mai 182013
 
« Laissez-moi ! Nous ne sommes pas du même monde… »

« Laissez-moi ! Nous ne sommes pas du même monde… »

Ce blog semble fermement engagé aux côtés des neurosciences pour autopsier l’esprit humain et établir les plans de son squelette. Jamais cependant la démarche n’a été, ici, réductrice ; la jonction que nous cherchons à établir entre l’axone du neurone et le tentacule de la conscience ne participe pas que d’une recherche biologique ; elle ressemble plutôt à la construction du chemin de fer transcontinental américain : deux compagnies rivales avancent, mais sont bien obligées au final d’établir leur connexion.
Pour en témoigner, voici un pamphlet vif sur les effets d’un scientisme des émotions : Continue reading »

 Posted by at 15 h 56 min
mai 072013
 

Un jour que Dieu se promenait sur la plage, il trouva l’endroit bien désert et monotone. Il dit aux grains de sable : «Faites un concours de châteaux !». Et les grains se juchèrent les uns sur les autres, s’organisant comme ils pouvaient, comme cela venait, avec leur frustre expérience, commençant par construire de vagues éminences, puis affinant les formes, sculptant, ajoutant des étages et des ornements, jusqu’à établir des milliers d’édifices étonnants.
Tous constitués des mêmes grains de sable, pas un château n’était semblable. Dieu était satisfait. Chaque jour il déambulait à travers la plage paradisiaque constamment transformée par les créatures de sable. Elles percevaient sa présence sans le voir.
Un matin, l’une d’elles termina de fabriquer une extension extraordinairement évoluée. Un oeil. Qui s’ouvrit…

Dieu courut mettre un pagne…

 Posted by at 6 h 31 min
déc 212012
 

Le-Monde-Polyconscient-final

Avez-vous jamais voulu savoir comment l’arborescence de milliards de neurones, à présent illuminée par les IRM comme des sapins de Noël, pouvait faire naître votre pétillante conscience ?
Notre expédition, à travers ces pages, n’est pas technologique. Elle poursuit un mythe, le Moi. Nous ne le trouverons pas. C’est toute une société intérieure que nous découvrirons à sa place, dans une démarche spéculative, mais bien outillée scientifiquement : évolution, auto-organisation, repères, confrontation avec les théories existantes ; nous vérifierons la congruence de la polyconscience avec le monde que nous fréquentons.
Vous-même risquez d’y perdre votre « Je ». Ce livre n’est point un mets pour tous les esprits. Dotez le vôtre de quelques rations de survie avant de lui faire explorer la jungle polyconsciente…

 Posted by at 22 h 39 min
oct 232012
 

La psychologie a voulu, dans un désir de reconnaissance, ressembler aux « belles » sciences, mathématique et physique. Elle s’est efforcée de bannir la subjectivité de ses recherches, tout en empruntant aux mathématiques l’habit costume-cravate de la statistique. Elle s’est cantonnée au comportementalisme, accréditant presque des croyances métaphysiques, comme s’il existait une âme irréductible par l’analyse, boite noire de nos conduites intérieures.
Si cette approche a permis de trouver des analogies dans les comportements, est-elle cohérente quand ils sont des produits de la subjectivité ? La psychologie recommence depuis ce siècle à s’intéresser à celle-ci.

L’objectivité n’est qu’un langage entre subjectivités. Elle n’est pas une finalité en soi. Chacun d’entre nous construit un univers subjectif spécifique. Ce qui fait de l’objectivité un outil de communication précieux est sa capacité à harmoniser nos représentations avec ce que le monde réel nous suggère, et les univers propres de nos congénères. Il n’est pas nécessaire que le réel devienne notre monde intérieur. Heureusement, car il n’a pas d’intentions. La subjectivité est le réenchantement, la conception d’un monde magique, illusoire en cet instant, mais auquel le réel pourrait ressembler si les intentions qui nous en séparent se réalisent.

Ceux d’entre nous qui misent sur l’objectivité à tout prix et en impriment la marque sur chaque facette de leur existence, captent le pouvoir de la science, de la communication objective. C’est un pouvoir énorme dans une société recentrée étroitement sur l’information. Ils se disent « objectifs », scientifiques, mais en réalité, exercent comme les autres leurs intentions : appelons-les gentiment « besoin d’exister », mais c’est plus précisément un appétit pour sa part de pouvoir social.
Un être entièrement objectif n’existe pas. Une machine correspond à cette définition. Les hommes qui s’en rapprochent sont mortellement ennuyeux. Derrière les connaissances qu’ils possèdent, éblouissantes par leur étendue, se cache parfois un vide terrible de subjectivité. Il se devine par l’absence d’humour, la difficulté à s’intéresser à ce qui n’est pas le champ habituel de leur connaissance, des relations humaines très conventionnelles. A l’évidence nous connaissons tous quelques scientifiques irréprochables qui auraient besoin d’une bonne perfusion de subjectivité.

La médecine, malheureusement, est toujours plongée dans cet obscurantisme relatif qu’a connu la psychologie. Elle aura davantage de difficultés à en sortir parce qu’il lui est plus facile de conserver l’illusion d’une « belle » science. Après tout la statistique codifie plutôt bien les mécanismes biologiques. Que ceux-ci aient produit une faculté émergente appelée « conscience » ne concerne pas directement la médecine du corps.
Même la psychiatrie s’est trouvée contaminée par ce bug logique et, contrairement à la psychologie,  tente toujours de s’affranchir de la subjectivité.

Au final pourtant, les résultats de la médecine sont présentés à des subjectivités : les patients. Sans rien connaître de leurs identités. Elle ne sait pas codifier leurs critères subjectifs : importance générale de la maladie, mythes accompagnant les différentes affections, questions existentielles, vieillissement, face à face avec la mort, conflit de la santé avec les autres aspects de la vie, acceptabilité du risque. Rien d’étonnant, dans ces conditions, que le discours de la médecine ne soit pas toujours reçu comme elle l’attend… objectivement.

Pour pallier à cette originalité pénible du patient, l’effort porte sur la seule solution que puisse imaginer l’objectivité : donner au patient le modèle de ce qu’il devrait penser. Objectif de santé parfaite — « que les politiques se débrouillent pour payer » —, fidélité exemplaire au traitement, attention aux effets secondaires mais surtout pas d’inquiétude, le résultat est satisfaisant parce qu’il est conforme aux statistiques… arrêtons là d’éreinter nos objectivistes.

Cette médecine espère un monde de patients conformes, respectant les critères qu’elle sait étudier, faisant resplendir sa tenue de « science parfaite », qu’elle est loin d’être en réalité : si les mathématiques peuvent s’auto-congratuler parce qu’elles renferment les éléments de leur propre cohérence, la médecine ne cerne l’être humain qu’en négligeant la « matière noire » de sa subjectivité.

Actuellement l’on ne peut faire de la science médicale qu’en se rétrécissant l’esprit. C’est un véritable défi que créer la véritable science de l’être humain, qui en intégrera toutes les parties.

 Posted by at 20 h 58 min
sept 022012
 

La polyconscience est une théorie auto-organisationnelle de l’esprit.
Nous n’imaginons pas, pour la plupart, l’importance de l’auto-organisation dans le moindre aspect de la vie qui nous entoure. Après quelques cours de biologie au lycée, il nous semble logique et naturel qu’un être humain entièrement constitué l’ait été à partir d’une séquence microscopique de molécules contenue dans l’ADN. Malgré la richesse des combinaisons possibles, l’ADN est en fait sévèrement contrôlé, dans sa réplication et sa transmission. Nous savons d’ailleurs que les ratés sont source de maladies graves, même si certains comme les cancers sont eux-mêmes programmés. Le nombre des combinaisons réellement utilisées par la génétique n’est donc pas en réalité si élevé. Largement insuffisant en tout cas pour expliquer la variabilité des humains adultes, dans leur phénotype et leur comportement. Songez que le patrimoine génétique du chimpanzé ne diffère que par 1% du nôtre, et cela suffit déjà à scinder une espèce différente. Dans quelle minuscule originalité génétique se niche donc notre visage unique, sans parler de nos empreintes digitales ? Aucun code ne contient le détail de ce que nous sommes. Et pourtant nous ne devenons pas n’importe quoi. Nous sommes même une construction tri-dimensionnelle très précise, toujours dotée de membres, d’organes pareillement situés, d’éminences arrondissant des endroits identiques. Au niveau microscopique, les cellules se groupent en des centres particuliers, spécialisés. Toute cette organisation est si bien planifiée que nos comportements vont suivre un sillon pré-établi, tracé par le piétinement incessant de milliers de générations.

Une telle finesse n’est pas contenue dans l’ADN. Certains y voient l’intervention d’une main divine, ou le patient travail des lutins du Père Noël, installés dans une dimension invisible. Mais le souverain de notre destin est sans doute le principe de l’auto-organisation : de la même manière que le Big Bang n’a pas donné un univers uniforme, soupe particulaire sans le moindre relief, un oeuf fécondé ne produit pas un amas de cellules réduit à l’état de flaque par la gravité. Chaque molécule biologique interagit avec ses voisines en créant des « microclimats » locaux. Les cellules font de même. L’orientation spatiale de leurs voisines crée à chaque endroit des conditions spécifiques. Le code trace les grands sillons de leur devenir. Chaque installation et différentiation métabolique fine provient d’interactions locales, dont la complexité explique parfaitement, elle, la grande variabilité des organismes adultes. Le code génétique, dans ce contexte, doit être vu moins comme un planificateur que comme un système de filets protecteurs qui évite de trop grands débordements. Ouf ! Le tube digestif ne peut pas inverser son sens de circulation et ses deux sphincters… Continue reading »

 Posted by at 13 h 51 min
juil 182012
 

Le principe de précaution est directement issu du partage de responsabilité. Il fut une époque où les décisions incombaient entièrement aux dirigeants et aux professionnels du domaine concerné. Les autres obéissaient. Tout homme étant faillible, certains choix étaient catastrophiques. Leurs auteurs en prenaient plus facilement la responsabilité, même si une punition était rarement appliquée en proportion : les hommes n’étaient pas égaux.
Avec la démocratie tout a changé : le dirigeant est devenu un représentant. De plus en plus, il traduit et applique une décision collective. En cas d’échec, la responsabilité est diluée à présent au sein du système qui l’inclut, lui, ses assistants et tous ses électeurs. La justice peine à désigner des coupables et devrait agrandir ses tribunaux à la taille d’un stade pour faire entrer tous les accusés. Le quidam moyen perçoit cette part de responsabilité qui lui est désormais attribuée pour les grandes affaires citoyennes : écologie, santé, sécurité publique… Il ne peut que se laisser séduire par le principe de précaution, seule assurance que cette fraction de responsabilité ne va pas lui nuire.

L’inconvénient de cette politique, vous le devinez, est que la moindre entreprise aléatoire peine à démarrer sous un éclairage si crû des risques, périclite au premier incident, et a toutes les chances de s’éteindre avant d’avoir produit son premier résultat. Entre l’ère où l’inventeur prenait seul ses risques et ses responsabilités, et notre société surveillante attentive de chaque entreprise pour le compte de ses électeurs responsables, la différence est : extinction de la diversité. Or, sans elle, nous ne serions jamais arrivés à ce degré d’évolution dans un tel délai.
La précaution, doit-on dire pour la soutenir, peut n’être appliquée que graduellement, en fonction de la gravité des décisions ou du caractère sensible des recherches entreprises. Mais ce serait mal connaître nos mentalités que la croire aussi facile à contenir. La sueur de cette frayeur s’étend au contraire sur le buvard de notre esprit affamé de sécurité. L’exemple en a été donné par la médecine du doute qui s’est mise à douter de tout, même des pratiques sur lesquelles elle ne disposait d’aucune donnée. Et on ne peut lui donner tort, puisqu’on n’en connaît pas les risques.
Toute la tromperie du mot « risque » réside dans son double sens : l’on tente de le réintégrer dans la raison par la statistique, alors qu’il a toujours inclus, dans sa réalisation, une pure émotion.

Quelle est la bonne politique vis à vis du risque ? Comment éviter que son contrôle n’éteigne de grandes inventions et de surprenantes idées, dans une société tellement surveillée que le rebelle ne peut plus se cacher ? Plutôt que ligoter toutes les initiatives par les liens souvent aveugles du principe de précaution, mieux vaudrait réapprendre la responsabilité, et l’appliquer en bonne proportion. Demandons aux entrepreneurs du risque d’écrire les issues incertaines qui les guettent — car ils sont souvent les mieux placés pour en juger — de façon à ce qu’ils les assument et reconsidèrent leurs options, après s’être eux-mêmes parfaitement informés.

 Posted by at 17 h 20 min
juin 072012
 

L’essentiel :
-Hamer et le cancer libérateur.
-Médecines alternatives : intérêts et excès.
-Comment l’élitisme universitaire favorise l’intrusion des pseudo-sciences dans les cabinets.
-Hamer, Hahnemann, et les situations de Gettier : qu’est-ce que la connaissance ?
-Le débat philosophique sur la priorité du savoir-faire ou de la connaissance propositionnelle (intellectualisme).
Continue reading »

juin 022012
 

Abandonnons l’idée d’un génome ou d’un environnement qui nous programment de façon précise. Ce qu’ils tracent dans nos processus physiologiques est une vallée — la structure d’un chemin préférentiel —, mais aussi la capacité à s’écarter du centre de la vallée et en remonter les pentes, pour finalement y retomber si le vertige nous a pris, ou éventuellement passer la crête et changer de vallée.
Une autre analogie est d’imaginer notre comportement comme une balle attachée par un élastique à un train miniature qui suit le rail du programme génétique. Sous l’effet des obstacles du décor, la balle rebondit, heurte, s’écarte et tend de plus en plus fort l’élastique, qui la ramène finalement sur le chemin imposé si aucune amélioration des conditions initiales ne survient. Par contre, si la position excentrée de la balle produit un bénéfice évident, c’est-à-dire qu’un comportement inhabituel se révèle gratifiant pour l’individu, l’élastique casse, et la balle se retrouve captée par un autre train, cheminant sur une voie nouvelle, reliée par un élastique régénéré, et reprenant ses soubresauts, autant curieux qu’imposés.
Continue reading »

 Posted by at 8 h 39 min
avr 262012
 

Réfléchissons plus avant aux paradoxes qui entourent la conscience d’un Soi. Elle naît, nous l’avons vu dans l’Homme Polyconscient, du tronc cérébral, carrefour des influx constants qui proviennent de l’intégralité du milieu interne et témoignant normalement de son bon fonctionnement. Tout cet organisme est en renouvellement perpétuel : il faut quelques jours seulement à la muqueuse intestinale pour être remplacée, et une dizaine d’années à l’os, au métabolisme le plus lent. A ce moment, nous sommes un corps entièrement nouveau, qui génère la « même » conscience d’un Soi permanent, alors que n’existe plus une seule cellule ou fibre de l’organisme précédent.
Une seule population résiste au changement : les neurones. Mais ces braves gaulois poilus ne constituent pourtant que le réceptacle de la conscience de Soi. Ils sont en fait les artisans principaux du changement, de la mode, puisqu’ils fabriquent les représentations et que celles-ci sont, pour la plupart, bien plus éphémères que l’os. Le tableau général du Moi, incluant toute la polyconscience, prend un aspect fort différent d’une décennie à l’autre de la vie. La seule permanence physique que nous possédons est la « toile » vierge du réseau neuronal brut, sur laquelle viennent s’inscrire et s’effacer les représentations — une multitude de liaisons fragiles —.

Notre part permanente ne possède aucune âme, tandis que l’endroit d’où semble provenir notre âme n’a aucune permanence.

Le paradoxe naît dans la perspective. Pour comprendre comment la perspective fabrique la conscience du Soi, il faut faire un peu de physique : Continue reading »

 Posted by at 21 h 25 min
avr 242012
 

La science pose ses propres postulats, ce qui la rend peut-être fausse sur tout ou partie. Mais le penser repose également sur une pré-supposition : que la raison humaine soit indépendante du monde qu’elle explore ; qu’elle soit une sorte d’émanation divine, originelle, créatrice de concepts aussi bien illogiques que logiques, parfois sans rapport aucun avec la réalité du monde. Est-ce véritablement possible ? L’esprit humain, fondamentalement un imitateur, un mélangeur et un réassortisseur génial, est-il capable d’imaginer quelque chose qui soit totalement étranger à ce monde ? Ou ne se leurre-t-il pas en trouvant des concepts innovants parce que, surtout, ils n’ont jamais encore été imaginés, à cause d’une vision trop étriquée du monde réel, une vision traditionnelle, c’est-à-dire déjà issue de l’homme et restreinte par la portée de son imagination antérieure ? Les concepts sont-ils une création de l’esprit humain ou sont-ils là de toute éternité, attendant que notre imagination parvienne à les appréhender parce que le langage du monde finit par lui être enfin compréhensible ?

Le doute est lui-même un postulat. Il est possible que chacun de nos concepts ait un sens… parce que nous ne serions pas en mesure d’imaginer l’impossible.

 Posted by at 12 h 41 min
avr 162012
 

Les blogs tournaient au ralenti ces derniers temps parce que je mettais la dernière main à cet ouvrage, « L’Homme polyconscient », qui paraît aujourd’hui.
La profession médicale apporte ses moments de grand bonheur, ses dépits — généralement liés à notre ignorance, que le travail peut combler —, et aussi ses impostures, qui relèvent par contre d’un aveuglement plus difficile à contourner. Les règles professionnelles tendent de plus en plus à devenir celles d’une science « dure », comme si les patients étaient un matériau métallurgique au comportement toujours identique, ou du moins prédictible. Mais le patient — tout individu en fait — est l’interaction d’un physique accessible dans ses rouages les plus simples à la méthode scientifique, et d’une conscience qui ne l’est pas, car elle s’auto-organise selon ses propres règles. La médecine du quotidien est ainsi devenue un atelier de mécanique où l’on fait une vidange, un réglage de carburation et un changement de plaquettes, sans se préoccuper de l’électronique de commande, extraordinairement complexe sur les modèles contemporains. Tout au plus établit-on un modèle psychologique du conducteur, et s’il est un peu nerveux au volant nous allons lui trouver de quoi se calmer ! Les processus sous-conscients du psychisme, qui relient le comportement aux sensations corporelles et à leurs maladies, sont terra incognita… où l’on entend toutes sortes de prophètes, car il n’existe plus tant de terres inconnues pour attirer inventeurs et aventuriers.
Je me suis équipé pour me lancer à mon tour dans ces friches de la médecine, avec des objectifs précis : rester en contact avec la vraisemblance scientifique mais m’affranchir de ses effets réducteurs ; déconstruire avant de tenter un réenchantement de notre existence ; amener à un palier maximal de conscience — avec nos moyens actuels — que j’ai appelé la polyconscience.
Ce n’est pas un livre de médecine mais une nouvelle théorie de la conscience, aux prolongements étonnants vers la philosophie, la sociologie, l’épistémologie. C’est un creuset capable de refondre nos questions existentielles en solutions véritablement innovantes. Un livre difficile pour ceux qui se contentent d’éprouver la vie ; une échelle pour celui qui veut la contempler ?…
Version livre couverture souple, 202 pages
Version eBook format epub (Kobo FNAC, iPad…)

 Posted by at 12 h 03 min
mar 032012
 

Scientifiques, religieux, adeptes de toutes croyances, se rejoignent sur une carence commune : tous sont impuissants ou malhabiles à traiter ce qui échappe à leur foi. La seule issue est généralement de chercher à imposer sa foi.
La foi est, ainsi, source de tous les conflits.
Le scientifique ne fait pas mieux que les autres en ce domaine, même s’il affirme que ses croyances sont bien plus fondées que les autres, et le monde matériel lui apporte presque systématiquement son appui. Mais il n’existe pas de méthode scientifique pour traiter ce qui échappe encore à la vérification scientifique.
Nous attendons la Science Universelle, qui se définit par l’existence d’une méthodologie propre à gérer ce qui relève de sa foi, et d’une autre pour ce qui n’en relève pas.

 Posted by at 9 h 45 min
nov 042011
 

La médecine, en matière scientifique, est arrêtée à la théorie de la relativité générale. Elle a identifié des corpuscules-maladies, qu’elle a nommées, mais dont il est impossible de définir la position exacte : Il n’existe pas de cas clinique réel qui puisse être défini comme la référence formelle pour chacune.
Malgré tout la science médicale place la définition de la maladie sur cette case de départ, et analyse ses multiples trajectoires, pour tenter de déterminer la plus probable, et éventuellement la corriger.
La physique quantique, qui s’est imposée au-delà de la relativité générale pour expliquer l’infiniment petit, est capable de prédire l’état final d’un système avec une grande finesse.
L’individu malade au sein du système de santé est – notre amour-propre peut-il s’en remettre ? – proche lui aussi de l’infiniment petit. Las, la médecine, avec ses outils de statistique générale, est bien incapable de déterminer aussi précisément l’état final du patient.

D’autres outils théoriques existent. Malheureusement, à l’instar de la théorie des cordes qui a dévoré pendant vingt ans, en vain, les ressources de la physique théorique, la statistique générale phagocyte tous les moyens de la science médicale,

tandis que le malade-corpuscule, incompris, attend quelques certitudes sur son devenir.

 Posted by at 12 h 39 min
oct 082011
 

L’essentiel : Tentons d’y voir clair dans le match sagesse collective versus avis d’experts. Lire « La sagesse des foules », de James Surowiecki, est un bon départ pour les novices.
La première partie de l’article se penche sur la réalité de la sagesse des foules. La seconde réunit diverses réflexions sur l’expertise. Enfin la dernière traite de l’application à la médecine.
Continue reading »

 Posted by at 7 h 23 min