vincre

juil 302010
 

Ils sont occupés à aspirer des mondes
pour remplir les gigas d’espace
de leur théâtre personnel.

Ce qui est terrible pour l’économie
n’est pas le manque à gagner des auteurs,
c’est qu’ils ne consomment rien d’autre.

Les vrais écolos ?

 Posted by at 15 h 48 min
juil 302010
 

Après avoir enterré un premier mythe science-fictif, le voyage temporel,
voici que disparaît mon rêve de téléphone trans-galactique :
Les particules dites intriquées, ces jumelles parfaites, qui le restent quelque soit la distance qui les séparent,
ne peuvent servir à la transmission d’information.

Mais je ne désespère pas complètement :
Il reste la gravitation : Les déformations de l’espace-temps qu’elle provoque sont perçues de n’importe quel point de l’univers.
Si ma grand-mère part en vacances sur Andromède avec un détecteur assez sensible,
elle pourra percevoir les déformations provoquées par mon poids somme toute respectable.
Je lui donnerai en effet des nouvelles par une bondissante danse de Sioux,
car je serai resté sur Terre pour cause de travail débordant
tandis qu’elle sera partie pour des vacances de deux cent mille ans
(le voyage est un peu long).

Ecueil technique : Actuellement même l’iPhone 4 n’est pas un détecteur assez sensible.
Il faut mettre à gigoter plus lourd que mon assemblage d’osselets,
d’où l’expression bien connue, pour parler d’une ambition certaine,
qu’il faut décrocher la Lune
et non pas son téléphone…

Pour communiquer, préférez du lourd…

 Posted by at 13 h 37 min
juil 232010
 

L’approche ethno-culturelle de la maladie peut être vexante pour celui qui se voit attribuer des concepts traditionnels alors qu’il a élargi ou cherche à élargir son assise de connaissances.
Demandons plutôt que préjugeons, comment le patient lui-même voit sa maladie… à condition que cette question ne le déroute pas davantage qu’elle le rassure : Nombreux sont encore ceux qui transfèrent au médecin tout pouvoir sur leur santé.

Pour ceux très attachés aux conceptions traditionnelles, le discours du médecin occidental est rendu suspect surtout par l’ignorance affichée des autres concepts.
Ce n’est pas un phénomène exclusif au voisinage d’une médecine traditionnelle : Le médecin qui déconseille une médecine alternative en donnant l’impression de la connaître voire de la pratiquer lui-même, est bien plus convaincant que celui qui évacue prestement cette opportunité.

Ainsi, avant de faire une approche ethnique de la maladie, il importe d’une part d’indiquer qu’on la connaît, d’autre part de savoir si le patient la souhaite, ce qui est contenu dans cette simple question :

« Voulez-vous que je vous parle de la maladie telle que vous la voyez ou telle que je la vois ? »

juil 192010
 

La compagnie du « Tour du Monde en 80 jours » revient !
avec « Mission Florimont » du 9 au 11 septembre à la FOL
nominée meilleure pièce comique aux Molières 2010, belle unanimité de la critique : Encore un bijou de Sébastien Azzopardi & Co :

L’histoire de France version déjantée : 1534. Le roi de France est acculé de toute part. Son seul espoir : Florimont de la Courneuve, le meilleur de ses agents… enfin de ceux qui lui restent…
… enfin, le seul qui lui reste.
Ses adversaires : des mercenaires plus terrifiants que des compagnies d’assurances, des espions plus sales que des Espagnols et même une femme au bonnet M. Une mission au péril de la vie des autres.
Florimont évitera-t-il tous les dangers ? Réussira-t-il sa mission ?
Pour toute autre demande, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre. Un voyage au coeur de la Renaissance. Une mission au péril de la vie des autres. Et surtout, le premier spectacle qui s’est fait flashé à 240. Source

 Posted by at 12 h 14 min
oct 022008
 

Le tour du monde en 80 jours
Du 23 au 26 octobre 2008: Cette comédie survoltée est visible à la F.O.L. !!!
En 1872, le très Britannique Phileas Fogg et son valet, Passepartout, un Français aussi râleur que généreux, lancent un pari insensé : faire le tour du monde en 80 jours !
Un road-movie de folie où se côtoient une princesse indienne en détresse, un Chinois fumeur d’opium, Jack le plus grand loser de l’Ouest et l’inspecteur de police le plus nul de toutes les séries allemandes. Fogg gagnera-t-il son pari ? Et surtout, obtiendra-t-il le tarif 12-25 ans pour ses nombreux déplacements ?
D’après Jules Verne, adaptation de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino. Prix Charles Oulmont 2006.
Vue à Paris -> géniale pour tout public. Vidéo ici.

ou téléchargez la vidéo (clic droit -> « enregistrer le lien » et lire le fichier avec VLC player)

août 242008
 

Proposition d’un nouveau logo par Helmut Schmutt:
logo vincre

Admin:
Pas mal !
Un peu phallique, non?
Cette langue d’écume qui se glisse entre les cuisses du N et du C.
Mmm….

Helmut Schmutt:
Ça évoque une lance perse tentant d’enfoncer la défense spartiate du défilé
des thermopiles, l’épée d’Attila contre les légions romaines d’Aetius, un
missile palestinien contre Israel…Sous ces coups de boutoir répétés des
éternels barbares qui jalousent notre intelligence et notre pragmatisme,
VINCRE plie mais ne rompt pas, s’écarte mais ne laisse pas pénétrer
l’adversaire et finalement résiste et repousse l’assaillant car VINCRE est
toujours vainqueur contre l’obscurantisme. Vive la civilisation
occidentale ! Vive VINCRE ! Victoire !

PS : mais peut-être me fourvoie-je dans mon interprétation. La langue
d’écume sur ce sable noir évoque l’esprit de la Kanaky tentant de dissocier
le N et le C de Nouvelle-Calédonie. VINCRE serait donc, sans en avoir l’air,
un mouvement de libération Kanak

 Posted by at 5 h 33 min
août 032008
 

A l’église, des gens très différents se côtoient,
aussi différents que les motifs de leur assiduité,
baume sur la rudesse de la vie pour certains,
pour d’autres c’est l’absolution
de conditions tellement moins dures
qu’il est difficile d’ignorer cet écart
sans malaise…
…encore que certains absents
y réussissent très bien.

multiplication

Aussi différentes sont les attitudes:
de celui qui profite de la franche camaraderie,
-Jésus est la représentation symbolique des Autres-
à celui qui vient par devoir ou contrainte (les enfants),
développe longuement son univers intérieur
et ne s’ennuiera plus jamais seul.
Profiter des autres ou s’en affranchir: Choisissez !

juin 272008
 


C’est la conclusion définitive d’une étude suisse publiée dans la revue Evolution.
Au terme d’une expérience approfondie, deux scientifiques de l’université de Lausanne se sont aperçus que
les mouches non instruites vivaient en moyenne 54 jours
au lieu de 45 pour les mouches « savantes »,
prélablement « éduquées » par les chercheurs autour d’association d’odeurs.
Il en ressort donc qu’une activité neuronale plus soutenue que la normale
pouvait accélérer le vieillissement de ces pauvres insectes…

Guettés par le suicide collectif de nos neurones
et reculant devant le spectre d’une mort imminente,
l’association VINCRE décide de stopper immédiatement toute réflexion
et ses membres vont manger les ordinateurs
dans l’espoir de récupérer quelques années de vie stupide.

Nous allons désormais nous consacrer aux tâches domestiques les plus simples,
négligées depuis quelque temps, nous l’avouons.
La dangerosité des livres de cuisine
nous ayant contraint à un gigantesque autodafé,
nous nous spécialiserons désormais
dans le débouchage des chiottes.

Adieu!

Areu…
Lapin crétin
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 Posted by at 22 h 13 min
juin 092008
 

Ne parlons pas des comptoirs commerciaux et des raids d’aventuriers-gangsters des mers.
La décision de coloniser une contrée, dans les hauts cercles,
c’était s’enrichir et étendre son influence,
mais aussi augmenter son prestige en éduquant les peuplades primitives,
les blancs ont été missionnaires, pas seulement esclavagistes.
La rivalité entre Européens fut davantage un moteur
que le désir de suborner des peuplades sans défense.

Ceux qui tentent de ramener l’affaire à du grand banditisme
plaquent de façon anachronique leur sensibilité moderne
sur une époque qui n’en avait pas tant, heureusement,
tous nos aïeux auraient disparu dans un suicide collectif
s’ils avaient ressenti notre point de vue sur leurs conditions de vie
et les guerres permanentes qu’ils affrontaient.

Ce sont les mêmes bons sentiments qui, paradoxalement,
poussèrent les intellectuels de gauche à persuader les kanaks
qu’ils se faisaient exploiter et assimiler en toute iniquité.

Et si la Calédonie avait été colonisée par d’autres?
Colonisation
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 Posted by at 14 h 29 min
juin 072008
 

… le sien et critique de cinéma ».

Le cinéma se veut art
mais reste surtout objet de consommation populaire.
Il n’y a pas de bon critique de cinéma,
il y en a une multitude.
Tachez de trouver le plus proche de vous.
Peut-être un professionnel aura-t-il un jour l’idée,
plutôt que d’illuminer ou enterrer telle pellicule,
de dire à qui elle plaira.

Gencive Canne
Actualité du cinéma: Gencive Canne, le conquérant des Terres Edentées

 Posted by at 1 h 37 min
juin 042008
 

Mehdi Lallaoui, réalisateur d’un film très partisan sur les évènements d’Ouvéa
se justifie par un devoir d’information et de mémoire.
Quelles conséquences pratiques?
Quand les communautés ne sont pas réconciliées,
ce n’est pas rendre justice aux victimes,
c’est empêcher que les morts
soient un encouragement au dialogue.

La date est importante.
Si l’on me montre Jeanne d’Arc brûlée par les anglais,
je n’irai pas, en 2008, sauter à la gorge du premier british venu.
Ouvéa est une plaie mal cicatrisée
dont Lallaoui vient de faire sauter la croûte.
Ses explications indiquent surtout
qu’il ne s’est guère penché sur ses motivations profondes.

Benoît Saudeau, directeur de RFO, se dit adversaire de la censure.
N’en oublie-t-il pas son éthique?
Répandre une opinion étroite définit la… propagande.
Le journalisme objectif est d’organiser un débat autout des épines irritatives,
pour informer de leur existence,
mais faire réfléchir dessus.

On attendrait autre chose
d’un organisme qui a vécu des mois de conflit socio-ethnique.
A moins que prendre une décision y soit devenu trop risqué…

Make love, not war
make love

 Posted by at 22 h 45 min
mai 072008
 

Le tissu social mélanésien est l’un des plus serrés.
Il est en train de se dénouer.

Les raisons?
Le partage est remis en question.
Il est facile de partager ce qui est disponible, ne réclamant que du temps et des compétences répandues: travail de la terre, artisanat…
C’est moins facile pour les produits de l’économie occidentale,
de plus en plus convoités,
mais l’argent est un intermédiaire indispensable,
les compétences pour l’obtenir sont moins répandues.

Les kanaks découvrent l’égoïsme.
Les couples se polluent de comparaison.
Les enfants apprennent l’ambition.

On peut refaire la société,
mais individuellement il est plus pragmatique
de s’y adapter,
choix des occidentaux,
qui ont eu des générations pour perdre leurs illusions
sur l’humanité d’une société surbookée et multipliant les contraintes,
occidentaux qui se cristallisent sur l’individualisme,
seule défense contre un destin de fourmi
pauvrement cérébrée.

Les mélanésiens n’ont pas l’impression que l’individualisme est leur choix.
Evolution ressemble trop à colonisation.
Mais l’immobilisme
est bousculé par les paillettes mirifiques
du mode de vie des blancs.

Comment, étant eux-mêmes en pleine défense contre cette société,
les parents mélanésiens peuvent-ils construire une morale pour leurs enfants?
Les adolescents additionnent les frustrations parentales aux leurs,
la valeur de la personne humaine
est divisée par beaucoup de haine,
et, grandit,
une génération qui fait peur à toutes les autres.

Pointons les erreurs de la politique locale d’éducation:
Les grands collèges et lycées centralisés de brousse
favorisent la rupture du tissu familial.
Etre éloigné de plus d’une heure de route de chez soi,
c’est le temps de transport qui mange la vie sociale,
ou pire, l’internat.

Maintenir les enfants dans les villages aurait été préférable,
à l’aide d’enseignants polyvalents,
sans sacrifier l’émulation et l’enseignement spécialisé
grâce à des stages et des échanges de courte durée.

Si le but était de maintenir la population des villages en province,
c’est raté.
Nouméa n’a jamais été si courtisée,
l’encadrement des jeunes et moins jeunes en difficulté
si relaché.

Effet majeur des difficultés des parents mélanésiens:
la contestation de l’enseignant,
représentant vulnérable
de l’inattaquable société blanche.
Que d’insatisfaction reportée sur lui !
Il est parfois maladroit certes,
quand inconscient de ce rôle d’exutoire
que l’Education Nationale se garde bien de lui expliquer,
il porte en drapeau
les stigmates occidentaux les plus pénibles pour les kanaks:
élitisme, déconsidération, ignorance de la culture locale…
Il est lui-même soumis à des frustrations,
peut-être devrait-il les évacuer
en s’arrangeant avec les parents et les coutumiers pour distribuer quelques corrections choisies…
ou, mieux, les faire administrer par un responsable local.

L’école est au centre de l’épanouissement des enfants.
Epanouissement implique apprentissage des limites (1).
Il n’est possible que si les parents transfèrent de bon coeur leur autorité à l’enseignant.
S’ils ne le font pas, c’est leur propre autorité
qui sera un jour remise en doute.

Le prof est-il ennemi, ou parent associé?
Pourquoi donnerait-il son meilleur aux enfants
s’il est diable ou rival?

Les limites doivent faire l’objet d’un accord,
entre cultures si différentes.
Les parents ont le devoir de rencontrer, souvent, l’enseignant.
moins de diabolisation d’un côté
plus de justification de l’autre.
Communiquons.

L’éducation, est-ce transmettre ses frustrations?
Education

(1) L’éducation la plus judicieuse est de pas fixer de limites,
mais de faire comprendre à l’enfant la nécessité d’en avoir,
les plus malins pouvant presque faire leurs choix seuls,
tandis que d’autres doivent être solidement encadrés…
problème inhérent depuis des années à l’Education Nationale sous influence socialisante: Même règlement pour tous, sans initiative et jugement personnel permis à l’enseignant. Les parents ne soutiennent plus les profs, mais la hiérarchie non plus.

Education2
Education3

 Posted by at 9 h 51 min
fév 162008
 

L’essentiel:
-Plus nous sommes nombreux, plus nous devons lutter contre la dépersonnalisation.

Je prends le bus avec les enfants.
Scénario 1: Je paye le chauffeur sans le regarder tandis que les enfants se faufilent en vitesse vers les sièges. Nous descendons sans un regard en arrière.

Scénario 2: Les enfants et moi nous fendons d’un « bonjour » collectif.
La même personne devient le Chauffeur du Bus,
et non plus une vague extension robotisée et pilleuse de bourse de la mécanique qui nous transporte.
Après la descente, nous stoppons tous un instant pour agiter la main.
Adieu, Chauffeur du Bus!

Personne n’est enthousiaste à faire un boulot de robot.
Si l’on ne s’inquiète pas d’en croiser,
peut-être en est-on devenu un?

On a plus de temps pour saluer certains chauffeurs…
transport

 Posted by at 22 h 23 min