Ah ! Faux rismes, déjà ?

Des plantations crânicoles qui produisent désormais plusieurs récoltes annuelles d’aphorismes ? Certains flirtent avec l’énigme. A vos neurones !

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A la plupart des gens, il faut dire « c’est ma faute » pour qu’ils réalisent l’étendue de la leur.

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Infestissement : maladie créée pour vendre un nouveau traitement. « Quand il faut infester pour investir ».

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L’humour est le seul moyen sérieux de juger la condition humaine.

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La terrible impasse de la société contemporaine est qu’elle donne à chacun une place, et non plus une oeuvre.

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Enlevez toutes les illusions, et il reste celle de les avoir abandonnées…

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Mieux vaut se lancer dans la politique que la médecine. Les gens votent pour un politicien qui leur ressemble, querelleur, menteur et parjure ; tandis que leur médecin doit être obsessionnel, infaillible et incorruptible.
Voilà où nous a conduit la paranoïa scientifique de nos maîtres : la politique n’est plus une science et la médecine n’est plus un spectacle.
Avant, les gens s’ennuyaient seulement dans la salle d’attente. Maintenant ils s’emmerdent aussi dans le cabinet, devant le médecin qui tapote inlassablement son clavier, épluche et scanne les examens complémentaires, et ne reconnaît pas son patient quand il le croise le lendemain.

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La part essentielle de la pénibilité du travail physique est qu’il ne soit pas apprécié.

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Il faut abandonner l’idée qu’on puisse trouver du bonheur chez un médecin, puisque la science décourage toute velléité de positivisme.

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La science est la main tendue par le réel à la raison humaine.

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Il existe bien un côté appauvrissant à la science.
C’est quand elle sert de sens à l’existence.

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Je me demande si l’évolution n’a pas mis en place des maxima aux vies individuelles pour éviter que l’espèce entre en dépression. Il semble en effet qu’il existe une limite à la durée pendant laquelle nous pouvons maintenir nos illusions. Il faut régulièrement des esprits vierges pour les reconstruire, éviter ainsi de se retrouver face au grand vide de sens.

Sans doute est-ce, avec cette réflexion, prêter à l’évolution une intelligence qu’elle ne peut posséder.
Et peut-être est-ce chez l’homme, quand il veut s’affranchir de ces maxima, se croire investi d’une prescience qu’il ne possède pas.

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C’est dans le présent qu’il faut travailler à réenchanter son passé.

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A toute époque, il existe une part de Saint Esprit dans la définition de l’esprit sain.

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Coupez-vous régulièrement de l’information, un courant devenu continuel et pléthorique. Permettez-vous une dissection des données accumulées, créez une synthèse personnelle. Échappez ainsi à l’opinion mimétique.

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