fév 272011
 

Les adhérents peuvent désormais télécharger leur exemplaire final de Sous acide filozophique, un essai de 400 pages sur l’unification des sciences physiques et humaines par leur frontière : le support biologique de la conscience.
Ce livre aborde des domaines aussi divers que la médecine, la sociologie, la psychanalyse, le bonheur et la réalisation personnelle, les addictions, le transhumanisme, la neurophilosophie, la science réhabillée de mysticisme. Ce n’est pas un ouvrage d’initiation ni de référence. Il conviendra à ceux qui ont engrangé déjà beaucoup de certitudes.
Vous y retrouvez de nombreuses déblatérations humoristiques de Constant Prurit et Pierre Detaille

Impro-duction

L’homme n’a pas attendu de comprendre le monde et lui-même
pour commencer à philosopher. Il s’est au contraire lancé bien avant d’avoir ses traits d’homo sapiens dans cet univers d’imagination… jamais fini ?
Etait-ce si aventureux ?
En fait l’homme a toujours cru comprendre le monde et lui-même, ne serait-ce qu’avec le simplissime « C’est comme ça », très philosophe… et encore très en faveur chez nos enfants.
La compréhension du monde et de soi sont des tâches fort différentes, même si elles s’influencent étroitement. L’homme l’a compris et les a séparées en deux disciplines, les sciences fondamentales et humaines.
Aucune de ces disciplines n’a trouvé ses limites. La physique, descendue bien en-dessous des grains de matière, n’a toujours pas cerné la définition du réel. Le concept même d’une définition est peut-être aussi un de ces grains d’imagination, dont les sciences humaines n’ont pas vu, elles non plus, la limite.

Il existe pourtant une frontière entre ces deux infinis : le cerveau humain. Un no man’s land ? Plutôt un all men’s land…
Il est si mal connu que certains tentent d’y placer des improbabilités quantiques. Sont-elles nécessaires, sinon pour protéger le dernier refuge des espoirs que l’homme renferme quelque chose de divin ?
Ce divin qui emplit tant la bulle spirituelle humaine, mais dont on ne trouve pas trace dans la sphère matérielle, comment l’y incruster de tout son coeur sans passer par le goulot d’étranglement : le cerveau ?

Mais voilà, l’époque a changé. Le cerveau ne se laisse plus facilement dominer par le coeur. Il a fermé le passage béant vers le spirituel, et la sphère matérielle a acquis sa propre substance.
Un dernier examen attend notre conscience acérée : Comment s’unifient les deux sphères sur leur jonction matérielle : le cerveau ?
Cet examen a déjà un nom : La neurophilosophie. Gardons-le, car il ne recèle aucune ombre, contrairement aux théories qu’il renferme.
Mais nous exercerons cet examen avec sédiration : Considérons chaque raisonnement, règle, avec sédition. Ameutons toute la gamme des séditions, du cynisme corrosif au rire décisif.
Attention pourtant, le sédirationnalisme est un outil extrêmement puissant : Il peut amener tout le monde aux mêmes conclusions, égaliser les valeurs, partager en quelque sorte le regard d’un habitant de Beta Pictoris sur l’humanité.
Une philosophie accompagne cet outil : S’il peut torpiller la diversité, essentielle à notre évolution par « mutations » mentales, il n’est donc pas destiné à être répandu. Mieux vaut que les sédirationnalistes soient une secte générant la méfiance. Les grandes religions sont des expériences étonnantes mais aussi des entraves.
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Nous allons, dans la première partie de ce livre, nous entraîner à être sédirationnel. Tâche méchante ? Décryptage n’est pas jugement, méchanceté est davantage qu’absence de gentillesse.
Au milieu du livre, beaucoup d’entre nous serons nus. Succès de scène, face aux décors surchargés du théâtre quotidien !
Nous aurons levé les ombres, et peut-être cette clairvoyance pourra-t-elle nous conduire vers nos deux infinis, le matériel et le spirituel, car nous ne nous tromperons plus sur nous-mêmes ?
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Un livre matérialiste ?
Quel désespoir veut-il accentuer,
alors que le techno-réel nous presse déjà de toutes parts ?
Ne mérite-t-il pas l’indifférence, contrairement à tous ces succès de librairie remplis d’émotions délicates et profondes,
qui serrent notre gorge pour laisser s’échapper l’esprit,
enfin sectionné de ces boyaux putrides ?

Le matérialisme effraie.
L’acide de ce livre ne fera que dénuder davantage vos craintes.
Pourrez-vous rebondir sur les fondations de ces peurs, saisir à quel point l’homme est physiquement ancré dans le réel, et profiter pleinement ensuite des tentatives pour s’en échapper ?

Nous sommes de fervents pratiquants de la religion de l’esprit.
Il est possible de l’adorer par ses racines matérielles, plutôt que conserver son essence divine comme une relique, fragile devant la raison.
C’est répondre au problème de sa finitude de façon moins incertaine… gagner une fin plus paisible ?

Et si nous pouvions croire, réellement, que ce n’est pas une fin,
mais une permanence ?…
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Sous acide filozophique est un livre dissipé. Au lieu de se concentrer sur le Monument A Nos Questions Existentielles, il fait du tourisme, s’égare en futilités. C’est toute sa filousophie : Vous faire découvrir, au détour d’un calembour, une crevasse béante dans la dalle en béton qui soutient notre vie quotidienne. Mais vous pouvez la sauter d’un bond en haussant les épaules.
Cachés dans les futilités, quelques outils originaux vous seront proposés :
-La société intérieure : l’assemblée de nos consciences, à gérer comme un groupe, plutôt que lapider ses membres les plus mal intégrés.
-La réassignation de la conscience : elle peut se contenter d’être un panel de réflexes, lentement affinés pour s’adapter de mieux en mieux aux réalités quotidiennes, ou nous pouvons l’étendre dans un domaine, à l’exemple du cortex moteur quand il additionne un outil habituel à sa représentation du bras qui l’utilise. La réassignation permet d’augmenter sa spécialisation en n’importe quelle connaissance, y compris celle de se comprendre.
-L’entreprise unipersonnelle : L’avenir de la société, qui rendrait caduque l’équation (gain de sociabilité < > perte de liberté) ?
-Inventeur et digéreur : deux activités complémentaires de l’esprit dont nous devrions favoriser la succession plutôt que le mélange.
-Le transhumanisme : Homo sapiens n’est pas seul dépositaire de la conscience. Que faire de ceux agrippés aux barreaux inférieurs de l’échelle malgré nos secousses ?
-La Structure : Si vous avez le courage d’affronter les improbabilités de notre existence, tentez cette extrusion hors de votre conscience humaine. Pour changer le sens de votre existence… et si vous vous attaquiez tout simplement aux panneaux fléchés du Temps ?
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 Posted by at 17 h 17 min

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