Il existe des médecins qui n’aiment pas les malades, c’est vrai.
N’est-ce pas une des motivations à les guérir ?
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Certains malades sortent du cabinet assistés, d’autres améliorés.
Les premiers ont perdu la maîtrise de leur destin — peut-être temporairement —,
les seconds l’ont récupérée.
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Il existe un pédantisme scientifique à chasser dans la médecine.
Il faudra du gros calibre.
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Je voudrais rencontrer la Mort avec un peu d’intimité
au lieu d’être observé par toutes ces sondes curieuses.
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Le contentement de la maladie existe bel et bien,
est difficilement extirpable :
il commence, avec une température à 40°,
par une journée où l’on a sa mère à soi tout seul…
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La médecine ne recule plus la mort pour des bien-portants,
elle transforme tout le monde en sursitaires.
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Prétendre, à juste titre, que rien n’est certain,
arrange bien ceux qui ont la flemme d’apprendre.
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Quand le corps est considéré comme une béquille,
c’est que l’esprit est boiteux.
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Aïe! On demande à la médecine des chiffres
d’évaluer la médecine des sens.
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Le progrès scientifique naît d’un hasard, considéré avec rigueur.
Le scientifique pointilleux, parvenu seulement à la moitié du chemin,
devrait s’autoriser quelques idées bizarres.
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La balance bénéfice / risque, chez le médecin, commence à la poignée de main :
Pleine d’empathie, pleine de germes sur des doigts
qui vont saisir les aiguilles stériles.
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Le diagnostic « c’est dans la tête »
n’est, surtout, pas dans celle du médecin.
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L’ostéoporose n’existe pas.
Le risque est de se casser le cou ?
Mais le casse-cou se moque du risque…
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Etre en bonne santé
inclue de faire des maladies normales.
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Le suicide est un bras d’honneur
à des gènes uniquement préoccupés à se perpétuer.
Avez-vous quelque chose à publier ?
j’aime beaucoup …(ils sont de vous ?)
là comme ça à froid les « miens « (je ne me souviens plus à qui j’ai pu les emprunter) sont moins percutants
-en ophtalmologie une urgence peut attendre le temps qu’elle a attendu
-en ophtalmologie (mais pas que …) qui ne prend pas RDV n’a pas RDV
- attention vivre est dangereux et se termine souvent mal
Très bien ! Poursuivons… Les coups bas sont permis. Quand le coup est bien bas, dirait Titeuf, il permet de voir le dessous des choses…
Le principe de précaution séduit
quand on n’a plus rien à entreprendre.