Apholants afforismes

Comme un vinaigrier, mon Observateur produit sa fournée annuelle d’aphorismes acides et parfumés.

La chaussure féminine est une sorte de fouet neural obligeant tout le système postural à tenir un équilibre érotique.
*
La santé est le plus beau des produits.
Peut-être parce qu’il est le plus chargé en additifs ?
*
Plus la réalité est insupportable, plus on trouve d’énergie à la travestir.
Comment la médecine, traitant du besoin vital, pourrait-elle éviter l’imposture ?
*
Mauvais pronostic, dit la mort fine…
*
Mettre son patient à l’aise ne doit pas faire du cabinet un lieu d’aisance.
*
La médecine des certitudes a été vaincue par la médecine du doute,
qui a malheureusement conservé son principal défaut :
Elle doute avec trop de certitude.
*
Quand un médecin rate une injection, il dit que le patient a été mal aiguillé…
*
Savoir, c’est se souvenir,
mais inventer, c’est oublier.
*
Les gens qui se pensent utiles à la société ne s’arrêtent jamais de travailler.
*
Dans les familles se transmettent moins de maladies que de résignations ou d’intérêts pour elles.
*
La Cause est l’antidépresseur administré à notre hantise de l’inconnu.
*
Comment les grands idéaux auraient-ils pu passer sans un peu de dialectique ?

Une réflexion sur « Apholants afforismes »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *