Sep 012008
 

D’où provient le déficit de la sécu? Les solutions (1)

L’industrie sacrifie ses forces innovatrices sur l’autel de la sécurité.
Plus rentable en effet est de copier un médicament largement prescrit,
et d’envoyer son armée de VRP conquérir une bonne part de marché,
que de mettre ses ressources dans l’innovation,
avec tous les risques que cela comporte.

A contrario les génériques sont un vol légalisé,
obligeant tous les fabricants aux mêmes pratiques.

La sécu devrait avoir ses experts indépendants
être LE pharmacien grossiste,
n’achetant que des produits réellement innovants,
les mettant à disposition des prescripteurs,
court-circuitant tout lien commercial direct entre eux et labos.
La mode n’a rien à faire avec le médicament.

Ainsi la sécu n’est pas contrainte de payer
une croissance à 2 chiffres de l’industrie
quelque soient ses véritables réussites en matière de santé.
Cliente et non plus seulement censeur,
elle oblige ses fournisseurs à une véritable innovation.

Sep 012008
 

D’où provient le déficit de la sécu? (3)

Il exista une époque
où Claude Bernard s’attachait à déterminer chez un malade
la cause précise de ses maux,
et à lui administrer la meilleure potion ciblée
pour sa situation propre.

Vint l’Evidence Base Medecine (EBM),
objectivement « médecine fondée sur le doute »
relookée par ses moines en « médecine fondée sur les preuves ».
Science? ou église aux pratiques divinatoires:
Devant la cohorte des fidèles,
Il s’agit désormais de déterminer combien d’entre eux risquent d’être malades
et de tous les traiter pour réduire le nombre de maladies effectives.
Certains, bien portants, le seront moins à cause du traitement.
D’autres s’inquiètent inutilement, ils n’auraient jamais été malades.
La divination n’est jamais assez précise.
Mais la cohorte prime.

Le tube à essais, malgré sa forme virile,
s’est fait supplanter par la méta-analyse. Continue reading »

Août 302008
 

Le Graal de nos décideurs de santé:
L’explication complète
des racines vigoureuses du déficit
des failles sociales où elles s’insinuent.
Où l’on comprend que gestion administrative et économique
ne peuvent que pouponner la crainte
engendrée par cette dette.
Les vraies solutions dans cette série d’articles…

Une vision enfin nette sur le système de santé

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Nov 132004
 

La sécu a été créée dans une période de dénuement, l’après-guerre, toujours propice à la philosophie communautaire: quand on a connu le pire et qu’il n’y a pas grand-chose à partager, c’est facile de répartir.

Notre société actuelle de riches rentiers est moins partageuse. Surveiller son magot est une activité qui fabrique des Harpagons à la chaîne. Même les jeunes semblent étonnament attachés à la couette familiale. Beaucoup s’accrochent à leur première rente, parentale, comme s’ils n’avaient guère d’espoir de trouver mieux. Inquiétant univers fermé que leur ont fabriqué les adultes.

Comment faire le bonheur des autres?

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Sep 022003
 

Identifions d’abord les sources de dysfonctionnement du système de santé:

1) Les abus volontaires des médecins:

Certains considèrent la sécu comme une vache à lait. Qu’elle soit en grosse difficulté n’en raisonne pas du tout l’utilisation, au contraire: « Profitons-en tant que c’est possible, car tout va bientôt se casser la figure ». Il n’y a aucune incitation individuelle pour un médecin à bien se servir de la sécu quand il voit des collègues en abuser quotidiennement sans aucune mesure de rétorsion. Continue reading »

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Sep 012003
 

Il n’a jamais existé dans notre pays de politique générale de santé. Sujet beaucoup plus épineux encore que celui des retraites, aucun gouvernement n’a voulu s’y frotter.

Et cela ne date pas d’hier: dans les années qui ont suivi la révolution française, les communards ont voulu réformer le système de santé, organisé à l’époque essentiellement dans les hospices religieux. L’anti-cléricalisme des révolutionnaires les a poussés à mettre à bas ce système, sans proposer une alternative crédible: on n’improvise pas des soignants du jour au lendemain, même pour exercer la frustre médecine de l’époque. La colère fut telle dans la population que les dirigeants firent rapidement marche arrière et n’osèrent plus jamais toucher à la santé. Cette démission fait toute l’histoire de la médecine moderne, jusqu’aux mandarins, au monopole de l’Assistance Publique, des Centres Hospitaliers Universitaires dans l’enseignement, et l’auto-gestion de la Sécurité Sociale. Continue reading »