Qui peut méditer ?

Quelle est la place de la méditation et de la recherche d’autres états spirituels dans la théorie de la polyconscience ?
La méditation encourage le dépassement de la notion du Moi. C’est un état qui facilite l’étude de sa polyconscience et de son organisation. En fait c’est probablement le contexte de la méditation qui produit les effets les plus importants : L’on se coupe des bousculades évènementielles de sa vie. La polyconscience n’est plus incitée à réagir par des réflexes rapides et stéréotypés. Elle peut communiquer en interne. La méditation est un processus d’unification. C’est la version orientale de la psychanalyse, qui peut sembler moins « thérapeutique », moins violente et conflictuelle, mais en réalité tout dépend de l’esprit dans lequel on s’engage dans l’une ou l’autre de ces techniques : Si l’on débute avec l’idée que tout ce que l’on va trouver fait partie de soi et qu’il faut naturellement l’accepter, la cure comme le recueillement amènent à une parfaite béatitude. Si l’on pense au contraire que l’on abrite un serpent et qu’on se prépare à l’affronter, méditation ou séances sur le divan seront orageuses.
Décryptage : Ces techniques sont des outils faciles pour des polyconsciences harmonieuses. Ce sont des méthodes d’amélioration des consciences de soi déjà bonnes, plutôt que des thérapeutiques. Pour bien les utiliser, il faut être parvenu à un stade : que les illusions de notre monde enfantin aient été sérieusement cassées par les aléas de la vie. Mais, comme l’expliquait « Sous acide », il est bien plus facile de suivre le chemin de ce que nous sommes, depuis l’origine, plutôt que le prendre à rebours, à partir d’un idéal qui n’a pas de substance et que nous ne pouvons atteindre, à notre insurmontable déception.

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