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	<title>Rhumatologie en Pratique</title>
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	<description>Le blog des maladies des os et des articulations</description>
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		<title>Face à la protestation</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:08:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pratique médicale]]></category>

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		<description><![CDATA[Pharmaciens en grève : un post calédonien, mais qui intéressera tous ceux confrontés à la désertification médicale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/vincre/2012/01/15/la-greve-des-pharmaciens/">Pharmaciens en grève</a> : un post calédonien, mais qui intéressera tous ceux confrontés à la désertification médicale.</p>
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		<title>Errance libérale</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 04:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde libéral est caractérisé, avant toute autre chose, par une foi inébranlable en l’existence de liberté. La croyance en des qualités intrinsèques à chaque être humain, propriétaires, débouche sur la conviction que nous sommes aux commandes de la conduite &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/15/errance-liberale/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le monde libéral est caractérisé, avant toute autre chose, par une foi inébranlable en <em>l’existence</em> de liberté. La croyance en des qualités intrinsèques à chaque être humain, <em>propriétaires</em>, débouche sur la conviction que nous sommes aux commandes de la conduite de notre vie, capables de gagner ou de perdre selon notre habileté, comme si l’on passait chez un concessionnaire s’offrir une superbe voiture de course, dont les potentialités autorisent toutes les ambitions, et d’ailleurs l’attirance du monde libéral pour les belles bagnoles n’est certainement pas un hasard <img src='http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>C’est à la fois la plus grossière, et la plus efficace, des illusions qui propulsent l’homme dans sa réalisation personnelle.</p>
<p>Si nous remontons cette grosse ficelle vers le début de chaque destin, banal ou exceptionnel, nous tombons sur une loterie génétique et ses lots d’aptitudes innées, dont il est difficile de tirer une réelle fierté : c’est comme si le lot lui-même se réjouissait d’être une récompense… Vous n’existez pas encore pour porter un tel jugement. C’est la société qui le porte. Et donc, en quelque sorte, la fierté envers nos capacités est un sentiment que nous empruntons plus tard à la société, avec des critères de jugement qui auraient pu être tout différents dans une autre.<br />
<span id="more-1354"></span></p>
<p>L’environnement va ensuite pétrir cette pâte génétique pour y sculpter notre personnalité. Là encore, nous n’avons pas vraiment les outils en main. Ce sont nos parents, nos éducateurs, des acteurs plus temporaires et d’autres eux-mêmes immatures, qui tiennent burins et marteaux. Les sculpteurs ne font pas réellement preuve d’initiative. Ils reproduisent le plan inscrit dans leur propre tête.<br />
En fait, les seules orientations inattendues de notre vie sont les évènements liés au hasard.<br />
Nous arrivons ainsi à une conclusion étonnante : S’il peut exister une liberté véritable, serait-ce de s’exposer volontairement à l’aléa ?<br />
Voici qui détache radicalement la liberté de nos qualités intrinsèques, n’est-ce pas ?</p>
<p>N’attachez cependant pas trop d’importance à ce discours de coupe-jarrets. Il faut en effet vider l’illusionnement de toute sa charge péjorative. Il est la définition la plus intime et pertinente de notre humanité, nous détachant de la condition, vide de sens, de machinerie biologique. En m’attaquant à l’illusion de liberté, je la détruis pour renforcer <em>l’impression</em> de liberté, plus sincère et moins fragile, et dont il est impossible de se blaser car on la perd et on la retrouve, comme une effloraison de printemps.<br />
Je peux recréer mes illusions, cette fois comme des chevaux fougueux que je place en attelage, capable de l’arrêter et de descendre de sa course folle, au lieu d’être moi-même ce jeune étalon fougueux qu’engloutira un jour un précipice. Pessimisme ? Non, nous affrontons tous un accident final. S’arrêter pendant cette folle épopée permet de prendre des photographies du monde et de les distribuer. Chacune contient une partie du monde et une partie de nous. Ces représentations, ou personae, sont les moyens les plus vraisemblables de notre survivance.</p>
<p>Mais là encore, n’hésitons pas à tresser de belles illusions. Inventons des paradis et des univers alternatifs.<br />
Nous finirons tous au contact du multi…ver.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Comment différencier une spondylarthrite inflammatoire d&#8217;une lombalgie mécanique banale ?</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 07:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pratique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Situation très courante, vu la fréquence des lombalgies chroniques, et gênante quand est finalement porté un diagnostic de rhumatisme inflammatoire alors que l’on a houspillé le patient sur son hygiène de vie depuis des mois ou années, voire entamé sa &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/14/comment-differencier-une-spondylarthrite-inflammatoire-dune-lombalgie-mecanique-banale/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Situation très courante, vu la fréquence des lombalgies chroniques, et gênante quand est finalement porté un diagnostic de rhumatisme inflammatoire alors que l’on a houspillé le patient sur son hygiène de vie depuis des mois ou années, voire entamé sa réorientation professionnelle.<br />
Les conséquences d’un retard diagnostique ne sont heureusement pas dramatiques, car les anti-inflammatoires sont toujours au moins partiellement efficaces, et souvent spectaculaires. C’est plutôt que le médecin et le patient sont gênés de respectivement en prescrire et en consommer autant, sans obtenir de guérison définitive. L’affirmation d’une spondylarthrite va au moins déculpabiliser cette situation car, contrairement aux lombalgies banales, l’utilisation au long cours des AINS est parfaitement conseillée, contre une inflammation « maladie », agressive, et non pas contre une inflammation bénéfique, tentative de réparation physiologique dans les discopathies par excès de contraintes mécaniques. <span id="more-1350"></span></p>
<p>Le diagnostic différentiel repose depuis plus de 20 ans sur les très efficaces critères d’Amor (1), auxquels il faut adjoindre maintenant un critère IRM (présence de multiples hypersignaux discrets sur les insertions ligamentaires vertébrales) si le score atteint une valeur litigieuse, à la limite de la significativité.</p>
<p>Plus simplement pour la pratique courante, une étude prospective allemande (2) a déterminé 5 items comme étant les plus vraisemblables en faveur du diagnostic de spondylarthropathie :<br />
-âge de début ≤ 35 ans<br />
-réveils douloureux en seconde partie de nuit<br />
-fessalgies à bascule<br />
-amélioration par les AINS dans les 48 heures<br />
-amélioration par l’exercice et non par le repos</p>
<p>__________________________________________________</p>
<p>(1) Critères de spondylarthropathie d’Amor<br />
Sensibilité 92% spécificité 98%. Le score doit atteindre 6 points :<br />
Clinique :<br />
1. douleurs nocturnes lombaires ou dorsales ou raideur matinale lombaire ou dorsale (1 point)<br />
2. oligoarthrite asymétrique (2 points)<br />
3. douleur fessière sans précision (1 point), douleur fessière à bascule (2 points)<br />
4. doigt ou orteil en saucisse (2 points)<br />
5. talalgie ou toute autre entésopathie (2 points)<br />
6. iritis (2 points)<br />
7. urétrite non gonococcique ou cervicite moins d’un mois avant le début d’une arthrite (1 point)<br />
8. diarrhée moins d’un mois avant une arthrite (1 point)<br />
9. présence ou antécédent de psoriasis, ou de balanite, ou d’entérocolopathie chronique (2 points)<br />
Radiologie :<br />
10. Sacro-iliite (stade&gt;2) (2 points)<br />
Terrain génétique :<br />
11. présence de l’antigène HLA-B27 ou antécédents familiaux de spondylarthrite, de syndrome de Reiter, de psoriasis, d’entérocolopathie chronique (2 points)<br />
Sensibilité au traitement :<br />
12. amélioration en 48 heures des douleurs par anti-inflammatoires non stéroidiens ou rechute rapide (</p>
<p>(2) Identifying patients with axial spondyloarthritis in primary care: how useful are items indicative of inflammatory back pain? Braun A. et coll, Ann Rheum Dis 20111;70:1782-7</p>
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		<title>Une garde-robe de personnalités</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 05:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[(Extrait de &#171;&#160;l&#8217;Homme polyconscient&#160;&#187;, à paraître) Comment se comporte la polyconscience au quotidien ? On pourrait dire qu’elle chausse une personnalité. Chaque individu joue un rôle choisi. Si on compare la polyconscience à un orchestre, elle dévide une partition de base, &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/14/une-garde-robe-de-personnalites/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Extrait de &laquo;&nbsp;l&#8217;Homme polyconscient&nbsp;&raquo;, à paraître)<br />
</em><br />
Comment se comporte la polyconscience au quotidien ?</p>
<p>On pourrait dire qu’elle <em>chausse une personnalité</em>. Chaque individu joue un rôle choisi. Si on compare la polyconscience à un orchestre, elle dévide une partition de base, qui varie selon l’environnement. Un personnage peut être affable et poli avec ses clients, emphatique et vulgaire au bistrot parmi ses amis, irritable, indifférent ou violent à son domicile. C’est pourtant la même personne, n’est-ce pas stupéfiant ?<br />
Cet individu peut, de surcroît, se regarder dans un miroir et ne se reconnaître pleinement dans aucune des différentes personnalités qu’il endosse. Il se rassure en se disant que c’est son « caractère ». Mais que se cache-t-il derrière cette simplification grossière ? Qu’est-ce que le « caractère », ses « sautes d’humeur », et pourquoi semble-t-il que nous ayons sur lui si peu de contrôle alors que tant de fonctions corporelles nous sont accessibles ?<br />
<span id="more-1347"></span><br />
Ces personnalités, l’individu les contient toutes, et en même temps aucune ne suffit à le définir. Elles sont des combinaisons de ses personae. Il ne faut pas reconnaître dans celles-ci des personnes au sens où on l’entend habituellement ; il s’agit de leurs rouages, acquis par mimétisme, et dont nous avons analysé les recombinaisons et leurs aptitudes à satisfaire nos instincts fondamentaux.</p>
<p>Quand l’habillage de personnalité laisse un courant de malaise dans la polyconscience, parce que nos intentions ne sont pas satisfaites, il faudrait théoriquement choisir une autre tenue. Deux obstacles se dressent :</p>
<p>La garde-robe n’est pas étoffée de la même façon chez tous et à tout âge. Nous démarrons avec une personnalité-layette, qui ne tiendrait guère la route s’il n’y avait nos parents pour s’en émouvoir. Nous empruntons ensuite au gré de nos relations sociales et utilisons des greffons pour présenter finalement au monde ce patchwork qui fait de nous un individu unique.<br />
Les pièces, cependant, sont les mêmes. Ce qui nous différencie les uns des autres est davantage notre capacité de « créateur de mode », c’est-à-dire de concevoir des assemblages différents et d’en repérer les avantages.<br />
Nous pouvons ainsi patiemment remplir un vaste dressing tout au long de notre vie, bien que nous constations que, pour des raisons biologiques, beaucoup de vêtements s’éliment ; nous perdons les moyens d’entretenir une telle richesse au grand âge et tendons à sortir tous les jours affublé de la même personnalité, blasée à force d’être utilisée.</p>
<p>Deuxième obstacle : changer de personnalité comporte des risques. L’enfant essaye tout ; puis des fessées ou autres mésaventures douloureuses guident ses adjonctions de schémas de comportement. Les frustrations rendent cette construction de plus en plus prudente. Un adulte ne change pas facilement cet édifice, pas toujours très stable, mais seule entreprise qui lui est bien connue et qui lui permet d’échanger des services avec l’environnement.<br />
S’il décide de prendre un nouveau chemin, il est préférable que sa base arrière soit sûre, et qu’il connaisse au moins grossièrement les plans de la ville que les autres ont construite autour de lui.<br />
Ainsi, l’assurance préalable est un élément essentiel de l’aptitude à endosser de nouveaux habits de personnalité. Le bébé possède une assurance intégrale, puisqu’il <em>est l’univers</em>. Il est capable d’entreprendre ce qu’aucun adulte n’oserait faire, à tort, ou à raison quand c’est passer par la fenêtre d’un 3ème étage…<br />
La sensibilité à l’environnement est un avantage si celui-ci est sécurisé : elle permet une intégration rapide de nouvelles fonctions mentales sans retour défavorable. Par contre, dans un environnement agressif, la sensibilité devient un handicap, car le gain d’assurance est très ardu.</p>
<p>Un autre élément contribue à différencier encore davantage les individus dans leur gestion du risque : c’est la confiance dans leur anticipation. Ici l’avantage va, paradoxalement, à la réflexion rudimentaire. En effet, passer outre les résultats décevants, quand on tente ses premières expériences, demande de ne pas les analyser avec trop de précision. Sinon, un comportement avéré défavorable ne serait plus jamais tenté, alors que son issue a été liée peut-être à un hasard malheureux.<br />
Cette puérilité qui consiste à retenter opiniâtrement, stupidement en apparence, une expérience ratée, est donc essentielle à notre développement. L’instinct, ce bourrin, est une brique fondamentale. C’est lui qui est la source de notre confiance, bien placée ou non, mais toujours indispensable. C’est lui probablement qui favorise l’oubli, en empêchant notre mémoire de créer des circuits inhibiteurs systématiques lors des épisodes désastreux de notre quotidien. Ses influx outrepassent les verrous mémoriels.<br />
C’est tout l’avantage de la jeunesse, au phénotype si pétulant, et son inconvénient, par les gamelles que lui vaut son enthousiasme et les casseroles qu’elle traîne parfois longtemps à cause de cette effarante absence de contrôle. Cependant, sans la tyrannie bénéfique de l’instinct, qui déborde la réflexion, nous ne prendrions sans doute même pas la peine de nous lever le matin, ne serait-ce que pour assurer la survie en cherchant un peu de pitance.</p>
<p>Notre psychisme est ainsi un mécanisme complexe où chaque élément est indispensable. L’idée longtemps populaire qu’il faut « lutter contre ses instincts » est pure bêtise. Ce qui est nécessaire est de comprendre comment ils participent à la construction de nos personae et les intégrer dans de nouveaux modèles, mieux adaptés aux situations rencontrées.<br />
Quelle tristesse, quand cet effort n’est pas entrepris, de voir l’instinct désigné comme unique et grossier coupable. L’on se contente alors de couper la carburation qu’il génère, par la chimie des psychotropes, l’isolement dans une cellule, une psychothérapie comportementale castratrice. Certes, ces mesures peuvent transitoirement annuler des symptômes, permettre une reconfiguration de la personnalité par sa déconstruction temporaire. Mais elles ne peuvent remplacer, en traitement de fond, un enrichissement de la polyconscience, qui s’effectue par la multiplication de nouvelles expériences sécurisées, au contraire de l’enfermement physique et psychique habituellement pratiqué qui ne fait que radicaliser la monoconscience existante.</p>
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		<title>Le génie de la foule</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 00:55:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[La sagesse de la foule contient un aspect décevant : Un groupe suffisamment grand devient parfaitement prévisible dans ses conclusions communes. Même s’il semble aboutir à l’option la plus juste, cela reste attaché à certains critères de jugement. La diversité s’efface &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/13/le-genie-de-la-foule/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La sagesse de la foule contient un aspect décevant : Un groupe suffisamment grand devient parfaitement prévisible dans ses conclusions communes. Même s’il semble aboutir à l’option la plus juste, cela reste attaché à certains critères de jugement. La diversité s’efface à l’échelle de la foule, au profit d’un conformisme absolu.</p>
<p>Cela provient du fait que ses membres se comportent comme des monoconsciences. Ils se conforment à leur opinion principale, effaçant les alternatives parasites. En un certain sens, c’est un gage d’efficacité de la sagesse collective ; impossible de s’y fier si les individus étaient imprévisibles.<br />
Pourtant, un groupe fait d’une somme de polyconscients, et mélangeant toutes ses tendances, pourrait voir celles qui sont réprimées s’additionner de façon inattendue. C’est-à-dire qu’une seconde opinion, moins gagnante chez la plupart des individus, mais présente chez un plus grand nombre, ferait au final un score plus élevé si elle ne restait pas dans l’ombre.</p>
<p>Nous aurions ainsi, avec une foule polyconsciente, un organisme beaucoup moins prévisible, qui donnerait de temps à autre des résultats différents d’un expert, parce qu’elle exhume la « petite idée », parfois en réalité la plus universelle, et que seul sait reconnaître celui qu’on baptise « génie ».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Discussion avec Entero Coli</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 05:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Question du Pr Schmoutt : Doit-on inclure notre flore bactérienne dans la polyconscience ? Ou encore : Doit-on discuter avec nos Enterocoli sur le siège des toilettes ? Il est certain que « l’Homme Polyconscient » sera incomplet sans raconter la question &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/12/discussion-avec-entero-coli/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Question du Pr Schmoutt : Doit-on inclure notre flore bactérienne dans la polyconscience ? Ou encore : Doit-on discuter avec nos Enterocoli sur le siège des toilettes ?</p>
<p>Il est certain que « l’Homme Polyconscient » sera incomplet sans raconter la question existentielle vue d&#8217;une bactérie, son quotidien putride, ses vacances dans l&#8217;iléon, moins pollué que le caecum, son aventure aux portes de l&#8217;estomac, milieu aussi hostile qu&#8217;Hiroshima après la bombe, où ne survivent que les « irradiés » : les Helicobacter.<br />
La fin de la vie « enterrestre » de notre bactérie survient lors du passage à travers l&#8217;anus, une brûlure par la lumière divine, tandis que les vautours — les mouches — viennent se repaître de la dépouille à la surface de l&#8217;étron mortuaire.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Névrose et psychose en polyconscience</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 05:19:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[En polyconscience, psychoses et névroses ne sont pas fondamentalement séparées. Toutes associent des désordres structuraux et une paupérisation de la société intérieure, qui la rend facilement débordée par les situations inhabituelles et stressantes. Le Moi est affaibli au point de &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/12/nevrose-et-psychose-en-polyconscience/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En polyconscience, psychoses et névroses ne sont pas fondamentalement séparées. Toutes associent des désordres structuraux et une paupérisation de la société intérieure, qui la rend facilement débordée par les situations inhabituelles et stressantes. Le Moi est affaibli au point de devenir fantomatique dans les psychoses, laissant la place à une persona unique, à l’adaptabilité sommaire, voire le psychisme n’arrive même plus à construire une persona et ce sont des psèmes élémentaires qui subsistent, ce que les psychiatres appellent une régression. <span id="more-1340"></span><br />
Le Moi étant une <em>assemblée</em>, ce sont donc les liaisons qui posent problème. La pathologie est fréquemment organique (absence de faisceaux de liaisons, troubles de la neurotransmission) parfois fonctionnelle (les liaisons n’ont pas pu devenir les autoroutes prévues du Moi, à cause d’un environnement défavorable).</p>
<p>Névroses : Elles ne sont pas nécessairement associées à des structures déficientes. Dans une vision utilitariste du psychisme, ce sont donc des conduites qui apportent un certain bénéfice. Elles se forment à cause d’une maturation psychique incomplète ou d’un conflit de polyconscience qui ne s’est pas résorbé correctement. Un « calcul » psychique s’est formé.<br />
La digestion des conflits se fait pendant le sommeil. Le Moi éveillé, en effet, empêche d’avoir accès à l’ensemble de sa polyconscience, particulièrement chez l’enfant, dont les représentations/personae sont frustres. Le comportement névrotique est une conduite approximative résultat d’une digestion avortée, voire est un mode « idle », une sorte de sommeil éveillé, qui tente de renouveler la digestion du problème pour réparer la conduite inappropriée. Si cette sorte d’auto-hypnose ne parvient pas au succès rapidement, elle recommence et s’allonge. Le comportement névrotique s’enracine dans les processus cérébraux. Il faut une mobilisation de plus en plus importante du psychisme pour sortir de ce somnambulisme. Seul un évènement grave continue à y parvenir, par exemple un enfant en danger permet à un claustrophobe de prendre l’ascenceur pour foncer à l’hôpital. C’est un phénomène analogue au monstre terrifiant qui nous éveille d’un cauchemar, période plus normale de digestion.</p>
<p>Psychoses : Les désordres structuraux sont plus graves. Des anomalies biologiques, métaboliques ou concernant l’intégrité des liaisons neurologiques, empêchent une communication satisfaisante entre aires cérébrales. Le handicap produit des effets défavorables dans la vie du sujet, si bien que le psychisme ne peut plus s’organiser autour de la réussite et de la gratification. Ce phénomène, entièrement d’origine sociale, aggrave considérablement les divergences entre psychismes performants et ceux dotés d’une adaptabilité médiocre. Les portes se ferment dans le couloir du psychotique qui n’arrive déjà pas à en créer beaucoup.</p>
<p>Psychoses et névroses ayant les mêmes ressorts, leurs symptômes s’associent fréquemment. Mais il est aussi difficile au psychotique de construire une névrose qu’un comportement « normal ».</p>
<p>Le comportement névrotique, tentative de rattrapage d’une digestion psychique insuffisante, n’apparaît pas seulement devant l’angoisse suscitée par la réapparition du problème — explication utilitariste habituelle de la névrose —. Ce processus réparateur automatique se remet en route périodiquement, d’autant plus facilement qu’il ne s’est pas manifesté depuis longtemps et que la polyconscience fait face à un nouveau type de conflit, ou une accumulation de ceux-ci.</p>
<p>Notons que la névrose devient ambivalente lorsqu’elle est source de bénéfices secondaires. La compulsion névrotique peut devenir source de plaisir parce qu’elle est, malgré tout, structurante. Elle devient alors indéracinable, passant d’un statut de processus digestif à celui voisin d’une persona. Parlons de névrose <em>autonomisée</em>. Toute polyconscience en comporte un certain nombre. Il ne lui est pas davantage possible de s’en débarrasser que d’élaguer une de ses autres branches. Eliminer la névrose à ce stade est une amputation. Heureusement, ce que tentent les thérapeutes est plutôt un changement de phénotype : ils travaillent sur les manifestations de la névrose, par des techniques comportementales, plutôt que sur sa cause.</p>
<p>Une névrose fond chez l’enfant comme du sucre dans l’eau. L’enfant les construit et les abandonne aussi vite que des tics quand il grandit dans une enceinte psychologique assez large pour lui permettre un grand nombre d’expériences. Les névroses ne deviennent source de conflit insoluble que face à des personae intraitables, des imitations parentales simplistes et rigides. Celles-ci sont favorisées à la fois par la part psycho-rigide réelle du caractère des parents, et par la pauvreté des représentations fabriquées par l’enfant, en particulier au plan de la richesse émotionnelle. Encore un mélange d’environnement et d’inné…</p>
<p>Le rituel névrotique est bien un moyen de défense, mais pas seulement dans le sens psychanalytique qu’il efface la nécessité de l’activité redoutée. Un sens nettement plus positif de cette défense est de replacer le psychisme dans un état semi-hypnotique capable de dissoudre le conflit, dont les ressorts sont en majeure partie inaccessibles au Moi.</p>
<p>Ramener une névrose autonomisée dans la polyconscience et la traiter comme une persona semble le meilleur moyen de la gérer… jusqu’à ce qu’elle s’effondre éventuellement. C’est un enkystement psychique et ses motivations peuvent disparaître à l’occasion d’un remaniement de la polyconscience. Si l’on n’a pas cette chance, la névrose peut être reconnue et contrôlée, c’est-à-dire que la polyconscience lui laisse libre cours si ses bénéfices sont supérieurs à ses inconvénients, et ici,<em> toutes les personae votent pour en décider</em>.<br />
Quand la névrose ne veut pas disparaître, ce n’est pas le signe d’une polyconscience pathologique, mais plutôt qu’elle a encore son utilité. Devenue persona, elle peut faire partie des moteurs de la polyconscience. A nouveau, les psychothérapies habituelles tentent, dans ce cas, une amputation. Il est impossible et dangereux de détruire une persona. Elle ne peut que mourir de sa belle mort, parce que devenue inefficace dans toutes les situations courantes, et encore reste-t-elle en mémoire. Il faut donc repérer quels sont ses avantages et trouver des procédés de remplacement. Par exemple une activité obsessionnelle qui envahit la journée sera mieux remplacée par une sieste que par une activité variée.</p>
<p>Nous avons assimilé la névrose à un calcul biliaire psychique, séquelle d’une mauvaise digestion. L’accumulation des calculs fait une digestion pénible et inefficace, pleine d’idées en boucle et de cauchemars répétitifs. L’esprit préfère alors s’abrutir. Alcool, benzodiazépines et autres drogues éliminent le sommeil paradoxal, la période de métabolisation psychique. Ils le remplacent par une extinction complète de la polyconscience, dépourvue de rêves. C’est une <em>involution</em> psychique, qui caractérise les esprits chargés en cailloux et en kystes insensibles en apparence à toute nouvelle digestion. Pourtant il existe des ondes de choc capables de les casser. Un traitement douloureux au début, qui fabriquait auparavant des destins aux rebonds fantastiques, mais que n’autorise plus l’éthique sociale actuelle.</p>
<p>Une forme particulière est la névrose d’angoisse orthostatique : L’individu est saisi, dès le lever du lit, par une anxiété insupportable à l’idée des responsabilités qui l’attendent dans la journée. Tout se passe comme si son assurance chutait brutalement, surprise par le procubitus, du cortex dans les chaussettes. En réalité, il s’agit d’une polyconscience fêtarde, qui a fait la bamba toute la nuit. La seule persona qui se réveille le matin est l’Enfant. Les autres ronflent bruyamment, effondrées sur les circonvolutions cérébrales. L’Enfant, seul aux commandes, est déboussolé. Il suce son pouce et touche, au hasard, quelques commandes motrices. L’individu névrosé exécute quelques mouvements automatiques mais semble quasiment paralysé, ne répond à aucune question, affiche par défaut une mimique inquiète. Les psychanalystes diagnostiquent une crise d’angoisse ; c’est une erreur : aucun conflit n’est possible puisque personne n’est levé, dans la polyconscience, pour y participer. Le traitement repose non pas sur les tranquillisants, qui aggravent les choses, mais sur la douche froide : l’individu commencera par hurler — c’est l’Enfant qui proteste — puis émettra quelques borborygmes peu à peu compréhensibles, traduisant le réveil difficile de la polyconscience.</p>
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		<title>Sur une fusée</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 21:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[La nouvelle année est un moment de fête mais pourrait être, juste après, un instant de questionnement. La plupart d’entre nous sommes emportés par le torrent de notre vie, nous n’en faisons jamais réellement le bilan, ou nous limitons-nous à &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/11/sur-une-fusee/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle année est un moment de fête mais pourrait être, juste après, un instant de questionnement.<br />
La plupart d’entre nous sommes emportés par le torrent de notre vie, nous n’en faisons jamais réellement le bilan, ou nous limitons-nous à des critères succincts. D’ailleurs « faire le bilan de sa vie », quand elle n’est pas terminée, est quasiment synonyme de soubresauts imprévus et pénibles. Comment se fait-il que l’on ne s’en préoccupe pas plus tôt, en bon gestionnaire ?<br />
Ou est-on joueur, curieux de savoir où les évènements vont nous emmener ? Mais à quel point cette frivolité peut-elle se développer sans se donner la peine de regarder ce qu’elle cache ? Jusqu’où peut-on confier son destin au hasard, dans une conviction de liberté qui naît en réalité de l’échec de projets enterrés dans une antique enfance ?</p>
<p>Les fusées d’artifice, qui tirent le regard vers le ciel, sont peut-être l’occasion d’y déplacer son esprit, et de contempler d’en haut celui que l’on est, au milieu d’une vaste foule.<br />
L’osmose est-elle bonne, comment peut-elle être améliorée ? Notre polyconscience est-elle en harmonie avec celle de nos proches ? Gagnerait-elle à être étoffée, si des routines ennuyeuses ou insatisfaisantes se sont installées ? Ou à être regroupée, si l’on a l’impression ne pas savoir quoi souhaiter ? Comment développer la polyconscience de nos proches ? N’est-ce pas en reconfigurant la nôtre, pour déstabiliser la représentation que les autres se font de nous, et les sortir de leur torpeur pour nous appréhender différemment ?</p>
<p>Offrons-nous, un instant, une journée, un effort qui n’est pas un travail, un sujet philosophique pour lequel il n’existe pas de corrigé : Quel est l’avenir de ce Moi ?</p>
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		<title>De l&#8217;écrivain à l&#8217;aliéné</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 20:54:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est facile de regarder vivre la polyconscience chez un scénariste ou un écrivain. Peut-on penser que les personnages créés dans son histoire ne sont que des représentations tenues à distance de son propre psychisme, pas davantage intégrées à lui &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/08/de-lecrivain-a-laliene/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est facile de regarder vivre la polyconscience chez un scénariste ou un écrivain.<br />
Peut-on penser que les personnages créés dans son histoire ne sont que des représentations tenues à distance de son propre psychisme, pas davantage intégrées à lui que la forme de son nez ? <span id="more-1333"></span><br />
La forme du nez, d’ailleurs, n’est déjà pas étrangère à notre personnalité. Qu’elle sorte de la norme et elle devient une imperfection dans l’interface qui nous met en relation avec les autres, source de mésentente, tandis que si elle est idéale elle est au contraire élément de construction assuré du psychisme… ce qui peut être dangereux car elle est fragile !<br />
Alors que penser d’une représentation complète d’un autre être humain, hébergée dans la conscience du scénariste et manipulée pour écrire sa vie quotidienne d’une façon entièrement vraisemblable, même quand elle exerce les pires monstruosités ou les plus merveilleux actes de bonté. D’où peuvent naître ces actes, sinon dans les schèmes d’une polyconscience ? Les briques de ces personnages y existent. Ce sont les personae. Elles sont recombinées pour enfanter ces individus imaginaires, mais pas impossibles. On pourrait les croiser dans le monde réel. Ils sont dotés d’une cohérence satisfaisante, même dans leurs délires. Il existe donc dans le cerveau du scénariste des mécanismes mentaux qui sont des miroirs de ces délires. Ils lui semblent suffisamment solides pour qu’un personnage réel, raconté dans son histoire, calque dessus l’intégralité de son comportement. Voici qui représente un peu plus de substance qu’une simple idée passagère.</p>
<p>Comment le scénariste peut-il tenir une telle entité à distance ? S’empêcher d’emprunter à ce comportement puisqu’il semble si cohérent ?<br />
Elle n’est qu’une persona, direz-vous. Cependant l’esprit du scénariste n’est pas une entité indépendante, une sorte de scientifique qui manipulerait prudemment avec des pinces les idées dangereuses. Il est un assemblage de ces personae, qui a déjà abouti, dans chaque contexte rencontré, à une attitude. Les comportements ont été mémorisés et servent de base aux anticipations et aux attitudes ultérieures. Des recombinaisons sont possibles. Elles sont même permanentes et obligatoires, ne tendant qu’à se figer lentement avec le vieillissement. Une persona peut toujours avoir un nouvel argument à proposer et modifier l’équilibre d’une attitude stéréotypée. Les rencontres avec d’autres polyconsciences sont continuelles ; leurs propres assemblages génèrent des comportements différents, sur des arguments originaux. Ils vont redonner éventuellement du pouvoir à certaines de nos personae, jusque là effacées, et modifier notre propre résultante.</p>
<p>Ainsi le scénariste, ou l’acteur, contient-il le personnage qu’il fait vivre, tout en restant quelqu’un d’autre.<br />
Il peut le tenir à distance respectable en le plaçant dans le rôle d’un outil qui rapporte de l’argent, plutôt que comme un modèle de vie, et ainsi ne sembler attacher aucune importance à ce dernier. Mais cela n’est possible que si la composition de son assemblée intérieure est déjà très stable, et n’a rien à faire de l’exemple proposé par ce personnage. Doutons-nous que, vu l’intimité dans laquelle il est situé, l’étanchéité complète soit impossible.</p>
<p>L’écrivain, un homme « normal », est ainsi équipé pour imaginer toutes les aliénations. Alors que l’aliéné ne peut imaginer un autre comportement que le sien.<br />
Le délire avéré ou la dangerosité d’un individu n’est pas lié à la simple possession d’une persona psychopathique, mais à la pauvreté de la polyconscience, qui ne permet pas une synthèse élaborée, où la persona en question serait un utile agitateur, et non un commandeur.</p>
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		<title>Blinder Based Medecine : Le régime qui booste le cerveau</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 08:22:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blinder Based Medecine]]></category>

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		<description><![CDATA[Étude de Maret Trabet, université d’Oregon, parue dans Neurology : « relève les effets positifs d’un taux sanguin élevé de vitamines B, C, D, E et d’oméga 3 sur les performances cognitives » et conclue que ces résultats « montrent clairement &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/06/blinder-based-medecine-le-regime-qui-booste-le-cerveau/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Étude de Maret Trabet, université d’Oregon, parue dans Neurology : « relève les effets positifs d’un taux sanguin élevé de vitamines B, C, D, E et d’oméga 3 sur les performances cognitives » et conclue que ces résultats « montrent clairement que l’activité biologique et neurologique est associée à des taux de nutriments dans le sang ».<br />
L&#8217;étude a concerné 104 sujets, moyenne 87 ans. « Les personnes avec les meilleurs résultats cognitifs consomment régulièrement poisson, fruits et légumes apportant des vitamines B, C, D et E. A l’inverse, un taux élevé d’acides gras produits lors de la friture des aliments et présents en quantité dans les aliments vendus dans les chaines de restauration rapide est associé aux plus mauvaises performances cérébrales » (Science &#038; Avenir).</em></p>
<p>Les taux de vitamines sont-ils cause ou conséquence des performances cérébrales différentes ? Rien ne permet de le savoir. Il existe déjà une forte publicité sur les critères de &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mauvaise&nbsp;&raquo; alimentation. Les personnes les plus éduquées en tiennent davantage compte que les autres, qui fréquentent les fast-food également pour une question de finances.<br />
Cette étude, sans même parler de son faible effectif, n&#8217;a donc aucune valeur. Il aurait fallu, pour qu&#8217;elle soit recevable, qu&#8217;elle concerne des gens <em>n&#8217;ayant pas le choix</em> de leur alimentation, par exemple parce qu&#8217;ils sont confinés dans un milieu géographique n&#8217;offrant pas d&#8217;alternative.<br />
Aurait-on d&#8217;ailleurs découvert que les populations se nourrissant naturellement de fruits et légumes sont plus performantes cérébralement que celles qui baignent dans la friture ? Pas à ma connaissance.<br />
Il faudrait également, avant de tirer la moindre conclusion, inverser le régime des personnes étudiées et constater si leurs performances évoluent dans le sens attendu…<br />
Étude pilotée par une certaine industrie de la &laquo;&nbsp;bonne bouffe&nbsp;&raquo; ?</p>
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		<title>Maladies de la dédifférentiation</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/04/maladies-de-la-dedifferentiation/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 08:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et société]]></category>
		<category><![CDATA[fibromyalgie]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[L’évolution bataille avec nos choix sociaux, parfois d’une façon très sournoise. Prenons par exemple la sensibilité au stress. Il est probable qu’elle soit un avantage évolutif, et même que l’excès de susceptibilité au stress, rencontré dans le sexe féminin, soit &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/04/maladies-de-la-dedifferentiation/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’évolution bataille avec nos choix sociaux, parfois d’une façon très sournoise.<br />
Prenons par exemple la sensibilité au stress. Il est probable qu’elle soit un avantage évolutif, et même que <em>l’excès</em> de susceptibilité au stress, rencontré dans le sexe féminin, soit un progrès évolutif.</p>
<p>La différentiation sexuelle fut le starter de la biodiversité. La recombinaison des patrimoines génétiques devint facile et féconde, avec ses ratés, mais aussi ses nouveautés compétitives, sélectionnées par la concurrence dans le milieu.<br />
La différentiation s’est accompagnée d’une spécialisation des sexes. Dans l’espèce humaine, la femme, admirablement conçue pour la fabrication et l’élevage de la progéniture, est moins performante pour guerroyer, courir et chasser la nourriture. Quand un groupe de primates est en situation de danger, les mâles s’interposent, tandis que femelles et petits dégagent le terrain. Les plus sensibles au stress sont ici les plus adaptées. La femelle qui se moquerait du danger ou chercherait à l’affronter directement aurait peu de chances d’y survivre bien longtemps. Sa disparition est plus grave pour le clan que celle d’un mâle, fertilisateur de nombreuses femelles, tandis que celles-ci ne portent qu’un enfant à la fois.<br />
Une femelle particulièrement sensible au stress tient les aptitudes protectrices des mâles en éveil. Elle est un avantage pour le groupe.</p>
<p>La société moderne ayant défini d’autres critères, avec une dédifférentiation des sexes et une égalisation des tâches, la sensibilité exacerbée au stress est devenue un désavantage social. Notons que les femmes ont récupéré beaucoup de contraintes masculines sans s’être débarrassées des leurs. Elles se trouvent dans une situation ambivalente, où la sensibilité et la richesse des émotions restent un avantage pour la progéniture, dont il faut toujours se préoccuper, mais sont aussi un handicap dans une société productiviste, peut-être tout autant génératrice de stress que l’étaient nos anciens prédateurs. La réussite sociale ne peut plus se faire qu’au détriment de l’attention portée à la progéniture, au lieu de passer par elle.</p>
<p>Est-il surprenant dans ces conditions que soient apparues des maladies spécifiques de l’excès de stress féminin ?<br />
Mais plus encore, n’est-il pas dommageable que la société ait transformé en maladie une caractéristique qui ne l’a jamais été, qui fut au contraire une qualité, sans doute encore programmée, d’une façon ou d’une autre, dans notre génome et notre comportement ?</p>
<p><em>sur une idée de Guy Southwell</em></p>
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		<title>La voie de la documentation des autres</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 08:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[La plupart des mal-êtres prolongés proviennent d’une difficulté à relier les évènements de la vie. Malheurs et déceptions, considérés dans une perspective rétrécie, accentuent leur effet péjoratif, mais les réussites sont également concernées, car elles prennent trop d’ampleur, et font &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/04/la-voie-de-la-documentation-des-autres/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La plupart des mal-êtres prolongés proviennent d’une difficulté à relier les évènements de la vie. Malheurs et déceptions, considérés dans une perspective rétrécie, accentuent leur effet péjoratif, mais les réussites sont également concernées, car elles prennent trop d’ampleur, et font le lit de déceptions futures.<br />
Les thérapies actuelles du mal-être se rangent en deux catégories :<br />
<span id="more-1323"></span><br />
La psychanalyse tente de rétablir la concordance dans l’histoire de la personne par une enquête ambitieuse et difficile. Elle est souvent mise en échec par la nécessité de fortes ressources personnelles. L’analyse ne donne pas les clefs de la reprogrammation d’une conscience, elle la laisse avec ses défenses démontées, à nouveau enfant obligé de se (re)construire, en espérant qu’il possède d’autres briques.</p>
<p>Les thérapies cognitives <em>apprennent à se comporter</em> en personne satisfaite. C’est un conditionnement qui, par chance, réussit mieux là où la psychanalyse échoue, puisqu’il propose au contraire un modèle « éprouvé », sans guère s’attaquer aux racines des dysfonctionnements du précédent.</p>
<p>Il existe une troisième voie qui transgresse les limites des deux premières. Elle n’est pas proposée, mais connue intrinsèquement des thérapeutes. Il s’agit de relier les évènements de la vie… des autres.<br />
Le faire sur la sienne souffre d’un inconvénient évident : il est très ardu de s’en détacher, de n’y mettre qu’une dose raisonnable d’émotion. Comment abaisser ses boucliers, quand on est en train de retracer la bataille qui les a fait lever ? Une méthode moins brutale est d’étudier les techniques de défense d’autres « généraux », analyser les erreurs qui leur ont fait perdre des guerres, en faire un livre d’expérience. Avec un tel manuel, impossible de se perdre au milieu de ses propres tranchées.</p>
<p>Cette méthode qui n’est pas proposée est largement, par empirisme, utilisée :<br />
Les thérapeutes ne sont pas indemnes eux-mêmes de soucis existentiels, voire on peut subodorer que ceux-ci ont influencé leur orientation professionnelle. Bonne pioche ! Traiter, accompagner, découvrir les modèles étrangers, est constructeur.<br />
Bon nombre de personnes en fin de cure psychanalytique, quand celle-ci a pris une place cardinale dans leur vie, deviennent à leur tour analystes, ou s’engagent dans différentes activités de soutien à autrui. Ici encore, la cure n’a pas fourni de matériaux de construction variés. L’ex-curiste les cherche, efficacement, par l’enquête chez les autres.<br />
Enfin, la manifestation la plus contemporaine de cette troisième voie est l’essor des forums d’entraide. La motivation des « doctinautes » ne peut être réduite à un désir de valorisation personnelle. A travers les solutions proposées aux problèmes des forumeurs, on améliore la cohérence des évènements de la vie, trame dans laquelle on ancre, avec une fermeté croissante, sa propre histoire.</p>
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		<item>
		<title>Quel empirisme pour la médecine ?</title>
		<link>http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/02/quel-empirisme-pour-la-medecine/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 20:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et société]]></category>

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		<description><![CDATA[Au siècle dernier coexistaient encore deux médecines, celle qui considère tout patient comme fondamentalement bien portant — en tenant compte d’une variabilité des qualités individuelles nécessaire à la diversité —, et mis en difficulté temporaire par la maladie, l’autre, qui regarde avec &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2012/01/02/quel-empirisme-pour-la-medecine/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au siècle dernier coexistaient encore deux médecines, celle qui considère tout patient comme fondamentalement bien portant — en tenant compte d’une variabilité des qualités individuelles nécessaire à la diversité —, et mis en difficulté temporaire par la maladie, l’autre, qui regarde avec suspicion le même patient, persuadée que sa bonne mine n’est que temporaire et que tout, à l’intérieur, est prêt à dérailler.<br />
La science de la prédiction du risque, apanage de la seconde, a provoqué l’extinction de la première médecine, dont l’objectif n’était pas d’éradiquer la maladie mais d’aider et d’améliorer les méthodes utilisées par le corps pour s’en débarrasser.<br />
Derrière la nouvelle médecine se profile l’idéal que nous voguions à bord d’un véhicule corporel inaltérable et éternel, idéal déconnecté du fait que nos intentions profondes s’enracinent dans notre faillibilité et notre impermanence. Notre désir de s’améliorer, de se reproduire, de transmettre notre conscience dans des écrits ou une progéniture, tout ceci est ancré dans une biologie que certains peuvent considérer comme imparfaite et défectueuse, mais qui a fait de nous cet exceptionnel animal intelligent. Sommes-nous certains de faire mieux que la Nature en nous supprimant toute difficulté ? L’insatisfaction peut-elle être éradiquée sans que nos motivations en soient touchées ?</p>
<p>L’homme a déjà commencé à se modifier sans bien comprendre ses ressorts intimes.<br />
Le bon empirisme de la médecine, en attendant le succès de telles recherches, n’est pas de supprimer les obstacles mais d’aider au mieux à les surmonter.<br />
C&#8217;est ainsi que nous avons toujours avancé en étendue de conscience autant qu’en santé.</p>
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		<title>Sacrée Vie</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 07:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et société]]></category>

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		<description><![CDATA[L’existence de morts émouvantes indique une erreur conceptuelle dans le diktat de la Vie Sacrée. Eviter la mort anonyme est plus important que garder la vie sacrée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’existence de morts émouvantes indique une erreur conceptuelle dans le diktat de la Vie Sacrée.</p>
<p><em>Eviter la mort anonyme est plus important que garder la vie sacrée.</em></p>
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		<title>Justice !</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 02:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/files/2011/12/justice.jpg" alt="" title="justice" width="500" height="537" class="alignnone size-full wp-image-1304" /></p>
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		<title>Où sont les malades ?</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2011 04:48:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et société]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon avenir de médecin me semble compromis : Je ne reconnais plus de « malades ». Je ne croise que des gens insatisfaits de leur état, et ainsi ils ne semblent pas faire partie d’une catégorie si particulière, justifiant ce terme repoussant de &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/12/11/ou-sont-les-malades/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon avenir de médecin me semble compromis : Je ne reconnais plus de « malades ». Je ne croise que des gens insatisfaits de leur état, et ainsi ils ne semblent pas faire partie d’une catégorie si particulière, justifiant ce terme repoussant de « malade ».<br />
Pire, l’insatisfaction me semblant un ingrédient indispensable du bonheur, ces gens me semblent <em>en bon état</em> quand ils se plaignent. Les seuls vrais malades rencontrés, finalement, sont ceux qui répondent à tout par l’indifférence. Des corps déshabités. Les véritables, mais heureusement rares, dépressifs.<br />
La dépression : un évanouissement de l’esprit. Comment faire repartir un être quand la courroie de transmission est rompue ? Heureusement une rupture vraie, biologique, irréparable, n’est pas le cas le plus fréquent. Généralement une pluie de déceptions a lentement grippé les engrenages, a fini par former une gangue de rouille et de cendres. Au fond, si l’électroencéphalogramme n’est pas plat, persistent toujours quelques braises.</p>
<p>N’attaché-je aucune importance aux maladies organiques ? On se penche certainement trop sur elles quand on fait de la santé un but et non plus seulement un moyen de vivre.<br />
Si nous ne sommes pas de simples plantes, la vie est un espace de temps propre à établir quelques réalisations. Il faut déjà en consommer une bonne partie pour s’en rendre compte : Nous démarrons sur un mode vierge et quasi-végétatif. Heureusement que l’instinct commande à notre mère d’identifier un fragment de merveilleux dans ce petit être informe qui émerge de son ventre, sinon nous irions probablement, toujours attachés au placenta, directement dans le sac-poubelle.<br />
Ce n’est d’ailleurs pas la moindre des complications de l’accouchement par le siège, que ce soit une paire de fesses qui émerge en premier, à la place d’une tête, traduisant une maigre dotation en conscience.<br />
Où se cacher quand votre premier cri a été un gaz ?<br />
<span id="more-1297"></span><br />
Une assemblée vierge de cellules végétatives, porteuse de grands espoirs, voilà notre premier état. Ainsi, quand un bébé est atteint d’une maladie léthale, devrions-nous avoir de la peine pour l’être non formé ou pour le saccage des espérances de ses parents ?<br />
Comme discuté ailleurs, le sacré serait plus juste et plus profitable à l’humanité s’il était déplacé de la vie vers la conscience. La conscience est la porte menant à la construction d’espérances sophistiquées, elles-mêmes tremplin vers l’immortalité. La maladie est certes un inconfort, mais surtout une menace de faillibilité et de mort prématurée. La conscience affûtée, pleine d’attentes insatisfaites, se désespère, mais en même temps réalise les limites qui cernent son projet : La mort est une loi intégrée à la vie. Tandis que la maladie est un aléa. Si elle ne peut réellement s’en accommoder, elle s’y adapte dans la complétion du projet personnel, comme on change de chemin pour arriver à un sommet sublime parce qu’une crevasse s’est ouverte sur l’itinéraire prévu.</p>
<p>La maladie est bien plus dramatique quand il n’existe rien de tout cela, aucun projet existentiel, ne serait-ce que la simple attente d’une vie meilleure après la mort, projet le plus populaire dans les siècles passés, et auquel on ne peut reprocher que sa fragilité face aux convictions matérialistes sadiques et dominatrices.</p>
<p>Ce n’est donc pas la maladie en elle-même qui est dramatique, mais l’état de la conscience qui la subit. C’est pourquoi je ne vois plus de maladies, mais des consciences frustrées, étranglées par les idées reçues, aux projets en phase terminale d’anémie. Est-ce un hasard si un grand nombre de « malades », en pleine ère scientifique, continuent à chercher ailleurs que chez les organistes une soupe épaisse et riche d’illusions magnifiques et mystérieuses, nourriture plus consistante pour leurs consciences affamées.</p>
<p>Pourquoi les médecins ne se préoccupent-ils pas de développer cette gastronomie, à côté du fast-food pillulisé allopathique ?</p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que le délire ?</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 23:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie de bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[La définition du délire est, en principe, quand rêverie et imagination nous éloignent de la réalité, et que nous continuons malgré tout à y engager notre croyance qu’il s’agit de la vérité. L’Homme, d’après ces termes, est un être fondamentalement &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/11/13/quest-ce-que-le-delire%c2%a0/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La définition du délire est, en principe, quand rêverie et imagination nous éloignent de la réalité, et que nous continuons malgré tout à y engager notre croyance qu’il s’agit de la vérité.<br />
L’Homme, d’après ces termes, est un être fondamentalement délirant. Tous, en effet, nous utilisons des systèmes d’illusion plaqués sur la réalité, qui s’en rapprochent plus ou moins mais ne peuvent y coller tout à fait, ne serait-ce que par l’obligation de respecter l’organisation sociale, qui est pragmatique et non réaliste.</p>
<p>Le délire pathologique n’existe ainsi que du point de vue des autres, et plus précisément quand une majorité des autres tombe d’accord pour le définir ainsi. La méthode utilisée est d’indiquer la limite où le délire perd sa cohérence et est défavorable à son auteur. Mais évidemment ces conséquences sont appréciées dans un système de règles et d’organisation sociale spécifique, que respecte la majorité des autres. Nous l’avons appelé la panconscience.</p>
<p>En polyconscience, le délire peut être précisé comme une faiblesse de cette panconscience. <span id="more-1292"></span>Elle n’est pas assez puissante pour imposer le mode de pensée le plus répandu. Le reste de la polyconscience en a créé un plus original.<br />
A priori sa cohérence peut être excellente. Par exemple ma propre théorie de la polyconscience sera considérée par certains comme un délire. Mais la justesse de ses conclusions dans de nombreuses situations délicates m’aident à les dénouer plus facilement. Elle améliore mon emprise sur le monde.<br />
Cependant la plupart des délires sont suspects, parce qu’ils s’éloignent de la position de la panconscience, référencée comme la meilleure puisque majoritaire — dans une société où l’on pense librement —.</p>
<p>La pathologie naît, strictement, quand la panconscience, ce gendarme qui nous relie aux autres et à la réalité « majoritaire », est quasi inexistante parce que l’individu n’est pas capable de la construire normalement, et/ou que le fonctionnement de la polyconscience est éclaté, sans concertation entre les personae.</p>
<p>La première situation pourrait être confondue avec le psychopathe : Chez celui-ci, une enfance particulière n’a pas permis l’assimilation des règles morales. La panconscience est anéantie par la persona instinctive égocentrique. La cohérence reste bonne, ce qui ne semble pas pouvoir en faire un délire. Mais nous voyons ici la difficulté de la définition du délire, qui est relative : Elle s’applique à des idées qui ne s’accordent pas aux faits observés. Mais la réalité et son observation sont <em>toujours tronqués</em>, quelle que soit la conscience qui les examine. Notre définition est donc plus exactement une déviance d’appréciation de la réalité, dont le psychopathe fait partie. Le décalage est permis par une faiblesse de la panconscience, c’est pourquoi j’énonce celle-ci comme la véritable fondation du délire.</p>
<p>Le délire pathologique est plus souvent incohérent, parce qu’il n’existe pas de communication entre les personae et que leur synthèse, le Moi, n’apparaît pas. La panconscience est minable, moins ici parce que l’environnement a été défavorable, que parce qu’elle est elle-même le résultat d’une synthèse de personae courantes et publiques, qui n’a pas pu être davantage construite que le Moi. Les anomalies neuro-biologiques sont au premier plan. C’est un dysfonctionnement du cerveau. Les déterminants d’un fonctionnement normal sont visiblement trop complexes pour que l’évolution ait éliminé toutes les pathologies… ou peut-être cela nous indique-t-il que les délires ont des avantages évolutifs malgré tout ?</p>
<p>C’est l’Homme, au final, qui se charge à présent de remettre les cerveaux délirants sur les rails, et il en est encore au stade de l’expérimentation tâtonnante. Il se repose sans doute trop sur les drogues, alors que le délire comporte à l’évidence un problème de câblage, d’organisation cérébrale. N’oublions pas que la plasticité cérébrale permet de profondes modifications dans cette organisation… à condition de comprendre les exercices nécessaires.</p>
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		<title>Physique-études</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 02:45:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et société]]></category>

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		<description><![CDATA[N&#8217;est-il pas incongru que l&#8217;on ait créé une branche sport-études pour des jeunes qui vont chercher à raccourcir de quelques secondes leur temps aux 100m, et qu&#8217;aucune éducation physique particulière n&#8217;accompagne ceux qui vont se diriger vers un métier éprouvant &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/11/04/physique-etudes/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>N&#8217;est-il pas incongru que l&#8217;on ait créé une branche sport-études pour des jeunes qui vont chercher à raccourcir de quelques secondes leur temps aux 100m, et qu&#8217;aucune éducation physique particulière n&#8217;accompagne ceux qui vont se diriger vers un métier éprouvant pour l&#8217;appareil locomoteur, en raison des charges, des postures et des machines impérieuses qu&#8217;ils vont affronter ?<br />
La retraite d&#8217;un sportif professionnel survient vers la trentaine, celle d&#8217;un travailleur manuel à 60 ans ou plus, avec la certitude que son aptitude aura commencé à décliner bien avant.<br />
<span id="more-1283"></span><br />
La période où le corps est le plus facile à adapter à une activité physique va de l&#8217;adolescence au début de l&#8217;âge adulte. Les tendons sont capables de se renforcer, les cartilages parviennent à s&#8217;épaissir. Plus tard seule la masse musculaire est encore honorablement apte à s&#8217;améliorer, mais même elle finit par être frappée de sénescence : les fibres musculaires — sarcolemmes —  fondent chez le vieux.</p>
<p>Actuellement les jeunes dirigés vers les métiers manuels sont en échec scolaire ou en situation précaire. Peu en font vraiment un choix. Terrifiante imbécillité du système quand on voit les compétences de ces bricoleurs, inventeurs, techniciens et artistes habiles : Pourquoi les diriger vers un métier pour lequel ils sont faits en leur adjoignant le boulet d&#8217;un échec lourdement sous-entendu, et en négligeant les moyens de leur préparation physique, dans un budget essentiellement consacré aux métiers informationnels ?<br />
Tyrannie de l&#8217;intellectualisme.</p>
<p>On rencontre ainsi couramment en fin de carrière des manuels qui tiennent à force de fierté masculine, avec la sensation tout de même d&#8217;avoir été un peu négligés, voire d&#8217;avoir été traités comme leur boîte à outils : La société tâche de les faire tenir un maximum, puis brutalement : retraite. Rebut ?<br />
Certains ne s&#8217;en affectent guère parce qu&#8217;ils ont surmonté depuis longtemps l&#8217;ambiance scolaire dévalorisante initiale, ont été leur propre patron, savent ce qu&#8217;ils valent. Ce sont ceux-là aussi, généralement, qui n&#8217;ont pas attendu de démonstration pour trouver les meilleurs gestes pour travailler. Ils sont encore en bon état ostéo-articulaire à la soixantaine.<br />
D&#8217;autres, quelques années après la retraite, donnent l&#8217;impression d&#8217;avoir été jetés dans une décharge humaine. La désocialisation entraînée par la perte du milieu professionnel semble affaiblir leur esprit parallèlement à leur masse musculaire. Tendons et jointures sont plus abimés que chez les autres, mais ils s&#8217;en plaignent peu, ce n&#8217;est pas le genre. Cependant, cela nuit quelque peu à l&#8217;entrain le matin&#8230;</p>
<p>Refondons, par les physiques-études, la préparation aux métiers manuels. Voici une branche de la balance commerciale — le travailleur physique — qui pourrait voir ainsi diminuer ses importations&#8230;</p>
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		<title>La théorie de la relativité médicale</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 02:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blinder Based Medecine]]></category>
		<category><![CDATA[Pratique médicale]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[La médecine, en matière scientifique, est arrêtée à la théorie de la relativité générale. Elle a identifié des corpuscules-maladies, qu&#8217;elle a nommées, mais dont il est impossible de définir la position exacte : Il n&#8217;existe pas de cas clinique réel &#8230; <a href="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/2011/11/04/la-theorie-de-la-relativite-medicale/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La médecine, en matière scientifique, est arrêtée à la théorie de la relativité générale. Elle a identifié des corpuscules-maladies, qu&#8217;elle a nommées, mais dont il est impossible de définir la position exacte : Il n&#8217;existe pas de cas clinique réel qui puisse être défini comme la référence formelle pour chacune.<br />
Malgré tout la science médicale place la définition de la maladie sur cette case de départ, et analyse ses multiples trajectoires, pour tenter de déterminer la plus probable, et éventuellement la corriger.<br />
La physique quantique, qui s&#8217;est imposée au-delà de la relativité générale pour expliquer l&#8217;infiniment petit, est capable de prédire l&#8217;état final d&#8217;un système avec une grande finesse.<br />
L&#8217;individu malade au sein du système de santé est &#8211; notre amour-propre peut-il s&#8217;en remettre ? &#8211; proche lui aussi de l&#8217;infiniment petit. Las, la médecine, avec ses outils de statistique générale, est bien incapable de déterminer aussi précisément l&#8217;état final du patient.</p>
<p>D&#8217;autres outils théoriques existent. Malheureusement, à l&#8217;instar de la théorie des cordes qui a dévoré pendant vingt ans, en vain, les ressources de la physique théorique, la statistique générale phagocyte tous les moyens de la science médicale,</p>
<p>tandis que le malade-corpuscule, incompris, attend quelques certitudes sur son devenir.</p>
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		<title>Transhumanisme</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 13:22:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rhumatopratique.com/wp/rp/files/2011/10/transhumanisme.jpg" alt="" title="transhumanisme" width="500" height="544" class="alignnone size-full wp-image-1278" /></p>
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