Jan 112018
 

L’astronaute japonais Norishige Kanai séjourne dans la Station spatiale internationale et s’inquiète d’avoir pris 9cm de taille depuis son arrivée. Equipements et module de retour ne sont pas conçus pour les géants ! Sur incitation d’un collègue russe sceptique il se remesure et ne trouve que 2cm de taille supplémentaire. Est-il à ce point étourdi ?

La taille de chacun d’entre nous varie au cours de la journée. Nous mesurons généralement 10 à 15mm de moins le soir. Facteurs intriqués : fatigue musculaire et posturale, mais surtout hydratation des disques intervertébraux : ces disques sont une gélatine armée de fibres collagènes, gorgée d’eau. Ils ont une consistance de caoutchouc. Comme une éponge, le disque se réhydrate et gonfle la nuit, quand les pressions axiales sur le rachis s’annulent, tandis qu’il se se déshydrate et s’affaisse sous les compressions diurnes.

C’est-à-dire que nous affrontons bien une variation de pesanteur importante sur 24H : elle s’annule en position allongée, revient à 1G pendant les heures de station assise et debout, augmente jusqu’à 2G lorsque l’on porte des objets lourds.

Dans l’espace, où la pesanteur de base est à zéro G, il est parfaitement normal que la taille minimum soit augmentée. Il est parfaitement normal également que la taille varie dans la journée en fonction des efforts fournis par l’astronaute. Cette variation est plus importante qu’à terre, selon le principe qu’une éponge beaucoup plus gorgée d’eau variera davantage d’épaisseur pour des différences de compression du même ordre. La structure fibrillaire est davantage dilatée. Elle s’oppose moins à ces variations de pression.

 Posted by at 20 h 31 min

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