Août 072011
 

Il est possible en effet de disserter longuement sur une maladie individuelle, d’en cerner tous les tenants et aboutissants, afin de placer dans un écrin minuscule et précieux un diagnostic de grand prix, parfaitement adapté au doigt de son porteur.
Par malheur, en médecine, les bijoutiers de luxe présentent la même facture que le colporteur de verroterie dans la rue. Sans surprise, ils se raréfient.
Ainsi, le médecin dispose d’un outil rigoureusement indispensable pour synthétiser les débats en un consensus solide et opposable : sa montre.

 Posted by at 13 h 56 min  Tagged with:
Mar 302009
 

Nous lui déférons le contrôle de notre esprit.
Mais ce contrôle existe-t-il?

Voyez comment un objet, une musique, une situation,
peut vous engloutir sous la marée d’un souvenir enfoui,
les yeux obscurcis de mélancolie,
et vous laisser avec le même sentiment de perte
qu’un poisson échoué sur la grève.

Ces souvenirs survenant à l’improvise
montrent l’étendue des zones dormantes
auxquelles n’accèdent que nos rêves.

La conscience existe-t-elle?

« Ca vous dirait de frapper avant d’entrer? »

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 Posted by at 8 h 01 min  Tagged with:
Fév 042009
 

Résumé de: Quand la « bulle médicale » va-t-elle éclater? de Dominique Dupagne:

Une bulle naît de conditions réunies :
augmentation durable de valeurs particulières,
négligence leur cycle évolutif, opacité de l’évaluation,
experts soumis à conflits d’intérêts.
Spéculation et mimétisme collectif complètent le dispositif aboutissant à une bulle,
dont la rupture est généralement brutale.

La médecine remplit toutes ces conditions :
Le progrès médical croît depuis plus d’un siècle.
L’évaluation est devenue suffisamment opaque pour être incompréhensible
par la majorité des patients et professionnels de santé.
L’industrie pharmaceutique a fait fortune grâce aux prescriptions des médecins.
Elle finance désormais leurs formations, experts, recherches, accès à l’information.
Passivité des pouvoirs publics, coutumiers de ce mélange des genres.
De nombreuses stratégies médicales sont plus délétères que bénéfiques.
Université médicale et hôpital sont devenus une gigantesque « Knock Academy »
tandis que la médecine humaniste s’éteint sous les coups de boutoir
de la normalisation sclérosante et de l’inflation administrative sanitaire.

L’explosion de notre système de sécurité sociale solidaire
sera sans doute le grain de sable qui va enrayer cette spirale inflationniste
et provoquer la rupture douloureuse de la bulle médicale.

Commentaire: L’essentiel:
-Accidents médicaux croissants ou moindre opacité sur les pratiques?
-La bulle a déjà éclaté, celle de la confiance et non de l’efficacité.
-Comment un tel édifice a-t-il pu s’effondrer aussi vite?
-On ne peut pas se réjouir des problèmes de l’allopathie.
-Réduire les progrès de la médecine est tendancieux.
-Le patient découvre qu’il est l’objet de pub par une médecine cosmétique.
-Le conseilleur, gratuit, s’est transformé en fonctionnaire poinçonneur d’ordonnances…


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 Posted by at 13 h 30 min  Tagged with:
Déc 022008
 

Le médicament générique est-il ou non superposable à son original?
A l’évidence non,
même si sa composition et son aspect sont strictement identiques.
Effet nocebo, pabo, dépitébo…
Comment ressentir un effet identique avec une copie bon marché,
quand le simple fait de savoir ce que l’on prend, produit une grande partie de l’effet,
ce qui fait la fortune d’innombrables bonne-mine-thérapies.

…J’arrête l’herbe générique…

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Oct 282008
 

Un peu d’aide pour ce post, lecteur!

Rhumatologie en Pratique crée le prix Tchernobel,
récompensant la pire invention scientifique de l’année.

Le prix sera remis au vainqueur avec nos fécalités
quand vous l’aurez désigné.
Vos idées?

 Posted by at 6 h 40 min  Tagged with:
Oct 262008
 

La vie, c’est l’organisation, la reproduction, la capacité de contrôler sa propre physiologie.
Elle n’est pas si différente d’une simple réaction chimique,
qui après tout se reproduit elle aussi, fidèlement, dans les mêmes circonstances.
Le vivant tente de s’affranchir de l’aléa.

Sale accident… Mais il est vivant!

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Sep 252008
 

…sur un site prétendant améliorer la prise en charge des maladies rhumatologiques?

Vous qui me lisez en cherchant à améliorer vos soins,
soit pour vous-même, soit, j’en suis flatté,
ceux que vous prodiguez,
vous n’imaginez pas à quel point le système de santé influence ce souhait!

Plongeons dans un drôle de quotidien, au cabinet:
Un patient entre avec une douleur au coude. Continue reading »

 Posted by at 3 h 09 min  Tagged with:
Sep 092008
 

Les « inventeurs » de l’Evidence Based Medecine (EBM) ou médecine factuelle (1) déclaraient dans leur article fondateur leur opposition ferme à la transformation de l’EBM en « livre de recettes de cuisine médicales ».

C’est fait.
Où l’EBM a-t-elle dérapé et pourquoi?

Conjonction d’un système qui s’arroge le droit de s’inquiéter du risque à la place du principal intéressé,
et prétention de calculer la malchance,

alors que restent ignorés
-le risque précis pour un individu donné
-les possibilités futures de guérison des maladies liées au risque
-la totalité des inconvénients liés au traitement préventif lui-même

et qu’est volontairement ignorée
-la part de risque acceptée volontairement par chacun pour éviter les contraintes d’une prévention.
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 Posted by at 18 h 39 min  Tagged with: ,
Sep 012008
 

D’où provient le déficit de la sécu? Les solutions (1)

L’industrie sacrifie ses forces innovatrices sur l’autel de la sécurité.
Plus rentable en effet est de copier un médicament largement prescrit,
et d’envoyer son armée de VRP conquérir une bonne part de marché,
que de mettre ses ressources dans l’innovation,
avec tous les risques que cela comporte.

A contrario les génériques sont un vol légalisé,
obligeant tous les fabricants aux mêmes pratiques.

La sécu devrait avoir ses experts indépendants
être LE pharmacien grossiste,
n’achetant que des produits réellement innovants,
les mettant à disposition des prescripteurs,
court-circuitant tout lien commercial direct entre eux et labos.
La mode n’a rien à faire avec le médicament.

Ainsi la sécu n’est pas contrainte de payer
une croissance à 2 chiffres de l’industrie
quelque soient ses véritables réussites en matière de santé.
Cliente et non plus seulement censeur,
elle oblige ses fournisseurs à une véritable innovation.

Août 302008
 

Le Graal de nos décideurs de santé:
L’explication complète
des racines vigoureuses du déficit
des failles sociales où elles s’insinuent.
Où l’on comprend que gestion administrative et économique
ne peuvent que pouponner la crainte
engendrée par cette dette.
Les vraies solutions dans cette série d’articles…

Une vision enfin nette sur le système de santé

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