Août 282012
 

L’être humain ne comprend que des causes, et des limites. Il les cherche incessamment, car sa façon d’appréhender le monde, par des représentations, implique une causalité et des frontières, sinon elles sont incohérentes et incomplètes. Dès lors le penseur doit se méfier de son propre esprit, qui cherche à adapter le monde aux outils utilisés pour le contenir, plutôt que construire d’autres outils qu’il n’est peut-être pas capable d’imaginer. S’il n’est pas méfiant, il cherche un obligatoire créateur à l’univers, car il est impossible que celui-ci n’ait pas été causé. Il cherche une limite à cet univers, autant dans le macro que le microcosme, sinon sa représentation « fuit » dans l’inconnu.

Ce biais mis à jour, il est sans doute plus prudent de fonder notre raisonnement sur les postulats contraires, qui n’ont pas ce « conflit d’intérêt » avec notre esprit : que l’univers n’ait ni cause, ni limites.

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