Le christiannisme est tellement plein d’erreurs humaines
qu’il est difficile d’y dénicher quelque chose de divin.

Encore de l’anti-cléricalisme?

C’est vrai que marteler cette malheureuse religion chrétienne sent le réchauffé,
un peu comme des juges qui s’acharnent sur un vieillard repenti pour ses fautes de jeunesse…
D’un côté je me rappelle que beaucoup d’enfants prometteurs
sont encore élevés dans une foi chrétienne et découvriront un jour
que ses fondamentaux ne tiennent pas la route.
En même temps, reste l’Homme.

Est-ce une déception constructive, un franchissement positif vers la vie d’adulte,
comme quand on cesse de croire au Père Noël?
J’ai peur que ce réalisme survienne un peu tard pour la plupart,
et il n’est pas bon de perdre de trop belles illusions.

Personnellement je suis très content d’avoir subi le catéchisme et les messes.
Ils ont stimulé beaucoup mes rebellions et mes capacités d’analyse critique.
Déjà, à 8 ans, je mettais le curé dans l’embarras en lui demandant des précisions sur les miracles,
dont la description me semblait fort peu scientifique!
Mais pour la plupart des autres élèves, c’était comme une heure de colle
et pour quelques-uns un endoctrinement,
qui laisse probablement encore une forte empreinte sur leur comportement quotidien.

D’un autre côté, je regrette l’absence d’alternative à cette éducation morale.
La mort de la religion laisse un vide béant, et ce n’est pas étonnant que tant de gens
s’accrochent encore avec énergie à son linceul.

La religion chrétienne s’est suicidée à force d’immobilisme et de frilosité.
Elle aurait du laisser éclater une multitude de chapelles où chacun interprète Dieu à sa manière,
et dépoussière les croyances sur ce dieu fait homme (il fallait de la prétention pour attirer le troupeau),
sur la culpabilité et les péchés (les chiens de garde du troupeau),
pour se recentrer sur les enseignements humains de leur foi.

Il n’est peut-être pas trop tard pour le faire.
Mais il faudrait glisser l’idée au milieu d’un film pornographique introduit sur la chaîne du Vatican,
pour réveiller l’attention de cette vénérable maison de retraite…

recycler le Bon Dieu en Père Noël ?…
le-Bon-Dieu

 

Il fut une époque où on lançait aux jeunes gens un défi:
Travaillez dur à l’école, devenez un adulte intégré
et profitez d’une vie réussie !

Certains se compliquaient la tâche
en rajoutant au programme
la rebellion contre le programme,
pour finir par s’y intégrer avec d’autant plus de bonne volonté
qu’ils avaient l’impression ainsi d’avoir moins sacrifié
leur liberté de choix.

A présent les jeunes ont le défi assoupli.
Ne vous inquiétez pas, quoi que vous fassiez,
nous ferons disparaître l’échec scolaire…

Après cette épreuve de pure forme, qui n’a guère de risque de vous rebeller,
vous attend une vie de production stressante et de conformisme étouffant
parce que très confortable (du confortisme?)

Comment s’étonner que beaucoup préfèrent
rester dans l’enfance?

 

L’essentiel:
Tous sur la même ligne de départ…
après c’est au mental. Continue reading »

 

Film documentaire d’actualité flagrante en Calédonie, Palme d’Or à Cannes

« Vous charriez, m’sieur »
Remarque esquivée par le prof.
Il faut pourtant s’y engouffrer sans hésiter: Sujet central à creuser, aussi bien sur soi-même que sur les élèves.

Charrier, c’est faire passer par un humour négatif et quelque peu cynique l’opinion profonde que l’on a sur le niveau d’un élève. Méthode opposée au renforcement positif, mais plus tolérable que le renforcement négatif dur (« tu es nul et c’est sans espoir ») parce qu’enrobée d’humour, et surtout parce qu’elle ne prédit pas l’avenir: Elle laisse une porte ouverte: « Pas terrible, ton niveau, mais tu peux t’améliorer ».
Cela dépend de la façon dont on charrie, et surtout de sa répétition systématique: Charrier en permanence finit par être perçu comme du renforcement négatif…
force de l’habitude…
mais signale généralement que l’enseignant n’y croit effectivement plus.

La « City » de Nouméa, par Eric Schmidt
city_noumea
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Diatribes scandalisées de mûrs prophètes sur l’avenir catastrophique des jeunes.
Suintement d’hypocrisie: Aucun ne s’engage à abandonner grand pouvoir aux jeunes
pour casser le conservatisme effrayé de leur propre génération.

A tort: Les jeunes sont le meilleur réservoir d’amour pour leurs parents,
tandis que les déçus iront grossir les innombrables rangs
des adultes égoïstes et méfiants.

Mais faut-il souhaiter un parti des Jeunes?
Le Blanc risque d’être facile à manipuler.
Le Noir sera une vilaine dictature.

L’éducation est une donation:
Tous les ans, il faut transférer une parcelle de pouvoir
avant d’être incapable de l’administrer.

 

Article dans les Nouvelles « Pour ou contre la vidéosurveillance »
Pour Yves Daram, ancien policier,
il faut plus d’hommes dans les rues.
Un peu de mauvaise foi:
La vidéosurveillance serait très coûteuse…
…plus qu’une armada de nouveaux fonctionnaires?
Ces nouveaux troupiers seront-ils
les grands psychologues attendus?

La vidéosurveillance n’a pas les mêmes objectifs
que les travailleurs sociaux de proximité,
que les gendarmes.
Il faut la connaissance des faits véritables,
le soutien,
le bâton.

Chacun sait, par l’expérience des disputes familiales,
que le principal ennemi de la justice est la mauvaise foi.
L’auto-persuasion est parfois telle
qu’il faut bien mettre une vidéo sous le nez de coupable
pour lui démontrer la réalité de ses actes.

En ce sens ce n’est pas la surveillance qui pose un problème éthique,
mais l’usage qu’on en fait.
La hantise doit venir de la traque de la moindre déviance.
Le monstre est… le Bien-Pensant.

Une société ouverte et tolérante n’a pas à craindre la surveillance.
Une secte intégriste, si.

 

Le capitalisme a créé la pire des injustices:
la création d’une aristocratie de l’argent
qui s’engraisse de primes et prébendes
et s’autoprotège en promettant la misère à tous
si elle disparaît.

Le socialisme a créé la pire des injustices:
celui qui, sans être un génie, tire le maximum de ses capacités,
n’en est pas davantage récompensé
que la limace étalée sur le canapé de l’assistance.

La démocratie a créé la pire des injustices:
jamais les déçus des 2 politiques ne seront assez nombreux
pour faire entendre leur voix
surtout s’ils sont traités d’anarchistes.

Quel système n’ajoutera pas au pire?
Fuyons le conservatisme.

 

Les grands idéalistes sociaux sont dangereux. La politique sociale française, plus encore que d’autres pays, a consisté à étatiser la solidarité par des cotisations forcées, dédouanant implicitement les payeurs de tout souci humain vis à vis des moins favorisés.
La médiation entre contributeur et bénéficiaire est devenue régulée par l’argent, plus complètement encore que celle d’un employeur et ses salariés, qui se rencontrent plus souvent.
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Les arrêts de travail abusifs
ne peuvent pas être fliqués efficacement:
Les plus malins s’en accommoderont sans mal,
les autres s’enfermeront davantage
dans leur rancoeur contre la société.

La source du problème est en amont,
dans l’échec de l’éducation
qui produit moins de personnes autonomes
et responsables devant elles-mêmes.

Décrochage entre une demande de productivité accrue
et une certitude décroissante
sur ce que l’on veut être.

La société calédonienne offre plus de choix
entre la cigale et la fourmi,
mais cingle vers les normes métropolitaines.
Saura-t-elle préserver cette liberté
sans que tous les jeunes deviennent PDG
de Herb & Co(ke)?

 

Les allocations familiales, nées du souhait d’égalité des chances,
sont dérivées vers le revenu et le confort parental.
La voiture plus luxueuse sert à tous, certes,
mais des parents plus à l’aise font-ils une meilleure éducation?
Réponse aléatoire.
Le bénéfice des allocations entame une chute libre
quand elles servent à payer les bières du père ou les robes de la mère.

Imaginez-vous coller une assistante sociale derrière chaque foyer?
Délire communiste. Dans ces conditions,
la rentabilité pour l’égalité des chances, de ces allocations, est suspecte.
L’alternative est l’extension des missions scolaires:
L’école, pourvoyeuse de morale, de savoir,
s’est mise à distribuer aussi nourriture et fournitures.
Rien de révolutionnaire à lui confier habillement, matériel sportif, loisirs électroniques et artistiques, voyages initiatiques.

En matière d’argent,
l’éthique des enseignants ne semble-t-elle pas plus fiable
que d’éventuelles frustrations parentales irrésolues?

Une crainte va naître chez les parents:
Si l’on favorise ainsi la prééminence de l’école,
ne va-t-on pas détacher l’enfant du milieu familial?
Ne va-t-on pas faire de l’éducateur un puissant personnage
effaçant père et mère?

A chacun de faire son examen de conscience.
Le rôle du parent est-il de faire des cadeaux, de donner l’argent?
Ou surtout d’apporter empathie, chaleur, soutien,
que l’enfant ne peut trouver dans l’agressif et compétitif milieu scolaire?

Un avantage à égaliser davantage par l’école:
Les enfants de milieu modeste reprocheront moins à leurs parents
de ne pas fournir autant de richesses que ceux des copains nantis.

Quel défi pour le père
de ne plus pouvoir acheter la considération du fils
avec de l’argent gratuit.

 

Devant le désastre de l’histoire de l’Homme,
les historiens pointent la tyrannie, l’exploitation, l’élitisme.

Les philosophes, levant un peu plus le voile,
montrent facilement les excès et tromperies de la morale,
de l’amour, de la fraternité,
ocupant pourtant le podium des valeurs humaines.

L’ornière où ces valeurs ennemies s’empêtrent est la même:
C’est l’appréciation de l’égalité.

Les humanistes ont le travers de prétendre que les individus sont égaux
alors qu’à l’évidence ils ne le sont pas,
tandis que les élitistes proclament que les individus sont inégaux
mais ont le travers de refuser les changements de place.

Les fondamentaux de l’équilibre,
sont l’égalité des chances (1)
et gagner ses droits en démontrant sa compétence à les exercer.

Aucune société humaine n’a encore utilisé ces critères,
bien complexes à mettre en oeuvre il est vrai.
L’utopie n’a pas été testée…


Humanitaire de Xavier Gorce

(1) jusqu’au traficotage génétique? On y vient.

 

Replacer la colonisation dans son contexte historique
de moeurs et sensibilités différentes
n’atténuent pas toutes les rancoeurs,
même alors que la vie moderne
n’est devenue qu’une suite de petites colonisations
de parcelles de pouvoir
par des clans, des groupements d’intérêt, des administrations,
chez les ex-colonisés.

La réparation par l’ancienne puissance coloniale peut-elle faire mieux?

Retire-toi! Retire-toi! Tu as piqué dans une subvention!

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Où l’on enfonce au début des portes ouvertes pour ne perdre personne en route….
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…si l’on est métropolitain: Continue reading »

 

Sujet récurrent,
nourri par des articles fantaisistes
(le Chien Bleu, pour exhorbiter davantage les yeux des lecteurs,
confondait revenu net et chiffre d’affaires du médecin,
du simple au double…)

Le coup de projecteur médiatique
gomme des disparités individuelles contrastées.
Le revenu du médecin est critiquable
parce qu’il n’est pas proportionné au mérite,
à la pénibilité du travail, aux résultats.
Sujet complexe, occulté par les instances professionnelles,
eaux troubles qui favorisent le requin plutôt que le soucieux d’éthique.

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Avenir commun
J’ai rompu avec toi ! Et tu es encore en train de me tourner autour ?
Tu es tellement… pathétique !

 

Ne parlons pas des comptoirs commerciaux et des raids d’aventuriers-gangsters des mers.
La décision de coloniser une contrée, dans les hauts cercles,
c’était s’enrichir et étendre son influence,
mais aussi augmenter son prestige en éduquant les peuplades primitives,
les blancs ont été missionnaires, pas seulement esclavagistes.
La rivalité entre Européens fut davantage un moteur
que le désir de suborner des peuplades sans défense.

Ceux qui tentent de ramener l’affaire à du grand banditisme
plaquent de façon anachronique leur sensibilité moderne
sur une époque qui n’en avait pas tant, heureusement,
tous nos aïeux auraient disparu dans un suicide collectif
s’ils avaient ressenti notre point de vue sur leurs conditions de vie
et les guerres permanentes qu’ils affrontaient.

Ce sont les mêmes bons sentiments qui, paradoxalement,
poussèrent les intellectuels de gauche à persuader les kanaks
qu’ils se faisaient exploiter et assimiler en toute iniquité.

Et si la Calédonie avait été colonisée par d’autres?
Colonisation
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La civilisation n’est pas inscrite au patrimoine génétique.
Nous naissons tous pâtes brutes de désirs animaux.
Il faut un patient tissage parental, scolaire, incidentel,
pour créer une interface capable
d’adapter ces pulsions à notre environnement,
puis idéalement de s’en décoller et d’aboutir
à une (approximative) autodétermination.
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Mehdi Lallaoui, réalisateur d’un film très partisan sur les évènements d’Ouvéa
se justifie par un devoir d’information et de mémoire.
Quelles conséquences pratiques?
Quand les communautés ne sont pas réconciliées,
ce n’est pas rendre justice aux victimes,
c’est empêcher que les morts
soient un encouragement au dialogue.

La date est importante.
Si l’on me montre Jeanne d’Arc brûlée par les anglais,
je n’irai pas, en 2008, sauter à la gorge du premier british venu.
Ouvéa est une plaie mal cicatrisée
dont Lallaoui vient de faire sauter la croûte.
Ses explications indiquent surtout
qu’il ne s’est guère penché sur ses motivations profondes.

Benoît Saudeau, directeur de RFO, se dit adversaire de la censure.
N’en oublie-t-il pas son éthique?
Répandre une opinion étroite définit la… propagande.
Le journalisme objectif est d’organiser un débat autout des épines irritatives,
pour informer de leur existence,
mais faire réfléchir dessus.

On attendrait autre chose
d’un organisme qui a vécu des mois de conflit socio-ethnique.
A moins que prendre une décision y soit devenu trop risqué…

Make love, not war
make love

 

La MILDT française (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Toxicomanies) combat les fabricants de drogues.
Applaudissons en coeur?
Pas si blanc.
Les fabricants ont une large assise de popularité:
Ce sont moins les consommateurs
(vous avez déjà vu un client satisfait?)
que ceux à qui ils fournissent du travail.

Je parle de la Colombie, pensez-vous,
ça ne nous concerne pas…
En France les fabricants d’alcool sont dans la même situation,
au banc des accusés,
avec pas seulement de mauvais arguments,
et dans la salle une foule de supporters.
Peut-être en êtes-vous?
Cette intro fait mieux comprendre ce que les pays occidentaux
imposent aux régions productrices de drogues,
difficultés majorées quand les consommateurs
ne sont pas au même endroit que les cultivateurs.
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