En traçant des issues identiques à une grande variété de situations différentes,
la loi crée une foule de petites injustices plus souvent qu’elle corrige des grandes,
car le dernier argument pour enterrer une médiation est
« respectons la loi à la lettre ».
La loi est une barrière contre la sagesse du groupe:
Plutôt que déterminer, grâce à un ensemble de jurés indépendants et intéressés au sujet,
l’opinion médiane entre des convictions et des morales
très éloignées puisqu’elles s’affrontent au tribunal,
on va chercher la solution dans un code poussiéreux (1)
et manipulable selon l’habileté des défenseurs de chaque bord.
Ainsi, un grand nombre de plaignants, à la sortie du Palais de Justice,
ont l’impression de quitter non pas un oracle infaillible
mais une table de poker.
L’avenir du juge est de diriger un « comité de justice »,
en veillant à sa diversité,
et la loi devrait devenir une publicité pour les médias:
« Voici une situation caricaturale qu’on ne peut plus tolérer ».
(1) La bibliothèque de la loi est fondée:
-sur le passé, fond incontournable mais qui devrait rester référence
-sur une vision du futur appartenant au passé… source des plus belles erreurs.