Pensez-vous avoir quelque chose de grave ?

Principale difficulté rencontrée dans le diagnostic des maladies rhumatologiques : Les symptômes peuvent être extrêmement invalidants sans que l’affection en cause soit dangereuse. La douleur en particulier, peut clouer le malade au lit, ou persister des mois sans qu’aucun pronostic vital soit en jeu.
Mais, dans une situation aussi pénible, comment le médecin peut-il en être sûr ? Couramment, il découpe virtuellement son patient en rondelles ! Radios, scanner, IRM, prélèvements biologiques… l’examen clinique est tellement concurrencé par ces techniques qu’il se réduit souvent à palper le point douloureux, pour situer l’endroit où l’on va demander des examens complémentaires.
Procédure coûteuse et non sans inconvénients ! Les examens agressent, envahissent, irradient. Ils trouvent des anomalies sans rapport avec le problème étudié, qui peuvent aboutir à des erreurs thérapeutiques, ou décider d’un traitement « préventif », où l’on traite un risque et non plus une maladie.
Le médecin se fait-il suffisamment aider de son patient ?
Celui-ci est la conscience qui recueille directement tous les signaux de son organisme. Il reste le meilleur informateur du médecin dans le milieu !… son propre milieu. Le médecin a juste besoin de recueillir sa coopération. En effet, le patient refuse parfois d’être malade, ou au contraire souhaite l’être davantage, selon les avantages que cela procure. Il va donc fournir des informations erronées, alors que celles que lui indiquent ses sens sont plus fiables.
Un bon médecin a les moyens, par un examen clinique habile, de savoir quand un patient fausse ses informations sensorielles. Mais il a tout intérêt à mettre la conscience de l’examiné de son côté, de la faire participer à l’enquête objective, la seule pour laquelle les examens complémentaires sont utiles.
Une question simple et essentielle est : « Pensez-vous avoir quelque chose de grave ? ». Si la réponse est positive, le médecin doit enchaîner ses examens et avis spécialisés, ou il n’est plus dans le camp du patient. Réponse négative : Commençons à parler d’hygiène de vie, physique aussi bien que professionnelle et mentale.

Une réflexion sur « Pensez-vous avoir quelque chose de grave ? »

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