L’adaptation du métropolitain à la Nouvelle-Calédonie repose pour moitié sur les conditions matérielles, pour une autre moitié sur des considérations psychologiques.
Il y a en effet des gens, suffisamment nantis, qui n’arrivent pas à trouver douillet
ce nid pourtant paré de nombreux attraits.

Réussissez votre décollage vers la Nouvelle-Calédonie
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L’essentiel:
-L’influence du langage sur la pensée
-Importantes questions connexes

Ne parlez pas Comics, vous penseriez méchant…
bizbatmanjoker
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La culture kanak, quels que soient ses mérites, a eu une évolution courte et solitaire.
3 motifs pour lui faire des louanges outrancières:
-travail rémunéré pour certains, inclus dans le prix de la décolonisation,
non forcé car ce sont souvent les mêmes qui cherchent leur propre spiritualité à travers les tentatives d’autres cultures,
-snobisme condescendant: « C’est incroyable ce que vous avez réussi à faire… » (… avec vos moyens limités?)
-rejet de sa propre culture, chez ceux qui veulent devenir plus kanak que les kanaks.

Le kanak ne devrait pas exposer sa culture, mais la cacher.
Que ce soient des spécialistes occidentaux qui en connaissent le mieux l’histoire et les méandres
la déconsidère.
Tjibaou, centre culturel, est un odieux microscope qui dévoile les dessous,
abolissant toute puissance initiatique à cette culture,
explication pour que les kanaks, à raison, ne le fréquentent pas.

La quête de spiritualité ne doit pas coûter que le prix d’un ticket d’entrée.
Elle doit être complexe, perdurer,
et que chaque pas gagné soit une fierté.

Kanaks, ne montrez pas votre âme,
vous la perdrez.

Bienvenue en Nouvelle-Katagonie, par Eric Schmidt
bienvenue_en_katagonie

 

L’art est un échappatoire
quand on ne supporte plus son animalité.
Mais sans les mains, c’est dur.

 

L’essentiel: Hermétisme? Un faux problème.

Le cinéaste devrait expliquer les névroses à son public
et non faire un film névrotique.

S’il veut donner corps à l’intimité de son esprit,
il devrait préférer la peinture,
rapide, bon marché, et tolérante.
Bonus: Un mécène surpris
peut le rendre riche en acquérant l’artefact.

Le budget d’un film par contre ne s’y prête pas,
transformant en mécènes forcés des spectateurs
souvent trompés sur la marchandise.

Nous sommes des bêtes.
Les plus au courant passent leur temps à rendre la chose présentable,
les autres se maquillent outrageusement l’esprit.

Lapidaire.

Quand l’artiste se confond…
artiste

 

Le piège du jeu vidéo et du movie manga
n’est pas tant la conduite addictive
que l’étouffement de la dynamique infantile.
Le jeu caricature la difficulté,
tout en rendant l’impossible
finalement banal à réussir.

Comment entreprendre quoi que ce soit dans le monde réel
quand son travestissement est répété de jeu en jeu?
Si le premier obstacle concret met en échec
alors qu’il semblerait risible dans le monde virtuel?

La vision de l’exploit
est le meilleur stimulant de l’émulation
quand il reste vraisemblable
et n’est pas cloné jusqu’à la banalisation.

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Clavardage = communiquer au clavier = pas sexy du tout ce nouveau mot!
Vous voulez des nouveaux mots sympas? Tenez:
Bedonnaire, pour bedonnant et débonnaire,
Orifesse, pour anus,
voilà qui lui redonne ses lettres de bassesse!

Mais surtout avec le clavardage,
c’est le bavardage qui en prend un coup:
Qui, désormais, va vouloir communiquer avec de la bave??

 

Le tour du monde en 80 jours
Du 23 au 26 octobre 2008: Cette comédie survoltée est visible à la F.O.L. !!!
En 1872, le très Britannique Phileas Fogg et son valet, Passepartout, un Français aussi râleur que généreux, lancent un pari insensé : faire le tour du monde en 80 jours !
Un road-movie de folie où se côtoient une princesse indienne en détresse, un Chinois fumeur d’opium, Jack le plus grand loser de l’Ouest et l’inspecteur de police le plus nul de toutes les séries allemandes. Fogg gagnera-t-il son pari ? Et surtout, obtiendra-t-il le tarif 12-25 ans pour ses nombreux déplacements ?
D’après Jules Verne, adaptation de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino. Prix Charles Oulmont 2006.
Vue à Paris -> géniale pour tout public. Vidéo ici.

ou téléchargez la vidéo (clic droit -> « enregistrer le lien » et lire le fichier avec VLC player)

 

A l’église, des gens très différents se côtoient,
aussi différents que les motifs de leur assiduité,
baume sur la rudesse de la vie pour certains,
pour d’autres c’est l’absolution
de conditions tellement moins dures
qu’il est difficile d’ignorer cet écart
sans malaise…
…encore que certains absents
y réussissent très bien.

multiplication

Aussi différentes sont les attitudes:
de celui qui profite de la franche camaraderie,
-Jésus est la représentation symbolique des Autres-
à celui qui vient par devoir ou contrainte (les enfants),
développe longuement son univers intérieur
et ne s’ennuiera plus jamais seul.
Profiter des autres ou s’en affranchir: Choisissez !

 

… le sien et critique de cinéma ».

Le cinéma se veut art
mais reste surtout objet de consommation populaire.
Il n’y a pas de bon critique de cinéma,
il y en a une multitude.
Tachez de trouver le plus proche de vous.
Peut-être un professionnel aura-t-il un jour l’idée,
plutôt que d’illuminer ou enterrer telle pellicule,
de dire à qui elle plaira.

Gencive Canne
Actualité du cinéma: Gencive Canne, le conquérant des Terres Edentées

 

La Calédonie fourmille de musicos amateurs.
Futurs pros?
Allez voir sur Musikatous si vous ne trouvez pas les partenaires pour concrétiser!
musikatous

 

L’essentiel:
-Pas de cinéma calédonien, malgré un gros budget.
-Manque de compétences, certes,
-mais aussi frilosité d’une direction trop politicienne,
-la richesse cinématographique calédonienne étant ses frictions ethniques et culturelles.

Gollum
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Le plus grand prédateur de l’art est le pédant.

Embêtant.
Car comme tout bon prédateur,
le pédant pense améliorer la qualité du troupeau.
Sans doute vrai… dans la sphère du pédant.
Mais l’art n’a rien d’aussi universel qu’un code génétique.

Quelle définition pour l’oeuvre parfaite?
La perfection étant dans l’esprit du spectateur,
l’oeuvre parfaite est celle où chacun trouve quelque chose,
certains davantage que d’autres,
mais surtout différemment des autres.

C’est dans l’oeuvre cinématographique
que cet aspect est le plus élaboré.
Les autres arts, maigres utilisateurs de parole, mouvement, chronologie,
doivent simplifier l’hameçon par lequel ils attirent
l’esprit du spectateur dans celui de l’auteur.

Dans la simplicité de cet hameçon,
le nombre de fils qui s’y attachent,
la multitude d’âmes qui viendront mordre,
sous la surface du conscient,
se tient la perfection de l’oeuvre.

Des tendances contemporaines, plutôt que créer de nouveaux appâts,
ont préféré s’en affranchir.
Quelle habileté…
…à jeter directement sur la toile les profonds marécages de son esprit?

Certaines oeuvres sont des barreaux,
tandis que d’autres les dissolvent.

 

…et carbonisé avant que le jury ait eu le temps d’y comprendre quoi que ce soit !

L’histoire: Boudu aime briller au sein de son entourage. Il tente de se bâtir une image cocasse.
Mais, au fil des déconvenues, son univers se rétrécit.

Une réflexion de 6’50 sur la dégradation des rapports avec les autres,
et comment aller au bout de sa logique.

boudufondu

Le film: Boudu Fondu

 

L’essentiel:
• La culture occidentale est en OPA permanente sur les autres.
• Les autres vendent quelques actions mais résistent.
• Une très bonne défense, qui manque aux kanaks, est la mise en relief des travers occidentaux par le rire.

Le colonisateur a remisé ses troupes depuis longtemps. Ses deux armes lourdes sont l’argent et l’intimidation psychologique. L’argent fait beaucoup de victimes. Pour s’en procurer, le kanak abandonne la culture de l’igname pour celle de la marijuana.
Il résiste mieux à l’intimidation psychologique, qui consiste à présenter le mode de pensée occidental comme le plus évolué, donc celui qu’il faut adopter. Il a encaissé des blessures: L’adoption par exemple de l’insatisfaction chronique du blanc. A décharge, soulignons que le fatalisme, à un certain point, prend la teinte de l’inefficacité.
Cependant, la protection la plus efficace est de pointer les côtés humoristiques et triviaux du mode de pensée européen. Tout le monde trouve Charlot sympathique, mais personne n’a envie de lui ressembler. Plus la culture est ancienne, mieux elle résiste à la colonisation des esprits. Les chinois, les indiens, sont peu formattés par les médias occidentaux. Même les japonais, dévorés d’électronique et élevant des cultes aux icônes de l’Occident (Elvis), le font parce que… leur culture les pousse au culte. Le cinéma national montre l’intégrité des esprits, après que Hollywood ait longtemps tenté de les convertir.
Les kanaks se préoccupent peu de leur culture, peut-être parce que les blancs s’en occupent beaucoup… aussi parce qu’ils la vivent et ne la sentent pas menacée. Elle est néanmoins fragile. La pression des autres cultures, qui la jugent frustre, est forte. Elle a besoin de bons ancrages, comme traditionnellement la coutume, plus récemment le kaneka. Manquent des contes modernes, un théâtre ou un cinéma kanak, qui présentent les blancs sous un jour drôlatique. Il est toujours plus facile de supporter le patron ou le collègue prétentieux quand il fait un peu clown!

Les habits occidentaux… s’enlèvent comme une blouse de travail.

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