La mort des spécialistes + déficit de la sécu

Il n’a jamais existé dans notre pays de politique générale de santé. Sujet beaucoup plus épineux encore que celui des retraites, aucun gouvernement n’a voulu s’y frotter.

Et cela ne date pas d’hier: dans les années qui ont suivi la révolution française, les communards ont voulu réformer le système de santé, organisé à l’époque essentiellement dans les hospices religieux. L’anti-cléricalisme des révolutionnaires les a poussés à mettre à bas ce système, sans proposer une alternative crédible: on n’improvise pas des soignants du jour au lendemain, même pour exercer la frustre médecine de l’époque. La colère fut telle dans la population que les dirigeants firent rapidement marche arrière et n’osèrent plus jamais toucher à la santé. Cette démission fait toute l’histoire de la médecine moderne, jusqu’aux mandarins, au monopole de l’Assistance Publique, des Centres Hospitaliers Universitaires dans l’enseignement, et l’auto-gestion de la Sécurité Sociale. Continuer la lecture de La mort des spécialistes + déficit de la sécu