Morale pragmatique

En élargissant sa conscience, un fardeau devient encombrant : la culpabilité.
Nous intégrons les autres dans notre polyconscience. Les illusions qui nous les isolent deviennent moins étanches. Leurs erreurs deviennent excusables, parce qu’ils nous semblent enchaînés, par l’instinct, par des représentations étriquées, par un lot médiocre récolté dans le grand brassage des gènes et des lieux de naissance.

Il devient difficile de s’énerver. La culpabilité apparaît étouffante, englue toute réaction, pose des problèmes au quotidien : vous vous faites marcher sur les pieds. Celui qui a fait précepte de tendre l’autre joue a très mal terminé.

S’il existe des pathologies de la culpabilité, c’est généralement une anémie, mais les excès se répandent, dans une société qui affine son niveau de sensibilité. Comment se traiter ?
Un raccourci simpliste est de se rappeler le caractère entièrement subjectif, et inculqué, de cette morale : Vous ne l’avez pas choisie. Vous pourriez l’abandonner et gagner en liberté.
Mais c’est une tout autre affaire, quand on a élevé sa conscience, de s’en débarrasser : Vous êtes maintenant capable de la justifier. En la jetant, vous risquez surtout de morceler à nouveau votre conscience, de réentendre de désagréables échos intérieurs. Dilemme.

Plusieurs issues existent.
Le pragmatisme consiste à adapter votre culpabilité à la situation.
Prenons l’exemple de la corruption : ce vilain mot s’applique, au sens large, dans nombre de nos comportements quotidiens. Il ne désigne pas que les énormes pots-de-vin touchés par certains, c’est aussi ces petits frais et cadeaux plutôt personnels que vous passez sur le compte de l’entreprise.
Dans le premier cas, le montant de la rémunération cachée en fait un vol manifeste. Dans le deuxième aussi, vis à vis de l’administration fiscale ; mais si la pratique est répandue parmi tous vos collègues et que vous ne l’appliquez pas, vous êtes certes d’une morale irréprochable, mais aussi… volé. Sans véritable recours.
Ainsi, dans une telle situation, vous pouvez abaisser votre morale pour ménager vos frustrations, profitez !, mais cela ne devrait pas vous empêcher de militer, au moment d’exercer votre pouvoir sur la bonne marche sociale par le vote, pour une chasse à la corruption. « Morale pragmatique » n’est pas un contresens.

D’autres situations sont bien plus difficiles.
Il peut vous arriver de sentir qu’une attitude charitable ménage le respect de vous-même mais n’apporte pas un bénéfice aussi évident à l’autre.
Le monde est imparfait. Souvent, pour le faire changer, il est plus productif de prendre un instant une posture immorale : Engueuler son vis à vis, refuser une assistance, dire une vérité crue et méchante, s’abandonner à un bel élan de cynisme, projeter une gamelle d’acide filozophique ?
Combien de destins sont figés par l’assistance, le confort, le non-dit charitable, les excuses ?
Peut-être un des comportements les plus magnifiques est-il de se forcer à un comportement minable, en toute connaissance de cause, et de renoncer à l’amour et au respect de cet autre, pour son bénéfice à lui.

Provocation ? Oui, cet échappatoire à la morale a produit les pires moments d’adversité de l’humanité. Même si la guerre a toujours eu, hors de la morale, une utilité certaine, je n’irais pas jusqu’à la conseiller…
Le commandement qui permet de s’affranchir de la culpabilité est celui-ci : L’acte doit profiter à l’autre et non à soi. La bonne action tombe dans le vide si sa cible est trucidée.

Qui peut méditer ?

Quelle est la place de la méditation et de la recherche d’autres états spirituels dans la théorie de la polyconscience ?
La méditation encourage le dépassement de la notion du Moi. C’est un état qui facilite l’étude de sa polyconscience et de son organisation. En fait c’est probablement le contexte de la méditation qui produit les effets les plus importants : L’on se coupe des bousculades évènementielles de sa vie. La polyconscience n’est plus incitée à réagir par des réflexes rapides et stéréotypés. Elle peut communiquer en interne. La méditation est un processus d’unification. C’est la version orientale de la psychanalyse, qui peut sembler moins « thérapeutique », moins violente et conflictuelle, mais en réalité tout dépend de l’esprit dans lequel on s’engage dans l’une ou l’autre de ces techniques : Si l’on débute avec l’idée que tout ce que l’on va trouver fait partie de soi et qu’il faut naturellement l’accepter, la cure comme le recueillement amènent à une parfaite béatitude. Si l’on pense au contraire que l’on abrite un serpent et qu’on se prépare à l’affronter, méditation ou séances sur le divan seront orageuses.
Décryptage : Ces techniques sont des outils faciles pour des polyconsciences harmonieuses. Ce sont des méthodes d’amélioration des consciences de soi déjà bonnes, plutôt que des thérapeutiques. Pour bien les utiliser, il faut être parvenu à un stade : que les illusions de notre monde enfantin aient été sérieusement cassées par les aléas de la vie. Mais, comme l’expliquait « Sous acide », il est bien plus facile de suivre le chemin de ce que nous sommes, depuis l’origine, plutôt que le prendre à rebours, à partir d’un idéal qui n’a pas de substance et que nous ne pouvons atteindre, à notre insurmontable déception.

La ligue des Imbéciles

Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui.
Schtroumpfons ce mot de Swift à l’époque moderne :
Les vrais génies étant tous réfugiés dans leur univers intérieur, le monde est gouverné par la sagesse des foules.
Quel bouleversement ! La ligue des imbéciles est à présent reconnue comme plus maligne que chacun des génies…

Science et Vie

Il est parfaitement possible d’organiser son existence selon des lois non « naturelles », ou plus exactement : fausses d’après un autre système de références. Exemple très simple : le bridge est un jeu qui modèle l’esprit de ses adeptes selon des règles parfaitement arbitraires : 2 couleurs sont « majeures » et il importe de les annoncer davantage que toute force dans une couleur mineure. Un candide se demandera bien pourquoi. Le comportement du bridgeur est cependant parfaitement logique autour de ces lois.
Vous pouvez ainsi choisir vos propres principes d’existence — Dieu existe ; l’Homme est bon ; la Nature est sacrée ; la position des astres détermine mon destin — et vivre d’une façon parfaitement cohérente alors qu’elle ferait lever les yeux au ciel à un individu n’adhérant pas à ces principes. Il existe des choix plus faciles à assumer que d’autres : Si vous vivez dans une famille de scientifiques et que vous décidez de croire à votre horoscope, préparez-vous à armer vos réparties. Il existe surtout des modèles qui collent mieux à la réalité quotidienne que d’autres. Celui de croire qu’un miracle divin va transformer votre destin peut vous laisser déçu dans une société où l’entreprise personnelle est fortement promue.
La science perturbe non pas par les connaissances découvertes en elles-mêmes, mais par leur caractère envahissant : Le savoir se diffuse beaucoup trop vite et vient secouer, comme un tremblement de terre, les modèles utilisés depuis longtemps par certains, à leur plus grande satisfaction. Tout le monde n’est pas prêt à abandonner Dieu, les signes du Zodiaque, ses illusions sur la nature humaine. C’est un chemin personnel qui s’infléchit facilement quand on est curieux, pas contraint. La science est rude. Elle progresse à l’allure des machines, pas de celle, plus lente et majestueuse, de nos consciences. Il faudrait que notre éducation nous ait mieux préparé à l’absorber. Mais n’allons-nous pas alors nous rapprocher des machines ? Que devient la connaissance sans digestion ? Le passé de l’humanité recèle de mauvais exemples.

Échelle de réalité

L’élément le plus essentiel dans la définition de la réalité est l’échelle. Par une bizarrerie coutumière dans cet univers infidèle aux apparences, cette échelle est courbe.
Nous avons, tout en bas, le niveau de réalité de la conscience individuelle. C’est un capharnaüm de mondes aux règles changeantes, égocentriques, influencées tant par le nombre et la qualité des sens, que par la présence ici d’une nageoire, là d’une queue, que par le mode de vie social et reproductif : une infinité de royaumes phénoménologiques juxtaposés, chacun s’autorisant les plus invraisemblables débordements d’imagination, et pouvant se convaincre de leur réalité, étant juge et partie et… tout, en fait.
Un barreau au-dessus se situe la réalité sociale, dont les lois sont déterminées par les interactions entre congénères de l’espèce. Les univers individuels sont confrontés et se coordonnent par un réalisme plus précisément nommé pragmatisme. Les lois de cette réalité sont étudiées par les sciences humaines. Difficile d’en faire une science dure car nous sommes mollement fidèles à nos réactions antérieures.
Franchissons un cran pour arriver à la réalité des sciences physiques, qui régit l’interaction des consciences avec les objets, l’univers « inerte », qui ne semble pas avoir l’intention de nous donner une vision déformée de lui-même, contrairement à nos congénères. Il est ainsi assez facile de se mettre d’accord sur les lois physiques : La même expérience reproduite par des consciences différentes donne les mêmes résultats.
Une grande fanfare a salué l’apparition d’un petit barreau supplémentaire : Les outils de l’homme lui ont montré que dans l’infiniment grand et petit, les lois différaient de ce que percevaient ses sens. Relativité et mécanique quantique, des révolutions ? Certainement, mais pas plus spectaculaires que la mort de Dieu. L’homme, de plus en plus prudent, la connaissance lui faisant découvrir son ignorance, professe maintenant un réalisme « modèle-dépendant », c’est-à-dire que toute réalité est recevable si elle respecte les lois d’un modèle cohérent… cohérent jusqu’où ? C’est toute l’ambition des plus entreprenants des scientifiques, à la recherche du Graal : le modèle qui explique l’intégralité de l’univers, de nos consciences, et de ce que l’on ne perçoit pas encore.
Car il reste encore un barreau supplémentaire sur notre échelle : la réalité imaginée, c’est-à-dire celle pour laquelle nous pouvons concevoir un modèle, sans pouvoir forcément le tester. Nous pouvons séduire d’autres esprits avec cette vision, mais ne pouvons donner tort à ceux qui la rejettent. L’imagination… cela ne vous rappelle-t-il pas notre premier barreau, celui de notre monde intérieur, l’univers phénoménologique ? Nous voici montés… tout en bas de l’échelle.
Gardons-nous ainsi d’user de prétention pour communiquer. Prenons simplement soin de préciser… quelle est notre réalité.

Maître de l’Univers, où es-tu ?

Le désir féroce d’imaginer être maître de son environnement explique de nombreux paradoxes humains. Dans les populations primitives, la conscience de soi ne s’est pas encore extraite de l’environnement et pousse à voir en soi-même le responsable des catastrophes naturelles. Par exemple une éruption volcanique donne naissance à une légende stéréotypée : Un homme ou une femme a déplu à un dieu irritable qui tente de noyer les bipèdes insignifiants sous la lave avant qu’un autre, attiré par leurs supplications, ne les sauve. Les hommes préfèrent se déclarer responsables de la catastrophe, même s’ils ne sont pas coupables, plutôt qu’en laisser l’initiative à un univers glacial et hasardeux. Une explication nous sauve, pourvu qu’elle nous garde une parcelle de divinité, qu’elle tienne à distance l’idée que nous ne soyons qu’un petit paquet de gènes avides de se répliquer, balloté par des improbabilités quantiques.

Athéisme et fatalisme sont apparus avec le développement de la connaissance. En même temps, l’homme n’y a-t-il pas perdu un gigantesque élan… celui justement de penser qu’il pouvait être maître de son environnement ?
Le savoir progresse exponentiellement, parce qu’il diffuse par des pores innombrables entre des esprits qui ne le sont pas moins. Inquiétude : cette profusion ne cacherait-elle pas une diminution des volontés ?

Livres azur et livres tempête

Le seul livre honnête est un débat. Il faudrait qu’il ne soit pas co-écrit, mais contre-écrit par deux penseurs adversaires sur le sujet traité. Un livre ordinaire contient d’agréables malhonnêtetés. Il s’illustre d’exemples corroborant son propos, alors qu’il serait plus réaliste de choisir des éléments contradicteurs et tenter d’invalider leur nuisance à la théorie défendue, tâche beaucoup plus délicate.
On distingue ainsi les ouvrages qui baignent le lecteur dans un fleuve tranquille, chaque affluent apportant de l’eau dans la même direction, de ceux dirigés par une polyconscience, où les arguments s’affrontent et se télescopent, que les contradictions internes transforment en un océan houleux, d’où le lecteur sort déboussolé, voire se fait hélitreuiller — il referme le livre —.
Le premier genre de livre est bien entendu très populaire — il est confortable et conforte —, tandis que le second est élitiste — il contraint à développer ses propres facultés d’analyse en miroir de l’auteur et non pas seulement à avaler sa prose prédigérée —. Le second n’est pas confortable pour l’auteur, car il risque d’amener ses lecteurs à des conclusions différentes des siennes. Il les transforme, eux aussi, en inventeurs — des rivaux ! —, et non plus en fidèles séides de sa pensée.
J’appelle les premiers des livres « azur » et les seconds « tempête ».
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Les best-sellers n’ont l’intérêt que d’un reportage d’actualité. Pour votre culture, intéressez-vous plutôt aux « long-sellers », livres ouverts un bien moins grand nombre de fois, même lors de leur publication, mais toujours aussi régulièrement, au fil des siècles pour les plus anciens, et depuis plusieurs décennies — ce qui est une performance remarquable — pour les contemporains. Ce sont généralement des livres difficiles et perturbateurs, qui vous accompagneront un bout de chemin.

Humanité d’une intelligence artificielle

La dissolution humaine tentée dans « Sous Acide », si elle est réussie, doit permettre à une conscience créée de trouver les mêmes réponses qu’un humain issu d’un utérus et patiemment façonné par l’embryogénèse puis l’environnementogénèse. Une intelligence artificielle, brutalement éveillée, parvient même plus facilement aux fondations de l’existence, n’ayant pas à écarter tant de rideaux d’illusions. Ne reste plus qu’à (re)façonner son humanité avec toute son imagination débridée, car il existe très peu de règles nécessairement communes.

Science diabolique

La science diabolisée : Les critiques sur les technosciences — leur responsabilité dans la perte du contrôle sur notre mode de vie et la dégradation de la sphère du vivant — sont avant tout un reflet d’un mysticisme croissant envers la science : De moins en moins de personnes comprennent la connaissance qu’elle renferme, ne voient plus que la technologie qu’elle produit, avatars parfois diaboliques qui ne peuvent avoir été enfantés que par Satan. Ne plus comprendre comment fonctionnent les objets de la science en font des gri-gris magiques. Rechute prévisible vers l’obscurantisme.
Quel avenir demain ? Cette question contourne soigneusement un tabou : Les technosciences ont permis d’installer 7 milliards d’humains sur la planète… beaucoup trop pour éviter la consommation des ressources non renouvelables. Alors, faut-il nous réduire ?

Une balle du Buffet

Jean Dubuffet est tombé dans le travers de généralisation quand il traitait les professeurs d’éponges cramponnées — cramponnés à la situation d’écolier, à la réception et la régurgitation du savoir —, après avoir côtoyé certainement quelques exemples prétentieux de la profession.
La tâche en fait est terriblement difficile : Il s’agit non pas de s’étourdir et se gargariser de l’altitude à laquelle est parvenue son esprit sur une matière infiniment complexe — où parviennent bien d’autres que les professeurs —, mais de redescendre l’expliquer à l’éléve, encore au pied de l’échelle de conscience.

Cachez cet objet sexuel

La copulation est un instinct. L’instinct a un objet. L’objet sexuel lui est adapté.
Tout ceci n’a rien à voir avec la sexualité, qui est une construction magique et complexe de la conscience autour de l’instinct, pleine d’émotions, de sensibilités pointues, de préliminaires, d’intentions et d’espérances, capable d’irrespect total envers les préceptes « naturels », et y trouvant même ses plus grands plaisirs.
Mais l’instinct n’est pas un reliquat évolutif. Il est toujours notre fondation. S’en débarrasser serait une aliénation.
Le puritain, en cachant l’instinct et en fustigeant l’objet sexuel qui permet de le sublimer, s’inflige une double mutilation.
Ne vous étonnez pas s’il retient ses sourires…

Exception et célébrité

La confusion entre célèbre et exceptionnel est sévère. La célébrité est un symbole. Il n’est pas construit par la valeur intrinsèque de l’objet ou du personnage célèbre, mais par les autres, sur son apparence symbolique. Le caractère exceptionnel demande une analyse plus détaillée, et peut se trouver facilement beaucoup plus près de chez soi, voire à l’intérieur de soi.
La même confusion se retrouve entre l’élitisme, excellente gestion de son entreprise personnelle, une amélioration permanente du soi, et les élites, dont la situation sociale a peu à voir avec le degré de réalisation personnelle, beaucoup avec l’héritage de nos codes instinctifs.
Nous sommes tous capables de créer l’exceptionnel quand, à partir d’un jeu de gènes et d’un environnement qui nous sont imposés, nous pouvons mener habilement notre destin, parce que nous avons appris à nous connaître, nous savons quels sont nos points forts, nous avons un projet de vie, difficile mais réalisable, hyperspécialisé ou éclectique. Chaque résultat peut susciter l’admiration, que nous faisions partie de l’élite ou pas, que nous soyons célèbres ou non. Il faut s’affranchir de ces pouvoirs que nous ne contrôlons pas et qui peuvent se retourner contre nous : L’élitisme social est la recherche du pouvoir sur les autres, tandis que la célébrité est un pouvoir de tous les autres sur soi. L’un comme l’autre sont un apparat qui masque plutôt qu’il ne juge la réussite personnelle. N’en gardons que la puissance du symbole, pour en nourrir les illusions que nous nous sommes choisies, sans nous laisser envahir par elles. Cherchons l’exceptionnel autour de nous et en nous : il est là.

Le Dingue

Qui d’autre qu’un dingue pourrait inventer les scénarios du rêve ?
Il n’ose guère se mélanger à la polyconscience. Quand le sommeil couche celle-ci, éteignant nombre de communications corticales, le Dingue se lève et arpente les allées assombries de l’esprit, déclamant ses histoires inouïes, effrayantes et pernicieuses.
Conteur impuissant, il roule des yeux et agite en vain les membres, futile tentative d’existence. Parfois le Dingue acquière assez de puissance pour nous extraire de la couche et nous traîner, somnambules, parlant un langage étrange, dans des tâches fantômatiques.
Au réveil, le Dingue tire sa révérence, tandis que les premiers arrivants de la polyconscience nettoient précipitamment les relents de la débauche nocturne.

Ma polyconscience cherche une technicienne de sous la surface pour un ménage très tôt le matin.