Juil 052014
 

criLa pulsion souterraine est considérée en psychanalyse comme fondamentalement identitaire. La souffrance de l’être provient de la médiocre satisfaction apportée par notre comportement, calé sur nos souhaits superficiels, tandis que les profonds crient leur désespoir, et se manifestent par de brefs actes d’une terrible incohérence.

En théorie polyconsciente, l’identité est répartie entre la société intérieure, la biographie, et le corps, tout cela emballé par le « Je ». Chercher à étendre son identité par un travail sur la biographie est parfaitement licite, et en ce sens il faut adouber les efforts psychanalytiques. Cependant ce n’est pas une thérapeutique, plutôt un apport de sens à l’existence. Pourquoi ?
Les désirs profonds, instinctifs, sont la partie la plus basse de l’édifice neurologique auto-organisé. Ce serait manquer de prétention que situer là son identité. C’est d’ailleurs le danger majeur de l’exploration de son propre inconscient : la régression. L’on pourrait finir par se réduire à ces pulsions instinctives, le garçon se voir comme réalisé seulement le jour où il couchera avec sa mère, ou quand il aura liquidé son rival de père. Ce n’est pas un danger propre à la psychanalyse. Le fervent adepte des neurosciences se regarde comme un amalgame réducteur de comportements pré-programmés et devient prévisible à l’extrême, le moindre aspect de sa vie devenant réglé par ce qu’il connaît du fonctionnement de son esprit.

L’identité ne trouve rien de spécifique dans ces intentions fondamentales communes à tous, même aux animaux, et inscrites par la génétique. Elle réside dans la manière dont nous les avons confrontées, jour après jour, aux résistances de l’environnement. Elle réside dans les mimétismes comportements que nous avons pêchés autour de nous et remaniés pour assembler une société intérieure unique. Notre identité est ce capharnaüm, réussites et échecs inclus, conduites harmonieuses et dysharmonieuses. Il est nécessaire de réfléchir dans son individualité aux modifications que nous voulons y apporter, aux nouvelles personae que nous voulons intégrer, et ne pas se faire taguer un modèle qui plaît surtout à d’autres ou à la société.

Le coeur de notre identité est l’univers d’illusions construit à propos du Soi, l’anticipation d’un destin jamais modeste puisque même dans le respect de règles de vie simples nous cherchons à approcher la perfection. L’identité est la fleur de la poussée individualiste. Elle veut laisser une trace indélébile sur le monde. Si nos moyens nous le permettaient, chacun d’entre nous chercherait à dévorer l’Histoire et à en expulser une nouvelle, irrémédiablement digérée par ses actes singuliers.

Vous retrouvez dans la saillie de Lacan ce fil conducteur à propos de la psychanalyse, c’est-à-dire que les désirs mis à jour par la cure existent bel et bien, mais que les rechercher est une démarche identitaire et non une thérapeutique de l’identité. Nous n’avons pas forcément besoin de les connaître pour disposer d’une personnalité efficace.
Notre propre saillie sera celle-ci : lorsqu’il est impossible de s’emparer de l’Histoire, la consolation est de s’emparer de « son » histoire.
Et puis… qui sait ?

 Posted by at 8 h 02 min

  17 Responses to “La psychanalyse sous l’oeil de la polyconscience”

  1. Revoila la polyconsscience, chouette!

    Je vous donne une piste, évoluer du soi conceptuel (votre niveau actuel il me semble) ver le soi contextuel,
    il s’agit de defusionner avec notre pseudo identité qu’est notre histoire particuliere et nos conditionnements,
    je suis désolé en tant que petit généraliste de province (petit= complexe freudien, car toujours pas tué le père, il est d’ailleurs toujours vivant 83 ans et pète la forme) , je n’ai pas votre éloquence, pas toujours claire pour moi d’ailleurs (aucune agressivité dans mes propos de ce samedi matin, mais plutot un petit accés maniaque en pleine mono ou polyconscience, je ne sais plus)

    Bonne journée aux antipodes semble t il !

  2. Je découvre votre Blog ce matin, et je me dis : « tient un médecin comme moi qui désire faire faire une théorie du tout, psyché comprise » 😉

    Je vois que nous avons emprunté des chemins différents. Beaucoup d’énergie et de travail de votre coté me semble t-il. De la nonchalance et du laissez aller du mien ? (Faites un tour vers le « brouillon informe » sous spip que j’ai osé mettre en ligne !)

    J’ai vu dans votre présentation que vous n’appréciez pas trop les acupuncteurs que vous avez côtoyés. Je verrai bien car je rajoute cette pratique à mon activité de MG début septembre. Mon avis est que cela pourrait être scientifiquement beaucoup plus « sioux » qu’il n’y parait… :

    Les éthologues savent que la stimulation de certaines zones du derme est aussi une communication qui enclenchent tel ou tel pattern (engramme) cognitif instinctif.
    Un exemple pour illustrer cette hypothèse : la stimulation de tel zone de point acup => stimule l’instinct de défense du territoire => action physio du cerveau en rapport => augmentation du tonus dorsal => etc.
    Les chinois auraient été assez malin pour cartographier et décrire les effets des actions sur les restes éthologiques de communication par le toucher chez Homo sapiens.

    En parlant de sapiens et des chinois : un de leur vieux bouquins (le lingshu) décrit un modèle de polyconscience :

    Notre conscience, tel l’empereur, influençable ou sage, recevrait des sollicitations de deux conseillers (deux esprits). Le Hun en charge de la renommé (ce qui nous enjoint de nous épuiser à faire un site internet) et le Po-instinctif en charge de « l’entretien de la vie » (l’apéro, la flemmardise, etc ;-).

    Soit l’empereur est déchiré et soumit tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Soit il prend conscience de la sagesse et de la complémentarité paradoxale des deux attitudes et crée une façon, sage, d’être.
    (En vérité, c’est encore plus sioux ils décrivent 7 esprits Po sur un rocher qui débattent avec 3 esprits Huns plus bas près d’un grand pin ; s’ils se séparent c’est la mort…)

    Les hommes de tout temps, enfin les plus malins, ont bien senti et on décrit (peut être avec finesse) comment cela se passait en nous, pour nous. Ils l’on fait avec leurs temps, les savoirs et les images de leur époque, comme nous aujourd’hui avec les neurosciences…

    Content de vous avoir découvert, je m’abonne à la liste. @+

    • Ravi de trouver chez vous cet intérêt commun. Si vous êtes intéressé par les théories sur l’esprit et avez un léger creux dans la liste sûrement continue d’ouvrages à lire, je peux vous envoyer, ainsi qu’à MG, le livre « Stratium » au format PDF. Il est assez difficile car j’ai tenté d’en faire le texte le plus avancé sur le sujet, aussi bien pour un neuroscientifique qu’un philosophe, au point que j’ai très peu de monde autour de moi capable de le comprendre et d’en faire une critique.
      Si vous voulez vous y essayer, ça me ferait grand plaisir.

      Les orientaux ont effectivement mieux perçu la multiplicité de l’esprit, parce qu’ils comprennent mieux leur individualité en tant que parcelle sociale et font le parallèle avec la « société intérieure » qui affleure à la conscience.
      La principale différence, en théorie polyconsciente, est d’abolir la « conscience-empereur ». Si elle était directrice et seulement influençable, vulnérable aux mauvais conseils des solliciteurs inconscients, elle serait tout aussi facilement aiguillée par les « bons » conseils qu’elle reçoit de l’extérieur. Or nous savons bien que les avis les plus judicieux sont loin d’être systématiquement suivis…

      • Merci pour votre proposition, je vous décrirai l’effet produit !

        La « conscience-empereur » dont on parle et qu’évoque MG dans sa description des débuts d’entrainement à la méditation est peut-être « au delà du bien et du mal », dans la compréhension de la complémentarité des opposés ?

        Elle laisse peut-être, parfois, le petit Moi-Shogun imposteur (ou le Kagemusha) avec ses prétentions orgueilleuses omnipotentes se prendre les pieds dans le tapis avec son manichéisme assuré ?
        Et, alors tout se passe comme si, « ce dont nous (le moi-shogun, l’égo) ne voulons pas prendre conscience nous revient de l’extérieur comme un destin » ( c’est pas de Moi, c’est du pestiféré C. G. Jung).

        Non ?

        La question alors, est comment cette conscience-empereur serait plus maligne que moi (nous) ?

        Peut-être parce que ce serait un mécanisme cognitif humain d’homéostasie psychique en charge de la phylogenèse individuelle et d’espèce.

        Mécanisme cognitif peaufiner par 3,5 milliards d’année d’évolution. Ce système serait informé des déséquilibres du somatiques en lien avec l’utilisation des différentes modalités cognitives en charge de notre vitalité, de notre longévité, de la survie de l’espèce et de la forme attendu de maturité individuelle.

        Il repérerait les unilatéralités du moi-shogun à ne se servir que de certaines cognitions [ système judicatoires moderne (pensée logique), système judicatoire ancêtre (sentiment) ; système des sensations, système de l’intuition].

        Ce qui entraine invariablement des souffrances : Le gros penseur et son brillo intellectuel, vide de l’énergie qu’apporte les sentiments, et dont les relations sont pauvre et froide : Dr House ! Et autres stéréotypes qui font la typologie des personnages de série américaine. Souffrances qui, lorsqu »elles ne vous tuent pas vous rendent plus mature (merci Nietzsche !) . Cf les différentes saison de Dr House…

        L’idée pour la croissance serait alors que le petit-moi rende son trône à l’empereur. Faire silence et laisser la conscience s’informer des résultats du mécanisme d’homéostasie psychique. Découvrir alors que nous savions déjà quelle direction prendre, comment agir ou laisser-faire. Le moi ne disparait pas, il devient plus conscient, plus sage.
        Plus modeste aussi, car il s’ouvre aux résultats d’analyses de mécanismes cognitifs auxquels il demeurait inconscient.

        Contrairement à ses craintes, il ne disparait pas, mais reprend sa juste place : il demeure la fonction de relation aux autres et la fonction pragmatique pour entretenir les aspects pratiques de nos existence. Et c’est déjà bien et beaucoup !

        C’est beau la Nouvelle-Calhédonie ?

        • Vous reformulez avec une belle éloquence le concept très jungien d’inconscient collectif, une entité psychique supérieure qui se surimposerait au moi individuel pour le pousser au dépassement de soi.
          Ma théorie est fondée sur l’utilitarisme mental et nous voit bien sûr comme le produit d’une évolution. Cependant la génétique ne peut inscrire que des rails sur la façon d’appréhender le monde, pas des histoires particulières comme le prétend le « décodage biologique ». Le plus précis qu’elle puisse tatouer dans les instincts est l’image d’un prédateur. Il n’existe pas de mode « reverse » dans l’auto-organisation neurologique permettant de fixer sur le génome un évènement particulier. La souplesse nouvelle que l’on découvre à notre ADN depuis une dizaine d’années consiste en la mise à jour de réserves d’informations dormantes et non la transcription du vécu de l’individu.

          L’inconscient collectif, heureusement, n’a pas besoin de se reproduire de cette façon. Nous baignons instantanément dedans à la naissance, et la porosité relative du Moi permet de l’absorber continuellement, tandis que son étanchéité relative fait de nous un individu. Et là les problèmes commencent : comme dans toute confrontation entre deux milieux d’osmolarité différente, les petites déchirures de la membrane qui les sépare produit des bouleversements. Nous sommes des êtres de conflit et nous n’aurions jamais si bien réussi autrement. Nous avons fait mieux que les grands fauves, trop individualistes, et les insectes, qui ne sont que conscience collective.

          Je vous envoie le livre.
          Oui la Nouvelle-Calédonie est magnifique. Pas seulement le lagon. Un paradis pour randonneur.

          • Merci pour les photos ! Vraiment magnifique !!

            Nous aurons l’occasion d’échanger à partir de la lecture de votre livre.

            L’Empereur dont je parlais inclut l’inconscient collectif … entre autre, mais est plus vaste. Il à plus à voir avec le Soi Jungien (dictionnaire Jung – Aimé Agnel) et le Shen des textes taoïstes (Cf books de J. M. Eyssalet ou de F. Jullien).

            Au sujet de la phylogénie de cette structure cognitive (hypothétique 😉 je la conçois comme la l’histoire du développement d’un organe somatique : sans conscience, indispensable à Notre vie et patiemment organisé par les dynamismes de « l’harmonie sous-jacente des lois de l’univers »…

            Je ne sais pas si j’ai bien compris vos propos sur la génétique. Je ne connais la théorie du « décodage biologique ».
            Est-ce que les données d’épigénétiques au sujet d’une part Lamarckienne de l’évolution – transmission des acquis – ont quelques chose à voir ?

            J’aime beaucoup votre image du moi plus ou moins étanche aux engrammes du collectif. Votre expérience calédonienne doit être favorable pour revisiter l’expérience du collectif vs individualisme !

          • Le « décodage biologique » et sa soeur la « psychogénéalogie » sont des patamédecines professant que le cerveau va puiser dans l’inconscient archaïque (pour le premier) ou familial (pour le second) en situation de stress, et provoque une maladie en réaction. Pas besoin d’avoir entendu des histoires, c’est inné.
            C’est donc une version extrêmement poussée du Lamarckisme où des évènements précis seraient enregistrés dans le génome. Les tenants de ce mysticisme ont du jubiler quand un scientifique suisse, sérieux lui, a montré récemment que des violences infantiles pouvaient laisser une trace épigénétique jusqu’à la 3ème génération, modifiant potentiellement la neuro-anatomie cérébrale.
            En réalité il semble effectivement que les acquis puissent entraîner des modifications du génome, mais par le biais de changements des zones actives de l’ADN, c’est-à-dire par la mise à jour d’une information inutilisée dans le génome de l’individu, et non par « l’inscription » de l’évènement perturbateur.

  3. Et voila, ce week end s’annonçait sous les meilleurs auspices avec mes petits enfants et voilatipa qu’on me dit  » le contexte est un ver dans le soi » ma perplexité est à son comble!

    Au bout d’une heure de cogitations et 2 visites à domicile plus tard, j’entrevois comme un lien avec le ver à soie.

    Mon Dieu ce blog, c’est comme les degrés de difficultés des mots croisés (moi c »est 3 étoiles), donc je ne suis pas au bon endroit, je ne suis pas à ma place ici, le syndrome de l’imposteur me guette ainsi que le burn out
    Je suis moi aussi abonné à philomag que je ne lis qu’en vacances, donc 1 exemplaire sur 10

    Pour répondre à votre question pas d’expérience de la psychanalyse mais j’essaierai de lire l’article.
    Des patients en ont suivi, ils se cantonnent à me dire qu’ils se connaissent mieux, mais quant à aller mieux, c’est une autre histoire.

    • Je viens de lire l’article de philomag, c’est le genre d’article qui m’irrite au plus haut point, c’est à dire que j’ai passé 10 minutes à faire un effort intense de compréhension pour arriver à la conclusion que à la fin de la cure et des milliers d’euros plus tard, ce qu’on a gagné c’est de savoir que nous sommes porteurs d’un désir indéfinissable et que l’on découvre enfin ce que l’on ne veut pas.

      Et ces gens là se targuent d’être des thérapeutes.

      Pourtant je ne rejette pas les concepts classiques de la psychanalyse qui ont été un grand progrés dans la compréhension du psychisme ( surtout mecanismes de défense et transfert contre transfert)

      Donc je reste sur ma position d’une cure pour des gens motivés et pas trop touchés psychologiquement, c’est à dire le contraire de ce que je vois tous les jours en consult.

      Bon Kiki tu te calmes! arrête d’embeter le monsieur!

    • C’est une blague à tiroirs, votre (involontaire) faute d’orthographe, le ver à soie (le contexte, cocon ligoteur de notre pensée), et enfin le contexte est bien un parasite pour la stabilité du Soi. Impossible de garder une pensée unie avec la vessie pleine !

  4. Je pense que ce sera ma derniere intervention avant d’aller me pendre (je rigole), je me doutais que nous n’avions pas le même définition du soi contextuel.

    Pour la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et pour ceux qui font de la méditation de pleine conscience il s’agit de reculer au niveau de l’espace de conscience dans lequel surgissent les évènements psychiques, pensée émotion images mentales……. c’est à dire ne plus s’identifier à eux et les voir comme des nuages plus ou moins menaçant dans un ciel qui lui ne change pas.

    On ne dit plus je suis triste, mais j’observe de la tristesse en moi, on ne dit plus je suis un imbécile lent d’esprit, mais j’ai la pensée « tu es un abruti ». On ne se situe plus au niveau des pieces noires et blanches de l échiquier, mais au niveau de l’échiquier lui même (métaphore classique de l’ACT)

    Et la perpective s’en trouve transformé.

    Les pensées les émotions sont des phénomènes qui naissent, durent un temps puis disparaissent, le soi en tant qu’espace conscient toujours disponible et stable lui demeure. C’est pourquoi le terme de polyconscience me laisse dubitatif (sous reserve bien sur que je n’ai pas le niveau pour suivre un spécialiste)

    Je me rapprocherai plutot d’une conscience UNE, consciente d’elle même mais sans me fondre dans le grand tout à la maniere boudhiste

    • En théorie polyconsciente, l’élévation de perspective dont vous parlez s’appelle l' »Observateur », un niveau d’auto-organisation supplémentaire. Il peut devenir étouffant quand on passe son temps à observer sa vie au lieu de, occasionnellement, agir et éprouver.

      Nous avons tendance à considérer la conscience comme un processus directeur, parce qu’elle est positionnée au sommet de l’édifice des rétro-contrôles neurologiques. Cependant chaque niveau fonctionne dans une indépendance relative, et ce depuis le plus bas de l’échelle.
      La « conscience unie » est seulement l’illusion qui permet de croire à cette indépendance et la rendre efficace. Ceux qui éprouvent des troubles d’unification, les schizophrènes par exemple, rencontrent les difficultés que l’on sait.

      Voici quelques exemples très courants facilement expliqués par la polyconscience : le professionnel libéral qui triche gentiment sur ses petites dépenses et soutient la moralisation de la vie publique ; le fervent pratiquant à l’église chrétienne qui s’embastille dans un quartier rupin au sein d’une société fortement inégalitaire ; le curé pédophile ; le ministre avec compte en Suisse ; l’intellectuel juif qui soutient les droits de l’Homme et simultanément un régime israélien responsable d’une suppuration cinquantenaire au flanc de la paix mondiale ; etc, etc…

      Toutes ces conduites seraient volontiers considérées comme irrationnelles par un « Observateur » indépendant, et pourtant leurs propriétaires leur trouvent une cohérence excellente.
      Merveille de l’unification consciente, qui masque de houleux conflits polyconscients.
      Merveille également que l’unification biographique, qui donne une impression de Soi stable, comme vous le dites, alors qu’il existe moins de ressemblance entre le Soi âgé de 10 ans et celui de 50 ans, chez un individu, qu’entre les Soi de deux adultes de même âge et culture.

      • Finalement je continue le dialogue (ne le prenez pas mal il fait un temps pourri ici)

        En thérapie ACT le soi contextuel s’appelle egalement le soi observateur
        Il est bien évident que l’on ne peur rester à ce niveau toutes la journée et qu’il va bien, falloir agir et l’on glisse alors, entre autre, vers la conscience morale comme vous le soulignez ou la cohérence de la personne peut se fissurer sans grand dommage pour la plupart d’entre nous ( le mot conscience n’a plus alors le même sens que precedement)
        C’est pourquoi en ACT , le recul au niveau de l’observateur permet d’accepter la réalité intra psychique et de lui donner moins de pouvoir (Acceptance)

        Mai aprés on fait quoi? et bien c’est le C de ACT cad Commitment, ou engagement.
        Engagement vers quoi? vers ce qui compte pour nous cad nos valeurs, et cela demande un travail de clarification personnel qu’il est interessant de faire à un age mature, car on peut (ou pas) se degager de shémas rigides injectés dans l’enfance (introjection des interdits parentaux comidisent)

        Voila je vous ai fait part de ce que j’ai compris de cette nouvelle thérapie et que malheureusement je voudrai approfondir mais je manque de temps et d energie en ce moment comme pour d’ailleurs lire philo mag

        Je me demande d’ailleurs comment vous menez de front toutes vos activités de rhumato philosophe webmaster écrivain et ……..

        St martin de Seignanx prés de Bayonne (64) vous salue

        • C’est très intéressant. Sans avoir eu connaissance de l’ACT, la théorie polyconsciente arrive aux mêmes conclusions, par une approche neuroscientifique aussi bien que psychologique, puisque sa grande ambition est d’établir la continuité.
          Notez cependant qu’il n’existe pas d’intentions en dehors de la « réalité intra-psychique », que notre identité fondamentale y siège, et que l’Observateur ne produit qu’une mise en forme.
          J’ai tendance à penser que les Observateurs communiquent beaucoup trop entre eux dans la nouvelle génération et produisent une uniformisation terrible de l’espèce !

          Comme vous, je n’arrivais pas à entreprendre de grands projets quand j’exerçais en métropole, il y a une dizaine d’années. C’est en déménageant à Nouméa et en récupérant quelques heures quotidiennes de liberté que j’ai pris conscience à quel point l’environnement nous modèle…

  5. Il me semble avoir lu chez Nietzsch une histoire qui ressemble à votre polyconsciences avec des instances intra psychique

    Il faut aller dormir maintenant vu le décalge

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(required)

(required)