<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Rhumatologie en Pratique &#187; douleur</title>
	<atom:link href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/tag/douleur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp</link>
	<description>Le blog des maladies des os et des articulations</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Jan 2012 07:35:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Douleur et peur ne sont pas si intimement liées</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/01/21/douleur-et-peur-ne-sont-pas-si-intimement-liees/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/01/21/douleur-et-peur-ne-sont-pas-si-intimement-liees/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 03:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/?p=811</guid>
		<description><![CDATA[Notion très importante à l’heure où l’amalgame entre douleur et peur est responsable de la majeure partie des comportements erronés face à la maladie : La douleur n’est pas considérée comme un signal utile mais comme un méchant avatar du Diable &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/01/21/douleur-et-peur-ne-sont-pas-si-intimement-liees/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notion très importante à l’heure où l’amalgame entre douleur et peur est responsable de la majeure partie des comportements erronés face à la maladie : La douleur n’est pas considérée comme un signal utile mais comme un méchant avatar du Diable qu’il faut absolument éliminer, par tous les moyens. Or certains de ces moyens sont plus nocifs que bénéfiques, et l’abrogation de la douleur « guide » entraîne souvent la pérennisation des troubles, autant d’ailleurs que le fait de la respecter trop strictement.<br />
Beaucoup d’entre nous n’imaginent pas être capables de se débarrasser de la frayeur qui accompagne presque systématiquement l’approche de la douleur et son souvenir.<br />
Pourtant, les tests fonctionnels sur le cerveau montrent que les sensations douloureuses activent peu l’amygdale, le « noyau de la peur ». Les voies de la douleur centrale sont complexes et dispersées, tout en se concentrant sur des centres spécifiques, comme le font toutes les informations sensorielles. Il n’y a pas de liaison intime, directe, avec les émotions, et la peur en particulier, que nous serions incapables de contourner pour des raisons biologiques. Nous avons la maîtrise de la façon dont nous considérons la douleur, au même titre que nous prêtons attention ou non au chaud et froid, au toucher, sensible ou non, aux sons, harmonieux ou désagréables. Notre hantise de la douleur est culturelle et acquise : Nous apprenons à la craindre. Continuons donc nos leçons pour mieux la cerner<br />
…et ne plus en être les esclaves.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/01/21/douleur-et-peur-ne-sont-pas-si-intimement-liees/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Xi dans la genèse des douleurs chroniques</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/08/06/le-xi-dans-la-genese-des-douleurs-chroniques/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/08/06/le-xi-dans-la-genese-des-douleurs-chroniques/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 10:32:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pratique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Questions en suspens]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[fibromyalgie]]></category>
		<category><![CDATA[Xi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/?p=737</guid>
		<description><![CDATA[Comment expliquer que des patients présentent des examens avec des lésions dégénératives beaucoup plus sévères que d’autres sans s’être plaint davantage au fil des années ? La 1ère réponse qui vient à l’esprit est qu’ils ont une hérédité différente. Oui, mais &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/08/06/le-xi-dans-la-genese-des-douleurs-chroniques/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment expliquer que des patients présentent des examens avec des lésions dégénératives beaucoup plus sévères que d’autres sans s’être plaint davantage au fil des années ?<br />
La 1ère réponse qui vient à l’esprit est qu’ils ont une hérédité différente. Oui, mais pourquoi n’ont-ils pas ressenti cette différence génétique avec les conséquences très visibles en termes de détérioration qu’elle implique ? <span id="more-737"></span></p>
<p>La vraie réponse est sans doute une affaire de sensibilité fort différente.<br />
La sensibilité individuelle est le domaine le moins bien étudié par la médecine et pour cause : Les études cherchent systématiquement à en faire abstraction pour tenter de présenter des résultats affranchis de cette variable énorme et si difficile à quantifier.<br />
Le médecin de ville se débrouille avec ses mots et son expérience : Il connaît ses patients neurotoniques, fibromyalgiques, lymphatiques, sportifs et adapte intuitivement ses diagnostics et prescriptions à ces tempéraments.</p>
<p>La sensibilité (utilisons le terme médical de proprioceptivité car on ne parle pas ici de sentimentalité) est pourtant une affaire de 1ère importance si elle conduit l’un à se présenter à 50 ans avec un rachis intact, l’autre avec des vertèbres téléscopées et une floraison d’ostéophytes.</p>
<p>Les points sensibles des fibromyalgiques trouveraient sans doute leur véritable utilité dans un chiffrement de sensibilité individuelle (C.S.I ou Xi) : Une pression de force standardisée est appliquée sur chaque point et la personne signale sur une échelle visuelle analogique quelle est la sensation perçue, entre chatouillement et douleur en passant par pression neutre.</p>
<p>Ce Xi a potentiellement une importance supérieure à l’index de masse corporelle pour les affections musculo-squelettiques. Une personne qui ignore ce qu’il se passe dans ses rouages a un confort de vie réduit. L’extrême est d’ailleurs la mutation rare qui provoque l’absence des fibres nerveuses de la douleur chez quelques individus (analgésie congénitale) : Ils ont une espérance de vie raccourcie, n’ayant aucune information et, sauf à être très attentif, aucune réaction à une quelconque agression corporelle, ne serait-ce qu’une simple plaie.</p>
<p>Le Xi est sans doute très influencé par le développement psychologique et physique dans l’enfance. Un enfant fâché avec les activités physiques aura un mauvais Xi. Une partie plus réduite de son cortex va prendre en charge les très complexes processus, sans cesse améliorés, de la proprioceptivité.</p>
<p>L’état de santé des personnes dépend de la façon dont ils gèrent leur Xi.<br />
Une gêne apparaît, se transforme en douleur ? Quel type de « boîterie » va utiliser cette personne pour l’esquiver, quels compromis va-t-elle effectuer dans sa vie quotidienne ? Si la douleur dure, persistera-t-elle dans les mêmes conduites d’évitement ? Va-t-elle s’inquiéter ?<br />
Par exemple dans une tendinite, certains vont être tellement attentifs à la douleur qu’ils donnent l’impression d’avoir le membre fracturé, d’autres au contraire finissent par s’énerver de cette « défaillance du matériel » au point de se mettre à taper sur le point douloureux !&#8230; avec, dans cette situation précise, des résultats bien meilleurs que dans le 1er comportement.<br />
On trouve aussi ici, par l’inquiétude, souvent excessive ou insuffisante, l’effet très puissant de l’information médicale par les médias ou les professionnels.</p>
<p>Il existe ainsi des maladies du Xi : Historiquement c’est surtout une carence de sensibilité, qui transforme un travailleur manuel efficace et volontaire en un patchwork de tendons et d’articulations détériorées en fin de carrière.<br />
Mais depuis une trentaine d’années sont apparues dans les sociétés occidentales les maladies par excès de Xi, dont le prototype est la fibromyalgie.<br />
Elles sont causées par la réduction générale des activités physiques, les nouvelles pressions sociales et victimisations (la place de la femme en particulier a été révolutionnée), et le grand pouvoir pris par le monde de la santé sur l’état de bien-être.</p>
<p>Un parallèle est facile avec l’alimentation : Le déséquilibre entre offre alimentaire pléthorique et réduction des activités physiques a perturbé la sensation de satiété et provoqué l’épidémie d’obésité.<br />
De même, la réduction des sensations physiques quotidiennes et l’apparition de « conseils » de santé non personnalisés (le « sucre ») a perturbé les facultés d’analyse de son propre Xi et contribué à l’épidémie des douleurs chroniques.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/08/06/le-xi-dans-la-genese-des-douleurs-chroniques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Douleur périphérique ou centrale ?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/05/31/douleur-peripherique-ou-centrale%c2%a0/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/05/31/douleur-peripherique-ou-centrale%c2%a0/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 02:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pratique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp2/?p=643</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;essentiel: Ceux qui s&#8217;attendent à un cours de neurologie seront déçus&#8230; Pour les besoins des études, la médecine a transformé les douleurs qualitatives en douleurs quantitatives. L’on ne doit plus souffrir, et le succès se mesure sur une réglette dont &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/05/31/douleur-peripherique-ou-centrale%c2%a0/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;essentiel:</strong><br />
Ceux qui s&#8217;attendent à un cours de neurologie seront déçus&#8230;<br />
<span id="more-643"></span></p>
<p>Pour les besoins des études, la médecine a transformé les douleurs qualitatives en douleurs quantitatives.<br />
L’on ne doit plus souffrir,<br />
et le succès se mesure sur une réglette dont le repère descend de 10 à 0.<br />
10 : l’Enfer, 0 : le Bonheur&#8230;</p>
<p>Le patient est confiant en la science. A présent, quand il ne va pas bien, il dit qu’il ressent une douleur.<br />
Avec l’aide du clinicien, il devient très doué pour décrire toutes les finesses de la sensation physique, brûlure, fourmillement, broiement&#8230;<br />
afin de séparer les atteintes de nerf, de muscle, d’os&#8230;<br />
Mais tout ceci reste bien périphérique.</p>
<p>Ne pas être en bonne condition représente une grande variété d’émotions,<br />
à présent toutes canalisées vers l’entonnoir de la douleur.<br />
Un déprimé dit qu’il a mal.<br />
Il le dit avec d’autant plus de résignation que s’il dit être déprimé,<br />
le médecin, plutôt que d’en discuter patiemment avec lui,<br />
lui collera la plupart du temps un anxiolytique et un anti-dépresseur,<br />
selon les références de bonne pratique de l’industrie<br />
reprises par toute une profession médicale et des médias aux budgets trop publicitaires.</p>
<p>Alors si le patient n’en veut pas, parce qu’il en a déjà pris et n’est pas guéri,<br />
il préfère dire qu’il a mal: C’est bien cette fois le champ d’action du médecin,<br />
puisqu’il a promis que plus personne ne doit souffrir&#8230;</p>
<p>Mais la douleur veut dire aussi deuil, travail pénible, stress permanent, confusion, regret d’un acte passé, déception&#8230;<br />
Tout ceci, bien loin du périphérique, est fort central pour l’être humain.</p>
<p>Il est arrivé que des personnes supportent aisément une souffrance<br />
parce qu’elles en savaient les bonnes raisons.<br />
Une personne âgée solitaire ne supporte pas la douleur<br />
parce qu’elle ne trouve plus, dans sa vie, de bonne raison.</p>
<p>Ce n’est pas aux centres anti-douleur, malgré leur bonne volonté,<br />
que l’on vous traitera ces douleurs centrales-là.<br />
Cherchez vos « centres d’empathie », anonymes ou non,<br />
avec lesquels vous saurez trouver vos mots.<br />
Parlez de tout ce que recouvre votre souffrance,<br />
évitez soigneusement le terme « douleur », qui la chosifie.<br />
C’est en fouillant votre langage que vous diversifierez votre pensée,<br />
que vous chercherez les racines de ce manquement au bonheur,<br />
que vous pourrez retrouver le goût de rire<br />
de cette interminable plaisanterie qu’est la vie ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2010/05/31/douleur-peripherique-ou-centrale%c2%a0/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Arthrose et douleur neuropathique</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/11/13/arthrose-et-douleur-neuropathique/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/11/13/arthrose-et-douleur-neuropathique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 00:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pratique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[arthrose]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://rhumatologie.free.fr/wp2/?p=61</guid>
		<description><![CDATA[Rhumatologie en Pratique le claironne depuis des années, les études commencent à confirmer (1): La douleur d&#8217;arthrose n&#8217;est pas seulement nociceptive, elle est aussi neuropathique. Du chinois? En clair: Les dégâts articulaires font mal, oui, mais il existe aussi un &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/11/13/arthrose-et-douleur-neuropathique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rhumatologie en Pratique le claironne depuis des années, les études commencent à confirmer (1):</p>
<p>La douleur d&#8217;arthrose n&#8217;est pas seulement nociceptive, elle est aussi neuropathique.<span id="more-160"></span></p>
<p>Du chinois? En clair:<br />
Les dégâts articulaires font mal, oui,<br />
mais il existe aussi un &laquo;&nbsp;mauvais réglage&nbsp;&raquo; des nerfs de la douleur.<br />
Autrement dit, la douleur n&#8217;est pas proportionnée aux lésions. Elle est une maladie en elle-même.</p>
<p>Ajoutons (ce n&#8217;est pas dans les conclusions de l&#8217;étude):<br />
Cette participation de la douleur neuropathique est très variable et concerne essentiellement les personnes physiquement inactives, qui ont peu de stimulis sensitifs normaux capables de réguler le seuil de la douleur.</p>
<p>(1) The nerve of osteoarthritis pain<br />
Hochman, French, Hawker, Toronto, Canada<br />
71e congrès de l’ACR, Boston, 2007</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/11/13/arthrose-et-douleur-neuropathique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi votre douleur est-elle si forte?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/05/09/pourquoi-votre-douleur-est-elle-si-forte/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/05/09/pourquoi-votre-douleur-est-elle-si-forte/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 May 2007 03:55:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveautés du site]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://rhumatologie.free.fr/wp2/?p=35</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;essentiel: -Une douleur peut rester incompréhensiblement forte malgré des examens rassurants -Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un seuil de la douleur altéré? 1ère situation: Vous avez été renversé à l&#8217;instant par un autobus. Douleur forte mais &#171;&#160;logique&#160;&#187;: elle vous signale ce que vous n&#8217;avez &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/05/09/pourquoi-votre-douleur-est-elle-si-forte/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;essentiel:</strong><br />
-Une douleur peut rester incompréhensiblement forte malgré des examens rassurants<br />
-Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un seuil de la douleur altéré?<span id="more-135"></span></p>
<p><strong>1ère situation</strong>: Vous avez été renversé à l&#8217;instant par un autobus. Douleur forte mais &laquo;&nbsp;logique&nbsp;&raquo;: elle vous signale ce que vous n&#8217;avez pas intérêt à bouger.</p>
<p><strong>2ème situation</strong>, vous concernera mieux si vous êtes devant l&#8217;ordi: Une douleur qui dure depuis un certain temps et devient insupportable.<br />
Faites tout ce qui est nécessaire pour en découvrir l&#8217;origine.<br />
Mais si vous avez déjà empilé en vain beaucoup d&#8217;examens&#8230;<br />
Le <strong>seuil de la douleur altéré</strong> est un mécanisme purement neurologique. Pas de lien avec la cause de la douleur. On ne s&#8217;habitue pas à la douleur. C&#8217;est le contraire: Les mécanismes naturels qui la rendent supportable (sécrétion d&#8217;endorphine, action des neurones inhibiteurs des voies de la douleur) finissent par s&#8217;épuiser. Le ressenti douloureux s&#8217;amplifie au fil du temps alors que la cause initiale est stationnaire, voire déjà améliorée.</p>
<p><strong>Une analogie calédonienne</strong>: Le métropolitain fraîchement débarqué trouve le lagon calédonien chaud en hiver, mais ne s&#8217;y baigne plus deux ans plus tard parce qu&#8217;il est devenu glacé. Déplacement de l&#8217;échelle de base des sensations.<br />
Le douloureux chronique devient anormalement sensible à sa douleur, ainsi qu&#8217;aux autres maux plus bénins, qu&#8217;il aurait ignoré autrement. Irritabilité croissante.<br />
<a title="Adhésion au site complet" href="http://www.rhumatopratique.com/public/abonn/abonnement.html">Pour adhérents</a><br />
Les <a href="http://www.rhumatopratique.com/RP/biblioth/psy/douleur.html">solutions&#8230;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2007/05/09/pourquoi-votre-douleur-est-elle-si-forte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La douleur, c&#039;est dans la tête?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2006/05/10/la-douleur-cest-dans-la-tete/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2006/05/10/la-douleur-cest-dans-la-tete/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 May 2006 21:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveautés du site]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://rhumatologie.free.fr/wp2/?p=11</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;L&#8217;intensité de la douleur dépend de la gravité de la lésion&#160;&#187; Si vous croyez à cette vision simpliste, lisez attentivement cet article. L&#8217;équation se vérifie assez bien pour des douleurs aiguës. Même ainsi&#8230;. Des signaux douloureux identiques envoyés par les &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2006/05/10/la-douleur-cest-dans-la-tete/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;intensité de la douleur dépend de la gravité de la lésion&nbsp;&raquo;<br />
Si vous croyez à cette vision simpliste, lisez attentivement cet article.<span id="more-109"></span></p>
<p>L&#8217;équation se vérifie assez bien pour des douleurs aiguës. Même ainsi&#8230;.<br />
Des signaux douloureux identiques envoyés par les mêmes lésions à différentes personnes vont déclencher une intensité ressentie très variable. Le principal modulateur en est l&#8217;anxiété, et son corollaire l&#8217;attention à la douleur.<br />
L&#8217;anxiété à la douleur est elle-même sous l&#8217;influence de multiples facteurs individuels:<br />
-la culture: certaines visent à bannir totalement la douleur, tandis qu&#8217;à l&#8217;autre extrême d&#8217;autres la valorisent<br />
-les convictions spirituelles: le spectre de la maladie et de la mort déclenche un effroi mortel pour certains, d&#8217;autres ne s&#8217;en préoccupent guère voire l&#8217;accueillent favorablement<br />
-le rattachement à des évènements de la vie personnelle: une douleur du squelette est plus anxiogène si vous avez un parent décédé de métastases osseuses,<br />
-la vision de notre intégrité corporelle: un homme peut supporter une blessure sévère et tourner de l&#8217;oeil après avoir été piqué par une minuscule aiguille,<br />
-notre jovialité quotidienne intervient, à l&#8217;évidence: ressentirez-vous une douleur de la même façon un jour de &laquo;&nbsp;tuiles&nbsp;&raquo; que le jour où vous avez gagné au Loto? En pleine procédure de divorce ou si vous êtes en train de séduire la femme de votre vie? Si vous êtes cogné la tête en voiture à cause d&#8217;un refus de priorité ou parce que vous êtes rentré un peu vite dedans (bien obligé de vous pardonner, quitte à mettre un coup de pied dans la caisse)?</p>
<p>Oui, la douleur c&#8217;est bien dans la tête. C&#8217;est là qu&#8217;on l&#8217;interprète. Ce peut être un casse-tête pour le médecin de savoir quelle est la gravité de sa cause. Est-il devant un patient réticent à consulter l&#8217;homme de l&#8217;art, qui va supporter et minimiser sa douleur alors qu&#8217;il est vraiment amoché? Ou devant l&#8217;habitué des salles d&#8217;attente, au rapport complexe avec la maladie et son corps, parfois devenu professionnel de l&#8217;analyse du moindre soubresaut de son activité nerveuse.<br />
Ces patients ont été baptisés &laquo;&nbsp;labyrintiques&nbsp;&raquo; par le Pr Schmidt, célèbre spécialiste du ventilationnisme. Pourquoi labyrintiques? Parce que le médecin s&#8217;y perd, passant d&#8217;un symptôme à un autre sans jamais trouver d&#8217;explication claire, essayant désespérément d&#8217;apporter la lumière à coups d&#8217;examens complémentaires. La sortie est sans doute dans l&#8217;inconscient de son patient mais&#8230; n&#8217;est-ce pas la grotte du Minotaure? Brrrr&#8230;</p>
<p>Penchons-nous sur la douleur chronique.<br />
Les facteurs évoqués ci-dessus jouent à plein, vous l&#8217;imaginez. L&#8217;anxiété se nourrit de la durée. Des questions surgissent: &laquo;&nbsp;N&#8217;ai-je pas quelque chose de plus grave? Serai-je capable de continuer à travailler, à faire du sport? N&#8217;aurai-je pas des séquelles?&nbsp;&raquo;<br />
Le corps lui-même n&#8217;aide pas. Dans les douleurs aiguës, des mécanismes naturels d&#8217;inhibition de la douleur se mettent en branle: perte de conscience!, sécrétion d&#8217;endorphines, stimulation de faisceaux nerveux inhibiteurs du signal douloureux. Dans la douleur chronique ces mécanismes ne branlent plus rien. La sécrétion d&#8217;endorphine s&#8217;épuise et les récepteurs saturent. Les neurones inhibiteurs se brûlent leurs terminaisons sur le bûcher de la douleur. L&#8217;attention à la douleur crée de nouvelles connexions (diffusion du mal ressenti) et fait même pousser de nouvelles terminaisons sur le site douloureux! Pas douillet, vous le devenez avec une douleur chronique.<br />
La douleur prolongée est ainsi pour la plus grande part une activité neurologique injustifiée, &laquo;&nbsp;cicatricielle&nbsp;&raquo;, une sorte de court-circuit douloureux qui n&#8217;a plus rien à voir avec le rôle avertisseur et bénéfique de la douleur aiguë, lésionnelle.<br />
Les médicaments antalgiques, qui ciblent le signal lésionnel, perdent leur efficacité dans la douleur chronique. Les psychotropes ont un effet temporaire, mais ne sont qu&#8217;un réglage de volume général de l&#8217;activité nerveuse. Ils ne rompent pas le court-circuit et on s&#8217;y accoutume.</p>
<p>Le meilleur traitement est la rééducation du rôle de la douleur. 2 méthodes:<br />
1) Diminuer le bruit de fond par les techniques de détente, relaxation, psychothérapies diverses, pour faire percevoir à nouveau ce qui est lésionnel et qui ne l&#8217;est pas.<br />
2) Renforcer les signaux des capteurs physiques pour qu&#8217;ils émergent du bruit de fond. Techniques plus agressives mais plus rapides, employées par guérisseurs, rebouteux, manipulateurs, nazis, gourous, et par les patients eux-mêmes quand ils s&#8217;obligent à retourner à un métier difficile malgré leurs douleurs et qu&#8217;ils vont plutôt mieux comme ça.<br />
Les relaxologues sont obligés de faire de la pub pour trouver des clients, les rebouteux et nazis n&#8217;en font pas. Un critère d&#8217;efficacité?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2006/05/10/la-douleur-cest-dans-la-tete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment devient-on malade?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2005/03/19/comment-devient-on-malade/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2005/03/19/comment-devient-on-malade/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Mar 2005 00:35:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveautés du site]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[méthode Coué]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://rhumatologie.free.fr/wp2/?p=17</guid>
		<description><![CDATA[Piège: vous pensiez trouver un article plongeant dans les mécanismes chimiques du corps humain? Que nenni! Je traite un sujet tordu et passionnant: Pourquoi telle personne avec des problèmes de santé a-t-elle une vie gâchée, tandis que telle autre, handicapée &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2005/03/19/comment-devient-on-malade/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Piège: vous pensiez trouver un article plongeant dans les mécanismes chimiques du corps humain? Que nenni! Je traite un sujet tordu et passionnant: Pourquoi telle personne avec des problèmes de santé a-t-elle une vie gâchée, tandis que telle autre, handicapée par les mêmes lésions, vit quasiment normalement?<span id="more-103"></span></p>
<p>Un des pires conseils en matière de santé est de dire sans nuances: &laquo;&nbsp;A notre époque, plus personne ne doit souffrir&nbsp;&raquo;.<br />
Bel avatar de la politique de cocooning, ce conseil a souvent un effet inverse à celui qu&#8217;il espère. &laquo;&nbsp;Si personne ne doit souffrir, comment se fait-il que je souffre, moi? Surtout avec tous les calmants que je prends?&nbsp;&raquo;</p>
<p>L&#8217;arthrose provoque un cercle vicieux difficile: douleur aux premiers mouvements quotidiens (le &laquo;&nbsp;dérouillage&nbsp;&raquo; de l&#8217;arthrose) s&#8217;ajoute à une vie sédentaire pour rendre décourageant le démarrage des efforts physiques. Si on les réduit au minimum, les articulations deviennent raides, la musculature s&#8217;affaiblit et perd son rôle protecteur, la coordination devient mauvaise, les gestes mal exécutés, et surtout les capteurs que notre système nerveux possède en abondance sur le squelette deviennent hypersensibles. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;ils informent notre cerveau de dégâts nouveaux. Non: dans l&#8217;arthrose ces lésions sont d&#8217;évolution lente. C&#8217;est un seuil de réactivité qui s&#8217;adapte à la rareté des stimuli: moins l&#8217;articulation bouge, plus elle devient &laquo;&nbsp;alertée&nbsp;&raquo; par le moindre mouvement. Ce phénomène s&#8217;observe aussi chez les anciens sportifs, qui ont eu longtemps une activité physique importante et la réduisent, pour des motifs professionnels ou par flemme: ils se mettent à avoir des douleurs partout. Les troubles du sommeil sont une autre cause d&#8217;altération du seuil douloureux. Expérience: des sujets sont privés de tout sommeil pendant 48H, leur activité physique est réduite: apparaissent des douleurs généralisées.<br />
L&#8217;utilisation abusive des calmants a aussi un rôle majeur: trop puissants par rapport au stimulus de la lésion d&#8217;arthrose et utilisés trop régulièrement, ils déboussolent le réglage du système nerveux et perdent leur efficacité. On voit ainsi des gens souffrant de banales douleurs d&#8217;arthrose en arriver à prendre des doses conséquentes de morphine, avec la complicité du médecin impuissant à répondre autrement à leurs plaintes. Leur qualité de vie n&#8217;en est même pas améliorée et en plus ils sont devenus dépendants!<br />
J&#8217;ai mal -&gt; Je ne bouge pas -&gt; Les douleurs deviennent pires. C&#8217;est l&#8217;équation expliquant le lent enfoncement de beaucoup de personnes âgées dans le handicap. Combien se souviennent de la dernière fois où ils ont couru, et surtout pourquoi ils ont un jour arrêté de courir? Ce phénomène est discret en Nouvelle-Calédonie, très marqué en France où la sédentarité hivernale est un accélérateur.<br />
La politique &laquo;&nbsp;personne ne doit souffrir&nbsp;&raquo; a bien sûr un objectif valable: ce n&#8217;est pas la lutte contre la douleur chronique, mais contre l&#8217;aigu! Là, pas d&#8217;altération du seuil de la douleur: en général, plus c&#8217;est aigu plus c&#8217;est bref. L&#8217;antalgique retrouve sa vraie vocation. Pareil pour les douleurs prévisibles: prémédications, anesthésies locales avant la petite chirurgie, tout ceci est la base de la médecine à visage humain.</p>
<p>Comment éviter la dérive dans une douleur persistante ou chronique (par convention chez les médecins on définit généralement comme chronique une douleur qui dure depuis plus de 3 mois)?<br />
La façon dont on considère sa douleur est essentielle. Une personne âgée persuadée que les &laquo;&nbsp;petites douleurs sont normales avec l&#8217;âge&nbsp;&raquo; ressentira réellement de petites douleurs, indépendamment de tout courage personnel. Que veut dire un caractère &laquo;&nbsp;peu douillet&nbsp;&raquo;? Ces gens auraient-il un système nerveux moins réceptif? Auraient-ils un Q.I. inférieur aux autres? Ce n&#8217;est pas l&#8217;impression qu&#8217;ils donnent. Peut-être y trouve-t-on des gens qui ne se posent pas beaucoup de questions, mais il y a aussi ceux qui réalisent que certaines questions ne sont pas bonnes à se poser (stop! relisez la phrase 2 fois!!).<br />
A l&#8217;âge de l&#8217;arthrose il est normal de &laquo;&nbsp;sentir&nbsp;&raquo; ses articulations. Pas besoin d&#8217;en faire un phénomène anormal et inquiétant. Si le handicap devient rapidement croissant, vérifiez bien sûr avec votre médecin la pertinence du diagnostic d&#8217;arthrose et son stade. S&#8217;il ne trouve rien d&#8217;alarmant, c&#8217;est que vous ne suivez pas les conseils pour l&#8217;arthrose: vous ne bougez pas assez, ou plus probablement vous ne croyez pas que bouger puisse vous améliorer, et votre perception de la douleur n&#8217;est pas modifiée.<br />
Simpliste? C&#8217;est la méthode Coué, dîtes-vous? C&#8217;est vrai que ça peut sembler crétin, de se répéter &laquo;&nbsp;je n&#8217;ai aucune raison d&#8217;avoir mal&nbsp;&raquo;, pour ne plus avoir mal. Le problème de la méthode Coué, c&#8217;est qu&#8217;il vraiment y croire pour que ça marche, et que ceux qui en ont le plus besoin sont les plus sceptiques. L&#8217;auto-persuasion, cela semble difficile, et pourtant vous l&#8217;utilisez tous les jours: il y a bien des choses dans lesquelles vous avez confiance: cette confiance majore l&#8217;effet qu&#8217;elles ont sur vous. N&#8217;importe quel expérimentateur le sait bien: le simple fait de faire rentrer un sujet dans une étude a déjà un effet sur lui!<br />
Positif ou négatif, l&#8217;effet dépend de la présentation de l&#8217;étude. Si l&#8217;on dit au sujet qu&#8217;il teste un nouveau traitement bénéfique, il va ressentir une amélioration même s&#8217;il absorbe un faux médicament: le fameux effet placebo. Si on lui dit qu&#8217;on recherche des effets indésirables au traitement, il va les faire aussi avec un faux médicament: effet nocebo. Si on lui dit qu&#8217;il fait partie d&#8217;un groupe contrôle, sans traitement; il va quand même s&#8217;améliorer pour essayer de faire aussi bien que les autres: effet Henry (du nom d&#8217;un ouvrier noir américain à qui l&#8217;on avait annoncé que de nouvelles machines étaient attribuées à d&#8217;autres groupe pour améliorer leur rendement, et qui avait augmenté son activité de telle façon qu&#8217;il égalait le groupe pourvu des nouvelles machines).</p>
<p>L&#8217;auto-persuasion a des conséquences bien réelles. N&#8217;imaginez pas celui qui améliore ainsi ses douleurs comme un brave qui aurait en fait toujours autant mal mais n&#8217;en parlerait plus. Ses douleurs sont réellement diminuées. Séparez bien la lésion du ressenti: l&#8217;arthrose, abondamment commentée dans vos résultats d&#8217;examen, ne s&#8217;arrangera pas. Le ressenti, lui, peut tout changer.<br />
C&#8217;est la même auto-persuasion qui transforme des traitements agressifs en routine. Prenez la prothèse de hanche: c&#8217;est une chirurgie lourde, qui devrait coller la trouille. Pas tant que ça: elle se nourrit de sa propre réputation d&#8217;efficacité: tout le monde vous dit, médecins, voisins, forums, que ce n&#8217;est rien du tout. Du coup les candidats se décident facilement, y vont confiants, et cela améliore réellement le résultat. La prothèse du genou est devenue une bonne opération beaucoup plus tard que la hanche. Médecins, kinés, chirurgiens, continuent à les opposer: la hanche, c&#8217;est comme une lettre à la Poste, le genou, c&#8217;est plus dur. Sur le fond c&#8217;est vrai, mais cette attitude contribue à maintenir un ressenti du résultat beaucoup moins favorable pour le genou. Alors que les complications graves des 2 prothèses ont à peu près la même fréquence.</p>
<p>On vieillit par qu&#8217;on se croit vieux. On ne court plus parce qu&#8217;on pense qu&#8217;on n&#8217;a plus l&#8217;âge de le faire. On a des douleurs parce qu&#8217;on est persuadé avoir été bousillé par son travail. On est malade parce qu&#8217;être en bonne santé coupe trop de la prévenance de ses proches. La surconsommation médicale est superposable à l&#8217;alcoolisme: c&#8217;est une autre réponse, que trouvent des personnes différentes, à des problèmes identiques. C&#8217;est le plus facile.<br />
La méthode Coué finalement, c&#8217;est bio et c&#8217;est très complet: hypnose, thérapie comportementale, antalgique, remise en condition physique. Allez, on y croit!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2005/03/19/comment-devient-on-malade/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Douleurs et calmants. Mauvais usage, mauvais ménage?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2003/12/11/douleurs-et-calmants-mauvais-usage-mauvais-menage/</link>
		<comments>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2003/12/11/douleurs-et-calmants-mauvais-usage-mauvais-menage/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2003 00:12:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et société]]></category>
		<category><![CDATA[antalgique]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.rhumatopratique.com/wp2/?p=198</guid>
		<description><![CDATA[Cet article prétend apporter un éclairage sur deux protestations fréquentes (et compréhensibles) dans les maladies douloureuses: &#171;&#160;Je ne supporte pas les calmants&#160;&#187; et &#171;&#160;Il n&#8217;est pas normal de souffrir. La douleur peut être vaincue.&#160;&#187; &#171;&#160;Je ne supporte pas les calmants&#160;&#187; &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2003/12/11/douleurs-et-calmants-mauvais-usage-mauvais-menage/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article prétend apporter un éclairage sur deux protestations fréquentes (et compréhensibles) dans les maladies douloureuses: &laquo;&nbsp;Je ne supporte pas les calmants&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Il n&#8217;est pas normal de souffrir. La douleur peut être vaincue.&nbsp;&raquo;<span id="more-198"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne supporte pas les calmants&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les effets secondaires bénins mais mal supportés des calmants sont surtout un signe de la médiocre efficacité de ceux-ci. Tant qu&#8217;ils ne sont pas majeurs, les inconvénients d&#8217;un médicament semblent acceptables à celui qui se sent très bien soulagé.</p>
<p>Si la cause de la douleur dure, les effets secondaires deviennent de plus en plus mal tolérés, aussi parce que le fait de ne pas guérir nuit à votre opinion favorable du médicament.</p>
<p>Cela explique sans doute qu&#8217;une molécule comme le tramadol soit réputée très mal tolérée en France alors que c&#8217;est un antalgique de 1ère intention en Allemagne: culture différente, recours à l&#8217;antalgique différent.</p>
<p>Pour vérifier s&#8217;il est efficace ou non, vous devez être parfaitement informé du rôle de chaque médicament:</p>
<p>L&#8217;antalgique est purement un inhibiteur de la douleur. Il n&#8217;agit pas sur sa cause. Quand vous vous améliorez en ne prenant que des antalgiques, ce n&#8217;est pas le médicament qui agit, vous êtes en train de guérir tout seul.</p>
<p>Demandez à votre médecin au bout de quel délai l&#8217;antalgique agit après absorption, et sur quelle durée. Si la douleur est continue ou très fréquente, vous serez fixé sur son efficacité dès la première prise. Pas la peine d&#8217;attendre plusieurs jours pour juger du résultat. Si la douleur est intermittente, demandez au médecin un antalgique d&#8217;action rapide et prenez-le au coup par coup, dès que la douleur apparaît. Là aussi, le bénéfice est jugé immédiatement.</p>
<p>Les relaxants musculaires les plus efficaces sont aussi somnifères et actifs sur l&#8217;anxiété. Vous avez les effets indésirables (zombification) en même temps que le soulagement, dans les heures qui suivent la prise. Pas la peine non plus d&#8217;attendre plusieurs jours pour sentir le résultat.</p>
<p>Pour les anti-inflammatoires, c&#8217;est plus compliqué. Car la plupart ont un effet antalgique, en plus de l&#8217;effet anti-inflammatoire proprement dit. Le type en est l&#8217;aspirine, et maintenant l&#8217;ibuprofène depuis que l&#8217;aspirine est sur le banc des accusés pour agression répétée du pauvre Mr Estomac. Ils ont des effets anti-inflammatoires mais sont surtout utilisés comme antalgiques. La plupart du temps, vous jugerez donc du résultat dès la première prise, dans l&#8217;heure qui suit. </p>
<p>D&#8217;autres anti-inflammatoires sont conçus pour agir durablement sur l&#8217;inflammation et sont prescrits d&#8217;emblée pour une durée d&#8217;au moins une semaine. Le médecin escompte un effet &laquo;&nbsp;traitement de fond&nbsp;&raquo; et le bénéfice n&#8217;est pas forcément immédiat.</p>
<p>Mais la médecine est ici prisonnière de ses habitudes: c&#8217;est prescrit parce que ça soulage bien et non pas parce qu&#8217;un effet sur le fond a été démontré. Le type de maladie traitée est sans doute essentiel: on peut intuitivement penser qu&#8217;un anti-inflammatoire est utile sur une inflammation &laquo;&nbsp;anormale&nbsp;&raquo; telle qu&#8217;une polyarthrite. Mais il n&#8217;est pas certain qu&#8217;il soit aussi bénéfique sur une inflammation &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;, telle que celle accompagnant un traumatisme, puisque c&#8217;est le processus réparateur utilisé par notre organisme.</p>
<p>Retenez donc que la plupart des médicaments de la douleur sont efficaces à très court terme et que si vous ne sentez aucune différence il faut d&#8217;une part reconsidérer le diagnostic, d&#8217;autre part changer le traitement, ou l&#8217;arrêter si vous avez déjà tout essayé. Pour chaque médicament, le médecin doit vous préciser s&#8217;il a un intérêt sur le fond, c&#8217;est-à-dire s&#8217;il doit être pris même sans effet rapide sur la douleur. Vous ménagerez ainsi votre estomac.</p>
<p>Quand vous ressentez beaucoup d&#8217;effets secondaires ou que l&#8217;antalgique vous paraît inefficace, ce peut être bien sûr parce qu&#8217;il y a eu erreur sur le diagnostic ou que votre douleur n&#8217;a pas été appréciée à sa juste importance. Mais dans la majorité des cas, c&#8217;est parce que la maladie, la douleur, et les incertitudes vous stressent tellement que votre système nerveux ne se laisse pas brider aussi facilement. C&#8217;est aussi pour cela que les effets digestifs des médicaments sont si fréquents: vous êtes une fabrique de bile en pleine surproduction! Si le diagnostic, reconsidéré, paraît bien le bon, c&#8217;est plus utile d&#8217;ajouter un relaxant léger que de s&#8217;intoxiquer d&#8217;antalgiques majeurs et d&#8217;anti-inflammatoires. Le résultat est particulièrement spectaculaire chez les gens de tempérament nerveux. Attention si vous n&#8217;en avez jamais pris, la réaction est très différente selon les individus, certains pouvant être assommés par des doses minimes, tandis que les plus nerveux devront prendre des doses conséquentes pour moins ressembler à une cocotte-minute en ébullition! Attention à la conduite en particulier: commencez toujours sur une journée libre pour juger de l&#8217;effet produit.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;est pas normal de souffrir. La douleur peut être vaincue.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il est courant de voir encore des articles de la presse grand public titrer: &laquo;&nbsp;La douleur n&#8217;est pas une fatalité, on ne doit plus souffrir&nbsp;&raquo;. C&#8217;est devenu anachronique voire stupide car cela fait plus d&#8217;une décade que les médecins sont de plus en plus sensibilisés au traitement de la douleur, sous la pression non pas de la presse mais de leurs patients qui souffrent et leur demandent des solutions! Ils n&#8217;ont jamais autant prescrit d&#8217;antalgiques, au grand bonheur des laboratoires, ils ont développé les centres anti-douleurs, et pourtant ils ont souvent l&#8217;impression que les douloureux chroniques souffrent de plus en plus et trouvent de moins en moins de solutions.</p>
<p>Il faut individualiser 2 situations radicalement différentes: la douleur aiguë, la douleur chronique.</p>
<p>Par douleur aiguë, les médecins n&#8217;entendent pas seulement &laquo;&nbsp;forte douleur&nbsp;&raquo;, mais douleur d&#8217;apparition rapide et récente. Elle a souvent (en rhumatologie) une cause claire: traumatisme, surmenage physique répété, maladie aiguë. Elle a tendance à s&#8217;améliorer spontanément, le corps s&#8217;auto-réparant dans la plupart des cas, ou bien un traitement est possible sur le fond. Les antalgiques apportent du confort pendant la période la plus difficile, sont efficaces et donc justifiés. Le médecin ne doit pas hésiter à utiliser la morphine si les antalgiques courants sont insuffisants. Il prévient de la possibilité d&#8217;effets secondaires souvent pénibles (nausées, ralentissement intellectuel). Mais ceux-ci restent d&#8217;autant plus acceptables qu&#8217;on y trouve son compte en termes de diminution de la douleur. Avec ou sans traitement de fond, l&#8217;évolution va être favorable et le problème d&#8217;une dépendance à la morphine ne se pose pas. La morphine n&#8217;a pas d&#8217;effets hallucinogènes particulièrement séduisants. On se sent plutôt pâteux et on arrête le produit dès que les douleurs diminuent. Les difficultés que l&#8217;on peut éprouver à reprendre une vie normale viennent moins des médicaments que du &laquo;&nbsp;trou&nbsp;&raquo; que la maladie a fait dans ses habitudes. Il faut en quelque sorte rééduquer ses routines personnelles. Ce genre de déstabilisation peut être utile à certains, pour beaucoup d&#8217;autres cela peut décompenser une situation personnelle difficile.</p>
<p>La douleur subaiguë est une douleur moins brutale, début s&#8217;étalant sur plusieurs jours, et mettant quelques semaines à disparaître. Mais elle ne persiste pas.</p>
<p>La douleur chronique est une douleur qui dure sans interruption depuis 3 à 6 mois, selon le type de problème. Elle oriente vers un groupe de causes complètement différentes: l&#8217;auto-réparation ne se fait pas, le traitement de fond n&#8217;est pas efficace, quelque chose entretient le problème, ou c&#8217;est la douleur elle-même qui est anormale, persistante alors que rien ne le justifie.</p>
<p>La douleur chronique a tendance à se déconnecter de sa cause: elle peut s&#8217;amplifier alors que la lésion diminue. Elle peut persister alors que son origine est guérie. Cela dépend de facteurs très personnels: Comment s&#8217;est-on comporté avec la douleur (avez-vous fait beaucoup de compromis)? Se juge-t-on capable de s&#8217;en sortir ou non (pensez-vous avoir quelque chose de grave)? Pense-t-on que ça vaut le coup de faire les efforts pour s&#8217;en sortir (êtes-vous d&#8217;une tendance dépressive, êtes-vous motivé pour faire des exercices tous les jours)? Grossièrement les malades se répartissent en deux tendances: les optimistes qui pensent qu&#8217;ils s&#8217;en sortiront bien un jour et vont ranger leur douleur, leur &laquo;&nbsp;panier de crabes&nbsp;&raquo;, sur une étagère de leur esprit, et ne plus y penser en permanence. Les pessimistes, eux, auront bien du mal à imaginer une issue et à ne pas être envahis par la douleur. Ceux qui ont les plus gros problèmes personnels en feront même un véritable bouc émissaire, &laquo;&nbsp;la maladie m&#8217;a fait tout perdre&nbsp;&raquo;. Ils ne peuvent plus &laquo;&nbsp;lacher&nbsp;&raquo; leur douleur, au risque de devoir réendosser des responsabilités plus difficiles à assumer. La plupart du temps ce n&#8217;est pas fait consciemment. Les simulateurs sont très rares. La douleur est réellement ressentie, mais attribuée à tort à une lésion qui s&#8217;est consolidée. C&#8217;est un problème fréquent lors des accidents de travail, où la non-reconnaissance du préjudice subi à sa juste valeur a des effets psychologiques dévastateurs.</p>
<p>Le but de cette &laquo;&nbsp;classification&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas de séparer les &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo; douloureux des &laquo;&nbsp;faux&nbsp;&raquo;, ni les &laquo;&nbsp;psy&nbsp;&raquo; des &laquo;&nbsp;équilibrés&nbsp;&raquo;. Il est de sensibiliser au fait que le médecin est obligé d&#8217;apprécier la personnalité du malade quand il traite une douleur chronique. Qu&#8217;il vous pose des questions sur votre vie personnelle n&#8217;implique pas qu&#8217;il pense que &laquo;&nbsp;c&#8217;est dans la tête&nbsp;&raquo;. C&#8217;est nécessaire pour trouver le bon traitement, qui est parfois de parler de votre avenir professionnel plutôt que rajouter une couche de calmants. Cela demande du temps, ce que les médecins ont de plus en plus de mal à trouver (honte à l&#8217;absence de politique de santé!). Les centres anti-douleurs ont cet intérêt de regrouper les disciplines compétentes dans la douleur et de vous offrir une consultation d&#8217;une heure, mais s&#8217;ils devaient prendre en charge toutes les douleurs chroniques, prévoyons immédiatement d&#8217;en financer un dans chaque commune! Le centre anti-douleur est efficace quand il arrive au bon moment, c&#8217;est-à-dire que le diagnostic a déjà fait son chemin, de même que votre compréhension de votre douleur. Le centre anti-douleur, c&#8217;est un travail d&#8217;équipe, et ce peut-être votre médecin traitant aidé de son réseau de spécialistes. Dans ce domaine, le contact que vous aurez avec vos soignants compte davantage que leur notoriété.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2003/12/11/douleurs-et-calmants-mauvais-usage-mauvais-menage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

