Débats intéressants sur la justice téléchargeables en vidéo sur Philosophie TV
Les passages les plus intéressants :

Monique Castillo (De la Justice au sentiment du juste#1)
En démocratie toute souffrance devient assimilée à une injustice.
La Justice est engorgée par une hypertrophie du Droit.
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Aux États-Unis, une célèbre animatrice radio US fit remarquer que L’homosexualité est une perversion. Continue reading »

 

L’émancipation féminine, indirectement responsable d’une maladie douloureuse fréquente, a eu d’autres effets secondaires : Continue reading »

 

La justice gère la liberté que les citoyens lui ont abandonné… pas de façon volontaire — qui a voté individuellement pour chacune des lois qu’il lui faut respecter ? — et sans grande alternative, quand les espaces hors de la société ne sont plus terrestres. La justice, « contrôle de la liberté », a fort à faire avec un tel paradoxe. Elle n’a pas d’autre choix que de s’illusionner. La vérité empêcherait de dénicher le moindre coupable. La seule solidité de ces illusions est qu’elles s’étendent comme une gigantesque marée morale à travers le temps. Elles existaient avant le juge, ne changeront que bien après sa disparition. Les flux de la morale recouvrent largement une vie. Il est facile d’y faire flotter un Code, qui ne se déplacera guère, et que tous auront bien en vue. Continue reading »

 

La classe moyenne américaine est la pierre angulaire du maintien de l’aristocratie de l’argent, non pas parce qu’elle participe avec son pays et son épargne au pillage des richesses de la planète, mais parce que, toute effrayée à l’idée de perdre les avantages de l’une des classes moyennes les plus favorisées, elle ferme les yeux sur les excès du libéralisme, contraignant aux mêmes excès les autres pays qui suivent cette locomotive économique.

 

L’être humain doit anticiper. C’est une contrainte évolutive qui nous vient de l’aube de la vie et que nous partageons avec les organismes les plus simples. Une jeune mouche qui échappe de peu à notre taloche anticipe mieux notre mouvement suivant. L’homme a tellement développé cette faculté, y mettant toute son imagination, qu’il a inventé une pathologie de l’anticipation. Elle existe particulièrement dans les civilisations occidentales, où s’est renforcée l’idée qu’une vie heureuse devait maîtriser parfaitement son environnement, non seulement à l’instant présent, mais aussi de notre conception — voire avant — à notre terminaison, moment qui pose alors des soucis considérables puisque, par définition, la mort est l’échec total de notre politique de maîtrise : Rien ne dit en effet que nous aurions « choisi » ce jour pour disparaître d’un univers jusque là fort bien géré… Continue reading »

 

Les journaux d’infos sont comme la notice d’un médicament : Ils annoncent les effets indésirables de la société sans préciser leur fréquence par rapport au nombre de personnes qui la consomment. Quand un meurtre crapuleux survient chaque semaine, l’on peut se croire entouré de psychopathes, et tout étranger devient suspect. Pourtant, si les infos couvrent un pays de 300.000 habitants comme la Nouvelle-Calédonie ou de 65 millions comme la France, la fréquence des crimes est loin d’avoir la même signification. Dans le premier, la rareté des évènements graves obligera le journal à remplir ses pages avec une actualité positive voire banale : « Tout va bien ». Dans le second, la pléthore d’affaires de moeurs donnera l’embarras du choix au reporter en quête de sensationnalisme.
Les infos amplifient ainsi exponentiellement la peur des citoyens au fur et à mesure que leur nombre grandit, favorisant des ostracismes à grande échelle, qui prennent le pas sur l’opinion que l’on peut se faire personnellement sur son voisin.
Si vous ne pouvez vous sevrer du journal-médicament, consommez plutôt l’édition locale : C’est la moins toxique.

 

Les adhérents de l’association VINCRE peuvent désormais télécharger leur exemplaire final de Sous acide filozophique, un essai de 400 pages sur l’unification des sciences physiques et humaines par leur frontière : le support biologique de la conscience.
Ce livre aborde des domaines aussi divers que la médecine, la sociologie, la psychanalyse, le bonheur et la réalisation personnelle, les addictions, le transhumanisme, la neurophilosophie, la science réhabillée de mysticisme. Ce n’est pas un ouvrage d’initiation ni de référence. Il conviendra à ceux qui ont engrangé déjà beaucoup de certitudes.
Constant Prurit et Pierre Detaille y ajoutent leurs déblatérations humoristiques… Continue reading »

 

J’avais titré, dans une première parole sur l’émancipation féminine aux mélanésiens : « L’émancipation féminine doit venir des hommes ». L’idée contenue dans un tel début provocateur était celle-ci : Le « combat » des femmes pour leur place souffre d’un côté « masculinisant » pour les femmes, et surtout castrateur pour les hommes. Mieux vaut que ceux-ci proposent spontanément une place différente aux femmes, quand elles en émettent le désir, et ceci dès la plus tendre enfance, pour la petite fille, de façon à éviter l’accusation d’un formatage social obligeant la femme à rester à une place que certaines voient comme « sous-membre » de l’espèce.

Mais le titre ultime de cette affaire reste bien : « L’émancipation féminine doit venir des femmes ». En effet, le changement de condition nécessite un préalable : La femme doit cesser de se considérer comme un objet de désir.
Le mâle suit son instinct de couvrir les femelles. Son besoin de pouvoir sur elles est surtout un besoin de les soustraire au pouvoir des autres mâles. La femelle suit son propre instinct : éveiller désir et protection dans le cerveau reptilien de son partenaire élu. Voici un besoin qui s’affiche publiquement dans la société quotidienne bien davantage que la vilaine pornographie masculine, et soutient un large pan de l’économie mondiale.
La culture a sublimé les méthodes, l’intention est toujours la même. Nous avons vu les dangers qui entourent le rejet de l’animalité. Certaines femmes sont prêtes à courir le risque, confiantes dans les plaisirs étourdissants que leur procure leur intellect. Mais elles ont placé beaucoup de consoeurs, par militantisme, dans une situation difficile. Effets secondaires de l’idéalisme, toujours. Beaucoup n’ont pas décidé de renoncer à être objet de désir.

« L’émancipation féminine doit venir des femmes » : Voyez, ainsi, dans cette prophétie, non pas un combat, madame, mais un choix. L’homme doit offrir la place, la femme ne doit pas être contrainte de l’occuper.

 

Pourquoi ne m’intéressé-je guère à la politique ?

La politique n’est ni ridicule ni inintéressante. Ce ne sont pas des mots assez forts. Elle est le résultat d’une amputation de la société. Pas d’un simple orteil, mais de sa tête.

La société est un immense corps, que l’on a décapité lors d’une grande intervention esthétique, la chirurgie démocratique, à l’applaudissement de tous ses membres, mains et pieds, les seconds étant moins habiles mais les plus nombreux. On a juché pudiquement sur la gorge tranchée, une grande tête de clown découpée dans du carton, baptisée en grande cérémonie Paul Itticien 1er, nouveau césar… sans épaisseur.

Pour faire plus vrai, on lui a placé des yeux qui bougent, des sourcils qui haussent le ton. Sa bouche est un théâtre : plein de petits personnages viennent s’y produire, se maquillent, s’invectivent, s’arrachent la palme de la grandiloquence ou de la sincérité… affichée, puis regagnent l’hémicycle où ils sont reprogrammés et recyclés.

Personne, dans le corps de la société, ne croit à leur sincérité. Trop évident. « Factice ! » se moquent-ils. « Marionnette ! » invectivent-ils. Et de barbouiller la tête en carton de bombe à tags, de lancer sur les figurines du théâtre des insultes bien faisandées.

Le corps de la société avance, aveugle - ses yeux sont perdus - et indécis - ne cherchez pas derrière la tête en carton une perspective d’avenir, il faudrait un cerveau pour y penser -.
Car les personnages du théâtre ne cherchent qu’à vous faire rire ou pleurer. C’est pour cela qu’on les a engagées. Pas pour vous faire réfléchir, ça risquerait de rendre la plupart moroses. Le théâtre moderne ne vit pas de sa qualité, mais de son audimat.

La démocratie n’est pas un système où chacun peut participer à la décision, mais où chacun a le même poids dans la décision. Son rejeton économique, le capitalisme, a corrigé le poids décisionnel d’un critère unique, pas l’intelligence, pas le degré de conscience, mais l’argent.
Le corps de la société est celui d’un enfant immature et obèse, qui, décérébré, n’est attiré que par sa nourriture, le plaisir facile, armé de sa fourchette aux dents les plus longues, l’argent.

Peut-être les déviants et les ermites sont-ils les derniers philosophes lucides, ayant préféré se faire chier par le grand corps social… et s’ébattre sereinement dans sa merde.

Groupe de politiciens en séminaire de communication

Groupe de politiciens apprenant à parler sous l’eau pour séduire les petits poissons

 

Le capitalisme est fondé sur la notion d’échange.
Sa moralité est de donner davantage qu’on ne prend.
C’est la base du véritable enrichissement personnel.
Je vous ai saisi ? Continue reading »

 

Ouuh… le vilain garçon manipulateur !
Vous souvenez-vous d’avoir lu ici précédemment
que la liberté était de ne pas se faire obliger par les autres ?
Que pensez-vous du mariage dans cette veine ?…

D’accord, la présentation est basique.
Mais attelez-vous à cette lourde tâche de rendre compatible
la théorie de la relation générale du couple
et celle des micro-libertés quantiques auxquelles vous aspirez,
qui semblent totalement incompatibles…

Trouverez-vous la supercorde qui vous liera à l’autre ?

Quand on aura résolu la théorie de l’Union
celle de l’Univers ne sera qu’une formalité…

 

Le phénotype d’une culture repose sur le réglage entre responsabilité et fatalité. Continue reading »

 

Quel rôle ont les pornographie et pédophilie virtuelles telles qu’elles ont envahi le net?
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L’affaire des grands-parents indépendants
qui refusent d’être une charge pour leurs enfants
est « une mode » de pensée particulièrement stupide.

Indépendance est trop souvent synonyme d’éloignement,
de dispersion, de réunions difficilement programmées.
Quand on prend l’habitude de vivre sans petits enfants,
ils deviennent aussi étranges qu’une nouveauté technologique
couverte d’une acné de boutons.

Et ne se transmet plus ce relai si riche
entre ceux qui descendent doucement la pente
et ceux qui la montent en courant
… avec des bûches assurées !

 

Songez à cette mesure très simple pour accélérer la bonne entente:
L’enquête personnelle de voisinage, avant l’achat ou la location d’un logement.

Tout vous soucie: surface, emplacement, transports, équipement de la cuisine,
tout…
sauf les gens d’ici.

La présence des voisins avec qui vous pourriez tenter une intégration
n’est-elle pas plus importante que la présence de placards intégrés?

La qualité d’un immeuble ne mesure pas au nombre de ses ascenseurs,
mais à l’harmonie de ses habitants.
Chaleureux ou haineux, quel pâté de béton habitez-vous?
Avez-vous gagné à cette loterie?

 

Travers fondamental de la démocratie:
Pour assurer une gouvernance que désire la majorité,
il faut qu’une minorité, souvent forte, soit gouvernée
par des idées qu’elle réprouve.

Le côté lapalissade n’enlève rien à la profondeur du problème:
Il est sans doute encore plus mal vécu de subir un régime réprouvé
à l’heure où l’on fait miroiter la souveraineté individuelle
qu’à l’époque où aucun choix n’était proposé.

L’avenir de la politique est une révolution dans sa conception:

L‘union fait la force?… ou la variété fait la force?

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La hiérarchie fondée sur l’efficacité disparaît des endroits où l’efficacité est considérée comme absente, principalement en raison de préjugés.
Elle est remplacée par un pouvoir auto-proclamé, des rapports de force.
Si la situation devient insupportable, le quartier se voit alors imposer une hiérarchie externe, « efficace » mais étrangère.
Démarre une guerre larvée, un mode de vie particulièrement destructeur pour la communauté, qui se voit imposer des opinions manichéennes: on ne peut être que (pour ou) contre le « régime » dictatorial de l’extérieur.

Le seul point facile pour agir sur ce cercle vicieux est de recréer une hiérarchie fondée sur l’efficacité locale, en donnant au quartier les moyens d’influencer son propre destin, et ainsi d’amasser l’engagement des habitants.
La municipalité est une hydre beaucoup trop gigantesque quand existent des coins difficiles. Elle est tentée de se mutiler du membre malade, quand elle devrait lâcher son pouvoir de décision local, tout en veillant qu’il soit appliqué selon des principes de concertation et non de féodalisme local, sans diaboliser personne…

 

En traçant des issues identiques à une grande variété de situations différentes,
la loi crée une foule de petites injustices plus souvent qu’elle corrige des grandes,
car le dernier argument pour enterrer une médiation est
« respectons la loi à la lettre ».

La loi est une barrière contre la sagesse du groupe:
Plutôt que déterminer, grâce à un ensemble de jurés indépendants et intéressés au sujet,
l’opinion médiane entre des convictions et des morales
très éloignées puisqu’elles s’affrontent au tribunal,
on va chercher la solution dans un code poussiéreux (1)
et manipulable selon l’habileté des défenseurs de chaque bord.

Ainsi, un grand nombre de plaignants, à la sortie du Palais de Justice,
ont l’impression de quitter non pas un oracle infaillible
mais une table de poker.

L’avenir du juge est de diriger un « comité de justice »,
en veillant à sa diversité,
et la loi devrait devenir une publicité pour les médias:
« Voici une situation caricaturale qu’on ne peut plus tolérer ».

(1) La bibliothèque de la loi est fondée:
-sur le passé, fond incontournable mais qui devrait rester référence
-sur une vision du futur appartenant au passé… source des plus belles erreurs.

 

Les exrémistes sont partout, y compris dans le milieu du bien-pensant,
où ils sont finalement plus inquiétants
car les satanistes, les pervers, les scientologues, n’ont pas grand pouvoir décisionnaire.
« Brazil » est à notre porte…

Extirpons la bête… mais qu’est-ce qui survivra?
chassons-la-bete
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