Déc 122013
 

La connaissance est une échelle de pouvoir.
Tout en bas se trouvent ceux qui en ont peu, et en tirent donc peu de pouvoir ; grâce à cette liberté, ils acceptent tout ce qui est enveloppé d’une apparence sensée, avec une grande fraîcheur naïve ; peu barricadés dans leurs certitudes, ce sont eux qui sont susceptibles des progrès les plus rapides.
Au milieu se trouvent ceux qui fixent leur attention davantage sur leur connaissance que leur ignorance ; un diplôme leur attribue un pouvoir ; ceux-là sont plus attentifs à la source d’une nouvelle connaissance qu’à son contenu ; accorder de l’importance à une idée ne parvenant par les canaux hiérarchiques serait menacer leurs propres habits de pouvoir ; ils trient plutôt qu’ils ne créent.
Enfin tout en haut de l’échelle sont perchés ceux qui voient d’autant mieux l’étendue de l’ignorance qui les assiège encore qu’ils ont établi quelques cartes de ces territoires ; ils retrouvent la liberté des gens du bas ; ces sages étudient avec plaisir les idées les plus incongrues, d’où qu’elles soient originaires, car de ces graines fleurissent les plus beaux arbres conceptuels au sein des terres obscures.

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