Fragilité et vulnérabilité ne sont pas synonymes. Vulnérabilité indique une limite à la capacité de s’adapter à une agression, sans être forcément fragile.
Par exemple un bébé est vulnérable mais non fragile. Si l’on observe le déroulement d’un accouchement et le nombre de personnes qui y assistent, l’épreuve semble du niveau d’un accident sévère de la voie publique : Le bébé est broyé, sans aucun airbag pour le protéger, et la passivité des spectateurs est inquiétante… Pourtant le nouveau-né s’en tire généralement sans séquelles : Il n’est pas fragile. Par contre, oubliez-le dans une voiture au soleil : Il se fera rôtir alors qu’il suffirait d’ouvrir une fenêtre ; mais il n’a pas encore cette capacité d’adaptation : il est vulnérable.
La même observation peut être faite à propos de l’assurance personnelle. Certains n’en possèdent aucune, et sont fragiles : La moindre perturbation les déstabilise. D’autres semblent emplis d’une assurance inébranlable. La démonstration d’une erreur peine à les atteindre car ils s’accrochent à leur position tant qu’elle n’a pas perdu toute cohérence. Ceux-là sont vulnérables, c’est-à-dire que leur capacité d’adaptation a une limite fatale, et si un évènement la franchit, des dégâts considérables peuvent survenir.
Ce qui nous amène à une conclusion surprenante pour ceux qui s’avouent vulnérables, sans oser parler de fragilité :
Être un peu fragile diminue sa vulnérabilité.