Juil 072011
 

L’anti-scientiste et le pseudo-scientiste se reconnaissent à un protocole bien précis : Loin de manifester de l’indifférence à l’égard de la science, ils en recensent les résultats qui les confortent dans leurs croyances, mais refusent la démarche qui les a produits… parce qu’elle n’est pas toujours aussi docile.
Certaines méthodes très officielles et dites scientifiques sont fausses, mais la science fournit le manuel pour s’en rendre compte. Seuls les outils et les moyens peuvent manquer, et c’est ici que l’on peut parler de scientisme : C’est produire un doute « négatif », tout proche d’une négation de la possibilité, tandis qu’un doute « positif » encourage à laisser les portes ouvertes. Constatons que le scientisme est davantage une affaire de pouvoir que de science.

Critiquer la science du belvédère d’une vraie sincérité apparaît utopique au 21ème siècle. Utiliser sa raison y est devenu, peu ou prou, employer la méthodologie de la science. Même l’élève totalement récalcitrant aux mathématiques aura l’esprit gravé, plus tard, par le raisonnement scientifique, parce qu’on se sera efforcé de l’y plier pendant des années. Cet endoctrinement crée une persona forte de sa polyconscience, contre laquelle les autres réagiront abruptement, produisant un anti-scientisme qui l’éloignera plus sûrement de la sincérité que n’importe quelle indifférence. La vérité viendra plutôt de ceux qui n’ont rien contre la science, parce qu’ils l’ont assimilée sans effort, ainsi que des notions épistémologiques, et n’en ont pas tiré un pouvoir indispensable… ce qui leur permet de s’en écarter.

L’épistémologie est un domaine particulièrement délicat car elle juge les méthodologies… avec méthode.

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