Sur ces blogs nous critiquons vertement l’éducation qui tente de contraindre le rythme individuel des développements psycho-moteurs à une norme arbitraire. Est-ce à dire qu’il faut abandonner l’aspect scolaire et carcéral du système éducatif ? Ce sont deux problèmes différents. Continue reading »

 

 

Les adhérents de l’association VINCRE peuvent désormais télécharger leur exemplaire final de Sous acide filozophique, un essai de 400 pages sur l’unification des sciences physiques et humaines par leur frontière : le support biologique de la conscience.
Ce livre aborde des domaines aussi divers que la médecine, la sociologie, la psychanalyse, le bonheur et la réalisation personnelle, les addictions, le transhumanisme, la neurophilosophie, la science réhabillée de mysticisme. Ce n’est pas un ouvrage d’initiation ni de référence. Il conviendra à ceux qui ont engrangé déjà beaucoup de certitudes.
Constant Prurit et Pierre Detaille y ajoutent leurs déblatérations humoristiques… Continue reading »

 

Affichez vos désirs et non pas seulement votre différence,
car cette affiche est votre C.V.

La discrimination raciale dans la recherche d’emploi est un fait avéré. Mais n’est-il pas simpliste de la réduire à un rejet de couleur ? Les signes identitaires sont essentiels à la construction de l’adolescent. Doivent-ils pour autant faire obstacle à la réalisation de ses désirs ?
Un français bon teint qui adopte le look bonnet-survet’-claquettes n’a pas davantage de chances de décrocher un job qu’un mélanésien dans la même tenue. Pourquoi affirmer également qu’il serait plus « naturel » pour un jeune français des beaux quartiers d’endosser pour la première fois costume et col blanc ?
Le look professionnel est une rupture avec l’adolescence, pas avec sa culture. Partir à la recherche d’un travail avec l’allure d’un drapeau identitaire est se faire obstacle, parce qu’on affiche un reliquat de puérilité : C’est l’attitude de l’enfant qui se rend odieux envers ses parents, tentant ainsi de vérifier qu’il est aimé tel qu’il est, et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit,
ce que peu de parents comprennent… mais encore moins d’employeurs !
Faites preuve de finesse : Nuancez habilement le look qu’espère votre futur patron, avec quelques signes identitaires : C’est, alors, démontrer votre inventivité. Voici un C.V. qui sortira de l’anonymat. A vous ensuite de vous hausser à l’altitude de ces prétentions…

 

Aucune frontière n’existe entre réel et virtuel,
le réel est représenté par la virtualité particulière de chaque conscience.
Un mélanésien vit dans un monde où la terre est une entité recélant les esprits de ses aïeux.
C’est un univers virtuel difficile à comprendre pour un occidental,
mais cela n’empêche pas le mélanésien d’être parfaitement adapté à la réalité de son territoire.

Requalifions donc ce qui inquiète les adultes quand les jeunes s’évadent dans une « seconde vie » :
Plus qu’une dépendance, il faut craindre que cette virtualité les rendent inadaptés à leur future « première vie ».

Très difficile de dire ce qu’elle sera, à la vitesse où le numérique évolue.
Les modes de consommation eux-mêmes sont en voie de bouleversement.
L’argent durement gagné par un métier péniblement appris
sera-t-il encore le standard de la prochaine génération ?
La sophistication de l’image et d’autres sensations simulées
anéantira-t-elle l’imagination autrefois stimulée par les limitations de l’écrit ?
Le vécu sera-t-il le tourisme, bien encadré, d’internautes autrement immergés dans leur virtualité ?

Devant ces questions incertaines, formons les jeunes, plutôt qu’à notre vie, à l’adaptabilité.

 

Le sociologue:
Les filles comprennent tôt l’intérêt de la coopération scolaire
et travaillent en groupe, partageant les solutions les plus consensuelles.
Les garçons veulent tout découvrir par eux-mêmes,
refusent les conseils, considèrent le soutien comme une faiblesse.
Leur chemin est laborieux et semé d’erreurs.

Le psychologue:
Les filles préfèrent davantage aller à l’école que les garçons.
Elles sont plus studieuses à la maison,
tandis que les garçons se défoulent sur les terrains de sport.
Etre un bon élève devient une « activité de fille ».
Parents et profs trouvent cela normal et le tolèrent.
Les filles voient également dans la réussite scolaire un moyen d’émancipation.
Enfin, elles gèrent mieux les ambiances familiales difficiles,
montrant moins d’agressivité.

Le garçon à l’école: incapable de garder sa concentration…

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L’affaire des grands-parents indépendants
qui refusent d’être une charge pour leurs enfants
est « une mode » de pensée particulièrement stupide.

Indépendance est trop souvent synonyme d’éloignement,
de dispersion, de réunions difficilement programmées.
Quand on prend l’habitude de vivre sans petits enfants,
ils deviennent aussi étranges qu’une nouveauté technologique
couverte d’une acné de boutons.

Et ne se transmet plus ce relai si riche
entre ceux qui descendent doucement la pente
et ceux qui la montent en courant
… avec des bûches assurées !

 

Une école lyonnaise rencontra récemment ce problème:
Plusieurs filles de CM2, s’initiant au rouge à lèvres, l’appliquaient dans les toilettes de l’école.
Pas de problème? Aïe, après l’application, elles laissaient une empreinte, avec leurs lèvres, sur le miroir.
Tous les soirs le concierge enlevait des douzaines de petites marques,
et le lendemain, les filles embrassaient de nouveau le miroir.

La directrice convoqua le concierge et les filles concernées dans les toilettes.
Elle expliqua que les empreintes causaient beaucoup de travail au concierge
qui devait nettoyer le miroir tous les soirs.
Afin d’en faire la démonstration, elle demanda au concierge
de montrer le temps qu’il passait à nettoyer le miroir.

Celui-ci prit une éponge, la trempa dans une cuvette de WC et nettoya avec application.
Depuis, aucune empreinte n’est réapparue sur le miroir…

Maman c’est quoi la masturbation?

 

L’essentiel: De l’adolescence agressive.

La peur est une force,
dont l’utilité est manifeste:
Elle est le socle de l’auto-préservation.

Etre nul en peur est un handicap.
La vraie qualité permettant d’évaluer un individu
est son contrôle de la peur:
Il fait passer du risque bête au risque calculé.

L’agressivité est un mélange de peurs mal contrôlées et de frustrations.
L’apprentissage d’un art martial est une des meilleures solutions aux peurs,
mais peut extérioriser plus brutalement les frustrations.
Evaluez votre enfant avant de l’y encourager.

Apprendre à courrir peut être bien aussi…
courir-vite

 

L’essentiel:
-Google accusé de réduire le savoir, de diriger préférentiellement vers ses annonceurs plutôt que vers des sites pertinents mais moins rentables.
-Du Google 1.0 devenu imparfait au 2.0 en projet… et le 3.0 qui bute sur une réflexion philosophique absente de ces algorithmes. Continue reading »

 

Le christiannisme est tellement plein d’erreurs humaines
qu’il est difficile d’y dénicher quelque chose de divin.

Encore de l’anti-cléricalisme?

C’est vrai que marteler cette malheureuse religion chrétienne sent le réchauffé,
un peu comme des juges qui s’acharnent sur un vieillard repenti pour ses fautes de jeunesse…
D’un côté je me rappelle que beaucoup d’enfants prometteurs
sont encore élevés dans une foi chrétienne et découvriront un jour
que ses fondamentaux ne tiennent pas la route.
En même temps, reste l’Homme.

Est-ce une déception constructive, un franchissement positif vers la vie d’adulte,
comme quand on cesse de croire au Père Noël?
J’ai peur que ce réalisme survienne un peu tard pour la plupart,
et il n’est pas bon de perdre de trop belles illusions.

Personnellement je suis très content d’avoir subi le catéchisme et les messes.
Ils ont stimulé beaucoup mes rebellions et mes capacités d’analyse critique.
Déjà, à 8 ans, je mettais le curé dans l’embarras en lui demandant des précisions sur les miracles,
dont la description me semblait fort peu scientifique!
Mais pour la plupart des autres élèves, c’était comme une heure de colle
et pour quelques-uns un endoctrinement,
qui laisse probablement encore une forte empreinte sur leur comportement quotidien.

D’un autre côté, je regrette l’absence d’alternative à cette éducation morale.
La mort de la religion laisse un vide béant, et ce n’est pas étonnant que tant de gens
s’accrochent encore avec énergie à son linceul.

La religion chrétienne s’est suicidée à force d’immobilisme et de frilosité.
Elle aurait du laisser éclater une multitude de chapelles où chacun interprète Dieu à sa manière,
et dépoussière les croyances sur ce dieu fait homme (il fallait de la prétention pour attirer le troupeau),
sur la culpabilité et les péchés (les chiens de garde du troupeau),
pour se recentrer sur les enseignements humains de leur foi.

Il n’est peut-être pas trop tard pour le faire.
Mais il faudrait glisser l’idée au milieu d’un film pornographique introduit sur la chaîne du Vatican,
pour réveiller l’attention de cette vénérable maison de retraite…

recycler le Bon Dieu en Père Noël ?…
le-Bon-Dieu

 

L’essentiel:
-L’influence du langage sur la pensée
-Importantes questions connexes

Ne parlez pas Comics, vous penseriez méchant…
bizbatmanjoker
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L’essentiel:
-La connaissance n’est rien sans l’analyse.
-Les grands classiques ont-ils leur place au collège?
curieux
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Il fut une époque où on lançait aux jeunes gens un défi:
Travaillez dur à l’école, devenez un adulte intégré
et profitez d’une vie réussie !

Certains se compliquaient la tâche
en rajoutant au programme
la rebellion contre le programme,
pour finir par s’y intégrer avec d’autant plus de bonne volonté
qu’ils avaient l’impression ainsi d’avoir moins sacrifié
leur liberté de choix.

A présent les jeunes ont le défi assoupli.
Ne vous inquiétez pas, quoi que vous fassiez,
nous ferons disparaître l’échec scolaire…

Après cette épreuve de pure forme, qui n’a guère de risque de vous rebeller,
vous attend une vie de production stressante et de conformisme étouffant
parce que très confortable (du confortisme?)

Comment s’étonner que beaucoup préfèrent
rester dans l’enfance?

 

L’essentiel:
Tous sur la même ligne de départ…
après c’est au mental. Continue reading »

 

Film documentaire d’actualité flagrante en Calédonie, Palme d’Or à Cannes

« Vous charriez, m’sieur »
Remarque esquivée par le prof.
Il faut pourtant s’y engouffrer sans hésiter: Sujet central à creuser, aussi bien sur soi-même que sur les élèves.

Charrier, c’est faire passer par un humour négatif et quelque peu cynique l’opinion profonde que l’on a sur le niveau d’un élève. Méthode opposée au renforcement positif, mais plus tolérable que le renforcement négatif dur (« tu es nul et c’est sans espoir ») parce qu’enrobée d’humour, et surtout parce qu’elle ne prédit pas l’avenir: Elle laisse une porte ouverte: « Pas terrible, ton niveau, mais tu peux t’améliorer ».
Cela dépend de la façon dont on charrie, et surtout de sa répétition systématique: Charrier en permanence finit par être perçu comme du renforcement négatif…
force de l’habitude…
mais signale généralement que l’enseignant n’y croit effectivement plus.

La « City » de Nouméa, par Eric Schmidt
city_noumea
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La mémoire importante est celle de la 2ème fois.
Retenir du premier coup, c’est souvent s’encombrer la mémoire
d’évènements insignifiants, ou du moins mal notés par leur importance,
de personnes qui n’auront pas de rôle marquant dans votre vie.
Les notions et les gens essentiels réapparaîtront.
Le déjà-vu, même vague, doit alerter vigoureusement votre mémoire.
C’est là, cette fois, un souvenir à fixer.

Appliquée à l’éducation, cette notion donne un lustre inattendu à la révision.
Que reste-t-il en effet de l’enseignement, des années plus tard:
ce qui est réutilisé fréquemment, ce qui a touché une fibre particulière…
Mais le reste disparaît dans le vaste égout de l’oubli.

Tout ce que vous voulez lui soustraire,
présentez-le dans un écrin stimulant l’imagination des jeunes têtes,
mais surtout faites-le réviser, à quelques mois de distance,
en contexte différent, propre à faire fuir le rabâchage,
créateur de résistances.

Méthode alternative…

 

L’école échoue, en brousse, parce que les enseignants n’ont pas conscience de son double rôle:
-L’apprentissage scolaire, certes, qui culmine sur un joyau:
avoir appris à apprendre*
-Mais aussi l’inculcation d’un enfermement social certain, de codes sans aucun rapport avec les matières enseignées, de la découverte frustrante des échelons de compétence et de leur influence dans une nouvelle hiérarchie sociale:
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Le tissu social mélanésien est l’un des plus serrés.
Il est en train de se dénouer.

Les raisons?
Le partage est remis en question.
Il est facile de partager ce qui est disponible, ne réclamant que du temps et des compétences répandues: travail de la terre, artisanat…
C’est moins facile pour les produits de l’économie occidentale,
de plus en plus convoités,
mais l’argent est un intermédiaire indispensable,
les compétences pour l’obtenir sont moins répandues.

Les kanaks découvrent l’égoïsme.
Les couples se polluent de comparaison.
Les enfants apprennent l’ambition.

On peut refaire la société,
mais individuellement il est plus pragmatique
de s’y adapter,
choix des occidentaux,
qui ont eu des générations pour perdre leurs illusions
sur l’humanité d’une société surbookée et multipliant les contraintes,
occidentaux qui se cristallisent sur l’individualisme,
seule défense contre un destin de fourmi
pauvrement cérébrée.

Les mélanésiens n’ont pas l’impression que l’individualisme est leur choix.
Evolution ressemble trop à colonisation.
Mais l’immobilisme
est bousculé par les paillettes mirifiques
du mode de vie des blancs.

Comment, étant eux-mêmes en pleine défense contre cette société,
les parents mélanésiens peuvent-ils construire une morale pour leurs enfants?
Les adolescents additionnent les frustrations parentales aux leurs,
la valeur de la personne humaine
est divisée par beaucoup de haine,
et, grandit,
une génération qui fait peur à toutes les autres.

Pointons les erreurs de la politique locale d’éducation:
Les grands collèges et lycées centralisés de brousse
favorisent la rupture du tissu familial.
Etre éloigné de plus d’une heure de route de chez soi,
c’est le temps de transport qui mange la vie sociale,
ou pire, l’internat.

Maintenir les enfants dans les villages aurait été préférable,
à l’aide d’enseignants polyvalents,
sans sacrifier l’émulation et l’enseignement spécialisé
grâce à des stages et des échanges de courte durée.

Si le but était de maintenir la population des villages en province,
c’est raté.
Nouméa n’a jamais été si courtisée,
l’encadrement des jeunes et moins jeunes en difficulté
si relaché.

Effet majeur des difficultés des parents mélanésiens:
la contestation de l’enseignant,
représentant vulnérable
de l’inattaquable société blanche.
Que d’insatisfaction reportée sur lui !
Il est parfois maladroit certes,
quand inconscient de ce rôle d’exutoire
que l’Education Nationale se garde bien de lui expliquer,
il porte en drapeau
les stigmates occidentaux les plus pénibles pour les kanaks:
élitisme, déconsidération, ignorance de la culture locale…
Il est lui-même soumis à des frustrations,
peut-être devrait-il les évacuer
en s’arrangeant avec les parents et les coutumiers pour distribuer quelques corrections choisies…
ou, mieux, les faire administrer par un responsable local.

L’école est au centre de l’épanouissement des enfants.
Epanouissement implique apprentissage des limites (1).
Il n’est possible que si les parents transfèrent de bon coeur leur autorité à l’enseignant.
S’ils ne le font pas, c’est leur propre autorité
qui sera un jour remise en doute.

Le prof est-il ennemi, ou parent associé?
Pourquoi donnerait-il son meilleur aux enfants
s’il est diable ou rival?

Les limites doivent faire l’objet d’un accord,
entre cultures si différentes.
Les parents ont le devoir de rencontrer, souvent, l’enseignant.
moins de diabolisation d’un côté
plus de justification de l’autre.
Communiquons.

L’éducation, est-ce transmettre ses frustrations?
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(1) L’éducation la plus judicieuse est de pas fixer de limites,
mais de faire comprendre à l’enfant la nécessité d’en avoir,
les plus malins pouvant presque faire leurs choix seuls,
tandis que d’autres doivent être solidement encadrés…
problème inhérent depuis des années à l’Education Nationale sous influence socialisante: Même règlement pour tous, sans initiative et jugement personnel permis à l’enseignant. Les parents ne soutiennent plus les profs, mais la hiérarchie non plus.

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