Article dans les Nouvelles « Pour ou contre la vidéosurveillance »
Pour Yves Daram, ancien policier,
il faut plus d’hommes dans les rues.
Un peu de mauvaise foi:
La vidéosurveillance serait très coûteuse…
…plus qu’une armada de nouveaux fonctionnaires?
Ces nouveaux troupiers seront-ils
les grands psychologues attendus?
La vidéosurveillance n’a pas les mêmes objectifs
que les travailleurs sociaux de proximité,
que les gendarmes.
Il faut la connaissance des faits véritables,
le soutien,
le bâton.
Chacun sait, par l’expérience des disputes familiales,
que le principal ennemi de la justice est la mauvaise foi.
L’auto-persuasion est parfois telle
qu’il faut bien mettre une vidéo sous le nez de coupable
pour lui démontrer la réalité de ses actes.
En ce sens ce n’est pas la surveillance qui pose un problème éthique,
mais l’usage qu’on en fait.
La hantise doit venir de la traque de la moindre déviance.
Le monstre est… le Bien-Pensant.
Une société ouverte et tolérante n’a pas à craindre la surveillance.
Une secte intégriste, si.
La peur du gendarme ne fonctionne plus car la peur est maintenant DANS le gendarme.
Un gendarme qui a peur se sent plus en sécurité derrière ses écrans de vidéo-surveillance que dans la rue !
La délinquance ne peut prospérer
que si elle représente un contre-pouvoir
dans une société déséquilibrée
par les abus des nantis
largement médiatisés.
La police n’est que bras de la justice.
Comment lui demander de faire son travail
quand elle est étiquetée suppôt des méchants?
Comment mettre à l’ombre un petit malfrat
pour quelques maisons vidées
quand lézardent au soleil
des cols blancs responsables
de milliers de maisons par force quittées?