Il fut une époque où on lançait aux jeunes gens un défi:
Travaillez dur à l’école, devenez un adulte intégré
et profitez d’une vie réussie !
Certains se compliquaient la tâche
en rajoutant au programme
la rebellion contre le programme,
pour finir par s’y intégrer avec d’autant plus de bonne volonté
qu’ils avaient l’impression ainsi d’avoir moins sacrifié
leur liberté de choix.
A présent les jeunes ont le défi assoupli.
Ne vous inquiétez pas, quoi que vous fassiez,
nous ferons disparaître l’échec scolaire…
Après cette épreuve de pure forme, qui n’a guère de risque de vous rebeller,
vous attend une vie de production stressante et de conformisme étouffant
parce que très confortable (du confortisme?)
Comment s’étonner que beaucoup préfèrent
rester dans l’enfance?
Je croise encore des adultes persuadés que la liberté
est de faire ce que l’on veut…
« Que nenni !! » leur hennis-je en pleine face,
« la liberté est ne pas se faire repérer par les autres »
Un inconnu est bien plus libre qu’un Président.
Nous venons de créer l’Alliance Confortiste Française… je n’ai pas trop saisi si vous êtiez pour ou contre l’idée, mais venez nous rendre visite !
Vous avez atterri sur cette page par l’avion Google, Nicolas, mais, aïe ! j’utilise ici ce néologisme effectivement dans un sens péjoratif. Le confortisme est la manière de vendre un conformisme étouffant et stérilisant en l’enrobant du sucre du confort.
Votre propre emploi du mot concerne une politique d’entraide sociale sur la base des meilleures valeurs que nous puissions recruter actuellement. C’est fort louable.
Cependant je suis pas sûr que le choix de « confort » dans cette optique d’amélioration du monde, soit le plus adapté. Les situations inconfortables sont certainement un meilleur moteur des progrès de la société que le confort permanent, et ainsi ne faut-il pas les préserver ?
A moins que l’on rêve d’une société idéale, déjà bien déterminée… je me méfie terriblement de ces idéaux. Ils veulent déjà mettre en place les outils pour aboutir au monde idéal, alors que la définition de celui-ci… est d’autant plus indécise que l’on élargit l’aréopage de philosophes qui y réfléchit.
“Ils veulent déjà mettre en place les outils pour aboutir au monde idéal, alors que la définition de celui-ci… est d’autant plus indécise que l’on élargit l’aréopage de philosophes qui y réfléchit.”
Je suis d’accord, à choisir entre le fascisme (1 chef, 1 idée) et l’anarchisme, nous faisons le choix du bordel idéologique. Notre slogan « Par la preuve » résume cela… Expérimentons ! On ne sait jamais !
Cependant, nos théories sont basées sur la demande effective formulée par Keynes, qui a déjà eu son influence dans le monde. En gros : le peuple doit avoir de l’argent pour acheter des produits. Quant au bonheur, c’est une visée personnelle, mais sur le confort matériel, effectivement, nous pensons qu’il peut être assuré pour tous.