels qui s’intéressent aux aspects politiques de la recherche, tandis que le non physicien s’éduquera bien davantage dans <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2010/08/05/greene-brian-lunivers-elegant/">« L’univers élégant »</a>.</p>
<p><strong>Sur le fond</strong>, le sentiment laissé par ces ouvrages accolés l’un à l’autre est que la conception du monde par la physique fondamentale est encore dans un état bien peu satisfaisant.<br />
D’un côté le modèle standard rend compte de l’essentiel des expérimentations réalisées, mais au prix de replâtrages, d’annexions et de « renormalisations » qui en font un bien vilain édifice, fort éloigné de la théorie simple et universelle désirée par les physiciens. De plus elle ignore complètement une force fondamentale telle que la gravité.<br />
De l’autre la théorie des supercordes est un modèle mathématique ambitieux, une sorte de Trinité de la physique fondamentale, mais qui ne fait aucune prédiction vérifiable et n’a aucun espoir proche de le faire. Les travaux qui la concernent peuvent sembler, en termes de rentabilité, complètement vains. Pourtant les idées neuves produites et les mathématiques qui en découlent sont-elles une impasse certaine ? PW décrit lui-même comment des algèbres tombés en désuétude ont refait étonnamment surface pour permettre la mise au point du modèle standard.</p>
<p><strong>Ma conclusion</strong> est que le langage mathématique qui peut décrire précisément l’univers n’a pas été encore trouvé, et que ceux utilisés en sont une approximation dans des aspects fondamentaux particuliers. La solution viendra de celui qui saura inventer ce nouveau langage mathématique. Est-ce celui des supercordes ? Ou se cache-t-il derrière ?<br />
Il ne faut certainement pas fermer la porte aux supercordes ni y consacrer l’essentiel des ressources. L’organisation de la physique fondamentale devrait séparer les budgets qui relèvent de la consolidation des théories existantes, ayant gagné leur statut scientifique par des prédictions vérifiées, et eux qui relèvent de la spéculation pure, dont la réussite tient souvent à des esprits neufs et brillants, auxquels il faut donner leur chance. En clair, un axiome : Plus un théoricien travaille depuis longtemps à une théorie sans progresser davantage, moins il faut le laisser faire.</p>
<p>Car c’est sans doute l’utilité la plus évidente d’un « freineur » comme PW : le « tracteur » attelé au même problème, est terriblement stimulé pour inventer de nouvelles idées et arriver à progresser quand même.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/21/peter-woit-meme-pas-fausse%c2%a0-la-physique-renvoyee-dans-ses-cordes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Henri Laborit &#8211; Éloge de la fuite</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/17/eloge-de-la-fuite-henri-laborit/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/17/eloge-de-la-fuite-henri-laborit/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 05:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres disséqués]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1500</guid>
		<description><![CDATA[9/10 Livre tempête Dans son auto-portrait introductif, HL annonce : La seule certitude est que toute pensée, tout jugement, toute pseudo-analyse logique n’expriment que nos désirs inconscients, la recherche d’une valorisation de nous-mêmes à nos yeux et à ceux de nos contemporains. La phrase juste est « …expriment nos désirs inconscients… », car si notre désir est la <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/17/eloge-de-la-fuite-henri-laborit/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070322831/rhumatologiep-21"><img class="alignleft size-full wp-image-1501" title="eloge-de-la-fuite" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/09/eloge-de-la-fuite.jpg" alt="" width="250" height="410" /></a> <strong>9/10</strong> <em><a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/2011/03/26/livres-azur-et-livres-tempete/">Livre tempête </a></em><br />
Dans son auto-portrait introductif, HL annonce : <em>La seule certitude est que toute pensée, tout jugement, toute pseudo-analyse logique n’expriment que nos désirs inconscients, la recherche d’une valorisation de nous-mêmes à nos yeux et à ceux de nos contemporains</em>.<br />
La phrase juste est « …expriment nos désirs inconscients… », car si notre désir est la vraie sincérité et embarque l’inconscient dans son sillage, nos pensées peuvent néanmoins exprimer bien d’autres choses que l’instinct individuel — individu dont l’existence devient douteuse dans le concept de polyconscience —.<br />
Un malheureux « ne … que » transforme l’affirmation capitale en erreur grossière, au début d’un livre qui se veut réflexion sur le libre-arbitre ? J’ai failli ne pas poursuivre.</p>
<p>C’eut été une erreur tout aussi grossière de ma part, car le livre est une référence de l’exigence de vérité.<br />
H.L. a l’excuse de n’avoir eu à l’époque que l’étroite conception freudienne pour analyser l’inconscient. <em>S’éprouver polyconscient </em>est aussi difficile que revoir sa conception du temps après la lecture de la relativité générale.<br />
Il n’existe aucun soupçon à émettre sur l’oeuvre de Laborit, et j’aurais du recopier le livre entier si j’avais du garder tous les passages intéressants.<br />
H.L. est un extraordinaire diagnosticien. Tout philosophe réellement préoccupé de vérité devrait d’abord s’informer ici sur la source de ses intentions. La déconstruction philosophique n’est nécessaire qu’à ceux trop férus de philosophie académique. La véritable déconstruction commence, avant tout chantier théorique, par la compréhension de ce qui nous motive pour l’entamer. L’essentiel du diagnostic de la société n’a pas pris une ride depuis les années 70. H.L. est moins bon théoricien. La courte partie qui se projette dans l’avenir à la fin du livre n’apporte rien. Le traitement de la maladie existentielle reste à établir. Mais la concision et la justesse de la description clinique de Laborit en font une référence du genre.<br />
<span id="more-1500"></span></p>
<p><strong>Notes de lecture :</strong><br />
<em>En italique : extraits du livre</em>.</p>
<p>p13- Même quand on est inventeur, on n&#8217;échappe pas à la pensée conventionnelle. Ici HL est piégé par celle de l&#8217;imaginaire, qui serait spécifique à l&#8217;Homme…</p>
<p><em>Je regrette de devoir fournir cette caricature du fonctionnement nerveux central</em>.<br />
Terrible ! L&#8217;inquisition est encore tellement forte autour du cerveau divin que HL se sent obligé de fournir des excuses pour échapper au bûcher.</p>
<p>p16- <em>Se soumettre c’est accepter, avec la soumission, la pathologie psychosomatique qui découle forcément de l’impossibilité d’agir suivant ses pulsions. Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la suppression du révolté par la généralisation anormale qui se croit détentrice de la normalité. Il ne reste plus que la fuite</em>.<br />
J’ai contourné ce problème avec la <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/le-bestiaire-des-consciences/polyconscience/">polyconscience</a>, qui intériorise le groupe.</p>
<p><em>Il y a plusieurs façons de fuir. Certains utilisent les drogues dites « psychotogènes ». D’autres la psychose. D’autres le suicide. D’autres la navigation en solitaire. Il y a peut-être une autre façon encore : fuir dans un monde qui n’est pas de ce monde, le monde de l’imaginaire.</em><br />
Cette dernière façon est certainement la plus universelle…</p>
<p>p18- <em>L’amour : Avec ce mot on explique tout, on pardonne tout, on valide tout, parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. C’est le mot de passe qui permet d’ouvrir les coeurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines. Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’oeil, sans discussion, par tous les hommes. Il fournit une tunique honorable à l’assassin, à la mère de famille, au prêtre, aux militaires, aux bourreaux, aux inquisiteurs, aux hommes politiques. Celui qui oserait le mettre à nu, le dépouiller jusqu’à son slip des préjugés qui le recouvrent, n’est pas considéré comme lucide, mais comme cynique. Il donne bonne conscience, sans gros efforts, ni gros risques, à tout l’inconscient biologique. Il déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leurs structures hiérarchiques, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorés. Leur connaissance, mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. Le mot d’amour se trouve là pour motiver la soumission, pour transfigurer le principe de plaisir, l’assouvissement de la dominance.</em><br />
Ouf !! Tâchez d’aimer encore… Là aussi le jugement contient réellement du cynisme parce qu’il ignore la polyconscience : Le diagnostic est exact pour une polyconscience — c’est-à-dire dans l’espace conceptuel de Laborit pour quelqu’un qui comprend les ressorts de son inconscient — mais pas pour une monoconscience : ignorant ces ressorts, elle ne peut pas mentir. L’amour est donc bien utilisé dans l’intention qu’on lui prête, la plupart du temps, tant qu’on n’a pas lu ces lignes…</p>
<p>p26- <em>Le plaisir sexuel et l’imaginaire amoureux sont deux choses différentes qui n’ont pas à priori de raison de dépendre l’une de l’autre. Malheureusement l’être biologique qui nous gratifie sexuellement et que l’on tient à conserver exclusivement de façon à « réenforcer » notre gratification par sa « possession », coïncide généralement avec celui qui est à l’origine de l’imaginaire heureux. L’amoureux est un artiste qui ne peut plus se passer de son modèle, un artiste qui se réjouit tant de son oeuvre qu’il veut conserver la matière qui l’a engendrée. Supprimer l’oeuvre, il ne reste plus qu’un homme et une femme, supprimer ceux-là, il n’y a plus d’oeuvre. L’oeuvre, quand elle a pris naissance, acquiert sa vie propre, une vie qui est du domaine de l’imaginaire, une vie qui ne vieillit pas, une vie en dehors du temps et qui a de plus en plus de peine à cohabiter avec l’être de chair, inscrit dans le temps et dans l’espace, qui nous a gratifiés biologiquement. C’est pourquoi il ne peut pas y avoir d’amour heureux, si l’on veut à toute force identifier l’oeuvre et le modèle.</em></p>
<p>Puis un soutien à <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/2011/07/29/33/">3+3</a>…<br />
<em>Cependant, lorsque l’amour passe d’un rapport interindividuel unique à celui d’un groupe humain, il est probable qu’il pourrait s’humaniser, en ce sens qu’il devient plus l’amour d’un concept que celui de l’objet gratifiant</em>.</p>
<p>p47- …<em>l’artiste conserve un territoire vaste pour agir et surtout une possibilité de consolation narcissique. S’il n’est pas apprécié, aucun critère objectif solide ne permettant d’affirmer que les autres ont raison, il peut toujours se considérer comme incompris. Envisagée sous cet aspect la création est bien une fuite de la vie quotidienne, une fuite des réalités sociales, des échelles hiérarchiques, une fuite dans l’imaginaire. […] L’art est un plat qui se mange froid, comme la vengeance. Seule l’évolution imprévisible du goût pourra par la suite affirmer le génie</em>.</p>
<p>p51- <em>(les chansonniers sont) la soupape de sécurité qui ne peut ébranler la solide charpente des dominations hiérarchiques, car ce n’est pas avec des mots que l’on fabrique de la monnaie. Il n’y a que dans les pays où le pouvoir hiérarchique n’est plus lié à la propriété des choses, mais au conformisme idéologique, que les mots reprennent de l’importance et que la culture, qui ne se vend pas, ne peut plus se permettre d’être déviante. En pays capitaliste au contraire, le système, cimenté par la puissance adhésive de la marchandise, accepte, pourvu qu’elle se vende, toute idée, même révolutionnaire.</em></p>
<p>p68- <em>Il n’existe pas d’aire cérébrale de l’amour. C’est regrettable. Il n’existe qu’un faisceau du plaisir, un faisceau de la réaction agressive ou de fuite devant la punition et la douleur, et un système inhibiteur de l’action motrice quand celle-ci s’est montrée inefficace. Et l’inhibition globale de tous ces mécanismes aboutit non à l’amour mais à l’indifférence.</em></p>
<p>p74- <em>les raisons qui font que les hommes s’attachent avec tant d’acharnement à ce concept de liberté. Il faut noter tout d’abord qu’il est sécurisant pour l’individu de penser qu’il peut « choisir » son destin puisqu’il est libre. Il peut le bâtir de ses mains. Or, curieusement, dès qu’il naît au monde, sa sécurisation il la cherche au contraire dans l’appartenance aux groupes : familial, puis professionnel, de classe, de nation, etc… qui ne peuvent limiter que sa prétendue liberté puisque les relations qui vont s’établir avec les autres individus du groupe se feront selon un système hiérarchique de dominance. L’homme libre ne désire rien tant que d’être paternalisé, protégé par le nombre, l’élu ou l’homme providentiel, l’institution, par des lois qui ne sont établies que par la structure sociale de dominance et pour sa protection.</em></p>
<p>p91- <em>Toute une idéologie de la souffrance est ainsi née au cours des siècles, qui a permis aux dominants de s’abreuver aux sources du plaisir en persuadant les dominés qu’ils avaient bien de la chance dans leur souffrance car elle leur serait remboursée au centuple dans l’autre monde. En effet, dans le nôtre où les marchands sont rois, tout se négocie et tout se paie, et la douleur ici bas ne peut être qu’une traite tirée sur un avenir de bonheur céleste. […] une curieuse interprétation des Évangiles et du Sermon sur la Montagne. On a préféré l’image du Christ souffrant sur la croix à celle du Christ au mont des Oliviers, demandant à son père de lui éviter si possible de boire son calice jusqu’à la lie. On a préféré oublier qu’il était venu annoncer la bonne nouvelle, et soulager quand il l’a pu la souffrance physique de ceux qu’il rencontrait.</em><br />
Peut-on pointer mieux l’imposture de la religion ? Ces lignes sont effrayantes. En même temps, il faut se replacer dans l’époque : Comment enchaîner mieux les foules instinctives ? Personne ne pouvait imaginer d’autre moyen que la domination. La récupération du Christ par la religion fut une idée de génie.</p>
<p>p100- <em>Dès que l’on met deux hommes ensemble sur le même territoire gratifiant, il y a toujours eu jusqu’ici un exploiteur et un exploité, un maître et un esclave, un heureux et un malheureux, et je ne vois pas d’autre façon de mettre fin à cet état de choses que d’expliquer à l’un et à l’autre pourquoi il en toujours été ainsi.</em></p>
<p>p113- <em>l’homme n’est considéré que comme un producteur de biens, de matière et d’énergie transformés par son information, celui qui fournit la plus grande quantité de plus-value est celui qui permet la production du plus grand nombre d’objets dans un minimum de temps. C’est donc celui qui possède l’information la plus abstraite et la plus utilisable à la production d’objets consommables ou de machines capables de les produire. En d’autres termes, si l’homme n’est considéré que comme un producteur de biens, c’est celui possédant l’information abstraite qui non seulement fournit le plus de plus-value, mais qui sera également le mieux récompensé par une structure sociale fondée sur la production, parce qu’il lui est plus utile.</em><br />
On ressent naturellement une impression d’injustice à la lecture de ce diagnostic précis, si l’on est dans une perspective égalitaire. Mais sans cette critique morale implicite de la domination, on ne peut que trouver le système remarquable d’efficacité.</p>
<p>p126- Signifiant et signifié : L’organisation de la vie est un message, un langage : le signifiant. Le sens qu’elle représente, le signifié, ne nous est pas forcément accessible. Cette limite d’imagination est manifeste dans le sens que HL trouve à la vie humaine, plutôt dépité, p134 :<br />
<em>Le sens de la vie humaine n’est sans doute que l’accès à la connaissance du monde vivant, sous laquelle celle du monde inanimé n’aboutit qu’à l’expression individuelle et sociale des dominances sous la couverture mensongère du discours.</em><br />
Il existe ici beaucoup trop de morale, qui n’est qu’un outil de la conduite humaine, pour qu’on s’approche de son sens.</p>
<p>p133- <em>On débouche sur le racisme, camouflé bien souvent sous l’aspect de ce qui paraît être un anti-racisme d’autant plus dangereux qu’il profite alors de la mauvaise conscience des autres.</em></p>
<p>p134- <em>Mais que l’on nous fiche la paix avec tous les mots creux qui ont permis jusqu’à ce jour de mener les masses vers un idéal de meurtres et de dominance, toujours pour la bonne cause […] Qu’on en finisse avec les humanistes bêlants qui tentent de nous faire croire au Père Noël et à la force des mots. Il ne leur en coûte pas beaucoup de les prononcer</em>.</p>
<p>p144- <em>(notre) structure socio-économique ne deviendrait efficace que si l’ensemble des population acquérait une connaissance de ce que nous avons appelé l’information généralisée et non plus technique. Seule une telle information est susceptible de définir non plus les moyens d’obtention d’une certaine structure sociale, mais avant tout la finalité désirée par cette structure et de faire accepter cette finalité sur le plan mondial.</em><br />
Ce que HL annonce est la ruche planétaire, hypothétique tant que les individus sont inégaux au niveau de la conscience, et la circulation de l’information n’est pas suffisante pour hisser tout le monde au même niveau de conscience vu qu’elle a des déterminants en grande partie biologiques. Même en nous bricolant profondément, l’égalité parfaite restera impossible — faut-il s’en inquiéter ou s’en réjouir ? —, d’autant que nous ne sommes pas la seule espèce douée de conscience.</p>
<p>Le frein terrible est celui-ci : Chaque individu englué dans le système ne veut en être conscient que dans la mesure où cela lui profite. Il existe un conservatisme étouffant jusque dans les idées révolutionnaires, où les rebelles n’acceptent pas de se pencher trop profondément sur leurs intentions, remplaçant un ensemble d’illusions par un autre, changeant seulement les dominants puisque l’égalité parfaite est une chimère.<br />
La transformation de cet état de fait n’est possible que par la diffusion de conscience, par la lecture de livres sincères comme celui de Laborit, qui heurtent, alors que la plupart des gens cherchent des médias et des relations sociales qui s’accordent à leurs convictions, confortant la solidité de leurs connaissances, masquant l’ignorance.<br />
Car la conscience de tout n’existe pas. On peut avoir une conscience élevée et n’en avoir aucune de soi au milieu des autres. La société utilitaire valorise davantage une conscience aiguë dans d’autres domaines, techniques ou informationnels qui lui sont rentables. Ceux qui peuvent, par désoeuvrement et à l’aide d’une capacité de raisonnement non restreinte par des déterminants génétiques, étendre leur conscience, sont ceux qui occupent le sommet de l’échelle hiérarchique. Quel bénéfice leur procure cette meilleure conscience que la satisfaction de leur désir de vérité, lui-même manifestation d’un instinct élitiste plus profond. La sublimation intellectuelle de cet instinct ne peut le tuer, au risque sinon d’une profonde névrose. L’individu dominant et parfaitement conscient n’agira pas contre ses intérêts, s’il est équilibré. Seul un déviant peut le faire, celui qui cherche à liquider son instinct, sans avoir objectivement aucune certitude qu’il a découvert un meilleur moteur de décision dans sa construction morale. Cette idée elle-même est sans doute dérisoire, car il est probable que ce qui le pousse à faire de l’anti-instinctif est instinctif quand même, comme un désir de changer de sexe n’élimine pas le sexe, au contraire.</p>
<p>La diffusion de conscience étant celle d’une conscience particulière, celle de soi-même, sans bénéfices évidents voire pénalisante pour tous ceux qui vivent dans un système d’illusions satisfaisant, il faudrait <em>imposer</em> à l’humanité cette prise de conscience, en obligeant par exemple tout le monde à étudier ce livre et en faire des dissertations jusqu’à démontrer qu’il est compris. N’est-ce pas la manifestation immédiate de l’aspect totalitaire de notre propre désir de domination, profondément enfoui sous les bonnes intentions ? Avons-nous la certitude d’améliorer le sort de nos semblables ? Ne sommes-nous pas un nouvel idéaliste qui sera responsable d’effroyables génocides ? Dans le doute, replacez immédiatement votre capote sur la tête et brûlez ce livre.</p>
<p>p161- J’ai aussi nié l’existence d’une société idéale par un sophisme (1). Ici, Laborit n’est pas visionnaire : <em>Nous ne pouvons imaginer qu’à partir du matériel visionné, de l’expérience acquise</em>. Certes la possibilité que l’homme ait un jour en mémoire toutes les expériences sociologiques possibles — dont on peut supposer qu’elles ne sont pas infinies — n’implique pas qu’il soit en mesure de déterminer une société idéale. Cependant ses échecs proviennent essentiellement des carences d’accès à ses propres intentions profondes. La société idéale peut naître de l’intégration de ses règles, en nombre plus réduit qu’on l’imagine, dans la conscience de chaque individu, procurant une apparence de totale liberté personnelle à celui-ci. Il est possible d’imaginer un monde où toutes nos intentions soient comprises et satisfaites. Si ce n’est pas par la réalité, ce sera le virtuel, mais d’une manière volontaire. Peut-être est-ce déjà en partie réalisé et le processus est lent parce que nous sommes nombreux à nous disputer les moyens d’y accéder.</p>
<p>(1) Démonstration de l’absence de société idéale<br />
Nous la cherchons en vain dans les modèles, tous voués à l’échec parce que de conception trop personnelle. Peu importe, la société est un chaos qui tend vers l’organisation, de façon exponentielle à l’échelle de l’Histoire. Les physiciens seraient-ils les plus aptes à en établir les règles ?<br />
Mais nous avons un moyen simple de savoir quand nous évoluons vers la société idéale : Il suffit de compter le nombre de gens qui en parlent sans ricaner.<br />
Pourtant, le jour où le dernier ricaneur s’éteindra, la société aura subi une perte,<br />
et ne sera pas idéale.</p>
<p>p163- <em>Notre rôle (collectif) consiste à avancer pas à pas vers un but que nous ignorons</em>.<br />
Pourquoi existerait-il un but ? Pourquoi la « phrase que l’humanité aura écrite au livre de l’Éternité » aurait-elle un sens ? Trop anthropomorphique.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/09/17/eloge-de-la-fuite-henri-laborit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Michel Onfray &#8211; Antimanuel de philosophie</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/30/1412/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/30/1412/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 02:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres disséqués]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1412</guid>
		<description><![CDATA[9/10 Livre tempête Il est sans doute assez facile de critiquer l’antimanuel, puisque s’adressant à des étudiants de terminale en philosophie, il simplifie les concepts. Michel Onfray prête ainsi le flanc à quelques critiques, ce qui n’enlève rien à ses qualités d’éditorialiste engagé, fièrement revendiquées à la fin de l’ouvrage. Onfray sait s’arrêter à la <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/30/1412/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2842917413/rhumatologiep-21"><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/08/antimanuel-de-philosophie.jpg" alt="" title="antimanuel-de-philosophie" width="300" height="442" class="alignright size-full wp-image-1415" /></a> <strong>9/10</strong> <em><a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/2011/03/26/livres-azur-et-livres-tempete/">Livre tempête </a></em></p>
<p>Il est sans doute assez facile de critiquer l’antimanuel, puisque s’adressant à des étudiants de terminale en philosophie, il simplifie les concepts. Michel Onfray prête ainsi le flanc à quelques critiques, ce qui n’enlève rien à ses qualités d’éditorialiste engagé, fièrement revendiquées à la fin de l’ouvrage. Onfray sait s’arrêter à la limite naturelle du philosophe agissant : Il nous propose de réfléchir, mais ne s’avance pas à donner des règles pour agir. Il est, n’en doutons pas, le prof de philo que nous aurions tous rêvé d’avoir.</p>
<p>Ce qui m&#8217;impressionne le plus chez Onfray est sa façon de traiter tous les sujets avec la même sincérité insouciante, comme si les médias n&#8217;existaient pas. Que ce bonhomme n&#8217;ait pas encore été décapité en dit long sur la solidité de ses argumentations. <em><span style="font-size:13px;line-height:13px;">Tout le contraire d&#8217;un BHL</span></em><br />
<span id="more-1412"></span></p>
<p><strong>Notes de lecture :</strong><br />
<em>En italique : extraits du livre</em>.</p>
<p>p32- Onfray tombe dans le vieux piège de vouloir tracer un fossé entre l’homme et l’animal. Il déclare péremptoirement qu’il n’existe pas une trace, même infime de spiritualité chez l’animal, alors que l’on est bien incapable de la rechercher. Plus on cherche des équivalences des capacités humaines chez l’animal, plus on les trouve, pas forcément chez les primates les plus proches de nous. Ces capacités, de plus, seraient-elles universellement présentes et fortes chez tous les êtres humains ? Langue de bois…<br />
<em>La lutte est quotidienne pour s’arracher à cet héritage primitif. La philosophie invite à mener ce combat et elle en donne les moyens. </em>L’amélioration de la conscience n’a rien à voir avec l’affranchissement de l’héritage animal mais avec sa compréhension. Ici, Onfray montre qu’un bon philosophe n’est pas forcément un bon psy. Une carence ? Freud, qu’il a utilement descendu de son piédestal, a tout de même réduit des pans entiers de la philosophie à une gesticulation stérile. Comment peut-on réfléchir sur le monde sans connaître le fonctionnement de l’outil : notre cerveau ?</p>
<p>p35- Excellents extraits de La Mettrie et Diderot, contrastant avec celui fort creux de Kant sur « le penchant naturel au mal ». Julien de La Mettrie montrait une grande précocité dans le transhumanisme : <em>Des Animaux à l’Homme, la transition n’est pas violente</em>. Diderot tance les idéalistes : <em>Faut-il civiliser l’homme ou l’abandonner à son instinct ? […] Si vous vous proposez d’en être le tyran, civilisez-le. […] Le voulez-vous heureux et libre ? Ne vous mêlez pas de ses affaires. […] Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre. Ordonner, c’est toujours se rendre maître des autres en les gênant</em>.</p>
<p>p94- <em>Quel écologiste fâché avec les TGV effectue exclusivement ses déplacements à pied ou à bicyclette ?</em> Remarque bassement sophistique : Vivre dans le réel impose une déconnexion entre militantisme et adaptation aux contraintes quotidiennes, sinon l’on transforme sa polyconscience en champ de bataille. Je réponds aisément à Onfray qu’il me serait facile de me passer de mon téléphone portable : Je ne l’ai acheté qu’à regret et suis obligé d’aller le déterrer dans le jardin quand je veux m’en servir… Mais je ne suis pas son public estudiantin.</p>
<p>p98- <em>Les moyens de communication isolent</em>. Onfray reproduisant Horkeimer donne une bonne leçon à ses propres dépens : celle qu’il est possible, à force de manier le paradoxe, d’émettre le plus parfait des contresens. Le titre aurait pu être « L’évolution des moyens de communication se fait vers l’isolement des communicants », mais le texte est bancal, quand des moyens de communication sont en fait comparés à d’autres, et que le fond du problème est la geste du nombre : Comment être une ruche sans que les communications ressemblent à celles d’une ruche ?<br />
<em>Les communications établissent l’uniformité parmi les hommes en les isolant</em>. La première partie de la phrase est vraie et en rajoutant « en les isolant » cela devient un non-sens. Les ermites ne font-ils pas partie des humains les plus originaux ?</p>
<p>p100- Virillio : <em>Innover le navire c’était déjà innover le naufrage</em>. Oui, et vivre c’est déjà inventer la maladie… Je ne voudrais pas avoir ce monsieur comme client… doit être un terrible hypochondriaque.</p>
<p>p105- Jonas : <em>Quelque soit l’avenir, nous devons effectivement vivre dans l’ombre d’une calamité menaçante. Mais, être déjà conscient de cette ombre, comme tel est déjà le cas aujourd’hui, voilà en quoi consiste paradoxalement la lueur de l’espoir : c’est elle en effet qui empêche que ne disparaisse la voix de la responsabilité</em>. Le principe de précaution est la philosophie qui aura détruit le bonheur de cette génération. Sous ces paroles ronflantes se cache une terrible ânerie : la pleine responsabilité ne peut pas provenir de menaces hypothétiques mais de celles réalisées et parfaitement prévisibles — il en existe fort peu sans connaître les progrès que l’avenir peut apporter —. La prévision est une qualité de gestion, pas de vie. Avoir transformé le principe de prévision des gestionnaires de la société en précaution chez le citoyen a créé une nouvelle espèce humaine, cousine de la marmotte qui guette le moindre danger à la sortie de son terrier. La pathologie dont souffre à présent une majorité de cette génération d’occidentaux est une carence d’<em>insouciance</em>. Les gens ne profitent plus de la vie, ils <em>craignent</em> pour elle. Jonas est un virus aussi dangereux que celui de Resident Evil. La population est zombifiée, les survivants atterrés. Faut-il distribuer largement de l’opium à titre de contre-mesure ?</p>
<p>p106- Parabole sociale simpliste : smicard = esclave moderne parce qu’il ne se possède pas mais appartient à un tiers à qui il est obligé de louer sa force de travail pour survivre. Le smicard serait-il le seul travailleur concerné pour une question de salaire ? Qui ne travaille pas pour un tiers, qu’il s’agisse d’un homme, d’une personne morale, de codes sociaux solidement implantés ?<br />
Faut-il comparer la situation d’esclave du smicard et du chômeur en fin de droits, le premier mal payé pour un travail et l’autre sans travailler ? Je ne suis pas sûr que le premier apprécie… D’ailleurs si l’on suit Onfray à la page suivante, avec certains sociologues qui prophétisent la fin du travail par le triomphe machiniste, les chômeurs sont des avant-gardistes…</p>
<p>p116- Descartes : <em>J’ai cru que je ne pouvais tenir cachées [ces idées] sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu’il est en nous, le bien général de tous les hommes</em>.<br />
Il existe sous cette belle déclaration deux incitations inconscientes :<br />
-La solidarité, qui semble davantage qu’on le pense, un instinct hérité de l’évolution plutôt qu’un pur produit de l’élévation de notre conscience.<br />
-Et le désir de prolonger son existence par la dissémination de ses idées, une sorte de copulation générale avec le reste de l’humanité qui enfantera de petites persona dans les consciences présentes et futures.</p>
<p>p125- Le dressage social semble une méchante gifle à la liberté. Pourtant ce discours semble terriblement tendancieux, parce que les contraintes éducatives incluent l’apprentissage de la meilleure façon d’analyser, et que sans elles nous ne serions peut-être pas capables de reconnaître les atteintes à la liberté.<br />
Pire encore, si la liberté n’existe pas, que nous sommes des assemblages de gènes évoluant au gré des flux du hasard, y compris dans notre élévation de conscience, alors la liberté serait de forcer son destin, c’est-à-dire de se contraindre. Ici encore, un apprentissage est nécessaire. Onfray confond dans sa diatribe le principe du dressage avec les moyens pour y parvenir. Les seconds prêtent davantage à la critique que le premier.</p>
<p>p129- Gilles Deleuze : <em>Les sociétés de contrôle sont en train de remplacer les sociétés disciplinaires</em>.<br />
Impossible de regretter trop fort les sociétés disciplinaires, qui auraient mis Deleuze derrière les barreaux, il n’y a pas si longtemps, pour son texte. Difficile également de s’enthousiasmer pour les sociétés de contrôle, qui tirent de façon élastique tous leurs citoyens vers la norme sociale : pénalisant pour la diversité, et inefficace quand le destin de certains individus demandent des mesures rigides (psychopathes). La société intelligente utilise la politique de l’enceinte plutôt que celle de l’élastique : aucun contrôle dans l’enceinte, espace des comportements sociables, extrême concernement quand cette enceinte est franchie.</p>
<p>p130- Bentham : <em>On conviendra donc facilement qu’une idée aussi utile que neuve serait celle qui donnerait à un seul homme un pouvoir de surveillance qui surpasse les forces réunies d’un grand nombre</em>.<br />
Quand on sait l’influence que la philosophie utilitariste a eu sur les anglo-saxons, on comprend mieux que ceux-ci acceptent de transmettre tant de pouvoir de régulation à leur société. Se pose cette intéressante question : Est-ce la culture qui fabrique le philosophe, ou les idées habilement insérées par le philosophe qui tracent le chemin de la culture ?</p>
<p>p138- Les réquisitions sévères contre l’illusion de liberté ne sont pas neuves. Elles remontent ici au XVIIème siècle avec Spinoza.</p>
<p>p143- Horkheimer : <em>La prison est comme une maladie incurable. Comme les malades, les prisonniers ne peuvent parler que de leur maladie</em>.</p>
<p>p161- Le bon équilibre de la relation de l’homme avec la Nature et les animaux a été énoncé par Epicure. Déjà, il trace judicieusement une limite à la sensibilité que l’homme peut transposer sur son environnerment.</p>
<p>p161- Etienne de la Boétie me fait honte : Il a découvert à l’âge de 17 ans, très en avance sur mon « Acide filozophique », qu’il faut être deux pour qu’une servitude fonctionne. Etienne avait un avantage : La servitude était plus répandue et plus caricaturale à son époque. Mais le discours n’a pas perdu de sa perspicacité : Toute exploitation injuste nécessite une implication, si ce n’est du volontariat, des deux parties. La Boétie allait davantage au fond des choses en 1547 que les pamphlétistes sociaux du XXè siècle.</p>
<p>p163- Thoreau : La loi rend-elle les hommes plus justes ou non ?</p>
<p>p164- Locke : du bien-fondé du droit de résistance.</p>
<p>p165- Me voici encore précédé : Spinoza désolidarise, dans la cohérence de nos actes, l’action individuelle, conforme aux préceptes sociaux, et l’action collective, plus en accord avec nos convictions morales.</p>
<p>p166- Gassendi : <em>Le droit naturel modèle du droit positif</em>. La nature est souvent prise comme prétexte pour des intentions très humaines. En l’occurrence elle fait de nous des compétiteurs autant que des coopérateurs et ne peut être l’unique modèle de droit social.</p>
<p>p168- Grotius réussit à être incompréhensible alors qu’il tente d’expliquer une idée simple. Pour que sa femme se soit échinée à le faire sortir de prison, il devait avoir un engin Grotesque…</p>
<p>p175- Marcel Conche : <em>On a le droit de punir seulement celui qui est capable de comprendre qu’il est puni</em>.<br />
Accord total sur ce texte, mais en pratique la compréhension de la punition n’est pas si tranchée. Elle est progressive, de nulle — le psychopathe — à totale — mais alors on se demande pourquoi l’accusé a agi —. Dans l’intervalle il est difficile de juger qui comprend réellement sa punition et quelle sera son efficacité sur l’avenir. Nécessité de créer des tests de reconnaissance morale, permettant de juger des progrès effectués ? Comment piéger les simulateurs ? Comment créer une ambiance de réhabilitation positive si l’on ne fait que suspecter une comédie ?</p>
<p>p176- Ce texte de Rousseau fait de lui un utopiste simplet. Comment pouvait-on soutenir une vision aussi naïve de la société ? Il fallait que les inégalités sociales de l’époque soient bien peu justifiées pour imaginer qu’elles puissent être éradiquées.</p>
<p>p178- Incompréhensible raté ici d’Onfray : Il présente la police comme une entité consciente et autonome, alors qu’elle n’est que le bras moteur de la justice, elle-même formée du législateur et de ceux qui vérifient la conformité des agissements : les juges. Les juges ont un rôle majeur : Ce sont eux qui adaptent l’esprit des lois aux réalités des situations locales. On ne demande pas une telle finesse à la police, et si c’était le cas, il faudrait les former différemment, au risque de perdre au passage leur efficacité dissuasive. La police est une armée de bons soldats que l’on envoie combattre les « irréguliers » de la société, sans leur demander de trop penser, au point que se mettre à réfléchir risquerait, dans leur métier, de les empêcher de trouver le moindre coupable, car tout acte a ses circonstances atténuantes. Un policier a une certaine latitude dans ses actes, quand par exemple il constate une infraction bénigne. Mais si on lui réclame les capacités d’un fin médiateur et juge, il faudrait améliorer le rapport salaire / risque de ce job.</p>
<p>Quant à la justice, pudiquement effacée du sujet par Onfray, elle se défausse de plus en plus de ses responsabilités, souvent déchirée par des conflits entre législateurs et juges d’application. Là se logent pourtant les décideurs. Mais c’est l’effet secondaire de la démocratie : Les responsables ont disparu, remplacés par les représentants de la voix du peuple, qui ne sont pas forcément d’accord avec tout ce que la société leur réclame : s’ils appliquent malgré tout cette volonté, ils se défaussent de leur responsabilité. Les coupables se font si rares qu’il faut les désigner, comme le maire mis en prison parce qu’un échafaudage s’est effondré sur sa commune. Le corps social en entier, de plus en plus impliqué dans chaque décision, est difficile à faire passer au tribunal.</p>
<p>Cela ne poserait à vrai dire pas grand problème si la foule était sage. Et c’est là le souci fondamental de la démocratie : Nous faisons désormais confiance à la sagesse des foules sans alternative, et sans savoir si elle est sage en toutes circonstances. Les erreurs surviennent, inéluctablement, et que nous ayons été d’une opinion favorable ou contraire à ce qui les ont provoquées, nous partageons tous, réellement, les sanctions. La démocratie, vue de cette échelle, n’a plus rien de juste, et broie au passage quelques individus, dégâts collatéraux, qui sont des accusés plus faciles que l’ensemble d’une opinion coupable.</p>
<p>p187- Hegel : <em>Les peuples heureux n’ont pas d’histoire</em>.</p>
<p>p196- Jankelevitch et d’autres ne sont pas des penseurs des crimes contre l’humanité mais des propagateurs du bien-pensant et de l’omerta intellectuelle placée sur cet épisode affreux de l’histoire humaine : l’holocauste. Même un libre penseur comme Onfray s’y conforme : l’horreur nazie relève du sacré — côté sombre —. Impossible encore au XXIè siècle d’en parler objectivement sans risques judiciaires. Relevons simplement les failles de ce chapitre :</p>
<p><em>Seuls les offensés peuvent accorder pardon</em> : Dans ce cas emprisonnons à vie tous les coupables de meurtre, intentionnel ou accidentel, car aucune victime ne peut se relever pour accorder son pardon. De nombreux juifs ont échappé à l’Allemagne nazie et quelques-uns aux camps. Leur opinion sur le pardon à chaud puis à froid ne mérite-t-elle pas une oreille, si elle peut être rendue indépendante de toute pression ? Je risque la supposition que ceux qui n’ont pas été dans les camps sont bien plus virulents que ceux qui les ont vécus.</p>
<p><em>Vous ne pouvez accorder votre pardon à un crime commis contre votre voisin</em> : C’est vrai aussi du juge : Il ne doit pas non plus avoir eu de relation avec la victime. Quand c’est un crime à caractère racial, beaucoup deviennent inéligibles. Ce critère n’a jamais été retenu.</p>
<p>Le crime est de supposer détestable l’essence même de ces individus coupables d’exister comme juifs sans possibilité de ne l’être plus. Ce principe qui a conduit à l’holocauste est la forme ultime, dans l’horreur, du racisme. Or le racisme était-il étranger aux autres acteurs de cette guerre et aux juges de Nuremberg ? Ces ex-colonisateurs étaient encore pétris de convictions racistes. Elles ont pesé lourd dans la décision de larguer deux bombes atomiques sur le Japon dans une guerre au destin déjà décidé. Le noir américain restait un sous-citoyen, l’arabe un fielleux. On ne mesure pas l’aide que cet engagement dans le procès du nazisme a apporté à ses acteurs de tous bords, pour combattre leurs propres pulsions. Mais elles sont loin d’avoir été éteintes lors de cette condamnation.</p>
<p>Si le scandale est bien d’être jugé méprisable pour une ascendance génétique à laquelle on ne peut rien changer, il faudrait revoir en profondeur le fonctionnement de notre justice. L’individu est en effet un package d’inné soumis à un environnement, avec probablement une liberté dans ses choix anémique voire inexistante. Si l’inné doit être innocenté, alors l’environnement doit être placé dans le box des accusés, car il est dramatiquement différent selon les individus. Plus on tente de rationnaliser notre justice, moins on découvre de coupables. Le tribunal n’est efficace que grâce à un certain degré d’inconscience. S’il abandonnait ses raccourcis faciles, sans doute s’apercevrait-il qu’il pratique, à dose filée, une ségrégation identique à celle qu’il condamne.</p>
<p>Finalement le meilleur soutien au procès du nazisme reste sa valeur d’exemple, de symbole historique. Mais la société future restera-t-elle attachée aux symboles ? La perspective ne l’indique pas. Si elle devient clairvoyante, elle reconnaîtra au contraire qu’un symbole est toujours un travestissement de la vérité.</p>
<p>Le procès du nazisme est le procès de l’homme tout court. Il a été la forme radicale de pulsions que nous hébergeons tous. Ceux qui les ont le plus efficacement combattues sont ceux qui le reconnaissent, tandis que ceux qui hurlent au scandale n’ont pas encore gagné cette bataille.</p>
<p>p212- Kant : <em>Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, je n’ai pas besoin de me donner la peine moi-même de penser</em>.</p>
<p>p215- Hobsbaum : <em>Les évènements à venir sont forcément liés aux faits du passé</em>. C’est vrai si l’on est partisan d’un destin écrit déjà hors de l’éternité. Mais c’est faux dans le sens évoqué par Hobsbaum : les <em>règles</em> des évènements à venir ne sont pas forcément identiques à celles ayant présidé au passé. Il peut être plus efficace de repartir de zéro : de l’homme espèce nouvelle.</p>
<p>p228- Culpabilité : Excellent chapitre à faire lire à tout ado en difficulté.<br />
La Genèse et le péché originel : Qui peut croire un instant que ce texte soit d’inspiration divine, quand tout indique qu’il a été écrit par un gardien de troupeau, dont les seuls soucis étaient d’assujettir les hommes à son église et les femmes aux hommes ?</p>
<p>p254- Quelle idée de mettre comme extrait de l’oeuvre de Kant ce texte complètement périmé sur la philosophie de l’ivresse !</p>
<p>p257- <em>L’avenir s’écrit, il n’est pas encore rédigé</em>. Une conception traditionnelle du temps, sans doute toujours meilleure à conseiller aux jeunes lecteurs.<br />
<em>Votre destin relève de vos projets et de l’énergie que vous mettrez à les réaliser</em>. Si un collégien rêve de devenir vétérinaire mais n’a pas les moyens intellectuels de passer le bac, mettre toute son énergie dans l’affaire sans arriver au succès est un positivisme un peu sommaire. Précisons « votre destin relève de la pertinence de vos projets »…</p>
<p>p259- <em>L’irrationnel colmate les brèches faites par la raison dans </em>(par ?) <em>la destruction des illusions.</em><br />
<em>L’irrationnel, c’est ce qui n’est pas encore rationnel, soit pour un individu, soit pour une époque ou une culture, et non ce qui ne le sera jamais</em>. L’irrationnel ne devient pas toujours rationnel, il en existe qui le restera à jamais. Onfray veut dire que rationnel et irrationnel sont interchangeables, et cela dans les 2 sens.</p>
<p>p265- <em>Nicolas Malebranche (1638-1715), essaie de formuler une philosophie chrétienne alors que les deux termes semblent contradictoires. Bottait l’arrière-train de son chien en prétextant qu’il n’était qu’une machine</em>.</p>
<p>p284- Philosopher pour se justifier : Kant en fait ici malheureusement un bon exemple, comme le révèle son argumentation confuse sur l’absence de toute justification pour le mensonge. On a du lui répéter beaucoup, petit, qu’il ne fallait pas mentir.</p>
<p>p285- Adorno : <em>le mensonge a perdu depuis longtemps sa fonction bien claire de nous tromper sur la réalité […] Le mensonge, qui pouvait autrefois apporter un certain libéralisme dans la communication, est devenu maintenant l’une des techniques de l’impudence, qu’utilise chaque individu pour répandre autour de lui la froideur dont il a besoin pour prospérer</em>.<br />
Constat très dur. Je pense que les gens ont transféré dans le mensonge les armes qu’ils utilisaient avant pour se défendre physiquement, car la société est toujours aussi dure. Ce qui a changé est que l’agression se transmet de plus en plus par la communication.</p>
<p>p299- Grosse déception à ma première lecture du Mythe de la Caverne, dont je n’avais eu que des secondes mains : Ce n’est nullement un dialogue mais une suite de questions fermées, aux réponses univoques, dégageant au final une impression de sophisme, un comble pour un texte de Platon. <em>C’est tout à fait incontestable</em> (ainsi se termine le Mythe)</p>
<p>p305- Simone Weil : <em>Sachant en gros qu’un journal contient des vérités et des mensonges, le public répartit les nouvelles annoncées entre ces deux rubriques, mais au hasard, au gré de ses préférences. Il est ainsi livré à l’erreur.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/30/1412/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le bon page</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-bon-page/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-bon-page/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 06:36:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1409</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/08/le-bon-page.jpg" alt="" title="le-bon-page" width="500" height="427" class="alignnone size-full wp-image-1410" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-bon-page/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le virus 50+epsilon</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-virus-50epsilon/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-virus-50epsilon/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 01:21:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1402</guid>
		<description><![CDATA[Faire de la politique et accéder au pouvoir est difficile et impose de requérir tous les moyens disponibles. Immoralité pragmatique ! Traduite auparavant par la liquidation des opposants, elle emprunte maintenant la voie du mensonge et de la manipulation. En effet, le grand progrès de la démocratie est que la liquidation — virtuelle — des opposants est obtenue <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-virus-50epsilon/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Faire de la politique et accéder au pouvoir est difficile et impose de requérir tous les moyens disponibles. Immoralité pragmatique ! Traduite auparavant par la liquidation des opposants, elle emprunte maintenant la voie du mensonge et de la manipulation. En effet, le grand progrès de la démocratie est que la liquidation — virtuelle — des opposants est obtenue par la réunion de 50+epsilon % des voix.<br />
Inconvénient du processus : le mensonge est créateur lui aussi d’opposants, plus radicaux ; il faut de nouvelles manipulations pour regagner le 50+epsilon. Doit-on être surpris que cette fuite en avant fasse des carrières politiques aussi brèves en démocratie ? Par miracle pour le système, les mensonges sont reliés aux personnes et non aux partis, sinon il deviendrait difficile de sacrifier quelques épouvantails pour survivre.</p>
<p>Que doit-on déduire de tout cela ? Que la démocratie n’est pas cet aboutissement ultime que nous vantent ses promoteurs, dans ses règles actuelles. Que derrière un profilage esthétique, elle n’est que la continuité du système de représentation par la force, utilisé des premiers chefs de clan jusqu’aux derniers tyrans — et l’élection démocratique de Hitler —. Qu’elle impose toujours la liquidation des opposants, plutôt que leur coopération.</p>
<p>La confrontation des idées est indispensable, tandis que la répartition manichéenne du pouvoir devient plutôt une référence d’inefficacité.<br />
Nous avons ainsi dépisté le virus qui grippe tout le système : ce fameux 50+epsilon.<br />
Aïe, mais comment va-t-on faire pour s’en débarrasser, s’il est considéré comme une vache sacrée ?</p>
<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/08/president-dossier.jpg" alt="" title="president-dossier" width="550" height="567" class="alignnone size-full wp-image-1406" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/29/le-virus-50epsilon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Transformers</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/27/transformers/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/27/transformers/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Aug 2011 11:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1399</guid>
		<description><![CDATA[Ce qui m’a beaucoup intéressé dans les « Transformers » est que les animaux, à leur façon frustre, doivent nous voir exactement de cette façon : Les machines leur sont des extensions de nos êtres. Le maître, de bipède, devient voiture, puis VTTiste, avaleur d’herbe quand il emmanche sa tondeuse. Et parmi ces Transformers irascibles et supérieurs existent <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/27/transformers/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui m’a beaucoup intéressé dans les « Transformers » est que les animaux, à leur façon frustre, doivent nous voir exactement de cette façon : Les machines leur sont des extensions de nos êtres. Le maître, de bipède, devient voiture, puis VTTiste, avaleur d’herbe quand il emmanche sa tondeuse.<br />
Et parmi ces Transformers irascibles et supérieurs existent les bons et méchants. Mais peu importe… seul compte le maître.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/27/transformers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Éducation : Dans les serres de l&#8217;Aigle ou du Griffon d&#8217;Or ?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/25/education%c2%a0-dans-les-serres-de-laigle-ou-du-griffon-dor%c2%a0/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/25/education%c2%a0-dans-les-serres-de-laigle-ou-du-griffon-dor%c2%a0/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 20:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1390</guid>
		<description><![CDATA[Sur ces blogs nous critiquons vertement l’éducation qui tente de contraindre le rythme individuel des développements psycho-moteurs à une norme arbitraire. Est-ce à dire qu’il faut abandonner l’aspect scolaire et carcéral du système éducatif ? Ce sont deux problèmes différents. Les agressions frontales psychiques sont d’une grande efficacité. Si l’on attend respectueusement qu’un esprit trouve seul <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/25/education%c2%a0-dans-les-serres-de-laigle-ou-du-griffon-dor%c2%a0/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur ces blogs nous <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/08/04/le-deficit-dattention-chez-lenfant-hyperactif%C2%A0-une-maladie-de-societe/">critiquons vertement</a> l’éducation qui tente de contraindre le rythme individuel des développements psycho-moteurs à une norme arbitraire. Est-ce à dire qu’il faut abandonner l’aspect scolaire et carcéral du système éducatif ? Ce sont deux problèmes différents. <span id="more-1390"></span></p>
<p>Les agressions frontales psychiques sont d’une grande efficacité. Si l’on attend respectueusement qu’un esprit trouve seul son chemin, à son gré, on en perd des quantités dans les forêts d’illusions.<br />
Quand par exemple l’on traite des pathologies psychiques par la psychanalyse, qui laisse l’inconscient affronter à son rythme des sujets difficiles, la cure s’étale parfois sur une vie, devenant une raison plutôt qu’un outil de sa réalisation personnelle. Tandis qu’être assiégé par la maïeutique d’un disciple socratique, dans une <a href="http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Savoirs/Articles-et-Dossiers/J-ai-teste-une-consultation-de-philosophie">consultation philosophique</a>, oblige à mobiliser toutes ses facultés intellectuelles : Les vraies questions que nous nous posons apparaissent en quelques minutes, contre des mois ou années en psychanalyse.</p>
<p>Si l’on fait un parallèle avec la structuration d’une jeune tête, il faut donc se servir du stress et d’un encadrement sévère pour gagner en efficacité.<br />
Le milieu enseignant traditionnel, qui n’est pas stupide, a toujours appliqué de telles règles. Les enfants se rebellent volontiers, pour en reconnaitre ultérieurement le bien-fondé. La sensibilité des parents qui s’interpose de plus en plus dans l’affaire, ne trouve pas ici, en général, une indication judicieuse. Une relation difficile entre prof et élève réclame une entrevue entre l’enseignant et les parents, plutôt que des parents prenant le parti, au domicile, de leur enfant.</p>
<p>Le défaut du système éducatif n’est donc pas dans sa sévérité, mais dans son incapacité à faire percevoir à l’enfant la nécessité d’une telle rigueur.<br />
Si l’on reprend notre exemple de la consultation philosophique, le résultat n’est obtenu que si le client se prête au jeu : L’effort est considérable ; un adulte peut se croire revenu sur les bancs de l’école avec un maître qui lui frappe virtuellement les doigts s’il fait une faute. Une motivation sans faille est nécessaire. La psychanalyse en comparaison, joue dans la douceur, en nous ramenant dans un environnement utérin.<br />
Il est nécessaire que l’enfant, lui aussi, se prête au jeu. Le stress n’est pas synonyme de dépression. Le stress aboutissant à la réussite se pare d’un plaisir exceptionnel.<br />
Pour que l’élève accepte le défi de la pression éducative, deux conditions, étroitement liées, sont nécessaires : intéressement et gratification. Pourrait-on les réduire à la récompense ? Non, car l’enfant découvre une multitude de domaines inconnus, et ne sait pas ce qui l’attend. Sa curiosité a besoin de stimulation.</p>
<p>Nous obtenons ainsi les caractères du professeur idéal : strict, passionnant, gratifiant, sachant reconnaître la limite des aptitudes de chaque enfant, car la dépasser fait tomber dans la dévalorisation.<br />
Voici le principal écueil pratique que connaît bien tout enseignant : Les classes ne sont pas homogènes. Un cours collectif développe un grand stress inefficace chez certains élèves, tandis que d’autres ingurgitent tout sans se faire bien mal à la tête.<br />
La grande question : Faut-il mélanger les plus et moins performants, pour que les premiers jouent les locomotives pour les seconds, ou faire des classes homogènes pour ne pas créer de complexes d’infériorité ? La réponse n’est pas univoque, car interviennent les capacités d’empathie des enfants et du professeur qui peut la transmettre, réduisant ainsi le retentissement des inégalités. Dans les villages ont existé ainsi des classes regroupant des âges très écartés, ne travaillant pas sur les mêmes programmes, et fonctionnant pourtant avec une belle solidarité. Malheureusement, dans un monde pragmatique, l’empathie ne peut être correctement planifiée et la tendance devrait certainement être aux classes homogènes, les enfants ayant bien d’autres occasions de se comparer en dehors de la salle de cours.</p>
<p>Nous trouvons maintenant la réponse à notre question initiale : Des classes homogènes vont permettre de respecter les rythmes de développement variables des enfants, sans sacrifier à l’efficacité de la contrainte éducative, à une condition supplémentaire : Que les programmes de ces classes soient différents. Ceux qui sont encore immatures pour la logique mathématique auront un programme allégé en ce domaine, ou différé plus tard dans l’année, au profit d’autres matières. Très souvent les difficultés en maths sont liées à un défaut de concentration propre à l’hyperactif, qu’il faut regrouper avec ses semblables, avec triplement des heures de sport et présentation des maths sous forme de jeu.<br />
Les programmes gagneraient à être organisés en quinquennats ou septennats.</p>
<p>Le plus terrible actuellement pour un professeur, est certainement de récupérer un contingent systématique d’élèves dévalorisés par le système, qu’il sera très difficile d’intéresser au cours même si on tente de le rendre original et passionnant. Un cercle vicieux délicat à rompre, nécessitant des classes adaptées. Souhaitons un jour qu’elles ne soient plus « adaptées » mais spécialisées par type de développement psycho-moteur et qu’on les appelle plutôt Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard pour éviter toute étiquette péjorative.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/25/education%c2%a0-dans-les-serres-de-laigle-ou-du-griffon-dor%c2%a0/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Valeurs naturelles</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/24/valeurs-naturelles/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/24/valeurs-naturelles/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 04:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1385</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/08/valeurs-naturelles.jpg" alt="" title="valeurs-naturelles" width="550" height="466" class="alignnone size-full wp-image-1386" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/24/valeurs-naturelles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Erreur sans couleur</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/24/erreur-sans-couleur/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/24/erreur-sans-couleur/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 03:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kanakie]]></category>
		<category><![CDATA[Zoreillie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1383</guid>
		<description><![CDATA[Le racisme est une erreur sans couleur qui est de prendre l’affirmation de la race comme une affirmation de soi. Tome Fringant Je préfère m’imaginer que c’est le diable qui a édifié le monde européen, et que Dieu a voulu permettre à son concurrent de montrer ce qu’il pouvait faire ! Robert Musil]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le racisme est une erreur sans couleur<br />
qui est de prendre l’affirmation de la race<br />
comme une affirmation de soi.<br />
<em>Tome Fringant</em></p>
<p>Je préfère m’imaginer que c’est le diable qui a édifié le monde européen,<br />
et que Dieu a voulu permettre à son concurrent de montrer ce qu’il pouvait faire !<br />
<em>Robert Musil</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/24/erreur-sans-couleur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Surfeurs, sortez avec une moto marine</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/21/surfeurs-sortez-avec-une-moto-marine/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/21/surfeurs-sortez-avec-une-moto-marine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Aug 2011 02:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité calédonienne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/?p=1378</guid>
		<description><![CDATA[2010, année de records d’attaques de requins, les plus dangereux restant nombreux dans des océans qui se dépeuplent de leur nourriture habituelle. Le surfeur n’est pas d’une anxiété maladive, mais certains commencent à regarder différemment ces profondeurs invisibles d’où pourrait sortir l’aileron d’une roulette russe marine. Une mesure simple et facile est de sortir en <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/21/surfeurs-sortez-avec-une-moto-marine/'>[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2011/08/moto-marine.jpg" alt="" title="moto-marine" width="300" height="244" class="alignright size-full wp-image-1379" /> 2010, année de records d’attaques de requins, les plus dangereux restant nombreux dans des océans qui se dépeuplent de leur nourriture habituelle.<br />
Le surfeur n’est pas d’une anxiété maladive, mais certains commencent à regarder différemment ces profondeurs invisibles d’où pourrait sortir l’aileron d’une roulette russe marine.</p>
<p>Une mesure simple et facile est de sortir en groupe avec une moto marine. Avez-vous déjà entendu parler d’une agression de squale avec une moto à proximité ? Le boucan de sa turbine terrifie la faune et s’entend à bonne distance sous la surface. La moto sert également à déposer sur le site, à remorquer, à ramener un blessé ou un fatigué ; elle est source de fun supplémentaire si l’on sait jouer avec les vagues. L’absence d’hélice la rend peu dangereuse pour les nageurs. Les surfeurs peuvent se relayer pour patrouiller autour du site. Une précaution la plupart du temps inutile… mais une excellente armure psychologique.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2011/08/21/surfeurs-sortez-avec-une-moto-marine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

