Ce qu’il faut savoir sur le COVID-19

COVID-19 n’est pas un virus. C’est le nom de la maladie virale déclenchée par le virus SARS-CoV-2.

Le délai entre la contamination et la maladie déclarée est de 5 jours en moyenne, jusqu’à 14 jours. Transmission par voie respiratoire (comme la grippe: éternuements, postillons). Le masque est utile, ne serait-ce que pour réduire la charge virale en cas de contamination.

L’infection est le plus souvent bénigne voire inapparente. La gravité vient du fait que ce virus rare n’est pas déjà connu de la plupart des systèmes immunitaires et peut se multiplier largement avant la mise en route des défenses de l’organisme. La diffusion du virus finit alors par déclencher une réaction intense qui devient le véritable problème : les tissus sont agressés par l’importance de l’inflammation. Les barrières habituelles contre les bactéries saprophytes (germes normalement présent à la surface de la peau et des muqueuses) sont altérées. Une surinfection bactérienne se produit, menace plus grave pour l’organisme.

Les symptômes sont ceux d’une grippe banale (fièvre toux difficulté à respirer mal de tête courbatures, plus rarement troubles digestifs). Comme pour les mutations très inhabituelles du virus grippal, ils deviennent facilement sévères. Symptôme plus particulier au COVID-19 : l’anosmie (perte de l’odorat). L’atteinte secondaire est principalement une pneumonie, parfois une insuffisance rénale voire une défaillance multiviscérale chez les gens fragiles.

Le diagnostic se fait par recherche de l’ARN viral. La sensibilité n’est pas de 100%, surtout au début de la contagion, quand la charge virale est encore faible. 1/4 à 1/3 de faux négatifs (les dépistages négatifs laissent passer quand même des porteurs).

Le principal facteur de risque de décès est l’âge. Risque x 1,1 par année d’âge. La fragilité liée à d’autres maladies aggrave bien sûr le pronostic. Le décès d’un jeune est exceptionnel, plus rare qu’avec la dengue. Être jeune n’implique pas forcément qu’on soit en bonne santé au moment où survient le virus.

Les anti-inflammatoires sont déconseillés. Pas d’aspirine, d’ibuprofène ou de corticoïdes. Seulement du paracétamol. Les corticoïdes et des biothérapies agissant sur l’immunité sont utilisés dans des cas spécifiques, lors d’un rebond de la maladie à 8 jours, lié à l’excès de réactivité du système immunitaire.

L’hydroxychloroquine (Plaquenyl) est un anti-paludéen et un immunomodulateur, qui pourrait avoir un effet antiviral direct. Pas suffisamment de données pour conclure. Néanmoins elle a très peu d’effets indésirables et pourrait être utilisée d’emblée sur les formes inquiétantes. Ce n’est pas un antibiotique. Elle est associée par exemple à l’Azithromycine, mais les rôles de ces 2 produits diffèrent. Ils doivent être introduits séquentiellement, d’abord le Plaquenyl pour réduire la charge virale, puis l’Azithromycine en cas de surinfection pulmonaire.

L’excrétion virale chez les porteurs est prolongée en moyenne de 20 jours et jusqu’à 37 jours.

La dispersion du virus est peu influencée par la chaleur et l’humidité, même si l’hiver lui est un peu plus favorable. La contamination est inter-humaine… et nous sommes tous à la même température et humidité 🙂

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Le meilleur article global sur le virus et le principe d’immunité collective est sur Philomag.

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Autour du virus…

Santé, écologie, politique, économie… nous sommes tous des conspirationnistes. Comment être devenus ainsi hypochondriaques de tous les aspects de la vie ? Mimétisme ? Exister semble devenu synonyme de s’inquiéter. Imitation certainement… des médias, la presqu’intégralité d’entre eux utilisant ce principe. Une antenne n’existe que si elle exhume des discordances, des dysfonctionnements, des anomalies, des germes de catastrophe. Les explications, les descriptions, n’intéressent que si l’on a préalablement placé les émotions à l’état de vigilance. Ainsi le chemin est montré : je t’inquiète… afin que tu puisses écouter mon inquiétude.

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La réponse politique et sociale

Nous sommes dans la société du spectacle. Ce n’est plus celle décrite par Debord où une petite clique de marionnettistes manipulait les masses. A présent tout le monde participe joyeusement au spectacle, tout le monde se veut réalisateur, tout le monde est devenu expert sur le COVID-19. Même moi, vous le voyez, je tente de faire entendre ma voix.

Mais c’est pour protester contre la médiocrité du spectacle et le coût terrible que nous allons être obligés de payer pour lui.

La planète se divise entre les promoteurs du catastrophisme et ceux de la temporisation. Les plus nombreux et les plus excités sont, paradoxalement, les partisans du principe de précaution. Même en l’absence de catastrophe sanitaire, il faut faire comme si elle était déjà là. Même si elle ne se réalise pas, nous l’aurons vécue. Et elle ne se limitera pas à la santé. L’économie sera en réanimation pour de longues années… si elle survit. Le nombre de morts causé par cet effet secondaire de l’hystérie planétaire actuelle ne sera jamais comptabilisé.

Les adeptes authentiques du principe du précaution doivent normalement l’exercer… sur leurs propres dires. Sinon c’est un principe d’amplification. C’est bien ce que nous voyons actuellement sur une majorité de blogs et de médias. Réduire l’importance d’une polémique n’a jamais fait recette. Pour exister il faut brocarder, caricaturer. Les médias l’ont compris il y a longtemps et ont créé la société du spectacle. Cependant ils ont fini par se lasser de la surenchère et nous trouvons à présent dans la presse des articles équilibrés.

Ce sont à présent les lecteurs qui se sont emparés de la société du spectacle. Ils refont les mêmes erreurs. Nous sommes devenus des fournisseurs individuels de médias, en reprenant les règles initiales : pour exister, se faire liker, il faut choquer, étonner. La monnaie d’échange est l’émotion.

Le COVID ? C’est le sigle de VIDange COllective de la Raison.

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