Existe-t-il à ce jour une sérieuse Théorie du Tout ?

Existe-t-il à ce jour une sérieuse Théorie du Tout ?

Nombreuses candidates, explorant chacune une facette spécialisée de l’existant… pas une seule ne relie tout. Elles se répartissent en 4 grandes catégories : mystiques, scientistes, humanistes, épistémologiques. Comment unifier ces systèmes de cohérence, quand chacun se présente comme discipline fondamentale de la pensée. Le mysticisme ignore superbement les découvertes scientifiques ; la science appelle Théorie du Tout une unification du monde physique qui réduit l’homme à un tas de particules élémentaires ; l’humanisme au contraire s’attache exclusivement aux contenus de la conscience, sans s’inquiéter de leur provenance ; enfin les épistémologues manquent de connaissances fondamentales assez poussées pour faire la leçon aux scientifiques.

David Chalmers affirme qu’en premier ressort, une vraie théorie du Tout ne peut se fonder uniquement sur les lois physiques, doit inclure la relation entre les processus physiques et l’expérience consciente. Pas de possibilité d’édifier une telle théorie sans comprendre, déjà, comment fonctionne la conscience.

Diversium-blogCette prescription est à la base du livre « Diversium, une théorie de Tout et de Toujours ». Le défi : respecter les données scientifiques, inclure notre outil à élaborer un espace conceptuel : l’esprit, enfin relier et non pas évacuer les suggestions théologiques ou philosophiques. La force de notre approche est son interdisciplinarité. Chaque spécialiste peut y trouver de nouvelles réponses car elle est, avant tout, un mode de pensée innovant.

La coeur du livre se déroule ainsi :

—Théorisation du fonctionnement de l’esprit humain, en accord avec les recherches neuroscientifiques les plus récentes : principe d’une pyramide auto-organisée dont les étages produisent une complexification croissante des concepts (assimilables à des lois d’organisation stratifiées), passant du biologique au mental, du réflexe à la réflexion.

—Extension du principe de stratification à l’organisation des niveaux successifs de la matière (partie de la pyramide allant des particules élémentaires jusqu’à notre système neurologique), ainsi qu’à l’organisation sociale (partie au-dessus de nos esprits individuels, qui en sont le support).

Toutes les disciplines sont ainsi concernées par cette théorie, dont l’apport essentiel est de n’enfermer aucune dans un cadre préétabli. Au contraire elle protège l’indépendance de leurs paradigmes respectifs. Le Diversium est une machine à diversification. Le niveau supplémentaire d’organisation que nous pouvons ajouter à notre pensée aussi bien qu’à la société se gagne en considérant toutes les alternatives et en les mettant en conflit.

Il ne s’agit donc pas d’une tentative d’enterrer ces conflits sous une théorie hégémonique mais presque de les exalter, afin d’aboutir à la meilleure issue, qui peut-être aussi bien une harmonisation, un dualisme ou la célébrité d’une solution nettement supérieure aux autres, colonisant le niveau d’organisation considéré.

Ce nouveau mode de pensée encourage à identifier le niveau du Diversium où s’ancre le paradigme que l’on veut utiliser. Un paradigme est un langage descriptif des lois d’organisation d’un plan spécifique. Sa puissance peut s’étendre aux niveaux adjacents mais s’épuise par l’addition des indépendances que forment ces strates. Par exemple le modèle standard règne en maître sur les particules quantiques, nécessite des corrections pour s’adapter à la réalité macroscopique, et n’explique en rien nos conduites humaines, beaucoup plus haut situées dans le Diversium. A cette altitude, chacun peut concevoir sa propre théorie de la personnalité, et survivre.

Notre mode de pensée stratifié résout de nombreuses impasses contemporaines de la connaissance, aussi bien en physique fondamentale, en médecine, en sociologie, en spiritualité.

Enfin cette théorie du Tout explique comment s’extraire elle-même du problème de la circularité.

En dix volumes, pensez-vous ? Non, seulement 30.000 mots…

Pourquoi ne peut-on pas encore « traiter » la mort ?

(réponse à cette demande posée sur un forum US)

La question est fondée sur un abus publicitaire : les promesses sans limites de la médecine, marketing évidemment déconnecté de la réalité. La mort n’est pas évitable, mais il existe des problèmes beaucoup plus simples qui ne sont pas supprimés par la médecine : le mal de dos, la migraine, les viroses hivernales.

« Traiter » la mort n’est pas un abus de langage. Il est exact que ce n’est pas une maladie. Mais personne ne voit d’inconvénient à parler du « traitement » de l’arthrose, des déficits endocriniens,  des rides, des ralentissements cognitifs, qui sont également des effets normaux du vieillissement.

Parlons de « retirer » la mort pour indiquer que ce n’est pas un défaut de fonctionnement.

Parmi les méthodes utilisées pour ne pas craindre la mort, invoquer la fatalité est l’une des moins efficaces. Gardons-lui son impopularité. Mieux vaut faire attentivement son marché parmi le vaste éventail des enchantements qui font avaler plus facilement cette pilule amère : foi en l’après-vie, attachement à l’instant (très négligé par les personnes âgées qui voient au contraire le temps filer comme de l’eau entre les doigts), postures philosophiques diverses qui permettent de construire un théâtre absolument personnel pour le drame de nos derniers instants.

« Finir en beauté » est bien plus séduisant que « finir parce que c’est la fatalité ». Nous voulons mettre une signification sur chacun des instants importants de notre vie. Supporteriez-vous que votre mort soit une marque « fin » de série ? Non, nous adorons les génériques de fin où passe le bêtisier du film. Préparez-vous plutôt à éprouver ce que vous vous êtes toujours refusé (mais vous avez eu une secrète et intense curiosité à ce sujet).

Je ne crois pas que les occidentaux croient sincèrement à l’après-vie. Si c’était le cas, nous ferions une fête d’enfer lors du « passage » du (plus trop) vivant vers sa nouvelle résidence, le Grand Tout, laissant derrière lui le commuter traffic et autres routines affligeantes de notre existence rampante. Mais non. Les indigènes du Pacifique font de telles fêtes débridées parce qu’ils sont persuadés que le disparu survit à travers eux et la terre des ancêtres. Je suis plutôt d’accord avec ça. Nous survivons à coup sûr dans le terreau… de la mémoire de nos proches, dont nous devenons des briques, des éléments du décorum intérieur. Je me suis réapproprié bien davantage les valeurs et les talents de ma mère quand elle est décédée, parce que son corps avait fait son temps pour les supporter. Il fallait bien les transférer quelque part. Bibliothèques et photographies ne contiennent pas tout. Le phénomène de ma mère est imprimé dans mon esprit, et j’en transmettrai les fragments inusables à mes descendants, parce qu’ils m’auront vu les mettre brillamment en pratique.

Bon, je me suis écarté du sujet. Et une larme menace d’un court-circuit la touche « M » de mon clavier, très sollicitée dans l’écriture de « maman ». Alors, nous disions : peut-on « retirer » la mort ?

Bien sûr. C’est une faculté naturelle, et non une tare, une imperfection de notre patrimoine génétique. La mort est utile. Surtout à l’espèce c’est vrai. Il fallait bien que l’évolution affine le modèle Homo Sapiens en renouvelant rapidement les générations, en mélangeant les cartes génétiques, en les soumettant aux aléas de l’environnement. Imaginez que dame Nature ait décidé  de faire de notre ancêtre commun avec le singe un être immortel. Il se serait répandu sur la planète comme une nuée de fourmis et l’aurait peut-être dévasté sans avoir développé la moindre culture. Un tel scénario n’est d’ailleurs pas exclu aujourd’hui si la science découvre l’immortalité.

La mort est également utile à titre individuel : nous avons un espace de temps donné pour réaliser notre oeuvre personnelle. Certains l’ont parfaitement saisi et font preuve d’une grande hyperactivité. D’autres se contentent de laisser un présent chasser l’autre et sont fort surpris, un peu déçus aussi, quand la queue s’interrompt brutalement.

Bon sang! Et si on n'arrivait qu'à traiter à moitié la mort?
Bon sang! Et si on n’arrivait qu’à traiter à moitié la mort?

Pour ne pas devenir fastidieux, résumons en une phrase unique l’abyssal problème soulevé par la mort « évitable » : alors que nous peinons à reconnaître une importance à tous les êtres présents sur cette planète, cette découverte serait le pire facteur d’inégalité jamais affronté. Elle ne promet pas un avenir radieux…

Faisons taire les bruits de couloir. Si l’immortalité était actuellement disponible, il ne manque pas de vieillards déjà enfermés dans des tombeaux d’or massif qui feraient tout pour empêcher leur scellement définitif.

Néanmoins l’immortalité existe déjà, sous différents aspects :

—Une méduse est capable d’inverser son processus de vieillissement et de redevenir spore. Cela donne une idée des inconvénients : elle est très invasive. Des prédateurs limitent sa prolifération. Malheureusement l’homme ne se connaît qu’un seul prédateur : lui-même.

—Des reptiles peuvent régénérer un membre perdu. Une cellule unique possède la machinerie pour reconstruire tout un organisme.

—Nous possédons des cellules potentiellement immortelles : neurones, cellules du cristallin, cellules des faisceaux cardiaques. Elles ne sont pas invulnérables mais n’ont pas besoin d’être renouvelées. Nous finissons avec le même cerveau alors que nous avons changé des dizaines de milliers de fois de peau.

Le traitement de la mort peut être découvert prochainement de deux manières :

—L’une difficile : bricoler le génome pour ôter cette propension de nos chromosomes à perdre des bouts en se répliquant, ce qui finit par créer des dégâts cellulaires irréversibles. Le code génétique est organisé à plusieurs niveaux (par l’épigénétique) et il est très aventureux de prédire toutes les conséquences d’un banal remplacement de gène (sauf dans le cas où il est anormal et l’on sait déjà ce que le normal va produire).

—Une manière plus facile est de transférer le cerveau dans un corps artificiel, auquel une interface IRM fonctionnelle transmettra les signaux neurologiques. Il est actuellement possible de mesurer cette activité neurone par neurone. Une sorte de prothèse sensorielle ultra-sophistiquée.

Envie de voter pour ça ? Vous préférez garder vos organes mous ? Et vos maladies sexuellement transmissibles ?

Je suis d’accord.

Il faut garder un peu de sel à l’existence.

Et les machines, le sel les fait rouiller…

Symbiotisme

L’une des raisons pour laquelle le langage humain semble si supérieur à celui des autres espèces est que nous ne comparons que des langages parlés. L’homme a effectivement spécialisé magistralement son audition et son tractus vocal pour une communication complexe et polyvalente, capable de transmettre jusqu’aux abstractions. Le langage relègue du coup dans l’inconscience des moyens plus frustres et ataviques que sont les mimiques faciales, les phéromones, la gestuelle.

Leur influence est grande, pourtant. N’est-il pas paradoxal de voir des orateurs réapprendre des gestes stéréotypés, peu naturels, parce qu’ils ne savent où chercher la connaissance instinctive qu’ils en ont, ou qu’ils veulent outrepasser leur langage non verbal spontané, créant une discordance flagrante ? Ainsi ne vous est-il pas arrivé de ne voir que les gestes d’un présentateur, sans faire attention à son discours, parce qu’ils étaient trop affectés, trop joués ?

Nous pouvons raisonnablement supposer que les espèces n’ayant pas tout misé sur le langage oral, elles, se servent remarquablement des autres modes de communication. Le chien parvient, grâce à son odorat, à comprendre mieux que nous les messages de notre corps malade — il est capable de prévenir un diabétique des variations de sa glycémie —. Nous découvrons, chez tellement d’espèces, des langages ignorés, qu’il faut plutôt se mettre à les chercher si on ne leur en connaît pas.

En utilisant les sens particuliers des animaux et leur langage associé, nous serons peut-être un jour en sécurité, mieux qu’à l’intérieur d’un scanner, simplement en étant entouré d’animaux familiers.

L’artisanat de la richesse et de la pauvreté

Il existait une époque où l’homme riche parvenait à satiété. Il s’endormait alors, et le pauvre, que l’anxiété ne laissait jamais s’assoupir, venait le voler. L’angoisse du pauvre s’apaisait et le riche se réveillait à peine moins riche.
A présent que les aléas de la vie font grimper et redescendre l’échelle sociale avec violence, le riche est aussi stressé de rester riche que le pauvre de devenir moins miséreux. Chacun s’épie sans jamais fermer l’oeil. Le chapardage s’est transformé en assaut d’une forteresse aisée surarmée, par une foule de pauvres bien organisée. Les lobbies dressent étendards et canons. Les quêteurs isolés, aplatis comme des crêpes par le passage des troupes politiques, sont en voie d’extinction. Même la mendicité est une SARL, pas forcément celle à la responsabilité la plus limitée.
Comment retrouver l’artisanat de la richesse et de la pauvreté ? Comment recréer ces trocs tellement sensibles et locaux, ces passerelles si nécessaires au tissu dense d’une société saine ?

Comment améliorer l’Homme… sans perdre quelque chose en chemin ?

Deux approches sont possibles :
L’une est la prise de possession de notre machinerie biologique. C’est la méthode la plus ancienne et dont les progrès sont exponentiels dans son application principale : la médecine. Il existe encore une part de sacré qui encadre cette approche, dont les contours s’appellent l’éthique. Les lois naturelles résidaient au sein du sacré, mais de plus en plus de dérogations furent acceptées, et la tendance ne fait que s’accentuer, puisque vieillir et mourir sont des lois naturelles… insupportables. Le cerveau reste bien protégé. Modifier ses états de conscience à l’aide de drogues est toujours considéré, en théorie, comme hautement répréhensible. Mais n’avons-nous pas en fait déjà commencé à manipuler ces états de conscience par les drogues, avec l’excuse qu’ils sont « pathologiques » ? Dès lors, il suffit de bouger un peu les frontières du pathos pour se livrer à des modifications de masse si on le souhaite. Continuer la lecture de Comment améliorer l’Homme… sans perdre quelque chose en chemin ?

Pourquoi l’évolution ne nous a-t-elle pas permis de prendre le contrôle conscient de notre fonctionnement viscéral interne ?

Par contrôle conscient j’entends en fait des automatismes identiques à ceux de la posture, qui nous tiennent debout sans que la volonté rentre dans le détail des informations neurologiques à distribuer. Ces automatismes s’améliorent au fur et à mesure de la croissance et du temps passé à améliorer nos talents physiques. Pourquoi cet affinage serait-il inconcevable au niveau de nos rouages intimes qui, nous l’expérimentons tous en vieillissant, sont loin d’être invulnérables ? Imaginons que nous puissions réveiller notre système immunitaire, en train de faire la sieste comme un abruti devant cette tumeur infiltrante, que nous puissions régler notre performance optimale à l’effort tout en bénéficiant d’avertisseurs précis quand nous allons trop loin, que nous ayons conscience d’un anneau discal fragilisé dans un effort, à laisser en paix le temps de consolider, que les taux de métabolites nous indiquent exactement de quels aliments nous avons besoin. Tout ceci constituerait un avantage évolutif certain, que nous avons effectivement réalisé dans l’appareil sensitivo-moteur, capable d’améliorer nos gestes et nos équilibres jusqu’à une finesse extraordinaire. Pourquoi le reste de l’organisme est-il resté à la traîne ?
Continuer la lecture de Pourquoi l’évolution ne nous a-t-elle pas permis de prendre le contrôle conscient de notre fonctionnement viscéral interne ?

Que sera l’homme du futur, ou les intelligences artificielles qu’il aura créé ?

Pour l’instant ce que nous en lisons consiste grossièrement à rajouter des couches de mémoire et d’analyse rationnelle. Cela produira-t-il un être différent, ou seulement doté d’un Q.I. plus élevé ? Fera-t-il d’ailleurs mieux que des groupes humains de mieux en mieux spécialisés et coordonnés, réunissant leurs compétences en une sorte de super-cerveau ? Les anticipations se préoccupent peu des intentions d’un être supérieur. Nous avons déjà du mal à considérer objectivement les nôtres, par peur d’un réductionnisme. Les auteurs d’histoires de surhommes se contentent de projeter les leurs, plus ou moins sublimées, ou radicalisées s’ils veulent faire peur, mais toujours imitées.

Un fil conducteur existe pourtant pour jouer à l’oracle. Continuer la lecture de Que sera l’homme du futur, ou les intelligences artificielles qu’il aura créé ?

Comment la conscience a créé le Temps…

Réfléchissons plus avant aux paradoxes qui entourent la conscience d’un Soi. Elle naît, nous l’avons vu dans l’Homme Polyconscient, du tronc cérébral, carrefour des influx constants qui proviennent de l’intégralité du milieu interne et témoignant normalement de son bon fonctionnement. Tout cet organisme est en renouvellement perpétuel : il faut quelques jours seulement à la muqueuse intestinale pour être remplacée, et une dizaine d’années à l’os, au métabolisme le plus lent. A ce moment, nous sommes un corps entièrement nouveau, qui génère la « même » conscience d’un Soi permanent, alors que n’existe plus une seule cellule ou fibre de l’organisme précédent.
Une seule population résiste au changement : les neurones. Mais ces braves gaulois poilus ne constituent pourtant que le réceptacle de la conscience de Soi. Ils sont en fait les artisans principaux du changement, de la mode, puisqu’ils fabriquent les représentations et que celles-ci sont, pour la plupart, bien plus éphémères que l’os. Le tableau général du Moi, incluant toute la polyconscience, prend un aspect fort différent d’une décennie à l’autre de la vie. La seule permanence physique que nous possédons est la « toile » vierge du réseau neuronal brut, sur laquelle viennent s’inscrire et s’effacer les représentations — une multitude de liaisons fragiles —.

Notre part permanente ne possède aucune âme, tandis que l’endroit d’où semble provenir notre âme n’a aucune permanence.

Le paradoxe naît dans la perspective. Pour comprendre comment la perspective fabrique la conscience du Soi, il faut faire un peu de physique : Continuer la lecture de Comment la conscience a créé le Temps…

Le Xi dans la genèse des douleurs chroniques

Comment expliquer que des patients présentent des examens avec des lésions dégénératives beaucoup plus sévères que d’autres sans s’être plaint davantage au fil des années ?
La 1ère réponse qui vient à l’esprit est qu’ils ont une hérédité différente. Oui, mais pourquoi n’ont-ils pas ressenti cette différence génétique avec les conséquences très visibles en termes de détérioration qu’elle implique ? Continuer la lecture de Le Xi dans la genèse des douleurs chroniques

Recherche médicale: Une méthodologie étroitisée

Les maladies peuvent être séparées en 2 catégories:
-Celles dont la médecine comprend réellement les tenants et les aboutissements,
avec des traitements efficaces (infections) ou non (cancer),
mais au moins sait-on où la recherche devrait intervenir.
-Celles qui sont une case où l’on jette les symptômes ressemblants du patient,
mais sans en comprendre la ou les causes initiales
(maladies dites de système, arthrose, artériosclérose, migraine…).

Bizarrement la méthodologie utilisée en recherche est la même dans les 2 catégories:
Elle est statistique, c’est-à-dire qu’elle réunit le plus possible de patients atteints d’une maladie
pour en gommer les petits écarts individuels
et déterminer son profil essentiel.

Mais si la méthode semble pertinente quand la cause est comprise,
elle est plus étonnante dans la seconde catégorie:
A-t-on bien affaire à la même maladie,
et ne dilue-t-on pas la puissance d’analyse d’un critère
si on réunit des affections en réalité différentes?

La méthodologie statistique a envahi la recherche médicale,
principalement parce qu’on a affirmé aux médecins qu’elle était infaillible
et que, n’y comprenant pas grand chose, ils ne pouvaient guère le nier.
Elle a enterré la recherche détaillée sur les cas particuliers,
c’est-à-dire tenter de comprendre chez un patient précis
pourquoi lui et pas un autre a développé cette maladie.

En recherche, il faut toujours espérer que quelques inventeurs
échappent au groupe.

Surfer avec sa santé

« Vous mettez en garde sur les dangers de se préoccuper, au-delà d’un certain point, de sa santé.
En même temps vous faites un site qui permet de s’examiner sous toutes les coutures.
N’est-ce pas contradictoire? »

2 raisons motivent la préoccupation excessive pour sa propre santé:
1) La rareté et la brièveté des explications par le médecin,
qui n’a pas le temps ou a l’air de nous prendre pour un neu-neu,
mais à qui il arrive parfois de se tromper et souvent d’être incertain.
On aimerait en savoir plus et comprendre les motifs de cette incertitude.

2) La croyance fortement implantée par quelques miracles médicaux, les médias,
une médecine parfois commerciale et une industrie très puissante,
que la bonne santé est définie par ce que le médecin dit et non par ce que l’on ressent,
avec l’inconvénient qu’à l’heure du risque et du principe de précaution
la bonne santé n’est plus dite qu’apparente…

Le site Rhumatologie en Pratique est une réponse (partielle) à la première raison.
La seconde demande une plus difficile élévation de la conscience.
Le blog tente d’en être l’engrais.

2 ans après sa « République », Platon était prêt à lancer la phase suivante…

Choc psychologique, alimentation et rhumatisme

L’essentiel:
Les rhumatismes peuvent-ils démarrer après un choc psychologique?
Plus généralement, quelles sont les conséquences de rapporter une maladie à une origine psychologique?
Continuer la lecture de Choc psychologique, alimentation et rhumatisme

Existe-t-il une sécheresse synoviale dans l'arthrose?

L’un des effets du vieillissement est l’assèchement progressif des sécrétions glandulaires, tant exocrines qu’endocrines. Yeux secs au réveil, bouche sèche, mouchage bien moins abondant que dans la jeunesse…
Pourquoi la sécrétion synoviale serait-elle épargnée?
Articulations qui craquent quand on se lève la nuit, rouille matinale… la sécrétion de l’huile articulaire est-elle aussi lente à se mettre en route le matin que les yeux à se dessiller?

Origine du cancer

Similitude surprenante entre les cellules cancéreuses et la multiplication explosive des virus.
Le cancer provient-il de l’intégration de gènes viraux à l’ADN humain?
Leur persistance s’explique-t-elle parce que l’espèce s’est trouvée face à une épidémie dramatique, a trouvé une solution en réprimant les gènes envahisseurs, mais que la solution est incomplètement efficace?
Ou les gènes incriminés offraient-ils d’autres avantages évolutifs, ce parasitisme était-il bénéficiaire aussi à l’hôte?

L'organisation physique du cerveau s'impose-t-elle à l'intelligence?

Le rationnel est-il doté de noyaux intégrateurs très directifs,
incontournables dans le processus mental?
Et l’intuitif au contraire serait une mosaïque de centres neuronaux
s’accordant rarement de la même façon?
Continuer la lecture de L'organisation physique du cerveau s'impose-t-elle à l'intelligence?

Grandes questions non résolues: Départ

Une nouvelle rubrique en forme de jeu,
sorte de « Comment ça marche » sans la solution dans Science&Vie:

1) Une réflexion bizarre nous vient,
2) L’état actuel de la science ne permet pas d’en trouver la réponse
(mais vous n’hésiterez pas à me dire si je me trompe)
3) Spéculons. Scientifiques, à vos crayons!
4) Si le blog existe encore dans 20 ou 30 ans: Election des visionnaires !