Une histoire de psy

« Vous n’aimez pas beaucoup les psychiatres, semble-t-il… Avez-vous eu une expérience personnelle pénible avec un psy ? »

Non. Je n’ai jamais jugé les psy qu’à travers leur littérature et leur travail chez des gens que je fréquentais au moins aussi souvent qu’eux.

En une seule occasion j’ai eu à parler avec l’un d’entre eux d’un problème qui me touchait de près : Continuer la lecture

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Le Crohn montre l’origine des rhumatismes inflammatoires

Des biologistes américains ont réussi à créer un modèle chez la souris qui reproduit les conditions exactes du développement de la maladie de Crohn humaine (affection inflammatoire chronique de l’intestin parfois très grave).
Les souris ont un gène muté, sont infectées avec un norovirus (souvent responsable de gastro-entérite chez l’homme) et on leur administre une substance toxique pour l’intestin, qui fragilise la paroi intestinale et déclenche une inflammation chronique par la flore bactérienne normale.
Quel rapport avec les rhumatismes ?
La maladie de Crohn elle-même donne fréquemment un rhumatisme articulaire, polyarthrite ou spondylarthrite.
Mais surtout, ce modèle est le prototype attendu de l’origine multifactorielle des rhumatismes inflammatoires : terrain génétique, germe facilitateur, agression initiant le rhumatisme, qui s’auto-entretient par la suite.
Avancée essentielle car si l’on tient correctement en respect la plupart des rhumatismes inflammatoires grâce aux traitements toujours plus pointus sur les rouages de l’inflammation, on ne les guérit toujours pas.
En connaître la source exacte ouvre la porte à un traitement radical.

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Médecine fondée sur les preuves (EBM) : Conclusion

Rappel : La médecine basée sur les preuves part du principe que les conduites intuitives ou tirées de l’expérience individuelles peuvent être fausses tant qu’elles n’ont pas été validées dans un nombre significatif de situations identiques.

Par un renversement d’attitude plutôt hormonal que scientifique - chacun détenant la vérité -, ce principe s’est transformé dès ses débuts en « une conduite intuitive n’a pas plus de chances d’être juste que son contraire tant qu’elle n’a pas reçu une validation statistique ». Continuer la lecture

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Difficile équilibre pour HON entre laxisme et intégrisme

Le 19 juil. 2010 à 08:15, honcode-fr@healthonnet.org a écrit :
- Concernant la source des données diffusées sur votre site Continuer la lecture

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La cartographie génétique annonce le contrôle ultime de votre vie par l’Hydre médicale

Vous trouvez la médecine préventive bien envahissante quand il faut gober un panier de pilules quotidiennes parce que des parents ont fait un infarctus ou un cancer, que votre tension, votre cholestérol ou votre sucre dépassent la moyenne d’un percentile de trop ?
Ce n’est pourtant que contraintes mesquines face aux ambitions de la prévention génétique.

En effet, le séquençage du génome a tellement baissé ses coûts que faire le vôtre n’est plus un rêve lointain.
On peut déjà faire analyser partiellement ses gènes, informations grossières et travesties sur internet pour amortir les coûts de la recherche privée, prédominante aux USA dans ce secteur.

Mais les prochaines générations disposeront sans doute de la carte individuelle de leurs gènes, et de grandes études épidémiologiques les impliquant dans telle ou telle pathologie.
Imaginez le nombre de risques à gérer !
Imaginez que l’on vous fournisse un risque relatif (le supplément de probabilité) pour chaque gène vis à vis de chaque maladie.
Clairement, vous confierez votre santé à un logiciel informatique et non plus à un médecin dépassé.

Cette multiplication du risque fera-t-elle de vous le valet d’une médecine préventive, poussant un lourd caddie de boîtes multicolores au retour de la pharmacie ?
Ou au contraire éteindra-t-elle ce souci du risque qui occupe tant de « longs malades » montrés par la statistique, et leurs médecins, à repousser les limites du handicap et de la mort, si occupés qu’ils n’ont plus beaucoup d’attrait pour faire autre chose de ces années gagnées…

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Journée mondiale des donneurs de sang

J’ai retoqué un peu l’affiche…
Bien sûr ceux qui croient aux vampires ne sortiront pas de chez eux…
Les autres, faites un don !

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Anneau gastrique

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Gastro-entérite

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Douleur périphérique ou centrale ?

L’essentiel:
Ceux qui s’attendent à un cours de neurologie seront déçus…
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La mort d’un mythe de la science-fiction

Le temps est une dimension, tandis que nous le considérons comme un mouvement.
C’est pourtant faux: cela équivaudrait à dire que « la profondeur va du moins profond au plus profond ». Mais la profondeur ne se déplace pas. Elle se mesure. Le temps aussi.

Le temps est une succession d’instants, comme la suite des points d’une droite. Nous ne nous « déplaçons « pas dans le temps. Le temps applique chaque instant après l’autre. C’est aussi immuable que chaque point juxtaposé après un autre sur une droite.
Il n’y a pas, ainsi, de voyage possible dans le temps, idée qui s’enracine dans notre conception fausse d’un mouvement du temps.
Cela voudrait dire qu’une droite pourrait ne plus être une droite, mais un labyrinthe de ramifications spontanées. Mais une dimension n’a pas de comportement si fantasque.

On ne connait pas encore toutes les forces qui peuvent s’exercer dans un même instant.
Ainsi certains phénomènes semblent invraisemblablement simultanés, alors qu’ils sont séparés par des distances énormes.
Mais le temps n’est pas une dimension de l’espace géométrique.
Des évènements simultanés ne changent pas l’existence même du temps, pas plus qu’une branche perpendiculaire va soudainement changer la définition d’une droite.

Exit donc le voyage physique dans le temps.
Par contre il existe dans notre esprit, y est même remarquablement facile.
C’est l’autre temps, celui de la conscience, qui n’a rien à voir,
et c’est créer une remarquable confusion qu’avoir attribué le même nom à ces deux temps,
au point que les philosophes eux-mêmes se sont perdus dans ces concepts, certains ayant conçu des philosophies du temps subjectif, d’autres du temps de l’univers, et cherchant à les comparer !
Autant comparer une longueur d’onde de la lumière et une illumination de notre esprit…

Le temps, qui ne s’écoule pas en physique -quel serait son lit ?-,
passe vraiment dans la conscience, succession d’influx nerveux en mode « idle ».
Nous percevons cet écoulement, en effet, surtout quand le cortex est « inoccupé », qu’il n’est pas saturé de tout un tas d’informations sensorielles et langagières.

En pratique dans une situation riche en stimulations, on ne voit pas le temps passer: Parc d’attraction, discussion passionnante, film rempli d’effets spéciaux, travail stressant…
Tandis que le temps s’étire interminablement dans une salle d’attente -surtout quand les magazines datent de 10 ans-.

Paradoxalement la mémoire « archive » le temps sur des critères inverses: Elle ne garde aucun souvenir de la salle d’attente, tandis qu’un évènement à fort contenu émotionnel, passé à la vitesse de l’éclair, est remémoré parfois seconde après seconde.

Notre conscience et sa mémoire nous permet tous les voyages.
Mais si vous voulez saisir une image de vous selon le temps physique -appelons-le « temps-lumière »-,
imaginez un portrait de vous-même avec, en s’approchant, le détail de votre écheveau de neurones connectés, avec, autour de vous, les photographies de votre passé telles que vous les remémorez, celles du futur que vous espérez, et devant votre image, le puzzle de vos activités de la journée à moitié terminé.

A chaque instant, ce portrait se modifie.
Le puzzle se complète, un nouveau apparaît chaque matin,
les photographies pâlissent, changent tandis que vos souvenirs en chassent d’autres.

Cette galerie immense de portraits est la façon dont le temps-lumière vous « voit »,
une vision empruntée au physicien mais qui pourrait être celle du psychiatre,
et qui est certainement la plus libre que l’on peut avoir de soi-même.

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