Hamer, Hahnemann, et la connaissance

L’essentiel :
-Hamer et le cancer libérateur.
-Médecines alternatives : intérêts et excès.
-Comment l’élitisme universitaire favorise l’intrusion des pseudo-sciences dans les cabinets.
-Hamer, Hahnemann, et les situations de Gettier : qu’est-ce que la connaissance ?
-Le débat philosophique sur la priorité du savoir-faire ou de la connaissance propositionnelle (intellectualisme).

Hamer est un médecin allemand ayant postulé que la maladie est une réponse appropriée du cerveau à un choc externe, inscrite dans le cadre de la survie de l’espèce.
Son histoire : Dirk, 19 ans, fils d’Hamer, est blessé gravement par un coup de fusil en 78. Au bout de 3 mois d’agonie, le fils meurt dans les bras de son père. Dans les semaines suivantes, Hamer se découvre un cancer du testicule ; on lui donne une chance sur cinq de s’en tirer.
Le décor est planté : bouleversé, Hamer doit trouver un sens à ce qui n’en a aucun : la disparition accidentelle et injuste de son fils, le couperet de la maladie létale qui s’abat ensuite sans prévenir. Parler de fatalité est inacceptable. Ce serait reconnaître une totale impuissance face à un univers qui se moque bien de l’insignifiant Hamer et sa descendance. Hamer doit construire une autre explication cohérente, ou il finira anéanti par la dépression avant même le cancer.
Hamer se persuade que le choc émotionnel est responsable de son cancer. C’est en contradiction avec la physiologie solidement établie de cette maladie : le temps de doublement des cellules malades impose un délai de plusieurs années avant qu’une tumeur devienne apparente à partir de la première cellule cancéreuse ; pour que l’hypothèse d’Hamer soit juste, plusieurs millions de cellules devraient être concernées simultanément par les mêmes altérations de l’ADN, car elles sont toutes semblables ; sacré pouvoir pour l’émotion !

Hamer continue à travailler et se met à interroger d’autres cancéreux ; il retrouve des chocs émotionnels chez la plupart, dans les mois qui ont précédé le cancer.
Faites la même expérience, autour de vous, auprès de gens inquiétés par une maladie grave : vous serez surpris (éventuellement) de constater qu’en cherchant attentivement — car ces personnes sont comme Hamer attentives à trouver un sens à leur malheur — elles se remémorent toutes une épreuve qui les a marquées. Le succès est d’autant plus facile que Hamer considère en fait toute maladie comme une réponse bienfaisante à un stress, proportionnée à sa gravité : une simple offense suffit à déclencher une maladie, alors moins sévère qu’un cancer.

En 81, Hamer présente une thèse à l’appui de sa théorie. C’est le début de son calvaire. Il est rejeté par la science officielle, radié de l’Ordre des médecins, fait même un an de prison en 97 pour avoir donné des conseils à un malade malgré l’interdiction d’exercer.
Ce lynchage pouvait sembler excessif au vu des performances de la cancérologie de l’époque. La Grande Inquisition existe chez les scientifiques et ternit l’histoire de la médecine comme les bigots ont terni celle de la religion, toujours pour la même dispute, non pas autour de la raison, mais du pouvoir. Qui peut interdire à quelqu’un de s’engager dans un traitement qu’il choisit, s’il a été honnêtement et complètement informé des alternatives ? Personne. Pas même le gendarme social, sauf s’il existe un traitement offrant la certitude absolue de la guérison.
Malheureusement, Hamer semble avoir été lui aussi un affamé du pouvoir, à moins que la perte de son fils ne l’ait poussé à se perpétuer dans un acte créateur. Loin de se restreindre à proposer une prise en charge alternative pour des maladies incurables par les moyens classiques, il s’est efforcé d’inventer une médecine entièrement nouvelle. Jusque-boutiste dans sa conception de « maladie guérisseuse », il considère tous les germes infectieux comme nos amis. Virus, bactéries, champignons sont des symbiotes et travaillent pour nous, sous les ordres du cerveau, à « reconstruire après la phase de stress ». Ils sont les « éboueurs » chargés de débarrasser l’organisme de ses tumeurs quand elles ont cessé d’être « utiles ».
Les vaccins sont donc une hérésie ! « N’est-il pas insensé d’empêcher nos amis de collaborer ? »

*

Morceaux choisis de « La médecine sens dessus dessous : et si Hamer avait raison ? » :
(en italique : extraits du livre)
p12- Les animaux urinent tout au long du périmètre du territoire dont ils veulent marquer et reconnaître la propriété, et défèquent ensuite sur la surface délimitée. Les fonctions urinaires et la défécation ne sont pas différentes (chez l’homme), comme le démontre la constipation dont souffrent, pendant les premiers jours, la plupart des gens qui partent en vacances, s’éloignant ainsi de leur territoire personnel. Il leur suffira de rentrer à la maison pour que tout rentre dans l’ordre.
Suit, dans le même esprit, l’histoire d’un vieux monsieur qui s’inquiétait de se lever plusieurs fois par nuit pour aller pisser. Examens normaux chez le médecin. Le désordre a démarré depuis l’installation d’une famille nombreuse et bruyante au-dessus de chez lui ; leurs fêtes sont souvent tardives. Le cerveau du vieux monsieur, « mis en alerte par cette intrusion de son territoire », lui ordonnait de se lever pour aller « marquer son territoire et le protéger de l’invasion des voisins ».

p14- En période de maigre nourriture, un loup trouve la patte d’un lièvre mort il y a déjà quelques jours. Pour ne pas se faire voler par les autres, il l’avale en toute hâte, mais la patte est trop grosse et lui reste sur l’estomac. Le loup se trouve en danger de mort, car aussi longtemps que la patte restera, il ne sera plus en mesure de s’alimenter. Le cerveau entre instantanément en action, ordonnant au corps de déclencher une prolifération cellulaire à l’endroit exact où se trouve la patte. C’est une tumeur ! Mais tout a un sens, et ce qui semblait une maladie impitoyable se révèle en fait la solution parfaite au problème vital. Il est démontré en laboratoire que les cellules tumorales de l’estomac sécrètent trois à dix fois plus d’acide que les cellules normales. Ainsi l’os pourra-t-il être digéré plus rapidement, permettant au loup de survivre. Quand l’état d’alerte aura cessé, le cerveau ordonnera au corps de détruire la tumeur, le loup pourra rejoindre la horde et continuer à chasser.
Transposition au cas de Marius B., licencié brutalement un matin et découvrant que son poste a été donné au fils du patron : les mots dont il se sert pour exprimer la chose sont les suivants : « Etre mis à la porte et de cette façon m’est resté sur l’estomac ! ». Le mental informe immédiatement le cerveau qui envoie l’ordre de prolifération cellulaire à l’estomac, une tumeur pour détruire le morceau indigeste qui risque de faire mourir Marius B. Le cerveau ne fait pas la différence entre le réel (la patte de lièvre) et l’imaginaire (le licenciement). La maladie est donc la réponse parfaite du cerveau en termes biologiques de survie.

p23- Ce n’est pas le cancer qui fait maigrir, mais bien l’état de stress permanent.

p64- Un vieux cerf, chef de harde, se fait supplanter par un jeune mâle devenu plus fort. Mais il cherche à reconquérir sa prééminence, sinon il ne lui reste plus qu’à mourir. La Nature lui accorde une dernière chance : pour réussir à vaincre le jeune cerf, il lui faut renforcer sa résistance par un afflux sanguin plus important. Il va ulcérer la paroi interne de ses coronaires pour agrandir leur diamètre et faciliter l’irrigation du coeur. Il n’a pas beaucoup de temps pour regagner sa place, deux semaines tout au plus, après les besoins de la harde seraient perturbés, les petits naîtraient en été au lieu du printemps et ne seraient pas assez forts l’hiver pour échapper aux loups. Si cela doit prendre plus longtemps, le vieux cerf mourra d’un infarctus, la cause de son stress n’ayant pas disparu.
Le concept est transposé tel quel à l’homme : l’homme mûr se fait priver de son espace vital : retraite, divorce, faillite… Il se bat pour sa survie en ulcérant ses coronaires et en déclenchant une angine de poitrine intense (!). Le conflit résolu, le cerveau inverse ses ordres et entreprend la réparation : tuméfaction de la paroi coronarienne et sténose, que l’on prendra à tort, quelques semaines plus tard, pour la cause de l’infarctus
L’intégralité du livre est du même tonneau. Difficile de le terminer sans s’étouffer de rire.

*

Les « auto-suggestionneurs » comme Hamer se servent de notions parfaitement validées et se prétendent ainsi scientifiques dans leur démarche. Hamer moque la science médicale officielle tout en appelant à l’aide l’éthologie quand il enracine ses conceptions dans les comportements instinctifs de l’animal et leurs interprétations. C’est la marque de fabrique de la pseudo-science : on prend ce qui nous arrange et on balaye le reste sous le tapis. Le procédé est navrant, d’autant plus qu’il tend à déconsidérer les données solides qui composent l’édifice. Un chercheur qui voudrait repartir de l’éthologie, pour développer une théorie moins loufoque que Hamer, sera confronté désormais à des réticences exacerbées.

Terribles également sont les effets de cette pseudo-cohérence sur les professionnels. De nombreux médecins se laissent séduire par les « coïncidences étonnantes » qui égrènent les affirmations d’Hamer. Voici mise en lumière une carence aiguë de la formation : le médecin n’est pas entraîné à être un analyste. Il existe un cloisonnement strict avec la carrière de chercheur. « L’infanterie » de la médecine est assommée avec dix années de par-coeur couvrant toutes les disciplines. On ne demande pas aux futurs praticiens de discerner, mais de retenir fidèlement le contenu d’une bibliothèque. Seule une élite aura le droit d’émettre des idées nouvelles et la publication dans les revues spécialisées est rigoureusement encadrée par l’existence des titres universitaires. Cette vision moyenâgeuse du métier rend le médecin particulièrement vulnérable face à l’industrie pharmaceutique et son marketing habile. Le médecin est facile à manipuler, d’autant plus qu’il est persuadé du contraire, et les pseudo-sciences y parviennent aussi facilement que Big Pharma. La morgue universitaire, censée protéger la qualité de la science médicale, favorise en réalité l’intrusion des pseudo-sciences au sein des cabinets.

La condamnation de Hamer par la science officielle est inévitable. Si on laissait chaque névrose aiguë de médecin touché par une catastrophe personnelle se transformer en méthode thérapeutique concurrente, l’hôpital serait détruit et remplacé par une avenue de temples, où chacun irait faire ses dévotions à son goût. Quelle merveilleuse tolérance !… Et quelle misère ressentirait-on devant des parents fanatiques en train de laisser mourir leur enfant parce qu’ils attendent de le voir surmonter un « choc émotionnel ». Ces situations n’ont d’ailleurs pas complètement disparu, héritage de l’obscurantisme religieux. Faut-il prendre avantage des raideurs excessives de la science médicale, somme toute assez rarement mortelles, pour rétablir les anciennes croyances ?
Si j’avais été le juge de Hamer, je ne l’aurais certainement pas mis en prison, mais condamné à des travaux d’intérêt général. En l’occurrence sa névrose aurait fait merveille dans les services de soins palliatifs, à conseiller et rassurer les patients chez lesquels on a abandonné tout traitement curatif. Ce sont dans les friches de la médecine que les alternatives peuvent aider les gens en besoin de sens quand la science n’en a donné aucun.

*

L’affaire Hamer, comme Hahnemann et l’homéopathie, nous ramène au problème de la connaissance et aux situations de Gettier : dans certains cas, une personne semble connaître une situation à laquelle elle propose un comportement adapté, pourtant ses prémisses, ou son raisonnement, sont faux. Les philosophes se posent cette question : s’agit-il d’une véritable connaissance ou d’un heureux hasard ? Par exemple, si l’on suppose avec la plupart des scientifiques cartésiens que la théorie homéopathique est farfelue, mais que l’on constate avec les médecins pratiquants un effet observable sur les patients — supposons que c’est entièrement un effet placebo pour satisfaire nos cartésiens — : peut-on dire que l’homéopathe a une « connaissance » de sa thérapeutique ou non ? Si les cancéreux convaincus par Hamer gardent espoir jusque dans les jours précédant leur mort, tandis que ceux informés très objectivement par le cancérologue classique mènent une vie de zombie jusqu’à une date finale du même ordre, nous pouvons dire que les « hameriens » ont eu un traitement palliatif plus efficace, mais Hamer a-t-il pour autant une « connaissance » de sa méthode ?

Nous pouvons diviser les situations de Gettier en deux catégories bien distinctes :
Soit la personne est arrivée par ses propres moyens à une connaissance vraie à l’aide de faux arguments, et c’est là le fait du hasard. N’importe quel parent en fait l’expérience quand un enfant répond juste à une question alors que le cheminement intellectuel est farfelu comme c’est habituel au jeune âge.
Soit la personne a reçu une connaissance sans ses soubassements. L’on a installé dans son esprit un plancher solide, parce que le constructeur possède une autorité indiscutable, mais dessous… le vide. L’esprit ne peut fonctionner ainsi. Il construit son propre étayage avec les moyens dont il dispose, moins structurés que ceux du constructeur. Ce remblais montre sa fragilité dès qu’on le regarde d’un peu trop près… Là encore, n’importe quel enquêteur sagace fera facilement la différence entre une connaissance auto-élaborée, capable de s’élever et se modifier en gardant sa cohérence, et la connaissance « ingérée », statique, incapable de la moindre souplesse hors de la situation standard où s’exerce cette connaissance.

Mais ce « constructeur » de la connaissance, qui l’a transmise, l’a-t-il lui-même inventée ? Ou a-t-il simplement reproduit un concept qu’on lui a enseigné, sans remettre en question les rouages qui le sous-tendent ? Si ces mécanismes semblent d’une meilleure cohérence que ceux ajoutés tant bien que mal par son élève, ont-ils pour autant valeur de certitude ?
Nous débouchons ainsi sur l’idée que la connaissance n’est pas absolue ; elle peut avoir une force plus ou moins importante, est améliorée au fil de l’expérience. Les fondements d’une même connaissance sont plus solides à 40 ans qu’à 10. Haro sur l’absolutisme épistémique !
La façon la plus habituelle de recevoir une connaissance correspond en réalité aux situations de Gettier : la connaissance est mimée à partir d’un modèle — cours du professeur, observation d’un congénère, discussion, lecture —, des soubassements provisoires sont mis en place à partir du stock disponible chez l’apprenti — le modèle inclut généralement des détails sur les rouages en même temps que la connaissance principale —, mais ils se complèteront par la suite au fur et à mesure que le savoir de l’apprenti s’étend et qu’il fait des recoupements entre situations aux mécanismes identiques.

La véritable consolidation des piliers de la connaissance a lieu, plus précisément, quand l’apprenti devient professeur. L’à peu près ne suffit plus. Il faut présenter la connaissance d’une façon séduisante et digeste, aux autres… et à soi-même. C’est une étape indispensable, et souvent négligée, de tout savoir « certifié ». En même temps, s’il existe une erreur dans les prémisses, elle est plus définitivement « bétonnée ». L’autorité attachée à la certification rend réticent à tout reconstruire. Un jeune chercheur, dont l’esprit est un chantier d’échafaudages, inventera plus facilement qu’un chercheur chevronné.

*

Ryle a argumenté sur la priorité du savoir-faire sur la connaissance propositionnelle, dite « intellectuelle ».
Dans l’intellectualisme, la réalisation de l’acte — le savoir-faire — est guidé par une réflexion préalable sur les règles — la connaissance propositionnelle —. Par exemple jouer un coup d’échecs implique d’avoir envisagé un grand nombre d’opportunités dictées par les règles de déplacement des pièces. Mais pour Ryle l’exécution de la règle est elle-même un exemple de savoir-faire, c’est-à-dire qu’elle peut être plus ou moins bien mise en application, ceci en fonction de règles antérieures, elles-mêmes objets d’un savoir-faire, et l’on peut remonter ainsi à la vie embryonnaire.
L’erreur de Ryle est de méconnaître le fonctionnement de l’esprit humain. Celui-ci utilise des représentations, c’est-à-dire des modèles de comportement, qui sont des équilibres instables de règles. Les règles existent, ne sont pas dogmatiques, mais ne sont pas non plus facilement modifiées par n’importe quelle action. Le débat entre savoir-faire et intellectualisme n’a pas lieu d’être car l’un et l’autre sont en interaction permanente : la représentation intellectuelle, et la réalisation de l’acte qui montre un résultat concordant ou non, amenant la consolidation du modèle ou sa révision. On essaye de séparer la poule et l’oeuf.

La stérilité de cette distinction apparaît dans l’histoire suivante : Raymond Blanc, le chef sachant faire la meilleure omelette au monde, perd ses deux bras dans un accident ; il perd sa capacité à faire une omelette mais garde le savoir propositionnel inégalé. Cependant, la rupture d’influence réciproque entre proposition et action va entraîner une stagnation des deux facettes de la connaissance de Raymond Blanc : il n’améliorera plus son habileté à faire une omelette.

Une autre façon de tenter d’établir la priorité du savoir-faire est l’inférence inductive de Hume.
Pour Hume, si nous faisons une inférence <X conduit à Y> à partir d’observations concordantes, nous ne sommes pas guidés par une règle abstraite, une démonstration intérieure que X conduit à Y comme si nous étions tous des mathématiciens nés. Nous concluons de façon empirique.
A nouveau, cependant, l’étape de la représentation est négligée. Le premier stade du processus rationnel est effectivement l’imitation, c’est-à-dire le repérage les points de ressemblance entre les différentes situations aboutissant au même résultat. C’est un processus mental assez basique. Mais ensuite nous en tirons un plan, qui n’est pas forcément un modèle mathématique démontré, mais est déjà un état plus stable que la simple accumulation des données. Ce plan est ensuite testé empiriquement et éventuellement modifié. Il est amélioré par le savoir-faire, mais ne lui est pas réductible. Notre diversité en serait fort amoindrie ; les mêmes expériences produiraient des comportements identiques ; ce n’est pas ce qui est observé.

*

Nous sommes tous des apprentis. Les situations de Gettier ne sont pas seulement courantes, elles sont la norme de notre savoir. Existe-t-il une connaissance absolue ? Les seules qui pourraient prétendre à un tel titre sont celles contenues en elles-mêmes. Mais alors elles n’ont d’universalité… que dans la tête de leur propriétaire.

Nous devinons ici que la puissance d’une connaissance est, au contraire, proportionnelle à son externalité : plus elle diffuse sans résistance, plus sa vraisemblance augmente. De nombreux facteurs peuvent contrecarrer cet effet buvard : désaccord avec le savoir existant, départ d’un individu plutôt que d’un groupe, faible autorité et empathie médiocre de l’inventeur, conflits de pouvoir. Cependant, si les handicaps n’empêchent pas la progression de la connaissance, ils deviennent du coup un renforcement de sa véracité. Elle approche asymptotiquement de son état de connaissance absolue sans jamais l’atteindre, en s’étendant dans l’espace des consciences et dans le Temps : le premier a-t-il une fin ? Nous ne pouvons en être sûrs. Le second, plus probablement, n’en a pas. L’absolu n’est pas un concept sur lequel il faut s’attarder… même avec une bonne réserve de papier hygiénique si vous me lisez aux toilettes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *