Je cherchais un terme décrivant la conscience humaine,
qui est une théorie individuelle de la réalité.
Les physiciens emploient « dualité » pour les théories différentes en apparence,
mais qui décrivent le même univers physique.
Cependant ils les disent « triviales » si elles n’utilisent qu’un langage différent, sans modifier profondément l’approche.
C’est bien la situation de l’être humain, qui a inventé une foule de langages et de concepts
pour décrire les mêmes interactions quotidiennes avec la nature et ses congénères.
L’homme serait donc « trivial » ? La moitié féminine opinera, à condition qu’on n’emploie pas le grand H de « l’Homme », qui la saisit elle aussi, et à son corps défendant, dans ses grands bras musclés.
Non, même si nous perçons dans ces pages la baudruche de la divinité,
ne réduisons pas l’homme à sa vulgarité.
L’être humain serait plural, mathématiquement.
En effet, même si notre nombre ne flirte pas encore avec l’infini,
6 milliards de théories assurent un congrès de belle taille.
Mais plural ne contient pas la précision de trivial en physique.
Tranchons ! De ces moitiés, faisons de l’humain un être « pluvial » !
Il faut reconnaître qu’il est fort humide,
que sa théorie du monde s’achève dans la sécheresse.
Il est facile de l’identifier par son indice de pluviosité :
On distingue aisément les pluvieux des plus jeunes.
Et finalement comment départager mieux les visions
que celle des yeux qui coulent
et celles qui contiennent des glaçons ?
L’homme, un être pluvial, se défend contre la sécheresse.
La femme, qui trouve qu’il en fait trop,
s’occupe de sa mise en bière…

D’autres accessoires indispensables pour l’être pluvial
