Match d’impro au cabinet ?

Qu’est-ce qu’une consultation utile à toutes les parties ?
C’est la consultation qui fait apporter une belle énigme à son médecin. Nous investissons ainsi dans sa formation. Tandis que le motif banal ne fait que le rendre blasé, la visite « de surveillance » le rend plutôt inattentif.
Frein monstre : L’investissement oblige à payer lourdement de sa propre personne ! Quel dommage. Finalement le simulateur, s’il est habile, n’est peut-être pas si inutile au médecin…

Ne faudrait-il pas envoyer chez lui une troupe d’acteurs, chacun dans le rôle d’un malade particulièrement formateur, parce que c’est un diagnostic piège ou au contraire banal — servant à l’évaluation des pratiques — ? L’acteur rapporte ses examens factices pour compléter le diagnostic, évolue en fonction de la pertinence du traitement reçu.
En fin de course, il transmet son rapport aux organismes sociaux :
Soit il est virtuellement décédé et la sécu envoie un « nettoyeur » chez le médecin pour faire cesser définitivement ses pratiques dangereuses…
Soit il sait encore mieux jouer son rôle qu’auparavant — parce que le médecin lui aura appris des « trucs » cliniques — et a progressé sur la façon d’en sortir — par une meilleure personnalisation — : Il est temps de sabler le champagne offert par nos organismes payeurs…

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Qu’est-ce que la polyconscience ?

Des lecteurs demandent des précisions sur ce que j’entends exactement par polyconscience. Je m’aperçois effectivement que j’en ai parlé par bribes, même sur l’espace philo. Voici donc un article fondateur sur la polyconscience, sujet au coeur d’un prochain livre et d’une utilité particulière dans la pratique médicale, même si l’on ne s’intéresse pas spécialement à la psychothérapie.

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Stop à l’ostéoporose… ou à ses traitements ?

L’essentiel : Avant d’aborder le cas Protelos dans une 2ème partie, voyons déjà si l’ostéoporose est traitée selon des règles satisfaisantes.
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Le médecin est-il un spécialiste des émotions ?

(question d’un lecteur)

Le médecin est spécialiste pour décortiquer l’émotion, pas pour l’éprouver.
Nuance capitale, qui l’empêcherait sinon de se rendre à son travail, car s’il lui fallait éprouver les émotions des autres quand ils se sentent malades… il perdrait toute efficacité.
C’est d’ailleurs ce qui se passe quand le médecin se soigne lui-même, souvent mal : il n’est plus capable de s’abstraire de ses propres émotions.

Recueillir les émotions des autres dans ses mains sans les éprouver n’implique pas qu’elles soient sans importance, au contraire.
Certains médecins, c’est vrai, ne savent pas quoi en faire, trouvent qu’elles engluent le diagnostic, et tentent de s’en laver les mains — origine probable des excès des hygiénistes —.
Si, par contre, on sait les présenter comme un trésor à leur propriétaire, il peut lui aussi les contempler, et y gagner beaucoup de liberté.

N’émettons pas de jugement de valeur sur les émotions des patients. L’empathie agissante (1) est de leur montrer des futurs, et ils repartent avec l’impression qu’un noeud a sauté.
Voyez cela comme l’ostéopathie des émotions…

(1) J’ironise sur mes propres critiques contre la philosophie agissante. Mais le rôle du médecin est plus interventionniste que celui du philosophe.

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Faut-il égorger le coq2 sélectif ?

L’essentiel : Vérités et contre-vérités sur les anti-inflammatoires cox-2 sélectifs
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Les Norns au chômage technique

La physique fondamentale laisse une question insoluble : En quoi le Temps est-il une dimension différente des autres ?
Car à l’évidence il est différent : Nous le parcourons dans un seul sens, sans possibilité de retour en arrière. Nous parvenons simplement à l’étirer et le comprimer, soit par un modelage purement psychologique, soit par une technologie modifiant la vitesse dans des proportions importantes.

Nous pourrions imaginer que les dimensions spatiales se comportent de la même façon : Une vitesse extrême ne semble-t-elle pas les comprimer, tandis qu’une allure lente les étire ? Mais nous sommes alors poètes et non physiciens : La vitesse est une présentation différente du Temps, n’appartient pas aux dimensions spatiales. La poésie cependant, a toujours le considérable intérêt d’extraire l’esprit de ses postulats.

Comme, en physique, il faut se méfier des évidences, annulons la nôtre et partons de l’hypothèse inverse : Le Temps n’est pas une dimension différente des autres.
Il est une jonction d’évènements temporels comme une dimension spatiale unique est une jonction de points. Tous sont reliés par la causalité : Les évènements sont provoqués les uns par les autres. Tous résultent de la moindre interaction temporelle entre les particules fondamentales auxquelles chacun est relié. De même, spatialement, la présence et l’aspect de tout point sont causés par les mêmes interactions entre ces particules. L’univers est une chaîne de points-évènements à 4 dimensions, et sans doute davantage, nous disent les mathématiques.

Revenons au souci de ne pouvoir aller que dans un seul sens du Temps.
En réalité nous pouvons parfaitement aller dans les deux sens, et à n’importe quelle allure, en tant qu’observateurs, sans possibilité de changer quoi que ce soit à la chaîne des évènements. Nous sommes en théorie capables, comme les Norns du destin, de contempler la vaste tapisserie de notre vie, et même l’histoire complète de l’humanité, passée et future. Sauf que contrairement aux Norns, personne ne la tisse. Le concept de tissage n’a plus aucun sens, puisque, en tant qu’observateurs, nous nous sommes extraits du Temps.

Nous pouvons contempler le passé et le futur avec l’oeil du spectateur. Nous sommes également les observateurs de notre propre vie.
Et pourquoi avons-nous cette sensation de déroulement, qui donne l’impression d’un changement de vitesse ou d’une inversion de sens impossibles, sauf, pour le passé, par la bidouille mémorielle que permet notre système nerveux ? Tout simplement parce que l’essentiel de notre capacité d’observateur est enchaîné à des processus biologiques, eux-mêmes une suite de points-évènements. Notre observation est gravée par ce déroulement.

Elle est pourtant capable de s’en détacher. Il existe un moyen théorique d’observer le passé et le futur, sans aucune possibilité d’intervenir sur l’un ou l’autre, puisque l’intervention n’a plus aucun sens pour l’observateur : Tout est déjà intervenu —  « déjà » n’étant qu’une subjectivité de l’observateur —.

Quel est ce moyen théorique ? Il ne s’agit pas du bidouillage sur la vitesse, face alternative du Temps, mais de l’existence d’autres dimensions temporelles, obligatoire si le Temps n’est pas, dit notre hypothèse de départ, une dimension différente des spatiales.
L’observation peut se déplacer dans un autre temps et alors, contempler le nôtre dans toute son étendue.

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L’Oeuf Sacré

L’essentiel : pilule du lendemain, une anti-hostie ?

L’Église est confrontée à la difficulté d’établir des règles manichéennes pour les âmes simples, au voisinage d’un discours nuancé pour les esprits plus sophistiquées. Comment éviter que les cibles se mélangent, repérant des contradictions inévitables ? Travail d’équilibriste impossible. Peut-être aurait-elle du prendre exemple sur la Sécurité Routière, qui impose la même vitesse maximum à tous, quelque soit l’habileté au volant ? C’est en tout cas la politique qui semble prédominer au Vatican. Les âmes simples sont les plus nombreuses et il ne faut pas les décevoir, quitte à perdre quelques ouailles trop bien cortiquées, qui se tournent vers d’autres métaphysiques plus à la mode.

Ainsi l’Église continue à graver dans le marbre le sacré de la personne humaine, à partir du moment où l’oeuf est formé.
Nous avons le droit d’éviter l’enfant, depuis une date toute récente — merci l’Église, qui nous a montés à 7 milliards d’exemplaires, de laisser la planète souffler un peu —, mais pas de toucher à l’Oeuf.
L’Église s’oppose en effet à la pilule du lendemain, qu’elle considère comme un avortement. Elle s’attire des moqueries injustes (1), car l’être humain est créé biologiquement par le franchissement de la paroi ovulaire par l’illustrissime spermatozoïde élu. Il est évident qu’avant, ces flagellés n’ont aucune cervelle : Qui accepterait de s’inscrire à un concours pareil ?
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Rupture de générations

L’essentiel : Quelle place pour la retraite ?

L’insatisfaction est l’ascenseur qui nous hisse à la hauteur de nos ambitions, elles-mêmes emportées par une déferlante hormonale juvénile sur laquelle nous avons peu de contrôle.
Quand la tempête se calme, et si notre environnement montre que nous avons réalisé l’essentiel de ces ambitions, il peut devenir difficile de s’alimenter en insatisfaction. S’installe une curieuse atmosphère de mélancolie plus ou moins aigrie, selon la réussite à laquelle nous sommes réellement parvenus.

L’adulte vieillissant trouve moult explications rationnelles à l’assainissement de ses ambitions, mais s’il s’examine de près il peut s’apercevoir que la source de ses intentions, qui n’est pas sous son contrôle, jaillit beaucoup moins vive. L’homme doit de surcroît surveiller de près ces pulsions qui lui restent, car il n’est pas très bien vu, à son âge, de toujours chercher à se reproduire…
La difficulté à pratiquer cet examen est que nous mémorisons les évènements de notre vie auxquels nous ont conduits nos intentions, mais que leur saveur et leur intensité ne sont plus que des ombres. Nous ne pourrions nous rappeler le jaillissement qu’en le ressentant à nouveau, tandis que la mémoire ne conserve que les effets de l’inondation.

Ainsi, la vieillesse fait un parfait coupable biologique à cette mélancolie. Mais est-elle la seule coupable ? Continue reading

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Panaché ou sodomie

Docteur, que pensez-vous de la sodomie ?

Le seul avantage de la sodomie est la facilité de connexion de sites érogènes en périphérie.
Géographiquement, le périple est aisé.
Mais il existe des possibilités plus centrales qui n’obligent pas à malmener ce malheureux sphincter.
N’est-ce pas plus hygiénique de panacher une musique sublime avec l’amour, ou de lui associer un cadre surprenant ?

Ces méthodes fournissent des possibilités de réminiscence, en tout cas,
à la pudeur incontestablement supérieure
au grattage entre les fesses…

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XXXXVIème Débat Démocratique pour la Science

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Conscience bigleuse

Qui se sentirait capable d’assister sans appréhension, invisible, à une réunion de ses amis où l’on parle de lui sans détour ?
Nous en avons une immense curiosité, et en même temps ressentons une terreur à l’idée de découvrir ce qui se cache derrière les omissions et mensonges gentils qui forment la base des relations sociales.
Celui qui se promène avec son exigence de sincérité, la projetant comme de l’eau à haute pression, fait le vide autour de lui. Les mensonges sont la sublimation de l’instinct de solidarité qui a fait de nous cette espèce grégaire et performante. Il s’oppose, dans un antagonisme constructif, à notre égocentrisme fondamental.

Pourquoi sommes-nous si inquiets de découvrir la véritable opinion que les autres ont de nous-mêmes ? Continue reading

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A moi les supercordes !

L’importance de l’homme a été ébranlée par trois chocs successifs.

Il a appris qu’il n’est qu’un point insignifiant dans l’univers. La Terre elle-même n’est qu’une poussière cosmique, et un aspirateur céleste qui passerait par là n’aurait aucune conscience d’ingurgiter un homme, là, installé personnellement à sa surface.

Il a appris être constitué à 70% d’eau, matériau bon marché et peu facile à saisir. Il est ainsi une espèce d’outre à pattes, dont la forme est vaguement maintenue par un assemblage de fibrilles, et encore faut-il qu’il soit très attentif à ce qu’il met dans son assiette.

Enfin, en ayant la mauvaise idée d’y regarder de plus près, il a appris qu’il recèle, pour l’essentiel, du vide, habité de quelques particules.
Cette fois c’en est trop ! A moi les supercordes ! Venez remplir ce néant de la continuité de vos vibrations spirituelles.
Soyez les dignes héritières des vibrations religieuses, qui ont tenu jusqu’au premier choc, des yin yang et autres chylifications mystérieuses qui ont résisté jusqu’au deuxième.
Supercordes, mettez fin à mon éparpillement.

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Alzheimer est un original

N’avoir que des idées originales est très simple : Perdez toute mémoire.

A contrario, une excellente mémoire donne l’impression que la vie est se balader dans les pages d’un dictionnaire.
Tenons cette mémoire à la bonne distance, ni trop vide ni trop influençante, en un mot : accessible.

Une intelligence artificielle qui prétend à nos performances ne doit pas disposer d’une grande étendue de mémoire permanente. Mieux vaut qu’elle pioche à la demande dans des annexes mémorielles chargées d’informations basiques, de façon à réanalyser celles-ci en fonction d’un nouveau contexte, et n’accorder à chaque acquis fixé en mémoire centrale qu’une note provisoire sur une échelle de certitude.

C’est ainsi que nous fonctionnons, malheureusement avec la terrible lenteur de l’influx neurologique, si bien que les plus vastes mémoires prennent très peu de décisions, et à une vitesse qui les fait surgir dans le vide, loin du moment où elles sont nécessaires.

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Diplôme

L’obtention du diplôme a une valeur symbolique capitale : L’on s’est hissé à la hauteur de ses prétentions. Pourtant il cache une méchante imposture : La vie n’est pas un programme universitaire, souvent même est masquée par lui.
Nous venons de réussir l’ascension de la pente la plus raide. Qu’il est grisant de contempler, derrière nous, le monde à nos pieds. Si nous ne sommes pas trop engourdis par le succès, nous pouvons lever la tête et voir la paroi immense qu’il reste à gravir. Tirons même davantage de prétention, en fait, d’être parmi les rares à s’en rendre compte.

Le diplôme est chargé d’une valeur enthousiasmante à l’époque où nous avons peu conscience de notre ignorance et où le savoir se situe à l’échelle de notre esprit. Nous devenons, d’un jour à l’autre, les maîtres du monde, avec les erreurs que cette confiance peut entraîner.
Le diplôme devient plus inquiétant dans un monde où l’étendue de ce que chacun doit encore découvrir est partout manifeste. Il peut sembler un gage d’assurance incertain, tandis qu’il retire du soutien : Nous ne pouvons plus prétendre à la naïveté. Nous devons être capables, alors qu’il reste tant à faire.
C’est une évolution inéluctable, mais ne serait-elle pas adoucie par un diplôme continu émaillé de célébrations régulières d’initiés ?

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Fragilité et vulnérabilité

Fragilité et vulnérabilité ne sont pas synonymes. Vulnérabilité indique une limite à la capacité de s’adapter à une agression, sans être forcément fragile.
Par exemple un bébé est vulnérable mais non fragile. Si l’on observe le déroulement d’un accouchement et le nombre de personnes qui y assistent, l’épreuve semble du niveau d’un accident sévère de la voie publique : Le bébé est broyé, sans aucun airbag pour le protéger, et la passivité des spectateurs est inquiétante… Pourtant le nouveau-né s’en tire généralement sans séquelles : Il n’est pas fragile. Par contre, oubliez-le dans une voiture au soleil : Il se fera rôtir alors qu’il suffirait d’ouvrir une fenêtre ; mais il n’a pas encore cette capacité d’adaptation : il est vulnérable.

La même observation peut être faite à propos de l’assurance personnelle. Certains n’en possèdent aucune, et sont fragiles : La moindre perturbation les déstabilise. D’autres semblent emplis d’une assurance inébranlable. La démonstration d’une erreur peine à les atteindre car ils s’accrochent à leur position tant qu’elle n’a pas perdu toute cohérence. Ceux-là sont vulnérables, c’est-à-dire que leur capacité d’adaptation a une limite fatale, et si un évènement la franchit, des dégâts considérables peuvent survenir.

Ce qui nous amène à une conclusion surprenante pour ceux qui s’avouent vulnérables, sans oser parler de fragilité :
Être un peu fragile diminue sa vulnérabilité.

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Scandale autour du Lombiator

Les médias ont tort de s’exciter sur le Médiator (1). Il existe des scandales plus graves mais occultes, qui touchent bien davantage de personnes dans leur quotidien.
Comme le fait remarquer Philippe Ha-Vinh, l’ostéoporose a fait l’objet de campagnes de prévention acharnées, tandis que les lombalgies et cervicalgies continuent à pourrir la vie des jeunes comme des vieux, dans l’indifférence générale. Les douleurs du 3ème âge, au quotidien, ne sont pas ostéoporotiques : Ce sont celles de l’arthrose, que l’on prévient non pas avec les placebos actuels mais avec des mesures physiques.
Et s’il ne s’agissait que du vieillard ! Il est devenu courant de voir des adolescents consulter pour des rachialgies mécaniques. Il va falloir s’habituer à voir au courrier, à côté de celle d’EDF, la facture de l’ostéopathe en prélèvement automatique.

Comment expliquer cette absence de concernement social pour des douleurs que tout le monde éprouve dans sa vie ?
En voici les grandes causes : Continue reading

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Vous avez un mess@ge hanté

Une histoire d’ectoplasmes ? Non. Le propre d’un message hanté est de transmettre une hantise. Voyons celui-ci :

Le Dr Oz a parlé sur une chaîne américaine du cancer de la thyroïde, de plus en plus fréquent chez la femme. Il a mentionné que l’augmentation pourrait être liée aux radiographies dentaires et mammographies. Il a montré que le tablier que le dentiste met sur vous pour vos radiographies dentaires comporte un petit clapet qui peut être relevé et enroulé autour de votre cou. Beaucoup de dentistes ne prennent pas la peine de l’utiliser. Et il existe un « protège-thyroïde » à utiliser lors des mammographies. Par coïncidence, j’ai eu ma mammographie annuelle hier. Je me sentais un peu ridicule, mais j’ai demandé pour la protection : le technicien en avait une dans un tiroir. J’ai demandé pourquoi elle n’était pas systématiquement utilisée.  Réponse: « Je ne sais pas, vous n’avez qu’à la demander… ». Eh bien, si je n’avais pas vu l’émission, comment aurais-je pu savoir ?

Conclusion évidente : Il ne faut pas hésiter à se protéger.

Les dessous de cette féminine affaire sont plus touffus. Tant mieux, c’est toujours un plaisir de les explorer : Continue reading

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Où en est la prothèse discale ?

Vu la fréquence de la pathologie discale, nous pourrions être tous tentés par la commande de 2 disques de rechange supplémentaires, les deux les plus bas situés finissant très mal leur carrière, sous le poids de tout ce mou qui se prélasse au-dessus de leur tête — nous exploitons toujours outrancièrement nos plus inférieurs —.
Malheureusement les indications de la prothèse discale restent rares, pour plusieurs raisons : Continue reading

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Déshabitation

A quoi sert de sauver un corps quand il n’y a plus d’esprit pour l’habiter ?
Ne voyez pas dans cette question une discussion éthique autour du coma profond, qui peut n’être qu’une déshabitation temporaire, mais plutôt autour de ce malade plus courant dont l’esprit s’est enfui dans une mythomanie, construite à partir de ses rêves, des drames rencontrés, du thème astral et de quelques hoax virtuels, et qui a confié son corps à la technique médicale. Il en a abandonné les commandes.
La frontière entre celui qui manoeuvre mal et celui qui a perdu tout intérêt pour la manoeuvre est celle-ci : Le premier demande qu’on lui montre mieux comment ça marche, le second réclame une boîte automatique. Continue reading

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Dernière ampoule

Le vieux psychasthénique est une maison quasi abandonnée, où la seule lumière allumée est celle du grenier, éclairant d’anciens coffres de souvenirs poussiéreux et immobiles.
Les visiteurs, quand il y en a, éclairent la salle à manger, préparent un bon repas à la cuisine, ouvrent les rideaux du salon et le soleil redonne des couleurs à la décoration, pendant une courte revue de l’actualité.
Le plus curieux de ces visiteurs ira faire un tour au grenier, s’intéressera peut-être aux trésors d’une autre vie.
Mieux vaut ne pas éteindre la lumière en partant, les maisons noires sont si lugubres.
Malheureusement, s’il vous prend l’envie de laisser tout éclairé, une main osseuse vient baisser les interrupteurs après votre départ, et retourne s’installer sous l’ampoule du grenier.

C’est parce que cette allégorie est si proche de la réalité que nous avons tant d’appréhension à visiter la maison des vieux.
Le plus attristant, celui dont je n’ose croiser le regard, est le vieillard qui a espéré toute sa vie un monde meilleur, promis par sa religion. A-t-il à l’esprit cette angoissante question :
Au paradis, me rendra-t-on ma raison ?

Je promets de ne plus faire de post aussi déprimant. En fait je ne me permets jamais de passer quoi que ce soit à l’acide sans avoir de nouvelles posi-illusions à proposer.

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