V.I.N.C.R.E à Nouméa

Vie en Nouvelle-Calédonie, Recherche et Enseignement

La société calédonienne sous acide filozofique !
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Catégorie : Politique de santé

L’approche ethno-culturelle de la maladie peut être vexante pour celui qui se voit attribuer des concepts traditionnels alors qu’il a élargi ou cherche à élargir son assise de connaissances.
Demandons plutôt que préjugeons, comment le patient lui-même voit sa maladie… à condition que cette question ne le déroute pas davantage qu’elle le rassure : Nombreux sont encore ceux qui transfèrent au médecin tout pouvoir sur leur santé.

Pour ceux très attachés aux conceptions traditionnelles, le discours du médecin occidental est rendu suspect surtout par l’ignorance affichée des autres concepts.
Ce n’est pas un phénomène exclusif au voisinage d’une médecine traditionnelle : Le médecin qui déconseille une médecine alternative en donnant l’impression de la connaître voire de la pratiquer lui-même, est bien plus convaincant que celui qui évacue prestement cette opportunité.

Ainsi, avant de faire une approche ethnique de la maladie, il importe d’une part d’indiquer qu’on la connaît, d’autre part de savoir si le patient la souhaite, ce qui est contenu dans cette simple question :

« Voulez-vous que je vous parle de la maladie telle que vous la voyez ou telle que je la vois ? »

Faut-il se faire vacciner, à l’heure de la campagne calédonienne contre la grippe?
La controverse est vive, dans cette épidémie surinfectée par les intérêts commerciaux

Le plus navrant dans cet épisode est la perte de confiance prévisible pour l’ensemble des vaccins,
alors qu’on peut les classer en 2 catégories fort différentes:
1) Les vaccins responsables d’un grand bond sanitaire en avant, en ayant fait quasiment disparaître des maladies sévères, difficiles ou impossibles à traiter une fois déclarées: tétanos, poliomyélite, variole.
2) Les vaccins traitant des maladies normalement bénignes et occasionnellement sévères, où le bénéfice d’une vaccination de masse n’est pas démontré, parce que le vaccin peut avoir des effets néfastes, et que les inconvénients sont beaucoup moins systématiquement analysés par les fabricants que les avantages: la grippe est l’exemple typique.

Aucune remise en question pour la catégorie 1: n’oubliez pas vos rappels.
Passez votre chemin pour la catégorie 2: on est dans le bénéfice… fortement maquillé.

à l’usage des fraîchement affectés en dispensaire Lire plus…

Sujet récurrent,
nourri par des articles fantaisistes
(le Chien Bleu, pour exhorbiter davantage les yeux des lecteurs,
confondait revenu net et chiffre d’affaires du médecin,
du simple au double…)

Le coup de projecteur médiatique
gomme des disparités individuelles contrastées.
Le revenu du médecin est critiquable
parce qu’il n’est pas proportionné au mérite,
à la pénibilité du travail, aux résultats.
Sujet complexe, occulté par les instances professionnelles,
eaux troubles qui favorisent le requin plutôt que le soucieux d’éthique.

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Et la CAFAT?

Avez-vous lu sur Rhumatologie en Pratique
D’où provient le déficit de la sécu?

L’analyse du système métropolitain est-elle transposable en Calédonie?

La CAFAT subit les mêmes tendances.
Elle flirte au bord du déficit sans y tomber,
grâce à la rambarde d’une bonne conjoncture économique.
Plusieurs particularités locales l’avantagent sur la Sécu:
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La MILDT française (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Toxicomanies) combat les fabricants de drogues.
Applaudissons en coeur?
Pas si blanc.
Les fabricants ont une large assise de popularité:
Ce sont moins les consommateurs
(vous avez déjà vu un client satisfait?)
que ceux à qui ils fournissent du travail.

Je parle de la Colombie, pensez-vous,
ça ne nous concerne pas…
En France les fabricants d’alcool sont dans la même situation,
au banc des accusés,
avec pas seulement de mauvais arguments,
et dans la salle une foule de supporters.
Peut-être en êtes-vous?
Cette intro fait mieux comprendre ce que les pays occidentaux
imposent aux régions productrices de drogues,
difficultés majorées quand les consommateurs
ne sont pas au même endroit que les cultivateurs.
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L’essentiel:
-L’alimentation traditionnelle n’est plus adaptée et fabrique une génération d’obèses.
-C’est à l’école qu’il faut agir.

L’obésité fait de plus en plus de victimes, par Goubelle

coupable
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L’essentiel:
• Supprimons les taxes sur les produits d’hygiène et reportons-les sur les aliments sucrés

Fautes d’hygiène et excès alimentaires sont au coeur de nombreuses maladies calédoniennes.
Comment corriger les unes et les autres avec une seule mesure?

L’hygiène coûte cher. Si l’on additionne le coût des produits, d’une installation sanitaire fonctionnelle, des vêtements et de leur entretien, des très onéreux médicaments « de confort » comme les produits anti-poux, etc… C’est un budget de quelques dizaines de milliers de francs par mois, hors de portée de nombreuses familles.

De l’autre côté, nous avons l’alimentation sucrée, séductrice des jeunes palais, qui devient chaque année plus abordable et nous promet un avenir de corpulence épanouie identique aux autres pays « industrialisés ». Un avenir de rateliers « touches de piano ». Car les soins dentaires ne sont pas, eux, aussi abordables.

La mesure: Supprimer les taxes sur les produits d’hygiène et les reporter sur les aliments sucrés. Ces derniers garderont le statut de « friandise », c’est-à-dire quelque chose de plaisant, qu’on ne consomme pas tous les jours. L’hygiène, elle, ne sera plus la victime perpétuelle des rognures de budget.

Gare au surpoids
Fuyons le surpoids

Sida

Le SIDA n’a explosé en Nouvelle-Calédonie. Grâce au tissu social serré. Seul avantage de la faible mixité ethnique. Un salaud ne peut pas coucher avec une femme et lui annoncer ensuite son infortune. Il n’y a pas d’inconnues. La rancoeur des malades est atténuée par la disponibilité des traitements. Il n’y a pas non plus de prostitution, comme au Vanuatu. Le niveau de vie n’est pas le même. L’exil reste une solution rare aux difficultés familiales.

SIDA

Hommes.
1 buveur sur 3 est invétéré, et va avoir des problèmes sous emprise de l’ébriété.
Alcoolisme de type anglo-saxon: consommation importante de fête, pas quotidienne.
Consommation moyenne = 10 l d’alcool pur / personne / an, chez les plus de 15 ans. Comparable à l’Australie et la Nouvelle-Zélande, 30% inférieure à la France, mais avec des conséquences plus dramatiques: violence conjugale, accidents de la route.
La meilleure protection contre l’alcool dans les îles est la pauvreté… La NC est mal protégée!
20% des femmes sont abusées, 80% des violences sont sous l’emprise de l’alcool.
Pas encore de politique contre l’alcoolisme en NC.
Association avec le cannabis désastreuse.