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	<title>V.I.N.C.R.E à Nouméa</title>
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	<description>Vie en Nouvelle-Calédonie, Recherche et Enseignement</description>
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		<title>L&#8217;adoption par les couples homosexuels : l&#8217;illogisme de cette polémique</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 04:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>

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		<description><![CDATA[S’opposer au droit des homosexuels au mariage et à l’adoption est une position intenable, dans l’état actuel des mentalités, pour une simple question de logique : Cela signifierait que nous avons des critères solides permettant de savoir ce que sont des « bons parents », ou ce qui les rend aliénants pour leurs enfants. Ce n’est hélas pas <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2013/03/26/ladoption-par-les-couples-homosexuels-lillogisme-de-cette-polemique/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>S’opposer au droit des homosexuels au mariage et à l’adoption est une position intenable, dans l’état actuel des mentalités, pour une simple question de logique :<br />
Cela signifierait que nous avons des critères solides permettant de savoir ce que sont des « bons parents », ou ce qui les rend aliénants pour leurs enfants. Ce n’est hélas pas le cas, bien que chacun d’entre nous ait généralement une opinion bien arrêtée sur la question.<br />
Admettons cependant que ces critères existent, et que nous puissions les connaître si nous y mettions suffisamment d’acharnement : nous aurions alors une grille statistique permettant de savoir qui sont, parmi les futurs parents, ceux promis à l’excellence et ceux à la médiocrité. Bien entendu, l’homosexualité ne serait qu’un des critères étudiés, parmi beaucoup d’autres, ou ce serait discriminatoire. Serait désignés, ainsi, des personnes pour lesquelles il serait déraisonnable de les laisser élever un enfant…<br />
Connaissez-vous des gens qui soutiendraient, actuellement, l’instauration d’un tel « permis de progéniture » ? Non ? Alors vous ne devriez pas non plus rencontrer d’opposants à l’adoption par des couples gays.</p>
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		<title>Soyez bons pour l&#8217;auteur</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 15:57:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>

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		<description><![CDATA[La bonté est sans aucun doute le moyen de s’attirer les faveurs du plus grand nombre. Comment se fait-il, dans ces conditions, que nous ne soyons pas entourés d’une humanité mielleuse et bonasse ? Hélas, le véritable bon est très pauvre. La bonté est donc un procédé fort coûteux pour les riches, tandis qu’il ne demande <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2013/03/26/soyez-bons-pour-lauteur/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La bonté est sans aucun doute le moyen de s’attirer les faveurs du plus grand nombre. Comment se fait-il, dans ces conditions, que nous ne soyons pas entourés d’une humanité mielleuse et bonasse ?<br />
<img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2013/03/bonte.jpg" alt="bonte" width="150" height="162" class="alignright size-full wp-image-1791" />Hélas, le véritable bon est très pauvre. La bonté est donc un procédé fort coûteux pour les riches, tandis qu’il ne demande aucun effort aux déjà pauvres. Nul doute en fait que tous les pauvres seraient bons… s’ils ne se disputaient la bonté des riches.<br />
En pratique, les défauts de la bonté font qu’on l’exerce à la condition qu’elle ne change pas son état : le riche reste riche, le pauvre gît toujours dans la pauvreté.<br />
A présent il nous est facile de déterminer la bonté <em>admirable</em> : celle qui fait changer d’état : le riche qui abandonne ses biens, ou mieux encore le pauvre ayant accédé à la richesse et la distribuant pour retourner à l’état pauvre.<br />
Bien sûr l’admiration aussi a un coût, et plutôt que le payer, certains avares affirment que donner ses biens n’a jamais fait reculer la pauvreté, et que les bons admirables sont pauvres… d’esprit.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une autre justice</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 05:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>

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		<description><![CDATA[NB : Ce texte est extrait du tome 2, à paraître, du &#171;&#160;Monde Polyconscient&#160;&#187;, où est expliqué en détail pourquoi nous n&#8217;avons aucun libre-arbitre. Comment la Justice pourrait-elle s’accommoder de la disparition du libre-arbitre ? Bien sûr, que les coupables soient déclarés espèce en voie d’extinction ne changera pas fondamentalement sa politique de rétorsion : les irresponsables <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2013/03/24/une-autre-justice/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>NB : Ce texte est extrait du tome 2, à paraître, du <a href="http://www.lulu.com/shop/tom-fringant/le-monde-polyconscient-t1/paperback/product-20589881.html">&laquo;&nbsp;Monde Polyconscient&nbsp;&raquo;</a>, où est expliqué en détail pourquoi nous n&rsquo;avons aucun libre-arbitre.</em></p>
<p>Comment la Justice pourrait-elle s’accommoder de la disparition du libre-arbitre ?</p>
<p>Bien sûr, que les coupables soient déclarés espèce en voie d’extinction ne changera pas fondamentalement sa politique de rétorsion : les irresponsables dangereux sont toujours là. Ce qui pourrait évoluer est la réhabilitation. Plutôt que mettre au passif des comptes sociaux de très coûteux prisonniers, comment les transformer en investissements rentables ?</p>
<p>Si on les considère, sous l’impulsion des neurosciences, comme des ordinateurs biologiques défectueux mais capables d’auto-réparation, il serait tentant de les remettre en circulation avec des traitements psychotropes et des thérapies cognitives, en commençant par les moins « abimés », et en gardant à l’ombre les plus dangereux. Il existe en effet des critères permettant d’identifier statistiquement ces derniers, facteurs génétiques, congénitaux — habitus de la mère pendant la gestation —, et environnementaux dans la prime enfance. En poussant ce raisonnement jusqu’au bout, l’on pourrait multiplier les critères et affiner tellement les statistiques qu’il deviendrait possible de suivre pas à pas le destin des déviants et prédire très fiablement le risque de récidive. Ce serait bien entendu dans un but humanitaire : la Justice pourrait alors leur proposer de rééduquer leur Observateur, c’est-à-dire de reprendre le contrôle de leurs pulsions inconscientes, en alternative à un enfermement.</p>
<p>Cette vision utilitariste a des airs de Solution Finale, trouvez-vous ? Vous avez raison. C’est une folie que seule la panconscience pourrait approuver. Or elle est puissante. Où s’embourbe un tel mode de pensée ? <span id="more-1787"></span><br />
Voyons ce qui est ignoré :<br />
-La Prison du Destin n’est pas inviolable. Comment un être humain auquel on trace son futur avec des statistiques n’aurait-il pas envie de le faire mentir ? Quelles sublimations peut-il trouver pour canaliser ses pulsions, plutôt qu’éteindre celles-ci en les <i>contrôlant</i> ? Avez-vous en effet l’impression que l’Observateur provoque les meilleurs moments de notre vie, ou n’est-il pas plutôt celui qui nous ramène à la maison quand nous en avons trop joui, que nous sommes ivres d’avoir éprouvé tant de sensations ?<br />
-Qui décide des principes de rééducation de l’Observateur ? Pas le condamné. Certes la solution est plus douce que la lobotomie. Mais que le scalpel soit physique ou psychique, il n’est plus <i>lui</i>. Evidemment, nous avons soutenu dans ce livre l’absence de liberté ; il n’y a donc <i>personne aux commandes de son destin</i> ; l’Observateur n’est pas un PDG. Cependant, si le libre-arbitre possède un germe, c’est dans la <i>liberté de l’auto-organisation</i> de cet édifice psychique.<br />
-La prétention des valeurs absolues : sommes-nous bien sûr, en empêchant toute évolution sociale parce que nous bloquons la diversité des individus, d’être parvenus à la forme de société idéale ? Assurément, si nous sommes tous porteurs des mêmes valeurs, clonées, la société sera d’une grande stabilité… ou, selon le point de vue, d’un immobilisme terrifiant. Pointe la fin de l’évolution <i>humaine</i> ; notre espèce, soudée autour de ses valeurs, n’aurait par la suite qu’une évolution <i>technologique</i>. Une partie des allemands en ont rêvé au siècle dernier ; leurs valeurs leur semblaient, sur l’instant, parées de la même excellence.<br />
-La tentation de la précaution : si l’on sait définir précisément les individus à haut risque de comportement asocial, va-t-on attendre qu’ils aient agi pour les rééduquer ? Nous avons de bons indices que non. Déjà, des pédophiles sont condamnés pour la simple possession d’images dans un ordinateur.<br />
-Enfin la bidirectionnalité : l’activité modèle le psychisme de celui qui l’exerce. Le caractère militariste de l’incarcération ne s’adresse pas à la raison du prisonnier, comme certains l’imaginent encore ; il se tatoue dans l’inconscient. Pour les condamnés les plus frustres, il faudra bien des années pour qu’un Observateur acquière la moindre puissance. Plus simple est de réimplanter directement des routines subconscientes.</p>
<p>Serions-nous, avec ce discours, adversaires de la réhabilitation ? Bien sûr que non. Ou alors voudrions-nous, au nom du principe de la diversité, laisser les extrémistes s’adonner à leurs comportements violents, pour mettre un peu d’animation dans nos vies ternes ? Non également, à l’évidence. Notez pourtant que nous les filmons beaucoup, et nous les regardons avec délectation, comme si nous avions conscience qu’il est suprêmement important qu’ils <i>existent</i>, même virtuellement, pour servir de référence.<br />
Donc, comment réhabiliter sans nuire au foisonnement original de l’auto-organisation, sans amputer ces personnalités pathologiques en les installant de force sur une norme ? Deux des concepts que nous avons étudié sont d’un grand secours :</p>
<p>Le premier est le <i>remboursement</i>. Une agression est, comme tout acte, un échange. Comme elle n’a eu aucune contrepartie, elle a produit une <i>dette</i>. Sans la dette, la réhabilitation a mauvaise presse auprès du public, et c’est justifié : si nous sommes éduqués au principe que tout dans la vie fait l’objet d’un échange, ne serait-ce que d’empathie, que l’un prenne à l’autre sans rien donner est insupportable. L’auteur d’une agression unilatérale est, plus qu’un voleur, un <i>appauvrisseur</i>. Prenons en exemple un délinquant cagoulé dérobant notre portefeuille : que se passe-t-il psychologiquement ? Nous sommes un parfait inconnu, n’ayant aucun contentieux avec lui ; le sentiment instinctif normal d’un premier contact est une certaine sympathie d’espèce. Impossible ici ! Il ne peut nous voler qu’en nous chosifiant, en nous refusant une humanité qui rendrait le geste difficile : si nous étions une <i>personne</i>, ayant peiné pour acquérir cet argent, les circuits moraux même défectueux du voleur en seraient paralysés. Alors nous sommes une proie, quelque chose de tout juste biologique. Plus qu’une disparition d’argent, c’est cette négation de notre identité qui nous emplit de rancoeur.<br />
Le remboursement peut guérir la rancoeur, et incite le coupable à modifier de lui-même son comportement : plus cela lui coûte cher, parce qu’il a piétiné les droits de la personne, plus il mettra longtemps à rembourser, plus une part importante de sa vie lui sera consacrée, plus cette part alimentera sa volonté de réhabilitation.</p>
<p>Le second concept est la polyconscience. Beaucoup de récidives surviennent parce que, tout simplement, le condamné n’imagine pas d’alternatives. Il ne possède aucun autre choix réaliste. On a beau lui démontrer l’inanité de sa conduite, cela ne représente rien pour lui. Ce qui en juge, dans sa polyconscience, n’est pas la même assemblée que celle de ses moralisateurs. Il faut donc que de nouvelles personae parviennent à s’intégrer à lui, acquièrent de la célébrité, changent l’équilibre. Un sermon, ou même plusieurs, ne suffisent pas. Il faut des évènements, des succès, des récompenses.<br />
La société est-elle capable de les fournir, quand même les non-délinquants ont grand mal à les obtenir ?<br />
Peu importe. Face au défi, le délinquant s’auto-organisera en vue de les acquérir. Ou non… et mourra en prison. Notre diversité est sauvée. L’humanité continue d’évoluer.</p>
<p>Souhaitons que les consciences ne soient jamais totalement convaincues par les discours <i>simplistiques</i> tels qu’en produisent les utilitaristes. Nous avons dit qu’elles peuvent fonctionner selon la théorie dont elles se persuadent ; donc ce modèle fast-food d’un ordinateur biologique dépourvu de tout libre-arbitre apparaît vraisemblable. A vrai dire, dans les pays occidentaux, son adoption a bien démarré. La théorie devient elle-même une persona, renforçant puissamment la position de la panconscience.</p>
<p>Pourtant, c’est dans le renoncement au libre-arbitre, qui était une notion fausse jusqu’à présent, que nous nous tenons à l’orée du vrai…</p>
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		<title>Melting pot</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 19:50:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Kanakie]]></category>
		<category><![CDATA[Zoreillie]]></category>

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		<description><![CDATA[L’intrication des cultures peut être le problème de plusieurs générations ou d’une seule. Si les enfants sont élevés dans la culture adoptive, seule la génération des parents paie ; ce que ceux-ci ont appris jeunes ne leur permet pas de s’adapter à ce qu’on leur demande, adultes. Le revers est que les parents ne se retrouvent <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2013/03/14/melting-pot/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’intrication des cultures peut être le problème de plusieurs générations ou d’une seule. Si les enfants sont élevés dans la culture adoptive, seule la génération des parents paie ; ce que ceux-ci ont appris jeunes ne leur permet pas de s’adapter à ce qu’on leur demande, adultes. Le revers est que les parents ne se retrouvent pas dans leurs enfants. Le tissu social est détérioré. Aïeux sacrifiés : leurs efforts pour édifier un système culturel spécifique sont perdus.</p>
<p>Quelles solutions ?<br />
Transfert partiel des valeurs culturelles en identifiant et en abandonnant celles qui sont (trop) conflictuelles.<br />
Développer des caractéristiques culturelles qui rendent les gens plus caméléons… s’ils le souhaitent.<br />
Comprendre que les changements doivent faire l’objet d’un engagement de l’immigré et non pas d’une contrainte du premier habitant du pays hôte, donc que l’engagement doit être pris avant l’émigration effective.</p>
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		<title>L&#8217;Histoire, avec un grand H</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 04:14:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Histoire, en gagnant un grand H, a subi en réalité une réduction. Toutes les civilisations antiques distinguaient les choses advenues, de leur interprétation. A présent, alors qu’il n’a jamais été aussi facile, par l’addition et la conservation de médias authentiques, de rapporter objectivement les faits, ceux-ci sont amalgamés à l’histoire contée. L’actualité n’a rien d’un <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2013/03/13/lhistoire-avec-un-grand-h/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’Histoire, en gagnant un grand H, a subi en réalité une réduction. Toutes les civilisations antiques distinguaient les choses advenues, de leur interprétation. A présent, alors qu’il n’a jamais été aussi facile, par l’addition et la conservation de médias authentiques, de rapporter objectivement les faits, ceux-ci sont amalgamés à l’histoire contée. L’actualité n’a rien d’un dictionnaire des faits ; il est facile de vous en rendre compte quand est traité un sujet que vous connaissez bien. S’il existe des contre-histoires publiées, ce sont toujours des opinions alternatives. Car la description dépassionnée, dé-romancée, des faits, n’intéresse aucun public, aucun éditeur.<br />
L’Homme s’est ainsi approprié son Histoire, refusant d’en laisser le matériau de base à disposition d’hypothétiques non-humains capables d’y porter un regard, s’accaparant la divinité qu’il plaçait auparavant dans d’omniscients êtres métaphysiques.<br />
C’est une réduction, parce que si l’Histoire permet de suivre le fil de l’auto-organisation de la société humaine, elle n’en montre pas le mécanisme. Celui-ci s’étudie à partir des écarts d’interprétation. Quand chaque fait est conté de différentes manières, c’est la victorieuse qui fait l’Histoire, mais les vaincues qui permettent de la comprendre.<br />
Derrière le maquillage de l’Historien monoconscient se trouvent trois personae : le Rapporteur, le Conteur, l’Analyste. Le premier ennuie, le second passionne son auditoire, le dernier n’intéresse que ses pairs.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Justice et juriste</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 02:53:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand les gens cherchent la justice, ils tombent le plus souvent, par malheur, sur un juriste. Un juriste est un religieux qui cherche exclusivement la justice dans la bible écrite. Tout professionnel de la justice contient un Juriste, et une identité plus vaste et personnelle, construite sur l’expérience et la multiplication des repères dans les <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2013/03/12/justice-et-juriste/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand les gens cherchent la justice, ils tombent le plus souvent, par malheur, sur un juriste.<br />
Un juriste est un religieux qui cherche exclusivement la justice dans la bible écrite.<br />
Tout professionnel de la justice contient un Juriste, et une identité plus vaste et personnelle, construite sur l’expérience et la multiplication des repères dans les difficultés de l’existence.</p>
<p>Parfois la justice est volontairement punitive, parce que la loi est écrite pour des consciences fort éloignées de celle de l’accusé et lui est étrangère : il s’agit de tatouer cette référence dans l’esprit du coupable, en faire une persona parentale impérieuse.<br />
Très souvent à présent, la loi est bien présente dans les consciences impliquées, mais grossière pour décrire la spécificité de chaque contexte. Au lieu d’être éducative, elle devient génératrice de petites injustices.<br />
Si le plaignant n’a affaire qu’au Juriste, il n’a plus qu’à prier pour que la chose écrite soit la moins différente possible de sa situation particulière, de façon à ne pas recueillir trop grand capital d’injustice.</p>
<p>Les professionnels ne sont pas encouragés à affiner leurs décisions, plutôt à se réfugier derrière la loi écrite, pour plusieurs raisons : manque de moyens, multiplication des situations identiques encourageant les conduites stéréotypées, loi-bouclier élevée devant les récalcitrants à la conscience un peu trop sauvage, et enfin absence de gratification pour un travail de qualité.<br />
En effet, plus que dans toute autre profession, il semble difficile d’aller sonder les plaignants pour savoir si le magistrat a fait du bon travail… De ce fait, il n’existe pas d’évaluation des interventions de la Justice, pas de prime à l’efficacité. Comme pour les médecins, l’avancement provient davantage de la qualité des relations intra-professionnelles que du travail bien fait.<br />
Comme pour la médecine, la justice a besoin d’une réflexion sur l’évaluation des pratiques, qui encourage intuition et perspicacité du magistrat à sortir du bois des édits centenaires.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pas n&#8217;importe quel vice</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jan 2013 01:23:39 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Délirium]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2013/01/vices.jpg" alt="vices" width="600" height="609" class="alignnone size-full wp-image-1778" /></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Député de gauche ?</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Dec 2012 20:35:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment peut-on dire que l’on est député de gauche et vivre au milieu des riches ? Comment développer l’intelligence des moyens de sortir de la misère sans éprouver le ressenti du pauvre ? Ceux qui voient un chemin d’évasion, en effet, quittent ce sentiment très vite. Le chemin s’est déjà refermé derrière eux, une cicatrice dans l’épiderme <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/12/31/depute-de-gauche/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comment peut-on dire que l’on est député de gauche et vivre au milieu des riches ? Comment développer l’intelligence des moyens de sortir de la misère sans éprouver le ressenti du pauvre ? Ceux qui voient un chemin d’évasion, en effet, quittent ce sentiment très vite. Le chemin s’est déjà refermé derrière eux, une cicatrice dans l’épiderme rugueux du conservatisme. Il ne leur est plus possible d’étudier toute la variété des échappatoires, ni surtout un bouleversement du système qui leur est devenu favorable. On distribue une assistance pour soulager sa conscience.</p>
<p>Paradoxalement, le rare pauvre, élu et néanmoins resté simple, semble bizarre à ses congénères. Car ceux-ci ont du mal à imaginer un autre système que la dominance, et réclamer autre chose qu’une part plus importante de domination. Soit l’élu est ancré dans un idéal égalitaire et tous savent qu’il n’appartient plus à ce siècle, soit, hyperconscient, il s’est affranchi de la dominance et devient une variété d’extra-terrestre à visage humain pour ses électeurs, plus étranger que les dominants au pouvoir, gênant.</p>
<p>Ainsi, le député de gauche ressemble à une réclamation ambulante. Il promène en homme-sandwich sa publicité révolutionnaire de Chambre en Chambre, subissant les moqueries pour les faiblesses de son programme protestataire, car il n’existe pas de vérité dans une domination qui veut remplacer l’autre.</p>
<p>Les pauvres sont très mal représentés, parce qu’ils luttent comme armée de pauvres et non comme partie d’un tout.<br />
Ils votent pour les députés de gauche par défaut. Si encore il s’agissait de généraux révolutionnaires, peut-être accéderaient-ils au pouvoir ? Mais ce sont plutôt des barbouzes, qui ont décrypté le mode de pensée des riches, l’ont adopté, et tentent d’en tirer quelques subsides, par chantage, pour leurs pauvres…</p>
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		<title>La marin p-é-cheur</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 02:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>

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		<description><![CDATA[La voile est une occupation de solitaire. On peut se demander si ce n’est pas le voilier qui est solitaire, en voyant ces photos de coques fières inclinées à 90° par un vent énergique, au pont désert probablement parce que tout le monde a glissé à l’eau. Le marin semble davantage même qu’un solitaire, presqu’un <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/12/06/la-marin-p-e-cheur/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/12/forte-gite.jpg" alt="" title="forte-gite" width="200" height="250" class="alignright size-full wp-image-1768" />La voile est une occupation de solitaire. On peut se demander si ce n’est pas le voilier qui est solitaire, en voyant ces photos de coques fières inclinées à 90° par un vent énergique, au pont désert probablement parce que tout le monde a glissé à l’eau.<br />
Le marin semble davantage même qu’un solitaire, presqu’un martyr sur la croix, s’il faut qu’il se cloue aux planches pour rester attaché à son bateau.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Divorce aimable</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2012 04:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1761" title="lunatique" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/12/lunatique.jpg" alt="" width="650" height="286" /></p>
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		<title>Différences</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2012 04:15:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Délirium]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1757" title="bain-de-foule" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/12/bain-de-foule.jpg" alt="" width="650" height="431" /></p>
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		<title>Monstranto, une histoire polyconsciente</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 00:06:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Histoire : une jeune agronome, C., parle des OGM et de Monsanto. Elle dénonce vivement les dangers des manipulations génétiques, ainsi que les procédés commerciaux vicieux de l&#8217;industriel, répertoriés dans un livre-choc : plantes stériles obligeant à racheter les semences chaque année, contrats avec les petits agriculteurs locaux tellement contraignants que si une part des <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/11/29/monstranto-une-histoire-polyconsciente/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Histoire : une jeune agronome, C., parle des OGM et de Monsanto. Elle dénonce vivement les dangers des manipulations génétiques, ainsi que les procédés commerciaux vicieux de l&rsquo;industriel, répertoriés dans un livre-choc : plantes stériles obligeant à racheter les semences chaque année, contrats avec les petits agriculteurs locaux tellement contraignants que si une part des semences est emportée par le vent dans un champ voisin, le droit de propriété exclusive de Monsanto est lésé et l&rsquo;agriculteur doit verser des dommages et intérêts qui l&rsquo;obligent parfois à vendre son champ. Plusieurs, en Inde, se sont suicidés.<br />
Tout le monde secoue la tête devant tant d&rsquo;évidente iniquité. Je prends le contrepied de ce discours. <span id="more-1745"></span>Que sait-on des dangers réels des OGM… Tous les organismes vivants sont des OGM… Le livre est une information de seconde main… Que sait-on de la situation complète des suicidés… Y aurait-il une recherche efficace sans motivation commerciale, etc… C., et la plupart des autres, sont scandalisés par ma mauvaise foi apparente dans une affaire qui devrait emporter la conviction.<br />
C., poussée dans ses retranchements, tente d&rsquo;annihiler mes arguments fallacieux. Ce faisant, elle dévoile quelques incohérences dans son discours initial parfaitement léché : l&rsquo;amalgame entre les dangers de la transformation génétique et les méthodes immondes d&rsquo;un industriel particulier ; l&rsquo;idéalisation de la Nature comme seule apte à déterminer la meilleure évolution génétique. C. est obligée de reconnaître simultanément que le bidouillage génétique par l&rsquo;homme est licite quand il s&rsquo;agit de traiter nos propres maladies.<br />
Cependant mon désir apparent de vouloir casser la belle harmonie initiale échauffe un peu trop les esprits et je termine la conversation sur une perspective différente : que des Monsanto ont émaillé toute l&rsquo;histoire du progrès humain, que les erreurs initiales ont servi à montrer les bonnes solutions, et que chacun, dont C., a son rôle, par ses oppositions ou ses encouragements, pour dessiner le meilleur chemin.<br />
C. ne semble guère satisfaite d&rsquo;être ramenée ainsi à une sorte de hallebardier faisant la haie pour maintenir le destin de l&rsquo;humanité sur les rails. Le sujet était trop sensible.</p>
<p>En <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/troquet/le-bestiaire-des-consciences/polyconscience/">polyconscience</a>, que s&rsquo;est-il passé ?</p>
<p>C. a une conviction, bien étayée et qu&rsquo;elle partage facilement car les aspects moraux sont rassembleurs. Une conviction offre un avantage considérable : elle permet de canaliser toute son énergie dans ses agissements ; l&rsquo;objectif est parfaitement net. Il existe cependant un effet secondaire : la conviction oblige à élaguer tout ce qui pourrait l&rsquo;affaiblir. Il faut ignorer les petits éléments d&rsquo;information qui rendent l&rsquo;évènement principal moins caricatural, moins porteur d&rsquo;émotion.<br />
La conviction est une attitude monoconsciente, organisée autour d&rsquo;un repère majeur. Dans mes notations de livres, je sépare les livres « azur », reposant sur une intention bien établie, citant essentiellement ce qui va dans son sens, des livres « tempête », polyconscients, montrant toutes les facettes d’un sujet.<br />
Pour rendre polyconsciente une conversation de type « azur » telle que celle qui démarrait avec C., le seul moyen est d’introduire une persona opposante. La démarche du conflit est volontaire. Elle peut sembler stupide, quand la « spécialiste » du sujet est C., visiblement bien documentée, et que ma persona va lui opposer des arguments éventuellement candides ou erronés. Si C. a les réponses justes, le conflit va s’éteindre très vite. La tentative de « célébrité » de ma persona hérétique tourne court, par manque de moyens.<br />
Si par contre la conviction de C. a laissé dans l’ombre des points significatifs, ils s’éclairent. En fait, en lançant ma persona dans le conflit, malgré que je sois moins au courant du sujet que mon interlocutrice, je suis au final informé de ce qu’elle sait, comme tout auditeur, puisqu’elle essaie d’être convaincante, mais aussi de ce qu’elle dissimule dans sa conviction, ce que n’aurait pas permis le mode « azur », monoconscient. Ma vision globale devient meilleure que la sienne, malgré mon statut de non-spécialiste dans l’affaire.</p>
<p>A l’évidence, il n’est pas conseillé de rentrer si facilement en conflit avec n’importe qui, et en particulier avec ses proches, sinon notre atmosphère intime deviendrait houleuse. Les proches, en fait, sont ceux avec lesquels on a les meilleurs compromis tacites parce qu’ils partagent des personae proches des nôtres… du moins quand on a choisi avec qui l’on vit — une clairvoyance difficile ! —.</p>
<p>Il est nécessaire de protéger les convictions des plus jeunes, car elles sont le générateur de leur assurance, de la partie la plus agissante de leur biographie. La polyconscience, en ce sens, est plus respectueuse de l’évolution personnelle que bien des méthodes d’influence courantes. Quel est le plus éthique en effet ? Utiliser la dialectique et les manipulations psychologiques bien connues de n’importe quel VRP ou politicien pour réorienter l’opinion de C. et diluer sa détermination, ou la braquer — et passer parfois pour un gros c… —, en laissant sa conviction intacte, voire renforcée ?</p>
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		<title>Mission solidaire à Ambrym</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Nov 2012 12:01:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Compte-rendu en 3 parties de la 2ème mission de l’association Solidarité Tanna à Ambrym : 1) contenu médical de la mission (qui intéressera essentiellement les prochaines expéditions), 2) montée au volcan (nous avons eu des créneaux d&#8217;observation exceptionnels), 3) conclusion (avec suggestions d&#8217;organisation pour les prochaines missions). 1) Mission médicale Craig&#8217;s Cove Chefs : Ruben, <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/11/25/mission-solidaire-a-ambrym/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Compte-rendu en 3 parties de la 2ème mission de l’association Solidarité Tanna à Ambrym : 1) contenu médical de la mission (qui intéressera essentiellement les prochaines expéditions), 2) montée au volcan (nous avons eu des créneaux d&rsquo;observation exceptionnels), 3) conclusion (avec suggestions d&rsquo;organisation pour les prochaines missions).<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-1727" title="panaches-au-lever-du-soleil" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/panaches-au-lever-du-soleil.jpg" alt="" width="700" height="138" /><br />
<span id="more-1715"></span><br />
<strong>1) Mission médicale</strong></p>
<p><em>Craig&rsquo;s Cove</em><br />
Chefs : Ruben, Benoit, Benedict. Excellent accueil, avec une cérémonie. Un discours est attendu du chef de la mission, mais heureusement pas une démonstration de danse, qui aurait déconsidéré immédiatement son professionnalisme…<br />
Village qui a les conditions de vie les plus difficiles. Cultures peu productives. Lié à la situation géographique (proche du rift volcanique et en bordure de la zone sous les panaches de cendres) ? En plus l&rsquo;infirmier du secteur, Yvon, ne les visite pas. 2 heures de marche pour se faire soigner : seuls les cas graves y vont.<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-1723" title="Craigs-Cove" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/Craigs-Cove.jpg" alt="" width="700" height="303" /><br />
Très forte proportion d&rsquo;otites (humidité locale extrême), plusieurs perforations spontanées vues chez les enfants en plus des otites aiguës banales, multiples tympans cicatriciels avec des surdités partielles chez les adultes. Gros besoin de corticoïdes (nous en avions très peu) et d&rsquo;antibiotiques (très peu aussi en stock et nous avons voulu en garder un peu pour les autres villages alors que c&rsquo;est là qu&rsquo;ils étaient essentiellement nécessaires).<br />
Une cinquantaine de personnes ont été vues. 2 villages sont côte à côte, un francophone et un anglophone. Une école primaire francophone est sur la même pelouse que le bâtiment utilisé pour nos soins. 2 enseignants, dont le directeur, efficace et sympathique. Dans la classe : démonstration de brossage de dents et &laquo;&nbsp;recrutement&nbsp;&raquo; des enfants pour les vérifications de tympans : tous ceux qui ont été amenés avaient des otites&#8230;<br />
<img class="alignright size-full wp-image-1735" title="case" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/case.jpg" alt="" width="400" height="225" />En plus de l&rsquo;ORL infectieux très présent, nous avons vu un peu d&rsquo;ophtalmo (opacifications cornéennes), beaucoup de plaies et de furoncles que les gens traitent eux-mêmes en l&rsquo;absence de permanence de l&rsquo;infirmier ; heureusement ils ne se débrouillent pas si mal : la plupart des plaies étaient propres. Gros abcès de la bourse pré-rotulienne vidé chez un jeune.<br />
Tout le reste, plus d&rsquo;une moitié en fait, est de la rhumato : lombalgies, cervicalgies, genoux dégénératifs. Dès les premiers traitements manuels et visco-supplémentations réalisés, c&rsquo;est l&rsquo;affluence. Le Pr Schmidt, fort aimable, présente à nos clients le menu : &laquo;&nbsp;Monsieur a besoin d&rsquo;une injection. La voulez-vous saignante ?&nbsp;&raquo;<br />
Nous avons utilisé la moitié du stock des produits déjà dans ce seul village. Une erreur ? Si la vacation suivante ne vient pas avec &laquo;&nbsp;la piqûre&nbsp;&raquo;, il risque d&rsquo;y avoir des déceptions.</p>
<p>Au niveau de l&rsquo;équipe dentaire : générateur insuffisant pour fournir le courant à la mallette -&gt; seules extractions et soins des petites caries ont été réalisés. Cela faisait déjà beaucoup. L&rsquo;équipe précédente semble avoir été handicapée par un fonctionnement intermittent de la mallette. Probablement que la demande maximale prolongée de courant a fait fondre un peu plus la bobine. Le problème s&rsquo;est reproduit à Port-Vato mais la mallette a pu fonctionner par intermittence. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;à Sessivi et Endu que le générateur a eu la puissance nécessaire pour une utilisation normale.</p>
<p><em>Sessivi</em><br />
Passage par Bahia au centre médical du secteur sud-ouest : Yvon, infirmier, est originaire du nord d&rsquo;Ambrym. Sa compétence est remarquable. Il est même très imaginatif sur les particularités des maladies locales, recherche la raison des ulcères fréquents à Sessivi dans le mode d&rsquo;alimentation et l&rsquo;environnement volcanique. Malheureusement il est très isolé dans sa compétence pour la taille de la population à traiter, et est proche de la retraite, qu&rsquo;il voit arriver avec une satisfaction évidente : trop de responsabilités et de sollicitations.<br />
Faut-il envoyer dans les îles (ou la brousse calédonienne) des jeunes diplômés qui feront leurs premières bêtises ou interventions approximatives sur des gens qu&rsquo;ils côtoieront quotidiennement par la suite ? Ou placer un vieux briscard expérimenté mais dont le &laquo;&nbsp;jus&nbsp;&raquo; se raréfie avec le stress accumulé par les années de travail ? Probablement un de chaque sorte, si on en a les moyens.<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-1725" title="coucher" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/coucher.jpg" alt="" width="700" height="138" /><br />
A Sessivi l&rsquo;efficacité d&rsquo;Yvon se fait sentir. Beaucoup moins de problèmes de médecine générale. Les spécialistes sont ici les plus utiles. Nous revoyons d&rsquo;ailleurs les problèmes que l&rsquo;équipe précédente n&rsquo;a pu résoudre, hernies inguino-scrotales à opérer, goitre, surdités. Nous améliorons les problèmes rhumato, mais les produits commencent à se faire rares. Heureusement un certain nombre relèvent de simples changements d&rsquo;habitudes : syndromes rotuliens, rachialgies mécaniques, séquelles d&rsquo;entorse, troubles statiques plantaires. Les jeunes sont très réceptifs aux conseils même en partant de la lésion anatomique ; tout le monde a déjà vu un cartilage sur un os de poulet. Les vieux sont plus désorientés et dans la déification du médicament : leur contentement devient évident à partir du moment où l&rsquo;on additionne une boite d&rsquo;antalgiques. Le blister ou sachet individuel à l&rsquo;occidentale a un effet placebo considérable par rapport au médoc de l&rsquo;infirmier, un générique chinois en vrac par boites de 100.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1737" title="totem" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/totem.jpg" alt="" width="200" height="323" />Olivier, directeur de l&rsquo;école primaire de Sessivi, s&rsquo;est mis en quatre pour nous installer ; il est resté très présent pour servir de traducteur et organiser l&rsquo;arrivée des gens, ou s&rsquo;est fait remplacer par un adjoint dès qu&rsquo;il était appelé ailleurs. Le cas-test pour la mission s&rsquo;est présenté d&rsquo;emblée : la propre femme d&rsquo;Olivier souffre de douleurs abdominales sévères à notre arrivée, avec un peu de diarrhée ; elle a accouché d&rsquo;un bébé un mois plus tôt ; après enquête il semble qu&rsquo;elle soit seule à avoir mangé un crabe. Aïe ! Pourvu qu&rsquo;il se soit pas aussi méchant que certains de nos crabes de cocotier. Nous n&rsquo;avons plus d&rsquo;antibio après les otites et pneumonies à Craig&rsquo;s Cove. Yvon nous a dépanné d&rsquo;une boite d&rsquo;amoxicilline ; pas un spectre terrible pour du digestif. Je fouille ma pharmacie perso et y trouve par miracle une plaquette de Bactrim. Le lendemain, la femme d&rsquo;Olivier est quasi-guérie, ouf !<br />
Nous aurons vu, comme à Craig&rsquo;s Cove, une cinquantaine de personnes, mais beaucoup moins de quasi urgences médicales.</p>
<p>Travail continu, pendant ce temps, pour l&rsquo;équipe dentaire, facilité par le bon fonctionnement de la mallette. Chaque soir nous aurons eu un bout de paradis en récompense, une crique bien abritée et un peu chauffée à Craig&rsquo;s Cove, un véritable jacuzzi naturel à Sessivi, et une plage magnifique à Port Vato.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1743" title="consultation" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/consultation.jpg" alt="" width="400" height="285" /><em>Port-Vato</em><br />
Nous sommes à nouveau extrêmement bien accueillis. Les gens ont fait un effort visible pour améliorer l&rsquo;état du petit dispensaire local. Chacun dispose de sa pièce ; c&rsquo;est assez étouffant dans certaines et un petit ventilateur à piles pourrait coiffer utilement la tête des  prochains missionnaires. Alors que nous nous attendions à moins d&rsquo;affluence qu&rsquo;aux 2 précédents villages, d&rsquo;après les données de la première mission, la consultation est vite saturée. Nous voyons une soixantaine de personnes. Peu de soins urgents, Yvon n&rsquo;étant pas très éloigné et une aide-soignante officie sur place ; nous n&rsquo;aurons pas vraiment le temps de discuter avec elle. Notre dernière visco-supplémentation part dans le genou d&rsquo;un immense guide local, qui ne monte plus au volcan à cause de sa douleur. Le lendemain, il fait des bonds partout.</p>
<p><strong>2) Le volcan</strong><br />
Ce jour-là, une nouvelle spécialité est à l&rsquo;honneur, pour reprendre la métaphore d&rsquo;Eric Schmidt : la proctologie volcanique ! Le lac de lave niché au fond du Marum nous attend. Grimpons !&#8230; Oui, bizarrement, c&rsquo;est un fondement situé en altitude. Le cerveau de la bête, la chambre magmatique, est à 6 kms de profondeur. Seul son arrière-train émerge. Nous prendrons quelques clichés de ses hémorroïdes incandescentes. Le jeu est de ne pas se faire surprendre par un gaz intempestif, qui nous propulserait dans un panache&#8230; dont aucune fierté n&rsquo;est à tirer.<br />
<img class="alignright size-full wp-image-1731" title="lac-de-lave" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/lac-de-lave.jpg" alt="" width="300" height="203" />Malgré la pluie, la montée se fait dans la bonne humeur, après ces 3 journées stressantes. Le temps reste pourri pour la journée et nous empêche de faire davantage que dresser le camp au bord de la caldera. Un autre groupe piloté par Aventure &amp; Volcans est là depuis 3 jours. Ils tentent une montée au Marum et reviennent composés de 99% d&rsquo;eau, sans avoir rien vu. Le lendemain ils repartent sous la pluie.<br />
Le temps se dégage en début d&rsquo;après-midi. Nous démarrons. Les nuages s&rsquo;écartent devant nous, dévoilent un gigantesque cratère, dont les contreforts ressemblent aux remblais de la mine de Zeus. Au bout du sentier, le lac de lave du Marum. Loin du miroir calme que sont parfois ses homologues aqueux, celui-ci est la machine à laver d&rsquo;Hadès. L&rsquo;échappement des gaz roule sans trêve le magma dans l&rsquo;énorme marmite trois cent mètres sous nos pieds.<br />
Ciel extraordinaire la nuit tombée. Les cinq cratères en activité se réunissent en deux panaches éclairés en dessous par le rougeoiement de la lave. L&rsquo;échine de la planète ?<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-1729" title="mine-de-Zeus" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/mine-de-Zeus.jpg" alt="" width="700" height="214" /><br />
Nous ne pouvons rapporter ici tous les délires de ce voyage. Citons le moment où Michel Massat tenta de nous persuader que la traversée d&rsquo;un marigot au milieu des volcans ne présentait aucun danger, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de simple eau douce. Au milieu de ce décor minéral et hostile en effet, la couleur lui donnait l&rsquo;allure d&rsquo;un bain de soude caustique. Nous attendîmes prudemment que Michel s&rsquo;engageât le premier, voyant déjà les gros titres du lendemain : &laquo;&nbsp;Lors de sa dernière expédition, le guide Michel Upsa s&rsquo;est dissous dans une grande effervescence&#8230;&nbsp;&raquo;.<br />
<img class="alignright size-full wp-image-1717" title="chien-miserable" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/chien-miserable.jpg" alt="" width="300" height="207" />Nous avons croisé aussi ce chien pitoyable qui a reconnu dans l&rsquo;oeil d&rsquo;Eric Schmidt un autre être éreinté par une vie d&rsquo;esclave au travail, et ne l&rsquo;a plus quitté d&rsquo;une semelle, surtout après que celui-ci ait laissé tomber par mégarde un fragment de nouille à ses pieds, plus qu&rsquo;il n&rsquo;avait déjà mangé de toute la semaine.<br />
Le chien vanuatais est l&rsquo;être le plus misérable de la planète. Il faudrait un transhumaniste dans la mission médicale.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1721" title="eric-revolution" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/eric-revolution.jpg" alt="" width="322" height="391" />Nous n&rsquo;avons pas parlé beaucoup d&rsquo;Endu. Comme nous sommes arrivés avec des cartons vides de tout médicament, Eric Schmidt et moi avons décidé de monter dessus pour donner une conférence publique sur les méfaits de Big Pharma.<br />
Poings brandis, nous avons scandé des slogans énergiques : &laquo;&nbsp;Résistez aux impostures du médicament occidental ! Vive la médecine par les plantes !&nbsp;&raquo;. Nous avons déclenché un semblant de vague — disons un clapot — de sympathie. Les autres ont dit que c&rsquo;était juste de la surprise&#8230;</p>
<p>Endu est le plus joli village mélanésien où je me sois rendu. Il semble le parfait exemple de ce que le communautarisme peut donner avec un minimum de moyens. Endu bénéficie en effet d&rsquo;un chef coutumier avisé et surtout d&rsquo;une terre fertile qui rend la production du kava et du coprah abondante, assurant des subsides significatifs à la communauté.<br />
Est-ce l&rsquo;excellent niveau d&rsquo;éducation qui accompagne cette situation privilégiée ? Peu de dentitions en mauvais état parmi les habitants d&rsquo;Endu, et peu de consultants par rapport aux villages de l&rsquo;ouest, surtout des rachialgies chroniques ou récentes, certaines vraies discopathies et dérangements vertébraux améliorés par traitement manuel, d&rsquo;autres : demande de massage par un groupe de jeunes gars présent dès notre arrivée, éblouis par le travail de la charmante kiné de l&rsquo;équipe précédente, et un peu déçus de voir à la place deux types hagards paraissant échappés de Midnight Express.<br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-1733" title="bar-de-Walter" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/bar-de-Walter.jpg" alt="" width="700" height="276" /></p>
<p><strong>3) Conclusion</strong><br />
La mission à Ambrym est très différente de Tanna. Nous ne sommes plus basés dans un dispensaire comme à White Sands, mais itinérants. Tout notre temps ayant été occupé par les soins, s&rsquo;occuper nous-mêmes de l&rsquo;organisation logistique aurait été à leur détriment. Michel Massat s&rsquo;est révélé absolument indispensable, et pas seulement pour ses qualités émérites de guide sur le volcan.</p>
<p>Ambrym est une mission particulière par ce panachage entre humanitaire et découverte du volcan peut-être le plus spectaculaire au monde, mais qui se mérite (c&rsquo;est physique) et peut décevoir ses admirateurs (les mauvaises conditions météo sont fréquentes). Ce n&rsquo;est pas la gentille excursion du Yasur, d&rsquo;accès facile. Bien sûr la mission peut ignorer le volcan. Ambrym redevient alors une île comme les autres.<br />
Rien d&rsquo;insurmontable cependant n&rsquo;attend le marcheur entraîné. A-t-on intérêt à déterminer le planning au dernier moment en fonction de la météo ? Les prévisions sont capricieuses. Mais certainement est-il plus intéressant de passer les journées pluvieuses à soigner dans les dispensaires qu&rsquo;à être coincé sous une tente au volcan (en passant, emportez du bon matériel de camping, pas de tente aux coutures qui fuient).</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1764" title="Ambrym-vivant" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/Ambrym-vivant.jpg" alt="" width="400" height="300" />La mission doit être petite, 6 à 8 personnes. Les locaux mis à disposition dans les villages ont peu de pièces. Beaucoup de médecine générale à Craig&rsquo;s Cove, puis davantage de problèmes de spécialités (mais l&rsquo;action compétente d&rsquo;Yvon va s&rsquo;arrêter). Les soins dentaires sont partout inexistants. La composition idéale de la mission est ainsi : 1 MG, 1 spé (ophtalmo, ORL, gynéco, rhumato), 1 kiné, 2 dentistes, 1 assistante dentaire. Vu l&rsquo;affluence, le temps des soignants est bien mieux utilisé si un ou deux équipiers supplémentaires font le tri des demandes. Un infirmier serait idéal car beaucoup de gens sont arrivés avec des plaies à traiter, d&rsquo;autres viennent sans être malade pour le rituel de la prise de TA déjà installé par la première mission, enfin les tâches éducatives ne sont pas assumées du mieux possible par manque de temps. Un cours collectif d&rsquo;hygiène, d&rsquo;école du dos, de gymnastiques articulaires spécifiques, seraient très utiles. Les équipiers supplémentaires peuvent aussi enquêter sur les besoins de santé autres que ceux arrivant spontanément.</p>
<p>Enfin il faut une bonne quantité de médicaments. Les stocks accumulés à White Sands n&rsquo;existent pas ici. Seules les molécules les plus basiques sont disponibles sous forme de génériques chinois, et en quantité limitée. La raréfaction des échantillons distribués par les labos s&rsquo;est faite sentir dans nos cartons.</p>
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		<title>Mathias Chauchat et les cases</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2012 22:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité calédonienne]]></category>

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		<description><![CDATA[Repères : cases traditionnelles construites à titre provisoire pour la fête de la Citoyenneté sur la place du Mwa Ka. Refus de les enlever par le collectif « La tribu dans la ville ». Lucienne Loréo-See : « Détruire les cases est contraire à l’accord de Nouméa ». Les cases sont finalement rasées au bulldozer. Mathias Chauchat critique cette décision parce <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/11/15/mathias-chauchat-et-les-cases/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/11/case-detruite.jpg" alt="" title="case-detruite" width="300" height="192" class="alignright size-full wp-image-1752" />Repères : cases traditionnelles construites à titre provisoire pour la fête de la Citoyenneté sur la place du Mwa Ka. Refus de les enlever par le collectif « La tribu dans la ville ». Lucienne Loréo-See : « Détruire les cases est contraire à l’accord de Nouméa ». Les cases sont finalement rasées au bulldozer. Mathias Chauchat critique cette décision parce qu’il n’y a pas eu ordonnance d’un juge.</p>
<p>Ces personnages ont donné un coup bien sévère au Vivre Ensemble et à l’Accord. A l’évidence, avant d’être une promotion de la culture kanak, le maintien forcé de ces cases a été une franche provocation vis à vis des autres ethnies calédoniennes, occidentaux ou autres. Le collectif a donné une image bien piètre de la parole kanak qui va dorénavant peser sur le reste de la communauté — il est tellement facile de généraliser —.</p>
<p>L’intervention de Chauchat, dans ce contexte, implique une bonne dose d&rsquo;aveuglement. Elle donne l’impression de légitimer la résistance du collectif, parce qu’un juge n’a pas été sollicité, alors que ce n&rsquo;était pas légalement nécessaire. Il aurait confirmé la décision, et cela n’aurait fait que reporter le mécontentement de la frange kanak extrémiste sur la Justice, déjà largement la cible de cette hostilité.</p>
<p>La grande frustration de Chauchat semble être de ne pas avoir participé aux Accords de Nouméa. Arrivé trop tard, il défend ardemment la Kanakie opprimée alors qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est plus : elle se cherche un sens et beaucoup ont compris que sa référence ne pouvait pas être l&rsquo;antagonisme systématique.</p>
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		<title>Vous aidez votre enfant à travailler ?</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Oct 2012 01:24:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne commencez pas par lui demander ce qu&#8217;il a des difficultés à réaliser. Vous renforcez sa résignation apprise devant une tâche pour laquelle il ne trouve pas de compétence intrinsèque. Demandez-lui au contraire ce qu&#8217;il sait faire. Vous réveillez sa motivation. Puis à partir des bribes de capacités qu&#8217;il a déjà acquises, faites l&#8217;exercice difficile <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/10/21/vous-aidez-votre-enfant-a-travailler/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ne commencez pas par lui demander ce qu&rsquo;il a des difficultés à réaliser. Vous renforcez sa <em>résignation apprise</em> devant une tâche pour laquelle il ne trouve pas de compétence intrinsèque. Demandez-lui au contraire ce qu&rsquo;il sait faire. Vous réveillez sa motivation. Puis à partir des bribes de capacités qu&rsquo;il a déjà acquises, faites l&rsquo;exercice difficile pour lui. Répétez-le plusieurs fois avec des données différentes. Vous êtes une compétence extrinsèque qu&rsquo;il peut modéliser.</p>
<p>Mais ce n&rsquo;est pas instantané. Une nuit est nécessaire au minimum, parfois des semaines ou des mois s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une maturation neurologique en attente. Ne lui faites pas donc pas reproduire immédiatement l&rsquo;exercice, sauf si cela lui semble facile. Car s&rsquo;il bloque à nouveau, il replonge plus profondément dans la résignation apprise, et ne trouve plus la motivation intrinsèque à faire l&rsquo;exercice même si la tâche cérébrale s&rsquo;est mise en place.</p>
<p>Une leçon à apprendre pour le lendemain n&rsquo;est judicieuse que si c&rsquo;est du par-coeur ou si l&rsquo;élève l&rsquo;a comprise le jour même. Pour les autres, le cours suivant doit débuter par un résumé détaillé du cours précédent. Pour s&rsquo;implanter dans les tâches cérébrales dédiées, un enseignement doit suivre une continuité.<br />
Cependant, comme d&rsquo;autres tâches sont affamées dans le cerveau des élèves, mieux vaut les égayer soi-même régulièrement qu&rsquo;attendre qu&rsquo;ils se dissipent.</p>
<div></div>
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		<title>Émancipation et transsexualité</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 20:49:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>

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		<description><![CDATA[L’émancipation féminine dans son sens égalitaire a-t-elle un sens ? Est-il possible de parler d’émancipation féminine sans désexualiser les relations ? On est, avec le sexe, au coeur des affaires de pouvoir : je veux, je ne veux pas ! Quand se promènent dans les lieux publics d’incessants messages « désire mais ne touche pas », l’auto-contrôle des instincts masculins est <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/10/09/emancipation-et-transsexualite/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’émancipation féminine dans son sens égalitaire a-t-elle un sens ?</p>
<p>Est-il possible de parler d’émancipation féminine sans désexualiser les relations ? On est, avec le sexe, au coeur des affaires de pouvoir : je veux, je ne veux pas ! Quand se promènent dans les lieux publics d’incessants messages « désire mais ne touche pas », l’auto-contrôle des instincts masculins est le seul gendarme face à des éruptions violentes de frustration. Ne parle-t-on pas ainsi en réalité d’affranchissement de la gent masculine, vis à vis de sa « perversité » naturelle ? La véritable émancipation à point de départ féminin est le refus de se transformer en objet de désir, se banaliser si l’on est spontanément attractive, renoncer à l’esthétique dans le cas contraire.<br />
L’émancipation produit, d’une façon ou d’une autre, des êtres peu sexualisés, tels qu’on les retrouve dans les couches intellectualisées de la société occidentale. Le choix n’est pas toujours librement consenti. Certaines « émancipées » ont tenté la marche arrière, déçues d’une vie frigidifiée. Mais les chaleurs hormonales se réduisant avec l’âge, il est difficile de nager à contre-courant.</p>
<p>Le monde de l’émancipation tel que produit par les militantes n’est pas une évolution de la société mais un monde à part. Les relations sont difficiles avec les hommes, aussi bien que les femmes, sexualisés. Ceux-là phéromonisent en effet la plupart des contacts, y compris avec le même sexe, rivalités d’apparence. Un « émancipé » devient une sorte d’intelligence artificielle présente sur le lieu de travail, que l’on ne souhaite pas rencontrer ailleurs.</p>
<p>La sexualité est trop ancrée dans nos intentions pour que nous puissions l&rsquo;extraire. Tout au plus apprend-on à la sublimer pour limiter les conflits sociaux. Cet élément de moralité, comme les autres, est intégré plus ou moins finement selon les individus. C&rsquo;est une règle correspondant à un choix de société, non une qualité naturelle / innée. La désexualisation n&rsquo;a pas la valeur d&rsquo;universalité que l&rsquo;on peut déposer dans d&rsquo;autres règles morales — respect d&rsquo;autrui, liberté individuelle —.</p>
<p>Si l’émancipation travestie par les militantes est critiquable, comment rendre justice à la revendication du respect des droits féminins, qui restent piétinés dans la majeure partie du monde contemporain ?<br />
Pour trouver la réponse, il faut comprendre ce que la phrase précédente a de creux. Que sont les droits féminins ? La féminité considérée est-elle un génotype, un phénotype, un tempérament ? Faut-il des lois spécifiques au droit féminin quand il existe déjà un droit de la personne humaine ? Ne s’agit-il pas d’une discrimination positive ? Désire-t-on une population féminine assistée ?</p>
<p>L’émancipation, nous finissons par le constater, se réalise de façon très simple et très sublimée : les femmes adoptent des comportements classiquement masculins. Elles dirigent le couple, l’entreprise, se satisfont d’un mari occupé aux tâches domestiques. Le processus peut être vu au sens large comme une extension de la transsexualité.<br />
Dès lors il suffit d’intégrer celle-ci au droit de la personne humaine.<br />
Nous y sommes !</p>
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		<title>Le tissu social</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Sep 2012 04:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ethique et société]]></category>
		<category><![CDATA[Kanakie]]></category>
		<category><![CDATA[Zoreillie]]></category>

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		<description><![CDATA[Chacun sait ce dont il s&#8217;agit, mais réalise-t-on à quel point il est fondamental dans tous les problèmes de société ? Des mailles trop lâches expliquent aussi bien les « irrécupérables », les « laissés pour compte », que la présence d&#8217;une aristocratie haïe de l&#8217;argent. Les fossés dans le tissu interculturel sont responsables de l&#8217;exploitation du tiers-monde. Au sein <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/09/08/le-tissu-social/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chacun sait ce dont il s&rsquo;agit, mais réalise-t-on à quel point il est fondamental dans tous les problèmes de société ? Des mailles trop lâches expliquent aussi bien les « irrécupérables », les « laissés pour compte », que la présence d&rsquo;une aristocratie haïe de l&rsquo;argent. Les fossés dans le tissu interculturel sont responsables de l&rsquo;exploitation du tiers-monde. Au sein d&rsquo;un HLM, le bas salaire comme seul point commun ne suffit pas à recréer un tissu social distendu par les différences ethniques.<br />
Car ce tissu social doit être régulièrement serré à tous les étages. Il est habituel que nous nous préoccupions de sa qualité dans notre entourage. Il arrive même qu&rsquo;il soit trop étroit, quand les proches prennent une importance telle qu&rsquo;elle prime sur toute autre considération, source du favoritisme et du clientélisme excessifs.<br />
Nous nous intéressons moins à la continuité lointaine du tissu social. En croisant un étranger, nous le reconnaissons comme tel ; pourtant, que l&rsquo;échange avec lui soit respectueux ou agressif ne dépend pas de la « distance » sur le tissu humain, mais de la densité des fibres entre lui et nous. La méfiance voire l&rsquo;agressivité spontanée indique à coup sûr une tranchée emplie de barbelés quelque part sur le chemin.</p>
<p>Les conséquences se devinent, et sont pourtant occultées : le délinquant, en nécessité d&rsquo;intégrer une structure sociale moins isolée que son gang, est au contraire placé dans un site de stockage : la prison. Au lieu d&rsquo;un resserrement, par exemple par l’obligation de produire un travail socialement utile, le voici assigné à un clan bien à part : les Taulards, dont les liens avec les autres groupes sont quelque peu tranchés. L&rsquo;imposture est si évidente que même les gardiens, qui n&rsquo;y sont pas encouragés, établissent une sorte de fraternisation avec les prisonniers, c&rsquo;est-à-dire éprouvent la nécessité de recréer un tissu social local, qu&rsquo;on a voulu éclater en patchwork sévèrement cloisonné.</p>
<p>Un autre exemple de tissu social déchiré est l&rsquo;entreprise, où parfois un cadre brillant, empli d&rsquo;un savoir inconnu de ses subordonnés, tente de le mettre en pratique sans intermédiaire. Les objectifs sont mal compris, trop ambitieux, difficiles à tenir, et la relation hiérarchique se dégrade sans espoir de récupération, en l&rsquo;absence des échelons intercalaires, aptes à faire la soudure.</p>
<p>Histoire calédonienne : un diplômé d&rsquo;une grande école parisienne vient diriger le destin d&rsquo;une succursale d&rsquo;élevage de crevettes dans la « brousse » du nord calédonien. <span id="more-1704"></span>Polyconsciemment il sait que ses employés ont une vision de l&rsquo;entreprise et de ses buts différente de la sienne, mais ne veut pas la laisser entrer dans son propre noyau directeur, sinon il sait que les objectifs de rentabilité qu&rsquo;il espère vont devenir indistincts. Il rétrécit volontairement son champ de conscience. La communication est difficile. La succursale n&rsquo;est pas assez grosse pour justifier des cadres intermédiaires. L&rsquo;affaire menace de finir avec le goudron et les plumes, jusqu&rsquo;au moment où le directeur est remplacé par un cadre moins brillant. Les résultats s’améliorent.<br />
Ces anecdotes répétitives parmi les populations isolées laissent à chaque fois des séquelles : locaux plus dégoûtés qu&rsquo;auparavant d’être placés sous la coupe d’un étranger, et ce dernier pressé de retrouver la sécurité de la société parisienne. Il s&rsquo;agit certes d&rsquo;un écart culturel important, mais surtout d&rsquo;un défaut de tissu social intermédiaire.</p>
<p>Il existe des professionnels du tissage : les médiateurs bien sûr. On pourrait éprouver le regret qu’ils n&rsquo;interviennent la plupart du temps qu&rsquo;en cas de problème. Ne devraient-ils pas être installés préventivement sur les points sensibles et y créer des « écoles de la médiation », avec des relayeurs dispersant l&rsquo;enseignement à partir de ces larges déchirures du tissu social ? Mais c’est méconnaître le rôle constructif du conflit, que nous avons traité ailleurs. Il crée des « médiateurs internes » dans les polyconsciences des participants. L’apparition du médiateur ne se justifie qu’en cas d’enterrement irréductible du conflit.<br />
A l&rsquo;instar d’une organisation humanitaire, l&rsquo;efficacité de son action est jugée non pas pendant sa présence, mais dans les suites de son absence : la couture tient-elle le coup ou non ?</p>
<p>Le juge est un tisseur médiocre mais a une excuse : il est lourdement handicapé par la loi. La plupart d&rsquo;entre elles sont des fumisteries ne servant qu&rsquo;à sectionner une grosse injustice en injustices plus petites et moins sensibles. Les seules lois véritables sont tellement évidentes qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;être écrites, tellement universelles que celui qui ne les respecte pas se déclare spontanément coupable, car chacun les possède dans sa part de panconscience. Comment respecter par contre, celles qu&rsquo;on ne connaîtrait pas, ou que l&rsquo;on ne reconnaîtrait pas, parce qu&rsquo;elles semblent injustes ? La loi n&rsquo;est donc pas une médiation ou un armistice, mais un parti-pris. Le juge, s&rsquo;il n&rsquo;était pas embarrassé d&rsquo;un code civil, héritage d&rsquo;une culture et d&rsquo;un code civil toujours dépassés, pourrait tenter de retisser des liens entre les plaignants, en raccordant les points de vue éloignés par les écarts de richesse, de conscience et de culture, par la reconnaissance de ceux-ci plutôt que partir toujours du même milieu, symbolisé par la loi. Par exemple en Nouvelle-Calédonie, il est encore fréquent de voir un mélanésien ou un polynésien ne comprendre goutte à sa condamnation, devant un juge assis sur le code civil métropolitain.</p>
<p>Un dernier spécialiste du tissage à considérer est le seul dont l&rsquo;action est permanente et préventive : c&rsquo;est le professionnel de santé. Dans sa salle d’attente en effet, chacun a théoriquement la même importance. Il prend en charge l’un des droits les plus égalitaires : le droit à la santé. Profiter d’un droit si bien reconnu, du moins dans les pays francophones, est une reconnaissance de son importance. Toutes les fibres du tissu social en sont rapprochées, se côtoient même quand elles ne le souhaitent pas. On reste malgré les cris d’enfants, la couleur différente des autres et les mauvaises odeurs. Dommage qu’il faille tomber malade pour profiter de cette fusion de consciences !<br />
Certains professionnels, malheureusement, ne perçoivent pas ce rôle annexe à l’activité de soin proprement dite. Ils se créent, par leur tarif ou leur attitude, une clientèle à leur image. Impossible d’être tisseur quand on verrouille sa polyconscience.</p>
<p>Une culture locale peut intégrer un étranger solitaire au tissu social parce qu&rsquo;elle lui a prévu une place bien déterminée. Cependant, que cette place soit favorable ou non ne préjuge en rien du résultat de la confrontation de cette culture avec une autre, étrangère, car il n&rsquo;existe pas de tissu social entre les deux, à part cet étranger trop solitaire.</p>
<p>Cependant est apparue une catégorie d’étranger de moins en moins solitaire, et dont l’étrangeté fond aussi vite que les glaciers du Groenland : le citoyen du Monde. La mobilité professionnelle a créé cette espèce, que l’on peut dire naturellement dédiée au tissage interculturel. Même si certains échouent par défaut d’expérience, comme le cadre parisien dont nous racontions l’histoire plus haut, l’échange les marque. Un profil spécifique de tolérance apparaît chez ces importateurs-exportateurs de culture. Parfois, c’est une activité compartimentée dans la polyconscience, maintenue parce qu’elle est gratifiante ; mais les cultures étrangères ne sont pas vraiment <em>épousées</em>. Un réflexe protecteur compréhensible, quand on sait l’influence profonde de la culture sur l’intimité de notre esprit. Des problèmes surgissent plutôt chez la progéniture, confrontée à un discours incohérent : valorisation d’une culture étrangère, qu’il faut simultanément tenir à distance pour éviter la contamination. Les adolescents, plus entiers, sont moins capables de scinder leur conscience en blocs figés par un armistice avantageux, et surtout le compromis n’est avantageux que pour le parent, pas pour eux. Si elle m’y autorise, je publierai un jour l’histoire éloquente d’Amandine.</p>
<p>Aurions-nous passé en revue toutes les catégories de tisseurs ? Non, chacun d’entre nous tisse sa part de trame. Nous sommes plus encouragés à le faire vers les personnages qui nous attirent que vers les moins intéressants. Inutile de s’obliger à franchir de grandes distances, l’humanitaire est un sacerdoce où l’on peut dissoudre sa propre existence. Les trous du tissu social que vous pourriez combler ne sont-ils pas très proches de vous, parfois sur votre propre palier ?</p>
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		<title>Surf !</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 11:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[]]></description>
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		<title>Post-élection</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Sep 2012 07:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/09/elections.jpg" alt="" title="elections" width="600" height="254" class="alignnone size-full wp-image-1699" /></p>
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		<title>Clemot Hugo &#8211; Le paradoxe de l&#8217;horreur épidémique</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Aug 2012 09:56:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tentative d&#8217;explication philosophique du film d&#8217;horreur et de sa séduction. Mal embarqué, l’article de Clemot démarre en exacerbant un paradoxe inexistant, celui qu&#8217;il faudrait voir entre la répulsion naturelle éprouvée par le spectateur d&#8217;un film d&#8217;horreur et l&#8217;attrait qui le conduit malgré tout dans les salles obscures et hurlantes. Pourquoi n&#8217;est-ce pas un paradoxe ? Il <a href='http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/08/22/clemot-hugo-le-paradoxe-de-lhorreur-epidemique/' class='excerpt-more'>[...]</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-1695" title="horreur" src="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/files/2012/08/horreur.jpg" alt="" width="300" height="153" />Tentative d&rsquo;explication philosophique du film d&rsquo;horreur et de sa séduction. Mal embarqué, <a href="http://www.igitur.org/Le-paradoxe-de-l-horreur" target="_blank">l’article de Clemot</a> démarre en exacerbant un paradoxe inexistant, celui qu&rsquo;il faudrait voir entre la répulsion naturelle éprouvée par le spectateur d&rsquo;un film d&rsquo;horreur et l&rsquo;attrait qui le conduit malgré tout dans les salles obscures et hurlantes.</p>
<p>Pourquoi n&rsquo;est-ce pas un paradoxe ? Il n&rsquo;existe pas réellement de différence entre le film d&rsquo;horreur et n&rsquo;importe quelle fiction. Interrogeons les amateurs pour constater qu&rsquo;ils vont assister aux différents genres dans le même état d&rsquo;esprit. Pas besoin d&rsquo;une quelconque préparation ou séparation psychologique. Le seul film qui déclenche une excitation particulière est celui transgressant vicieusement les codes sociaux par une histoire réaliste. Par exemple les &laquo;&nbsp;snuff movies&nbsp;&raquo;. Ici existe le parfum de l&rsquo;interdit. Même état d&rsquo;esprit que si l&rsquo;on achète de la coke. Le genre sélectionne l&rsquo;amateur, dans ce cas précis, bien davantage que l&rsquo;horreur fictive.</p>
<p>Dans le film d&rsquo;horreur et dans la fiction en général, ce qui attire le spectateur est la réalité alternative. Nous sommes en permanence à la recherche de nouvelles visions du monde. Notre imagination y travaille à plein. Même la nuit, par les rêves. Nous construisons des scénarios fictifs car il est toujours possible qu&rsquo;un jour ils ne le soient plus, et nous sommes alors mieux préparés à les affronter. Même des monstres dont l&rsquo;existence semble impossible y contribuent, pour deux raisons : parce que dans notre enfance des anticipations monstrueuses sont devenues bien réelles — et dépourvues de leur caractère inconnu et effrayant grâce à notre anticipation —, et parce que le danger exceptionnel attaché aux histoires fictives donne une importance particulière aux solutions proposées. Notons cependant que le caractère trop improbable de l&rsquo;horreur finit par perdre son attrait spécifique. Le film gore est regardé comme un spectacle comique et non plus effrayant. L&rsquo;horreur moins spectaculaire mais étiquetée &laquo;&nbsp;histoire vraie&nbsp;&raquo;, comme Blair Witch, fait de meilleures recettes que la super-fiction.</p>
<p>Nous préférons généralement une fin heureuse ; pourtant l&rsquo;issue catastrophique, apanage du film d&rsquo;horreur, ne dérange pas : elle montre ce qu&rsquo;il ne faut pas faire, scénario plus utile que la fin lénifiante. Le spectateur s&rsquo;exclame : &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;ils sont crétins de s&rsquo;être conduits ainsi !&nbsp;&raquo;. Le genre prend d&rsquo;ailleurs soin de distribuer des comportements stupides aux personnages — à l&rsquo;excès, pourrait-on dire : le spectateur cortiqué souhaiterait voir les conséquences de réactions un peu plus malignes —. Même lorsque aucune solution ne semble possible, que l&rsquo;histoire conduit à une destruction inéluctable des personnages auxquels on a pu s&rsquo;identifier, elle apporte encore un profit : celui de savoir que l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas réelle, que le monde véritable est finalement un paradis. L&rsquo;on est soulagé de sortir du film comme on est soulagé de réaliser au sortir d&rsquo;un cauchemar qu&rsquo;il en est un.</p>
<p>Le film de fiction est tout simplement du lait en tube pour notre imagination. Il décuple ses possibilités par l&rsquo;image, ce qui fait sa séduction. L&rsquo;émotion est un bonus. Elle récompense une débauche d&rsquo;imagination, et contribue ainsi à la reproduire. Mais elle ne devient un but en soi que chez le blasé, comme tout plaisir. Autrement elle est incitative ; elle nous pousse à accumuler toujours plus d&rsquo;anticipations, de contrastes aptes à recentrer le fil de notre vie.</p>
<p>Ne reste malheureusement de l&rsquo;article de Clemot, malgré la somme indéniable de travail entrepris, que la baudruche de ce paradoxe crevé.</p>
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