Aircal ne décolle pas.
L’USTKE, syndicat d’un autre âge… celui des enfants qui n’ont pas grandi?
reste le meilleur militant anti-indépendantiste, et même anti-autonomiste en Calédonie:
Qui, si la France ne prête pas à fonds perdus ses gendarmes,
empêchera le plus fort d’avoir toujours raison?

Jodar se prend pour Robin des Bois,
alors qu’il est un gangster.
La différence, subtile dans le comportement,
est fatale en matière de morale:
Dans le premier cas, on se bat contre un tyran usurpateur,
dans le 2ème, contre les représentants choisis
par la majorité de cette société,
avec même l’avantage que Mr Jodar, pas le plus malin,
a le même droit de vote que les autres.
UNE GREVE CONTRE LE PEUPLE !!!
Le Comité pour la Revendication Indigène tient à rappeler, qu’il y a 50 ans,
à l’initiative de nos vieux (caledoniens et kanak) la première compagnie de
transport aérien locale avait été crée, la TRANSPAC. Elle deviendra par la
suite Air-Calédonie, (financée à 90% par la Nouvelle-Calédonie et les trois
Provinces, Nord, Iles et Sud) avec la même mission de service public et de
désenclavement de la population de l’Intérieur et des Iles (Belep, Maré,
Lifou, Ouvéa et Iles des Pins). Ces Iles sont des « terres coutumières »
habitées par une population indigène dont la grande majorité n’a pas de
revenu fixe (environ 4 % de salariés à Maré, un peu moins à Belep), mais qui
fournit plus de 80 % des usagers de Air-Calédonie. La mission de celle-ci
est par conséquent de fournir un service à la fois convenable et abordable
pour les plus démunis.
Quant à la Compagnie Air-Calédonie, ses effectifs sont à 98 % des « enfants
du pays », et sa Direction et son Conseil d’Administration sont très
majoritairement locales. Ce qui est rarissime en Nouvelle-Calédonie.
Pour cette raison, une grande partie à la fois du personnel et des usagers
d’Air-Calédonie pense que cette Compagnie est leur patrimoine emblématique
et que l’attaquer c’est attaquer la Nouvelle-Calédonie; particulièrement sa
population indigène des îles.
Or c’est Air-Calédonie que l’USTKE (Unions des Syndicats des Travailleurs
Kanak et exploités) a décidé de saboter, pour une affaire de CDD non
renouvelé ou non transformé en CDI. La Direction ayant réglée cette affaire,
le Syndicat sort une autre revendication : le paiement des jours de grève;
et pour se faire entrendre, il n’a pas hésité à dégrader les installations
aéroportuaires de Magenta (aérodrome domestique) et à occuper les aéronefs
d’Air-Calédonie provoquant de nombreux arrêts de vol.
Il y a une dérive de l’USTKE, depuis que G. Jodar en a pris la direction. Ce
syndicat se reclame d’un peuple, le peuple kanak, dont il n’hésite plus par
ailleurs à piétiner les interêts et à cracher sur les valeurs.
Sans égard pour l’intérêts des usagers et du développement touristique des »
terre coutumières », des débrayages surprises, et des grèves en périodes de
vacances scolaires et de mariages se produisent trop souvent… Hier par
exemple, la radio nous apprend que certains médicaments manquent à Ouvéa et
que les analyses de sang des malades ne peuvent plus être acheminées de
l’Institut Pasteur vers les îles à cause de la grève USTKE.
Partant d’une vision à la fois CGT et colonialiste de la liberation de
l’homme, l’USTKE pense que celle-ci est un combat entre patrons et salariés,
et que les paysans et les peuples indigènes n’on rien à y faire. Pour le cas
qui nous concerne; »que crèvent les habitants des terres coutumières, pourvu
que vive l’USTKE ».
Concernant maintenant les valeurs, il est clair maintenant que l’USTKE n’a
que haine pour des cadres kanak qui sont arrivés par eux-mêmes à des postes
de responsabilités, sans passer par le piston syndicale. Elle a eu la tête
de Walles Kotra, à l’époque, à la tête de RFO, elle a, il y a peu, tenté de
descendre E. Kasharerou de la direction du Centre J-M Tjibaou, et William
Ihagé Directeur Général d’Air-Calédonie.
Les insultes affichées et écrites contre ces responsables et leurs
collaborateurs sont carrément orduriers. « renégat à ta race ! », « cadre kanak
incompétent » « grand chef bâtard !! », » Directeur commercial, bâtard nike ta
mère !! »… On est à l’extrème opposé du respect et de l’humilité
recommandés par la coutume.
En tous les cas, dans le conflit d’Air-Cal, il est évident qu’on est plus
dans le cadre d’un conflit de travail habituel. La Direction de la Société
et l’USTKE n’ont plus d’intérêts communs sur lesquels s’entendre, et ils ne
partagent plus les mêmes valeurs.
Comité Revendication Indigène
Boulango Yeiwene
Le travers avec l’USTKE est que la cause kanak s’y identifie avec une fidélité aveugle
-> le syndicat trouve un large soutien,
que son combat soit justifié (défense du travailleur)ou non (défense du gangster)
-> cela ne favorise pas un syndicalisme adulte et pragmatique.
Les mélanésiens ont encore du chemin vers la démocratie,
elle-même simple ébauche du système politique idéal.
Je publie ce post diffusé sur le forum de Yahoue,
car il dit tout ce qu’il y a à dire sur Jodar, sans excès:
> De source sûre, un petit aperçu de la carrière de JODAR depuis UTA!
>
> J’ai pas pu vous faire suivre les photos en pyjama (je manipule pas
> assez bien Facebook pour cela), mais l’auteur a pris la peine de flouter
> tous les autres visages. Pour ma part, j’ai eu du mal à reconnaître JOJO
> l’affreux dans ce jeune homme de vingt ans!
>
>
>
> « J’ai connu Gérard Jodar quand je suis entré dans la compagnie UTA à
> la fin des années 70. Il était déjà dans la société, embauché comme
> télétypiste à l’aéroport, et c’était un excellent et sympathique camarade
> apprécié par tous et connu pour ses coups de fête entre amis et collègues.
>
> Ci dessous des photos d’une soirée « pyjamas » avec Gérard Jodar et
> amis.
> À l’époque il n’y avait pas de syndicat sur la plate-forme de l’Aéroport
> International La Tontouta, donc ensemble, et avec d’autres employés, nous
> avons créé un syndicat rattaché au syndicat FO et l’avons nommé STAR FO
> (Syndicat des Transporteurs Aérien Réunis).
>
> Aucun de nous n’avions fait de syndicalisme auparavant, y compris
> Gérard Jodar, mais il apprit vite comment tirer les ficelles et s’imposa
> assez rapidement comme le chef.
> C’est au moment des problèmes d’UTA, au début des année 80, qu’il a
> commencé a fréquenter Louis Kotra Uregeï, (LKU), Secrétaire Général de l’USTKE,
> et qu’il m’avait confié son envie d’être comme LKU, être un délégué
> permanent, c’est à dire être payé par sa boite à ne faire que du
> syndicalisme.
>
> Notre nouveau syndicat n’étant pas assez fort pour défendre ses
> ambitions personnelles, il décida d’adhérer à l’USTKE en entraînant un
> maximum de nos camarades avec lui. Pour ma part, voyant la dérive que
> prenait son comportement, j’ai décidé de ne pas le suivre et plus tard de
> rejoindre le syndicat concurrent USOENC.
>
> A la mort d’UTA les employés ont été transférés chez Air France, puis
> quelques années plus tard devant le désir d’Air France de se désengager de
> la Nouvelle-Calédonie, la société TAS (Tontouta Air Service) fut créée et la
> majorité du personnel y fut transférée.
>
> Entre temps, Gérard Jodar, obtint de la direction d’Air France la
> possibilité de cumuler et de bénéficier personnellement des heures de
> délégations des élus et représentants de l’USTKE Air France pour son seul
> bénéfice, ce qui fait qu’il n’était pas présent à son poste très souvent.
>
> Par la suite, lors des négociations entre Air France et la Lyonnaise
> des Eaux, société intéressée par la reprise des activités aéroportuaires, il
> reçu la promesse par cette dernière d’avoir un poste de délégué permanent
> dans la nouvelle société qu’elle allait créer (la TAS) en contrepartie du
> soutient de l’USTKE et de ses adhérents pour l’obtention du marché.
>
> De plus, la Lyonnaise des Eaux offrit aux employés transférés la
> possibilité d’acquérir des actions dans cette nouvelle société, s’ils le
> désiraient, avec la compensation de départ présentée par Air France à chacun
> d’entre eux.
> Cette possibilité devient une obligation pour les adhérents de l’USTKE
> qui devaient s’y plier sous peine d’être exclus de leur syndicat.
>
> A peine avaient-ils franchi la porte du bureau d’Air France avec leur
> chèque de départ en main qu’un représentant de l’USTKE leur demandait de
> verser une somme équivalente dans le compte du syndicat au bénéfice d’une
> SCP (Société civile de participation) qui représenterait les
> salariés-actionnaires de la TAS. Gare à celui qui n’obéissait pas!
>
> Le résultat; l’USTKE obtint près de 30% des parts de la TAS.
>
> A ce jour, aucun salariés-actionnaires de la TAS n’ont touché de
> dividendes, mais ceci n’était pas le but.
>
> Le but de la manœuvre était pour l’USTKE d’avoir une voix imposante
> dans la marche de la TAS et une main mise sur l’aéroport.
>
> Ce qui fait qu’il a pu imposer, par exemple, la Société de transport
> particulier (STP) pour la prise en charge des salariés TAS entre leur
> domicile et Tontouta, société dont il occupe le poste de gérant.
>
> Avec LKU sur le port et Gérard Jodar sur l’aéroport, vous pouvez
> imaginer la pression que leur syndicat peut mettre sur l’économie du
> Territoire et donc sur d’éventuelles négociations en cas de conflit.
>
> La section SOENC de la TAS a toujours protesté et dénoncé le fait que
> Gérard Jodar soit payé, depuis maintenant 14 ans, sans avoir jamais fait un
> jour de travail, surtout face aux difficultés financières des premières
> années, quand un plan social a été mis en place, avec la bénédiction de l’USTKE,
> dans lequel tous les employés ont dû baisser leur salaire de 5%.
>
> Dur pour les petits salaires de l’époque, (100 000 à 115 000frs) mais
> pas trop dur pour les gros salaires comme celui de Gérard Jodar (400 000 à
> 500 000frs)
>
> De plus, le manque à gagner pour la société, en acceptant de placer
> Gérard Jodar dans un poste fictif, est considérable.
>
> Le calcul est vite fait…
>
> 14 ans à 450 000 XPF de moyenne = 75 600 000 XPF…
>
> en comptant les charges sociales :
>
> on dépasse les 100 000 000 XPF !!!!
>
>
> A ce jour les protestations de l’USOENC, l’autre syndicat
> représentatif de la société, qui réclame la remise au travail de Gérard
> Jodar n’ont jamais provoqué de réaction de la part des différentes
> directions de la TAS.
>
>
> On comprend bien pourquoi… la paix sociale n’a pas de prix.
>
>
> Bizarrement, le privilège d’avoir un délégué permanent n’est pas
> accordé à l’USOENC, ce qui fait que les directions successives de la TAS
> sont coupables de discrimination syndicale et/ou de détournement de biens
> sociaux au profit de Gérard Jodar.
>
>
> Pour ma part, et celui de ses anciens collègues et amis, le plus
> désolant dans cette histoire c’est de voir le changement d’une personne, qui
> était un joyeux luron sympathique, se transformer petit à petit en un triste
> sire mal aimé par la majorité de la population à cause des ses ambitions
> personnelles et de ses positions qui n’ont plus rien de syndicales.….
> dommage »