Où l’on enfonce au début des portes ouvertes pour ne perdre personne en route….

L’occidental incline à l’égocentrisme.
Augmentation de population et mesures conformistes qui l’accompagnent
nient son individualité,
heurtant sa culture.

La tradition du mélanésien, au contraire, est celle du groupe.
Soumis aux pressions occidentales de mérite individuel,
il revient au clanisme.

Ainsi, professionnellement, la meilleure façon de faire travailler l’occidental
est le renforcement individuel:
« Je te fais confiance: tu peux être le meilleur dans ce boulot »,
assorti d’une évaluation en fin de course et de valorisation sociale au mérite
(moins bien appliqué en France que dans les pays anglo-saxons).
Mettre l’occidental dans une ambiance kolkhoze
tend à le faire piquer dans la caisse.

A contrario le kolkhoze est la meilleure structure professionnelle chez le mélanésien:
Il fait sa part du travail communautaire.
Chercher à en faire trop crée une instabilité sociale indésirable
dans une hiérarchie très stricte.

Dire à un mélanésien « Je te fais confiance pour assurer ce boulot, tu as les mains libres »,
c’est l’encourager à piquer dans la caisse,
pas généralement à son profit personnel, plutôt à celui du groupe,
mais les détournements se teintent d’égocentrisme,
argent-roi même chez les mélanésiens.

Les mentalités ne peuvent sortir indemnes des pressions sociales,
surtout judiciaires.
L’occidental devient une abeille bourdonnante,
le mélanésien ouvre des comptes en Suisse.

  4 Responses to “Pour comprendre une mentalité mélanésienne (2)”

  1. Des évidences pour certains,
    mais avez-vous pensé à la solution?
    Il faut cadrer juridiquement une structure d’entreprise différente pour les mélanésiens, sur le modèle de « salariés tous actionnaires »,
    pour faciliter la transition ou pour garder une 3è voie pour ceux qui le souhaitent.

    Actuellement la seule structure vraiment populaire chez les kanaks
    est le fonctionnariat.
    Avec plus de 40% de candidats dans la population,
    ça rend l’emploi local particulièrement pesant.

  2. Salut à toi,

    l’emploi local et le controle de l’immigration sont inévitables si l’on souhaite un destin commun.
    Tu viens chez moi, je t’accueil pas de problème mais ce n’est pas une terre conquise.
    Voilà une mentalité que les métros ne comprennent pas.
    Dommage pour eux.
    Si nous sommes que 40°/ dans ce pays c’est qu’il y a une volonté de noyer la revendication indépendantiste sous une politique de peuplement.
    L’immigration, l’emploi local sont prévus dans l’accord de Nouméa, il faut l’appliquer.

    Merci

    http://www.kanakystyle.com

  3. L’indépendance est but ultime pour certains,
    fait peur à d’autres,
    est une coquille vide pour les derniers.

    C’est le premier groupe qui crée le second.
    Dans le troisième se retrouvent heureusement des Calédoniens de toutes les couleurs.

    La courbe du désir d’indépendance, sans surprise,
    épouse la courbe d’âge du désir d’émancipation:
    vif chez les jeunes, qui veulent tout, tout de suite,
    s’éteignant chez les adultes qui affrontent les responsabilités
    de trouver compétences et argent pour remplacer les fonctionnaires qualifiés et gratuits
    qui disparaîtront avec l’indépendance.

  4. L’embourbement des occidentaux
    dans la barbarie civilisée et libérale
    ne doit pas dissuader les kanaks
    de sortir de leur propre barbarie.

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