Ce qui m’a beaucoup intéressé dans les « Transformers » est que les animaux, à leur façon frustre, doivent nous voir exactement de cette façon : Les machines leur sont des extensions de nos êtres. Le maître, de bipède, devient voiture, puis VTTiste, avaleur d’herbe quand il emmanche sa tondeuse.
Et parmi ces Transformers irascibles et supérieurs existent les bons et méchants. Mais peu importe… seul compte le maître.

 

Le moindre psychologue de niveau élémentaire peut savoir, s’il réussit à extraire un instant son cerveau de la glu de la logique industrielle, que le piratage est le contrepouvoir merveilleusement indispensable aux volcans de frustration élevés en chaînes à travers la planète par cette logique non humaine. Ce psychologue encore en maternelle — moi — pourrait ainsi conseiller de réclamer la taxe sur la propriété intellectuelle, dont personne ne conteste la justification, au reste du monde industriel.

Les cercles de pouvoir, bon nombre d’artistes aussi, ont oublié que la culture a toujours été le lot de consolation des masses laborieuses, auxquelles on adresse beaucoup de tentations et peu de gratifications. S’il était un relaxant universel dont il fallait éviter que le capital ne s’empare…
Peut-être un sujet de philosophie pour les séances de brainstorming de ces messieurs ?

 

Certains livres récents donnent l’impression d’avoir été tous écrits par la même personne : Un style fluide, clair, accessible… standardisé. Il s’agit en général d’auteurs étrangers. Est-ce du à la traduction, par le biais de logiciels qui débrouilleraient l’essentiel du texte, et le traducteur se contentant de vérifier la mise en forme et l’absence de contre-sens ?
Mais combien de temps encore avant le correcteur de style automatique — à l’exemple des correcteurs musicaux qui placent les fausses notes à la bonne tonalité — qui avalera n’importe quel texte pour le régurgiter sous la forme préférée par la majorité des lecteurs ?

 

Les adhérents de l’association VINCRE peuvent désormais télécharger leur exemplaire final de Sous acide filozophique, un essai de 400 pages sur l’unification des sciences physiques et humaines par leur frontière : le support biologique de la conscience.
Ce livre aborde des domaines aussi divers que la médecine, la sociologie, la psychanalyse, le bonheur et la réalisation personnelle, les addictions, le transhumanisme, la neurophilosophie, la science réhabillée de mysticisme. Ce n’est pas un ouvrage d’initiation ni de référence. Il conviendra à ceux qui ont engrangé déjà beaucoup de certitudes.
Constant Prurit et Pierre Detaille y ajoutent leurs déblatérations humoristiques… Continue reading »

 

Après l’excellente Horde du Contrevent, puissante science-fiction d’aventure, Alain Damasio récidive dans son style inimitable avec La Zone du Dehors, tout en dévoilant bien davantage de sa philosophie personnelle. Après un départ trompeur qui laisse penser que la plus belle part va être faite à l’imaginaire, et qui n’intéressera personne d’autre que les amateurs du genre, l’intrigue nous ramène à une anticipation bien proche de nos réalités quotidiennes, avec la (ré)volte d’un groupe qu’insupporte le conformisme et la manipulation ambiante. Le punch que Damasio place dans les pamphlets de ses héros renvoie le Traité de savoir-vivre de Raoul Vaneigem au rang des poèmes ronsardiens. Mais la parole est donnée, sincèrement, au pouvoir adverse, d’une façon si balancée que l’on devine le chemin personnel suivi par Damasio, qui tient l’équilibre entre ses convictions anarchistes de jeunesse et le réalisme dont la maturité est venue les teinter. Au total un livre incontournable pour les amateurs d’action, d’envolées lyriques et ceux qui s’intéressent aux rouages de notre société… ça doit faire à peu près tout le monde, non ?

 

L’essentiel:
Le chemin kanak face à l’assimilation. Continue reading »

 

Boudu aime briller au sein de son entourage ! Mais il en fait trop. Après des instants de gloire éphémère, il choisit de déménager systématiquement plutôt que d’affronter les moqueries, jusqu’à finir sur la Côte Oubliée…

et le making of,
désastreusement plus drôle que le court-métrage lui-même…

 

Vous vous souvenez certainement (pas) des Perfect Lovers,
ce groupe calédonien célèbre mis en veilleuse après que le chanteur soit devenu fou
sous l’effet de la terrible distorsion des solos du guitariste.

Image du dernier concert

Les voici relancés sous un nouveau nom et un nouveau look !

Les Bêtes Raves
Musiciens : John Lemon, Georges Haricot, Paul Mac Chutney et Ringo Scar

… et le leader, l’incontournable Elvis Presse-les

(sur une idée de Mathis)

 

Ils sont occupés à aspirer des mondes
pour remplir les gigas d’espace
de leur théâtre personnel.

Ce qui est terrible pour l’économie
n’est pas le manque à gagner des auteurs,
c’est qu’ils ne consomment rien d’autre.

Les vrais écolos ?

 

La compagnie du « Tour du Monde en 80 jours » revient !
avec « Mission Florimont » du 9 au 11 septembre à la FOL
nominée meilleure pièce comique aux Molières 2010, belle unanimité de la critique : Encore un bijou de Sébastien Azzopardi & Co :

L’histoire de France version déjantée : 1534. Le roi de France est acculé de toute part. Son seul espoir : Florimont de la Courneuve, le meilleur de ses agents… enfin de ceux qui lui restent…
… enfin, le seul qui lui reste.
Ses adversaires : des mercenaires plus terrifiants que des compagnies d’assurances, des espions plus sales que des Espagnols et même une femme au bonnet M. Une mission au péril de la vie des autres.
Florimont évitera-t-il tous les dangers ? Réussira-t-il sa mission ?
Pour toute autre demande, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre. Un voyage au coeur de la Renaissance. Une mission au péril de la vie des autres. Et surtout, le premier spectacle qui s’est fait flashé à 240. Source

 

La diversité est la force de la société humaine.
Ce fut pressenti très tôt dans l’histoire de l’humanité
par ceux qui se tirèrent au mieux de la compétition au sein du groupe
au point de s’en affranchir.

A quel moment le désir de protéger le faible se mue-t-il
en reconnaissance de son importance pour élargir sa vision du monde ?
Chaque mécène l’a découvert à un moment de sa vie,
quelle que soit l’époque.
Cette conviction de l’importance de la déviance
fut la naissance de l’art
et l’un des moteurs les plus forts des avancées humaines.

Il y a une parcelle d’autisme dans l’artiste.
La plupart des cultures qui nous ont précédé
ont tenté d’intégrer ces différences en leur sein.
Nous, nous tentons de les soigner…

 

Histoire d’un travailleur lunaire qui découvre être un parmi une suite de clones,
créée à partir d’un employé resté sur Terre par une compagnie avide de réduction des coûts,

Moon est un film terrifiant,
non pas parce que c’est un futur possible,
mais comme allégorie de ce que la Nature, entreprise sans âme s’il en est,
a fait de l’homme.

Le film confronte le clone jeune au clone en fin de vie:
C’est le vieillard en proie à ses souvenirs de jeunesse.
La vérité sur leurs espoirs illusoires abattent les malheureux clones:
Nombreux sont ceux qui peuvent éprouver de tels sentiments
devant les injustices de leur propre vie.

Finalement, comme pour ces clones occupés à des tâches répétitives,
la Nature avait-elle besoin de mettre une conscience
dans ses propagateurs de gènes?

La morale est une devinette:
Quel est le point commun entre la Nature et une assemblée d’actionnaires?
Rien d’humain.

 

Ironiquement les adeptes du peer to peer, « pirates » du web,
vilipendés comme dérobeurs de propriété intellectuelle,
fonctionnent sur le modèle d’éthique personnelle le plus juste
que l’on puisse imaginer dans cette société.

Les pirates recommandent que « l’upload » soit au moins égal
et plutôt supérieur au « download ».
En clair chacun doit apporter au moins autant qu’il prend aux autres.
Il y a une tolérance pour ceux qui démarrent,
non dotés des mêmes moyens que les anciens,
mais ils doivent tendre à respecter au final ce principe.

Quelle meilleure philosophie imaginer en société communautaire?
Si l’on considère que l’apport de chacun n’est pas forcément pécunier,
mais fondé sur ce qu’il sait le mieux faire,
le principe réussit à s’affranchir de l’inégalité des chances,
tant par l’origine sociale que le capital de débrouillardise offert par dame Nature:
Un amuseur public, un champion de l’empathie, un bon médiateur,
peuvent apporter un fort « upload » de gaieté, de réconfort, de paix,
et mériter un « download » d’aides pécunières,
pratique courante à toutes les époques.

Tant le capital que la démocratie tendent à étouffer cette éthique,
l’un en créant des vampires de l’argent,
l’autre quand votent davantage de profiteurs que de donateurs.

 

L’essentiel:
-La crédulité est directement proportionnelle à l’absence de savoir personnel
-La chute du livre entraîne une poussée de la crédulité
-La technologie s’éloigne du savoir de ses utilisateurs
-Le cinéma ne montre plus de frontière entre le réel et l’imaginaire
-La vie facile nous affranchit des contraintes du milieu
-Sommes-nous perdus?


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Hermann Broch (1889-1951), écrivain autrichien, est revenu d’exil en 1945 dans une Autriche qui avait été très favorable à Hitler.
Les journalistes lui demandèrent « Pensez-vous que tout le monde ici est fasciste comme en Allemagne? » Continue reading »

 

Le peer2peer est une vaste opération promotionnelle.
Derrière la gratuité des téléchargements, de plus en plus provisoire,
s’est créée surtout chez les « pirates » (monsieur tout-le-monde en fait) une faim irrépressible pour une quantité de médias.
Population addictive, elle n’abandonnera pas ce besoin quand le satisfaire deviendra de moins en moins gratuit.
La lutte contre le piratage est simplement une publicité obsédante répétant à l’envi: « Ce n’est pas bien de pirater » (1)
L’industrie audio-visuelle n’a pas de souci à se faire. Seuls quelques intermédiaires ont disparu.

(1) Ironiquement ce sont d’ailleurs ceux qui regardent les DVD « légaux » qui sont le plus assommés par cette campagne,
indiquant bien que les pirates ne sont pas les seuls visés.

 

 

Jusqu’où est-ce, pour un acteur, un aboutissement
de laisser son personnage le pénétrer?
S’il n’est plus le meilleur artiste de l’expression,
mais une éponge à émotions,
qui est-il?

 

Cette histoire nous est racontée par l’excellent Pr Eddy H.P. Mosis,
dont l’adolescence tumultueuse ne s’est toujours pas terminée, à 55 ans.
Il prétend que la vieillesse n’étant que dans la tête,
il faut se méfier aussi de son préliminaire: la maturité.
Ca se tient.

Voici un jalon inoubliable de sa route calédonienne,
qui ne pourra qu’écrouler de rire tout vrai rebelle… quelle que soit sa couleur…

Bob Viagra à ses débuts
bob-viagra
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L’essentiel:
-Google accusé de réduire le savoir, de diriger préférentiellement vers ses annonceurs plutôt que vers des sites pertinents mais moins rentables.
-Du Google 1.0 devenu imparfait au 2.0 en projet… et le 3.0 qui bute sur une réflexion philosophique absente de ces algorithmes. Continue reading »

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